Ecologie, la prise de conscience #02 : bilan de janvier (en retard)

Bonjour, il est temps pour moi de faire le bilan écolo du mois de janvier, avec onze jours de retard (rien que ça). Je n’ai donc pas trop le temps de filmer une vidéo, mais qui sait, peut être que j’en publierai d’autres très prochainement ! Pour revenir au sujet principal, je vous rappelle que j’avais expliqué dans cet article que je souhaitais m’impliquer réellement dans l’écologie, et que je commençais par remettre en question ma propre production de déchets. J’avais donc fait le bilan de ma production de déchets et mon gaspillage alimentaire durant le mois de décembre. On va désormais faire le bilan du mois de janvier ! J’en profiterai également pour vous dire ce qui a changé durant ces dernières semaines et ce que j’ai mis en place.

Nos déchets non recyclés

Pour ce mois de janvier, on est assez fiers de nous, car on a grandement diminué nos déchets en passant de huit poubelles à quatre ! C’est plutôt pas mal, même si on peut encore s’améliorer : le but étant de tendre le plus possible vers le zéro déchet, il y a donc encore du boulot. J’ai du mal à expliquer cette forte diminution. Je crois qu’elle est dûe en partie au fait qu’en décembre, les fêtes de Noël nous ont beaucoup incité à consommer plus de choses, et donc à produire plus de déchets. En janvier, tout est revenu à la normale, nous avons moins acheté (et peut-être un peu plus réfléchi) et donc moins jeté.

Je ne sais pas si cela a vraiment eu un fort impact sur notre quantité de déchets, mais avec la mise en place de notre compost dans le jardin, il y a de nombreuses choses qu’on a arrêté de jeter dans notre poubelle. Par exemple, on savait évidemment que les épluchures de légumes et de fruits pouvaient être compostées, mais en nous renseignant, on a découvert que les dosettes en tissu de café, les sachets de thé (à condition d’enlever la petite étiquette agrafée) et les coquilles d’œufs pouvaient aussi être compostés. Plus de compost et moins de déchets !

Notre petit bocal à compost dans la cuisine
Notre boite à compost faite maison en attendant dans avoir une plus grande

J’étais aussi embarrassée depuis des années par le fait que je ne savais pas réellement faire le tri de mes déchets. Je connaissais les bases, à savoir que les bouteilles en plastiques, le carton et le verre était recyclables et c’est tout. Cela semble vraiment bête, mais j’ai, ce mois-ci, été bien plus attentive à ce qui était écrit sur les emballages de mes produits. Et j’ai réalisé qu’énormément d’emballages pouvaient être recyclés (le recyclage du carton et du plastique n’est certes pas la solution idéale, mais elle est toujours meilleure que celle de tout jeter bêtement dans la poubelle dite « marron »).

Je vous laisse d’ailleurs un lien fait un petit bilan des logos que vous pourrez trouver sur vos emballages et de ce qui est recyclable ou non.

En faisant mes courses, j’ai pu utiliser pour la première fois mes petits sachets en tissu pour choisir mes légumes, mes fruits et mes produits en vrac. J’étais super contente de réussir à faire ce pas, car ça faisait des mois que j’avais les sachets en ma possession mais je n’osais pas les utiliser (j’avais peur qu’on me fasse une réflexion ou qu’on me regarde de travers, et c’est absurde car les gens s’en fichent de la manière dont on achète nos légumes…)

Le gaspillage alimentaire

Le gros échec du mois de janvier c’est notre gâchis. On a pas beaucoup diminué notre quantité d’aliments gâchés : 29, soit un peu moins d’un part jour… Mais sans chercher à nous trouver des excuses, on n’est pas totalement responsables : pour commencer, les restes du nouvel an nous ont beaucoup freinés dans notre objectif car on s’est retrouvés avec des aliments qu’on avait pas forcément l’habitude de consommer quotidiennement. Par exemple, il y avait une bouteille de champagne entamée, et nous ne voulions pas nous forcer à la boire alors qu’on ne boit pas spécialement d’alcool d’habitude, hormis pendant les événements importants, on a donc préféré la vider. De la même façon, on a fini par jeter le reste de chips que des amis nous avaient apportés, les deux dernières tranches de viande (qu’on avait un peu oubliées), etc.

Dans la catégorie pas de chance, j’ai également omis de vérifier les œufs de la boite à œufs que j’avais achetée et il s’est avéré qu’il y en avait trois de cassés, que j’ai donc été obligée de les jeter.

Et la dernière confession : mes parents nous ont filé des tonnes de kiwis, c’était trop bien mais le soucis c’est qu’on n’a pas réussi à tous les manger à temps…

Parallèlement à ça, on a quand même réussi à éviter de refaire les mêmes erreurs de gâchis qu’en décembre : par exemple, cette fois aucune banane n’a péri abandonnée dans l’ombre d’un coin de cuisine ! Hormis un vieux reste de pâtes, on n’a pas jeter le moindre plat maison et en plus de ça, j’ai pensé à congeler plein de choses !

De manière générale, j’ai vraiment eu le sentiment d’être bien plus attentive à notre potentiel gâchi et pour ça je pars du principe que c’est une petite victoire ! Reste plus qu’à nous améliorer !

J’avais également envie de vous partager mes objectifs pour ce mois de février (qui a déjà bien démarré, on est d’accord) :

– fabriquer des éponges tawashi (j’ai trois tonnes de tissus c’est le moment de les utiliser!)

– ne plus acheter d’essuie-tout et le remplacer par des serviettes lavables (on vient justement de terminer notre dernier rouleau)

– ne plus aller en fastfood (type burger king, macdonald etc)

Chères femmes enceintes, je vous hais

Mais qui est donc cette affreuse sorcière qui ose exposer sa haine envers les futures mamans, aussi radieuses et épanouies que fragiles et dont la fertilité devrait être célébrée ? Pourquoi cette haine démesurée alors que leurs jolis petits ventres ronds sont trop mignons, et les nourrissons si craquants !

Suis-je une personne sans cœur qui déteste les bébés et qui a en horreur les bides prêts à exploser ou les seins engorgés ? Pire, suis-je de celles qui refusent de céder la priorité aux caisses des supermarchés ?

Rien de tout cela, en réalité, je suis seulement une femme qui n’arrive pas à tomber enceinte.

Voilà c’est dit. On a dépassé un an d’essai et on commence à accepter le fait que notre projet ne pourra pas se concrétiser autrement qu’avec un accompagnement médical.

Je souffre tous les jours de voir autour de moi des annonces de grossesses, des femmes exhibant leur ventre avec fierté comme s’il s’agissait d’un trophée qu’elles méritaient d’avoir gagné (alors que non cocotte, t’as juste eu de la chance et t’es en bonne santé, t’es pas mieux que moi, t’as juste eu du bol). Je ne supporte plus de tomber sur les fameuses photos d’annonce de grossesse sur les réseaux sociaux avec la légende « 1 + 1 = 3 » (mais juste ferme ta gueule avec ton 1 + 1 = 3). Et je suis exaspérée, quand j’entends ces femmes qui ne se rendent même pas compte de la chance qu’elles ont de vivre la grossesse. « Olala, je ne pensais pas qu’en arrêtant la pilule j’allais tomber enceinte aussi vite, ça m’embête un peu… » (ah bon ? Tu préfères attendre 1 ans et 3 mois comme moi pour qu’on te propose de faire une PMA ?)

Alors il s’agit simplement de ça ? D’une pauvre fille jalouse parce qu’elle n’arrive pas à tomber enceinte ? C’est vraiment pas beau d’être envieuse, encore moins d’être rageuse… n’est-ce pas ?

Alors permettez-moi de me justifier. Je compte pas moins d’une trentaine d’annonces de grossesses parmi ma famille, mes amies, mes collègues, mes connaissances en l’espace d’un an. Mettez-vous simplement à ma place deux secondes : vous essayez de faire un bébé depuis des mois, voire des années, ça ne fonctionne pas. Et tous les jours, vous faites face à des femmes qui elles ont réussi à tomber enceintes. Il y a tout un engouement qui se créé autour d’elles, une attention particulière va leur être destinée, et même un certain enthousiasme. Tandis que vous, qui souffrez déjà d’un sentiment d’échec, vous vous sentez particulièrement seules. Vous vous sentez également coupables tous les jours de pas réussir, vous en arrivez même à vous demander ce que vous avez fait de mal pour mériter ça… Vous êtes dans une solitude extrême, car les gens s’éloignent (le malheur n’est pas très attirant) vous avez l’impression qu’on vous punit d’une situation qui vous fait déjà beaucoup de mal.

Tout ce dont je parle n’est pourtant pas une raison légitime pour détester une femme enceinte, et pourtant… Malgré tous mes efforts pour rester rationnelle, je ne peux pas m’en empêcher, je les déteste (c’est certainement en lien avec notre société paternaliste qui nous attribue des rôles de mère-pondeuse, mais ce sujet sera traité dans un futur article). Je pense que cette haine est aussi nourrie par le fait que je fais face quotidiennement au manque d’empathie des gens, et d’autant plus des femmes enceintes qui pour certaines (en connaissant pertinemment ma situation) n’ont même pas la présence d’esprit de m’épargner les situations qui vont potentiellement me faire du mal.

Alors maintenant c’est à elles que je vais m’adresser :

Non je n’ai pas envie de te plaindre parce que tu es fatiguée par ton gros bidon alors que je suis moi-même épuisée physiquement et moralement.

Non je n’ai pas envie de te plaindre pour tes vomissements et tes douleurs au dos, alors que tous les mois, mes douleurs menstruelles me rappellent qu’une fois de plus l’essai bébé a foiré.

Non je n’ai pas envie de te plaindre parce que tu as peur d’accoucher alors que je ne compte même plus les examens médicaux que j’ai fait, et les douleurs et traumatismes que certains d’entre eux ont engendrés.

Non je n’ai pas besoin de ta fausse compassion après que tu m’aies bassinée pendant une demie-heure sur le fait que tu n’as pas le moral car c’est difficile d’être enceinte.

Oui tu peux te garder de m’envoyer les photos de ton baby bump ou tes wishlists de naissance et même tes invitations à des babyshowers ou je ne sais quelle autre fête célébrant la maternité.

Oui en personne très égoïste, j’aimerais bien que toute l’attention ne soit pas tournée que vers toi, alors qu’en l’occurrence tu n’en as pas tant besoin que ça.

Oui parfois, je t’insulte dans ma tête, sans raison, mais simplement parce que ça me fait du bien !

Maintenant, un message à toutes les personnes qui ne connaissent pas cette douleur. S’il vous plaît, un peu d’empathie, un peu d’écoute, demandez-nous comment on va, car on a vraiment besoin de soutien face à tout ce qu’on traverse et que le chemin semble dix fois plus long que ce qu’il n’est.

Enfin, j’aimerais que le tabou autour de l’infertilité du couple soit définitivement levé, qu’on prenne vraiment en compte la souffrance des personnes qui vivent ces difficultés, qu’elles puissent au moins se sentir légitimes d’être tristes et retrouver un peu de fierté. Et je pense parler au nom de toutes celles et ceux qui traversent la même chose en disant qu’on n’a certainement pas besoin de votre pitié, mais de votre empathie et de votre compassion.

Brooklyn Nine-Nine, saison 6, épisode 8 : le harcèlement sexuel au travail

Bonjour, aujourd’hui on va parler de Brooklyn Nine-Nine , une série diffusée sur Netflix qui compte déjà 6 saisons et qui est particulièrement drôle : on suit les aventures du district de police 99 et notamment un policier nommé Jake Peralta, le rigolo de la bande. Cette série est très bien fichue car elle n’hésite pas à aborder des sujets plutôt sérieux tels que le racisme, les violences policières, l’orientation sexuelle, le sexisme, tout en étant légère, et drôle, sans pour autant minimiser la gravité de ce qu’elle défend.

Avant d’aller plus loin, je précise que je ne vais pas particulièrement spoiler la série, mais encore faut-il définir les limites d’un spoiler. Donc pour toutes les personnes craignant de connaître quelques détails de la série, mieux vaut ne pas lire la suite de cet article !

Je souhaite parler tout particulièrement de l’épisode 8 (saison 6) He said, She said qui m’a beaucoup touchée, car il abordait le harcèlement sexuel au travail. Dans cet épisode, Amy essaye de rendre justice à une victime de harcèlement sexuel qui s’est défendue. Mais elle est tiraillée entre le fait qu’elle veut empêcher ce monstre de réitérer ses actes et le fait que la victime va payer cher pour avoir osé déposer une plainte à la police (elle risque de perdre son travail et de ne pas toucher l’argent qui lui avait été promis en échange de son silence). La situation est totalement injuste pour cette femme et ça affecte particulièrement Amy, car il se trouve qu’elle a aussi été victime de harcèlement sexuel. A l’époque elle était jeune et elle n’a jamais dénoncé son harceleur car elle avait trop peur de ne plus être prise au sérieux dans son travail. En effet, le milieu de la police, comme tous les environnements professionnels majoritairement constitués d’hommes, (et encore plus quand la notion de pouvoir est impliquée) peut être hostile aux femmes qui ont souvent besoin de se battre pour mériter leur place. Pas étonnant, que certaines d’entre elles aient le sentiment d’avoir beaucoup trop à perdre si elles dénoncent leurs agresseurs….

Le vice se cache dans le fait qu’il y a un rapport de supériorité très important qui affecte directement la légitimité des femmes à avoir obtenu les postes dans lesquels elles exercent  avec ce fameux cliché qui persiste encore : « elle a couché pour en être là où elle en est. »

(petite digression personnelle) 

Je me rends compte de la chance que j’ai de n’avoir jamais subi de pression sexuel au travail. Mais cette chance est surtout dûe au fait que j’ai exclusivement travaillé dans des milieux professionnels majoritairement consitués de femmes : aide-soignante, infirmière et professeur des écoles, hôtesse de caisse. Je n’ai eu que rarement des collègues masculins et les personnes responsables de la validation des mes diplômes ont presque toutes été des femmes. Les infirmières tutrices en stage, mes formatrices à l’IFSI, les cadres de santé, ma maître formatrice et ma tutrice à la fac, la majorité des conseillères pédagogiques : je n’ai côtoyé que des femmes. Je ne dis pas que si j’avais eu un homme en tant que supérieur, j’aurais forcément été victime de harcèlement sexuel. Simplement je pense que n’avoir eu à faire qu’à des femmes a facilité les choses pour moi, que ça m’a potentiellement évité d’être confrontée à du harcèlement sexuel. Et je suis d’ailleurs assez contente de travailler dans une circonscription dont l’inspectrice est actuellement une femme, car je me sens bien plus à l’aise.

(fin de la digression)

Le sujet abordé dans cet épisode de Brooklyn Nine-nine n’est pas nouveau. De nombreuses séries en parlent, et depuis des années. Notamment, dans l’épisode 1 de la saison 1 de Ally McBeal (qui est sorti il y a plus de 20 ans), dès les premiès minutes de l’épisode, l’héroïne subissait des attouchements sexuels au sein du cabinet d’avocat qui l’avait engagée. Elle se voyait alors contrainte de quitter son boulot suite aux pressions de ce même cabinet qui voyait d’un mauvais œil les poursuites judiciaires de l’avocate contre son agresseur. Vingt ans ! Et les problèmes de harcèlements sexuels au travail sont toujours les mêmes : le pouvoir démesuré que pensent avoir les agresseurs, et les difficultés pour les victimes à se défendre ou agir sans en subir les conséquences…

Alors certes, on parle-là de fictions, pourtant celles-ci reflètent tristement la réalité : l’affaire Weinstein et le mouvement Me Too n’en sont que des exemples.

Bonjour, je suis féministe

Lorsque je veux cerner rapidement et efficacement une personne que je viens de rencontrer, souvent je lui glisse le plus subtilement possible que je suis féministe et j’attends de voir sa réaction.

Pourquoi je fais ça ?

Avant je n’osais pas trop partager mes convictions rapidement, mais finalement il m’est très souvent arrivé de réaliser que je ne connaissais pas du tout les personnes que je côtoyais, même depuis plusieurs mois. Il valait donc mieux être authentique dès le début.

Et je me suis également rendu compte que le féminisme était pour moi une valeur trop forte pour que je la garde cachée au chaud et protégée des remarques et réflexions : en effet cela me demande toujours un effort de partager mes principes, en sachant que l’opinion populaire diabolise les féministes, voire les ridiculise. Par exemple, je ne supporte plus le terme féminazie, je le trouve très blessant et agressif. C’est très ironique d’ailleurs, car souvent je me le prends en pleine face lorsque j’ai le malheur d’apporter des arguments qui tiennent la route et que mon interlocuteur sent qu’il perd pied. Il me balance alors son joker, pas moins ridicule que violent « Eh là, la féminazies, faut se calmer, hein ! ». En général après ça il n’y a plus de dialogue possible.

Pour revenir au sujet de l’article, désormais je me débrouille pour caser dans la conversation rapidement que je suis féministe. Et le fait est que les réactions en disent long.

J’ai remarqué que les personnes confrontées répondaient de trois manières différentes :

  1. Elles étaient aussi en accord avec les valeurs du féminisme, voire se revendiquaient déjà féministes et dans ce cas il n’y avait rien de spécial à dire à part que c’est toujours cool de se comprendre.
  2. Elles ne se considéraient pas spécialement féministes mais faisaient preuve d’intérêt pour le sujet. Elles étaient à l’écoute, avaient envie d’échanger, ne s’opposaient pas à tous les arguments sous prétexte qu’elles ne se sentaient pas forcément concernées. Par exemple, j’ai rencontré pas mal d’hommes, qui ne s’étaient jamais positionnés, ou même jamais posé la question du féminisme, mais qui, lorsqu’on leur parlait de ce sujet avait l’esprit ouvert, interrogeaient pour comprendre notre positionnement, reconnaissaient nos arguments, donnaient leur point de vue en toute bienveillance etc. C’est particulièrement agréable d’échanger avec des personnes comme ça car on a l’impression qu’on peut faire vraiment évoluer les mentalités, que tout n’est pas figé entre les gens qui approuvent ceux qui n’approuvent pas.
  3. Et enfin nous allons parler de la troisième catégorie de personnes , celles avec qui on a l’impression que la discussion n’a aucun intérêt, qu’argumenter ne servira qu’à nous faire perdre de l’énergie, voire pire, pourrait avoir un impact négatif sur notre mental. Ce sont des personnes pour qui l’opinion a déjà été toute faite, qui ne veulent certainement pas la remettre en question ou y réfléchir.

Souvent quand je me retrouve confrontée à cette troisième catégorie de personne je perds littéralement tous mes moyens. Ça n’est pas trop mon truc de débattre, j’aime écrire simplement par le fait que j’ai le temps de bien poser mes arguments et surtout parce que personne ne va me couper la parole en plein milieu de mes propos pour me lancer que je ne suis qu’une féminazie et que je suis ridicule. Et là encore quand on me traite de féminazie, je pense que je pourrais presque choisir d’en rire, car l’insulte n’est plus vraiment originale et qu’elle n’apporte absolument rien au débat si ce n’est de le clore.

Mais je ressens parfois une véritable perversion de la part de certaines de ces personnes qui prennent un malin plaisir à démonter tous les arguments un à un, plus ou moins habilement et de manière très malsaine. Je pense qu’elles profitent là du fait que moi-même je n’ai pas assez confiance en moi pour m’imposer, et que j’ai facilement tendance à pleurer lorsque je m’énerve. J’ai vraiment du mal à comprendre ce qui motive ces personnes-là à vouloir systématiquement être rabaissants avec les gens qui ont des convictions divergentes des leurs : moi je ne fais pas ça, je pourrais pourtant, être cinglante, couper la parole, rire des arguments de l’autre comme s’il s’agissait de la plus grosse connerie entendue… Mais je ne le fais pas, parce que je n’ai pas envie d’être méchante et parce que je suis aussi convaincue que pour donner envie aux personnes de réfléchir à mes propos il faut être dans l’éducation et non pas dans l’humiliation.

Bref, je diverge certainement un peu, la conclusion de tout ça c’est : partager ses convictions rapidement ça peut potentiellement faire très mal, mais ça a l’avantage de savoir qui on a exactement en face de soi,et de pouvoir s’éloigner des personnes qui pourraient être malveillantes à notre égard.

Féminisme, écologie, c’est la même chose : il y aura toujours quelqu’un pour nous dire qu’on brasse de l’air, qu’il n’y a rien à faire, qu’on n’est pas si mal lotie et je ne sais quelles autres c……..

Et je voudrais terminer avec un message d’epoir très simple : on n’est pas seul.e.s à vouloir d’un monde meilleur, plus juste et plus sain. On est pas tout.e.s seul.e.s et on peut se serrer les coudes !

Et vous quelles sont les remarques humiliantes ou contre-productives auxquelles vous avez été confronté.e.s ?

Ecologie, la prise de conscience #01 : bilan de décembre

Bonjour si vous avez raté l’article d’introduction sur l’environnement, je vous invite à le lire ici !

J’ai donc bien conscience que la chose primordiale à faire afin de m’engager efficacement dans l’écologie, c’est d’abord de me renseigner. Mais nous conviendrons tous, qu’il ne s’agit pas non plus d’attendre avant de changer certaines habitudes dans ma vie simples, sous prétexte qu’on n’est pas à 100% informée des enjeux écologiques. Donc je commence par m’occuper de quelque chose de facile, à savoir : les déchets !

L’équation est simple : déchets = des trucs dont on ne sait que faire et dont on n’a plus l’utilité et qui peuvent potentiellement finir dans la nature et déranger son équilibre.

On n’a pas trop besoin d’être intelligent pour comprendre que diminuer sa production de déchets ne peux être que bénéfique pour notre environnement. Pendant le mois de décembre j’ai donc déjà fait un petit travail d’introspection chez moi, et j’ai évalué combien de poubelles je remplissais en un mois. Il s’agit de sac poubelle d’environ 40 L et j’entends par là que ce sont des déchets qui ne sont pas recyclés. Nous sommes deux personnes dans notre foyer, et nous nous sommes débarassés de neuf poubelles en tout. Alors j’ai voulu comparer avec la moyenne de déchets ménagers par habitant en France, mais en fait il aurait fallu que je pèse mes poubelles et ça je n’y ai clairement pas pensé avant. Et en soit ça n’est pas bien grave car mon objectif n’est pas nécessairement de me comparer aux autres, mais de remettre en question ma propre production de déchets. Et je me remets donc à nouveau à compter pour janvier, l’objectif étant d’avoir diminué le nombre de poubelles d’ici la fin du mois.

Le gaspillage…

La seconde chose que j’ai surveillée pendant tout décembre ce sont tous les aliments gâchés que nous avons achetés et que nous n’avons pas consommés à temps. Car on parle beaucoup du gaspillage alimentaire notamment dans la grande distribution, et j’estime qu’il est judicieux d’apprendre à être plus regardant dans son propre foyer à ce propos et de se remettre en question. Il y a aussi un aspet économique à ne pas négliger : tous ces aliments jetés, ce sont des aliments qui ont été payés, donc il s’agit d’argent qui a été dépensé pour rien. J’ai donc noté, tout ce qu’on avait jeté bêtement à la poubelle, et je ne suis pas vraiment fière. Il s’agissait majoritairement de légumes et de fruits qu’on a laissé pourrir, des briques de lait quasiment pleines qu’on a à peine consommées, des restes de plats… et tout ça c’est majoritairement causé par le fait, qu’on a tendance à acheter beaucoup de courses d’un coup, à remplir nos frigos et racheter derrière alors qu’on a encore plein de choses à manger… Il y a aussi une énorme part de flemme. Par exemple, il est arrivé qu’on ait pas envie de cuisiner, et on a choisit la facilité : acheter à l’extérieur ou réchauffer un plat surgelé plutôt que d’éplucher trois carottes ou laver le reste de salade. J’ai vraiment honte de partager tout ça sur mon propre blog, mais j’estime aussi que je dois assumer et me responsabiliser par rapport à ça : il faut clairement qu’on apprenne à nous organiser dans nos courses alimentaires et à mieux connaître la conservation des aliments. Voilà, je ne pense pas que tout ça sera réglé en l’espace d’un mois. Mais déjà si on arrive à diminuer le nombre d’aliments jetés pour fin janvier, je serai super contente !

Mais quelle implication !

J’ai donc réfléchi à quelques solutions à envisager et à tester pour diminuer notre gaspillage :

– Prévoir nos repas à l’avance

– Faire des petites courses plutôt de grosses courses qui encombrent le réfrigérateur.

– Congeler les choses qu’on a pas consommées pour les manger plus tard.

– Refaire des plats avec les restes : exemple, utiliser le pain rassi pour faire du pain perdu.

Il ne reste donc plus qu’à mettre en application.

Pour compléter l’article voici une petite vidéo tournée par mes soins dans laquelle je complète le bilan du mois de décembre

Environnement, 2020 n’aura pas ta fin.

Les scientifiques sont formels. Si on continue à vivre sans changer drastiquement nos habitudes, nous courons à notre perte d’ici les prochaines années. Réchauffement climatique, fonte des glaces, animaux en voix d’extinction, eau en pénurie. Cela ne présage rien de bon pour notre avenir. Quand j’étais petite, j’entendais parler déjà de la pollution et je me souviens me sentir très concernée par les déchets jetés dans la nature, les animaux blessés ou tués par nos actes inconscients, les produits toxiques que nous respirions dans l’air, etc. J’avais pour ambition de fonder une association pour sauver notre planète. Avec les années, j’ai arrêté mes grands projets pour l’avenir, tandis que l’état de la Terre était de plus en plus alarmant.

Les consciences se sont pourtant éveillées petit à petit, mais on se demande aujourd’hui s’il n’est pas déjà trop tard et si notre bien-aimée planète bleue n’a pas déjà atteint un état de non-retour. Pouvons-nous encore agir ? Et qui sommes-nous, pauvres petits moustiques, face à l’impact d’une population de plusieurs milliards d’individus ? Face à certaines entreprises internationales qui n’en ont que faire des conséquences de leurs actes ? Face aux politiciens pour qui le pouvoir est bien plus important que notre environnement ? Tout ça a de quoi en démoraliser plus d’un… Et est-il donc vraiment utile de se donner corps et âme à une cause qui semble déjà perdue d’avance ?

Petite, je croyais aussi en un bel avenir pour moi : des enfants, une belle maison avec un jardin, on aurait un potager et plein de fleurs chez nous. Aujourd’hui, je sais que l’avenir de ma progéniture sera beaucoup moins fleuri que je ne le pensais, et je ne suis d’ailleurs même pas certaine de pouvoir un jour avoir des enfants.

Et j’entends les actualités, j’écoute mes collègues, mes amis, ma famille, les connaissances et leurs avis plus ou moins tranchés. Le réchauffement climatique, les niches écologiques qui ne sont plus adaptées, la pollution des océans… Ces bébés qui naissent avec des malformations, les engrais, les produits chimiques, les aliments génétiquement modifiés, les accusations plus ou moins assumées, de tous ces ingrédients, aux noms étranges qu’on connaît à peine… Et qui à défaut de nous rendre service nous empoisonnent. Et toutes ces informations, et toutes ces alertes à la pollution, les scientifiques, les directives, ces gens qui disent que tout ça ne sert à rien, les condamnations sans retour, c’est à y perdre la tête, et à ne plus rien y comprendre.

Petite, je croyais que tout était simple, qu’il suffisait de ramasser les déchets dans la nature, de sauver les animaux blessés, de gronder les adultes qui jetaient leurs mégots de cigarette dans la rue. Sauf que j’ai grandi, et que j’ai compris que je ne comprenais rien, que je manquais de connaissances à ce sujet ; mais que pourtant, celui-ci me tenait encore plus à cœur. Alors je fais quoi ? Je reste paralysée par mon manque de connaissance ou par ma peur ? J’attends, que la planète se dégrade et moisisse tel le vieux reste de pâtes oublié au fond de mon frigo ? Ou je prends mon courage à deux mains pour contribuer à d’autres nombreux lendemains ?

Je ne sais pas vraiment par où commencer, ni même vraiment pourquoi agir, ou si mes actions auront un impact positif. Je sais juste que je ne peux pas rester sans rien faire, alors je me lance maintenant ! J’espère que vous serez nombreux à me suivre dans cette aventure !

Au revoir 2019 ! Bonjour 2020 !

Bonjour, j’espère pour celles et ceux qui fêtent Noël que vous avez bien profité de votre réveillon ! En cette fin de décembre 2019, quoi de moins original qu’un petit bilan sur mon année ? J’ai un peu hésité avant d’en faire et j’ai finalement décrété que c’était un article facile à écrire et que j’adorais raconter ma vie !

Alors 2019, suis-je contente de voir ta fin approcher ? Bien évidemment ! Ai-je appris des choses en ta compagnie ? Une multitude ! Aurais-je aimé être épargnée de quelques unes de tes crasses ? Est-il vraiment utile de répondre à cette question ? Et 2020, que me réserves-tu ? Un peu plus de bonnes nouvelles ? Un peu moins de péripéties ?

Histoire de faire de cet article, quelque chose de constructif, je vais tâcher d’en finir avec mon côté pessimiste et larmoyant, sans pour autant embellir la réalité. Et je vais plutôt vous faire part de ce que cette année m’a permis de découvrir et d’apprendre !

Ce que 2019 m’a fait découvrir :

  • Le développement personnel et la méditation : du stress, du stress et encore du stress. Je baigne dedans depuis… toujours en fait ! Et cette année, j’ai réalisé à quel point celui-ci m’était nocif et m’atteignait bien plus que ce que je ne le pensais. Alors j’ai commencé à m’intéresser à la méditation et au développement personnel. Je dirais que cette année a été pour moi une sorte d’introduction ou une découverte de cet univers et que 2020 me permettra de construire véritablement ma vie autour de ces pratiques qui m’importent énormément. Tout n’a pas été rose. Il y a des périodes plus ou moins longues durant lesquelles je refusais de méditer et de faire mes exercices de développement personnel. J’étais très en colère et je n’avais pas du tout envie de décolérer. J’analysais les moments où ces pratiques auraient pu m’être utiles, me calmer, mais je ne me sentais pas prête. Et je pense que c’est une des meilleures leçons que j’ai pu apprendre à ce propos : il ne faut pas se forcer à faire quoique ce soit dans la vie, même les choses qui nous font du bien. Il ne s’agit pas de choisir la facilité pour autant, mais savoir s’écouter c’est primordial ( j’y reviendrai par la suite)
  • Le sport : en réalité, je n’ai pas découvert le sport cette année car j’en faisais déjà depuis un moment, mais je me suis bien plus investie dans ce domaine. J’ai fait beaucoup plus d’exercices physiques et je suis plutôt fière de moi. J’ai aussi découvert la danse orientale et j’ai été littéralement séduite par cette danse qui prônent la féminité, le contrôle et la confiance en soi.
  • La vie en couple : tout est dans l’intitulé, mon copain et moi nous vivons ensemble depuis février 2019 et nous sommes très heureux ! Entre temps, de nombreuses choses se sont passées : une demande en mariage et l’achat de notre maison (je vous renvoie d’ailleurs au premier article parlant du déménagement ). Cette expérience nous a fait découvrir les joies de la vie à deux, mais aussi le partage des moments plu difficiles et pénible. Cela nous a encore plus rapprochés. Avec cela, sont venues, les concessions, les petites attentions, l’organisation et… le partage de la place dans le lit (qui d’après mon copain n’est toujours pas équitable !)
  • La persévérance : je pense qu’on peut officiellement affirmer qu’il n’y a pas plus persévérante que moi désormais, et j’aimerais pouvoir dire que la persévérance paye, mais pour le moment je n’en suis pas moi-même convaincue (oups mon côté pessimiste qui revient au galop). Le résultat n’est pourtant pas si important. On parle là d’une compétence que j’ai appris à acquérir et dont je ne me croyais pas capable : celle de ne jamais abandonner même lorsque les résultats escomptés ne viennent pas. Je ne dis pas que je n’ai jamais perdu espoir ou que je ne me suis jamais effondrée en faisant face à un énième échec. Mais à chaque fois je me suis relevée, j’ai accepté la situation et j’ai recommencé.
  • Naruto : inutile de détailler, il suffit de lire l’article dans lequel j’en parle !

Ce que j’ai appris et compris

  • Me ménager : s’il y a bien une chose que j’ai comprise cette année c’est que je dois apprendre à écouter, mon coprs, mon mental et m’arrêter lorsque j’en ai besoin. Je n’ai pas encore complètement assimilé tout ça, mais ça commence à venir et j’apprends à freiner de plus en plus. Je pense qu’autrement, j’aurais déjà fait un burn out qui aurait été lourd de conséquences.
  • Ne pas toujours me rendre responsable : je sais me remettre en question, mais il ne s’agit de pas non plus de trop le faire et de me lyncher à chaque obstacle rencontré. Je crois que cette année, j’ai appris à être plus objective avec moi-même.
  • M’entourer de gens, de choses qui me font du bien : dans les épreuves et les moments difficiles, j’ai essayé de rester avec les personnes qui me faisaient du bien. J’ai aussi arrêté de côtoyer les celles qui au contraire me faisaient me sentir mal à chaque fois que je leur parlais. Je sais que c’est facile à dire, et pas du tout original, mais ça n’est pas si simple à appliquer car on a souvent un sentiment d’obligation envers les personnes qu’on fréquente, même celles qui nous sont nocives…
  • Me sentir bien au boulot : travailler dans un environnement sain avec une équipe bienveillante ça change vraiment la vie, le mental, et c’est chouette ! Ca m’a permis de réaliser qu’il n’y a donc pas de fatalité : ça n’est pas parce que tombe je tombe dans une équipe avec laquelle les choses ne se passent pas aussi bien que je voudrais que que cela signifie que ça sera toujours comme ça. Et au pire, je changerais l’année prochaine !

Mes projets pour 2020 :

Être une meilleure version de moi-même ? On croirait entendre un slogan de développement personnel ! Mais ça résume pourtant bien les choses : j’ai envie de prendre encore plus le contrôle de ma vie, de m’épanouir dans tout ce que je fais et de me sentir plus investie et responsable de mes choix.

Je voudrais partager d’avantage sur mon blog, mes expériences et mes opinions, et j’aimerais pouvoir me servir de cet outil comme d’un prétexte pour réajuster ce qui me conviendrait le mieux dans ma vie. Par exemple, je souhaierais me pencher sur ma manière de consommer et sur l’impact écologique de mes choix (une longue série d’articles à ce sujet devraient donc voir le jour si ce projet se concrétise). De manière plus général, j’aspire à une vie plus saine, plus inspirante, dans laquelle je pourrais profiter de chaque instant !

Je pense que j’en ai assez dit dans cet article et que mon blabla vous aura peut-être inspiré ! Et vous ? Quel bilan pour 2019 ? Et quels projets pour 2020 ?

L’aventure déménagement #04 The end

Si vous n’avez pas lu les premiers articles de notre déménagement, je vous invite à les lire ici(1), ici(2) et ici(3)

Nous avons donc enfin signé chez le notaire, et j’étais littéralement submergée par la joie. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire, mais j’essayais quand même donc je pense que ça devait être assez drôle de me voir lutter contre mes zygomatiques ! Nous nous sommes rendus dans la maison juste après dans la signature et nous avons tout de suite commencé à ramener les premiers cartons ! Je pense que cette journée s’inscrira dans l’un des plus beaux moments de ma vie : c’était tout simplement merveilleux, d’avoir un vrai chez soi, de se dire qu’on va y vivre toutes les étapes importantes de notre vie, qu’on va y évoluer. Et surtout, la place ! On avait tellement de place !

Ici les vidéos que nous avons fait en arrivant pour leur première fois dans notre maison

Le lendemain, on a commencé à nettoyer et ramener tout ce qu’on était capables de porter et de la même façon, on était bluffé par le nombre de rangements, par toute la place disponible : nous avions l’embarras du choix pour ranger nos affaires, donc nous étions presque perdus face à un appartement dans lequel nous n’avions justement pas de choix !

Le déménagement s’est super bien passé, nous avons eu beaucoup de monde pour nous aider, c’est donc allé très vite, et en trois jours nous étions installés !

Depuis je passe mon temps au bar de la cuisine car c’est l’endroit idéal pour travailler, mais le copain n’est pas tout à fait d’accord !

C’est vraiment un plaisir de pouvoir profiter de l’espace. Je n’aurais pas cru que ce critère pourrait autant changer notre vie : je me sens beaucoup plus sereine et bien plus libre dans cette maison. J’ai le sentiment de respirer. Tout est beaucoup plus facile : cuisiner, faire le linge, bosser les cours, nettoyer… Je peux désormais faire du sport où j’en ai envie dans la maison sans avoir peur de me cogner, je me suis même souvenue que j’avais acheté une corde à sauter il y a deux ans que je n’avais jamais pu utiliser avant car dans l’appartement je risquais de m’accrocher avec la corde aux meubles, aux objets ou aux lumières du plafond !

Il n’y a pas que pour mon copain et moi que ce changement a été bénéfique : notre chat qui a été très craintif pendant tout le processus de déménagement, a très rapidement pris ses aises lorsque nous nous sommes installés. Il a toujours été très dynamique et joueur mais dans l’appartement, le confinement le rendait parfois un peu énervé car il s’ennuyait certainement un peu. Dans la maison, il peut courir comme il veut, s’amuse à dévaler les escaliers et est donc beaucoup plus calme ! Pour le moment nous ne le laissons pas aller dans le jardin car il doit d’abord prendre le temps de s’accoutumer à son nouvel habitat et qu’on entre dans les jours froids. Mais lorsqu’il pourra accéder au jardin à partir du printemps je suis certaine qu’il va adorer !

Voilà, ici s’arrête notre “aventure déménagement”, mais c’est tout de même le début d’une nouvelle histoire : de beaux projets et très peu d’ennui en perspective !

L’aventure déménagement #03

Si vous n’avez pas lu les premiers articles de notre déménagement, je vous invite à les lire ici(1) et ici(2)

Quelques jours après avoir découvert notre (actuelle) future maison (et oui je spoile encore un peu), l’euphorie est un peu descendue et nous avons pu évaluer les défauts de la maison, les travaux éventuels à faire, pour prendre notre ddécision. Puis nous avons signé une première offre, très basse en sachant pertinemment que les vendeurs allaient négocier. Sauf que ça ne s’est pas vraiment passé de cette manière, les vendeurs se sont offusqués de notre offre et l’ont refusée sans même proposer une contre-offre. Moi, de nature angoissée, j’ai tout de suite stressée en me disant qu’on y avait été peut-être un peu fort en proposant une offre aussi basse, mais après réflexion, je me dis aussi qu’on a eu raison et que les vendeurs auraient aussi pu se prêter au jeu plutôt que de refuser catégoriquement…

Nous avons donc refait une proposition, qu’ils ont négociée et nous avons enfin pu nous mettre d’accord. Je ne vous raconte pas ma joie, lorsque l’agent immobilier m’a appelée pour nous dire que ça y est la maison était pour nous et que nous allions pouvoir enfin signer le compromis de vente !

La date de signature nous a donc été proposée pour le 16 mai et les conditions de signatures n’étaient clairement pas évidentes : mon compagnon était en formation dans un autre département pendant deux jours, et moi je venais de me faire opérée la veille de mon nodule d’endométriose (pour voir l’article en question c’est ici).

S’en est ensuite suivi de la chasse au prêt bancaire et aux courtiers… Je ne détaillerai pas cet épisode car c’est pénible pour moi à écrire (long, ennuyeux et stressant), alors je n’imagine même comme ça doit être désagréable pour quelqu’un de le lire. En conclusion, nous avons bien galéré, j’ai cru à un moment que nous n’aurions jamais d’autorisation de prêt et certainement pas dans les temps..

Heureusement, mi-juillet, nous avons enfin eu l’accord de la banque pour notre prêt et nous avons pu profiter avec soulagement de nos vacances. La rentrée s’annonçait pleine de changements, car nous étions à la base partis sur une vente longue, mais les vendeurs souhaitaient quitter leur maison plus tôt que prévu. Finalement on nous proposait de signer mi-septembre et nous étions ravis !

Sauf que c’était sans compter les notaires qui nous ont baladé pendant plus d’un mois… Là encore je vous épargne les pleures, les cries, les souffrances (et je n’exagère évidemment rien de la situation). Heureusement, comme dans toutes les beaux romans d’aventure et d’amour, l’histoire finit bien et nous avons finalement signé le 24 octobre ! Étant donné, qu’un roman d’amour déborde de péripéties, il fallait bien que j’en rajoute une petite dernière avant de vous parler du déménagement en lui-même :

La banque et notre petit découvert de presque 2000 euros au moment de la signature chez le notaire

Je me rends donc à la banque la veille de la signature pour être bien certaine que notre prêt a été débloqué et envoyé au notaire (on n’est jamais trop prudents). Le conseiller bancaire m’informe alors que nous allons être débiteur de presque 2000 euros, car nous n’avons pas payé les frais bancaires. A ce moment-là, j’ai vraiment cru que j’allais m’effondrer en larmes dans la banque : je ne comprenais rien, j’essayais de me remémorer les histoires de frais d’ouverture de dossier, et j’avais un vague souvenir qu’ils avaient été compris dans le prêt, j’étais donc complètement perdue. Le conseiller contacte un autre collègue en charge de notre dossier et me rassure très rapidement en m’expliquant qu’en fait, il y a eu une erreur dans l’argent remis au notaire. La banque leur avait donc envoyé les 2000 euros qu’on avait mis de côté pour payer les frais d’ouverture de dossier, et ceux-ci allaient donc nous être renvoyés très rapidement.

J’ai vécu un véritable ascendeur émotionnel…

Mais ça n’est pas fini !

La banque informe donc le notaire et on m’explique que dans deux ou trois jours la situation serait revenue à la normale. Mais ça n’a pas été le cas. Je me suis donc rendue une nouvelle fois à la banque, pour être bien certaine que les notaires nous devaient de l’argent et qu’il ne s’agissait pas d’une erreur de notre part. Le conseiller bancaire vérifie attentivement les comptes, j’appelle ensuite les notaires qui me disent qu’ils ont renvoyé les 2 000 euros directement sur le compte de la banque… J’étais dépitée car il s’agissait là de nos économies, que j’en avais reparlé au notaire, que je lui avais donné notre RIB et j’avais vraiment le sentiment d’être impuissante et de subir la situation.

Finalement, je suis retournée à la banque, le problème a été résolu et on a enfin eu notre happy ending que je vous raconterai dans le prochain article !

#05 Quête de l’écriture : j’ai participé au challenge nanowrimo de novembre 2019 !

Bonjour, aujourd’hui je voulais refaire un petit point sur mon avancée dans l’écriture et en profiter pour vous parler du nanowrimo challenge de 2019.

Si vous m’avez suivie dans les stories instagram, vous avez pu constater que j’y ai participé. Et je suis fière de pouvoir dire que j’ai dépassé mon score de l’année dernière (qui était de 9500 environ) en obtenant aujourd’hui le score de 35 868 mots !

Je n’ai donc pas atteint l’objectif des 50 000 mais c’est tout de même une victoire pour moi et je retenterai le challenge l’année prochaine en espérant battre mon nouveau record !

J’avais donc envie de faire un petit point sur ce mois d’écriture, ce que j’ai mis en place, les obstacles que j’ai rencontrés, ce que ça m’a apporté en espérant peut-être que cela vous sera utile si vous souhaitez vous lancer l’année prochaine !

Ce qui m’a aidée à avancer dans le challenge

  • Je ne me suis pas limitée à un seul projet : à la base, ce challenge est adressé aux personnes souhaitant écrire un roman, mais on n’a pas tou.t.e.s l’âme d’un romancier et pour autant on est quand même passionné.e.s d’écriture ! C’est le cas pour moi, j’aime écrire, je tiens un blog et je veux l’alimenter, j’écris aussi des histoires, des nouvelles et par dessus tout je ne supporterais pas de me concentrer uniquement sur un même sujet pendant un mois entier. Je me souviens que l’année dernière j’avais essayé de faire le challenge en me focalisant sur un seul projet (les aventures sexistes de Lily, si vous n’avez pas lu la mini-série, je vous encourage à aller y jeter un coup d’œil) sauf que j’en avais plein d’autres sur le feu et je n’osais pas les inclure dans le quota de mots à atteindre. Donc je me suis concentrée sur un seul sujet, j’ai eu un trop plein à la fin du mois, et ça a considérablement freiné mes autres projets : ça a été totalement contre-productif et je voulais à tout prix éviter de refaire la même erreur cette année. J’ai donc décidé de ne me fixer aucune limite du moment que j’écrivais. Ça m’a beaucoup libérée et surtout lorsque j’avais envie de faire une pause sur un texte, je pouvais me lancer sur un autre, et si j’étais inspirée par un sujet non anticipé, je m’autorisais à le rédiger etc.
  • J’ai fait un tout petit travail de préparation avant le début du mois : pour commencer j’ai listé toutes les idées de sujets qui me venaient en tête pour ne pas me retrouver en pénurie en plein challenge et m’éviter le temps de réflexions à chercher un sujet. J’ai aussi anticipé les jours où je pouvais me permettre d’écrire énormément car j’avais beaucoup de temps libre et ceux durant lesquels je savais que j’allais avoir du mal à trouver un moment pour écrire. Ça m’a permis aussi de me déculpabiliser du fait que je ne pouvais pas toujours écrire les 1600 mots conseillés sur le site et accepter le fait que je n’étais pas un robot de l’écriture. Bon, je n’ai pas pour autant respecté systématiquement mon programme, mais ça m’a tout de même beaucoup aidée.
  • J’ai eu des amis avec qui faisaient le challenge et avec qui échanger et c’est vraiment génial de faire le challenge à plusieurs, de raconter sa journée, ses difficultés, de se motiver et de s’inspirer !
  • J’ai partagé mon projet sur les réseaux sociaux (dans les stories instagram) et ça m’a aussi beaucoup motivée d’autant que j’ai eu des retours plutôt positifs ! Je pense que si je ne l’avais pas fait, je n’aurais pas été aussis rigoureuse et j’aurais peut-être abandonné le challenge bien plus vite que prévu. Certes je n’ai pas atteint l’objectif des 50 000 mais je peux quand même être fière de ce que j’ai fait et surtout j’ai écrit quasiment tous les jours !

Les difficultés que j’ai rencontrées durant le challenge :

  • Le manque de temps est certainement la plus grosse difficulté que j’ai rencontrée et pourtant j’avais tout fait pour aménager mon mois de manière à pallier à cela. Mais les imprévus ont vite fait d’arriver et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. J’ai eu des examens médicaux de dernières minutes à prendre, ceux-ci m’ont pris toute mon attention et mon temps. Le nanowrimo n’était plus ma priorité principale : c’était un challenge important pour moi, mais moins que ma santé.
  • Pour écrire il faut aussi être dans des bonnes conditions et notamment d’humeur : si je ne suis pas dans un bon mood pour écrire, je n’en aurais pas nécessairement envie et surtout mon inspiration sera très faible voire inexistante. De nombreuses fois j’ai dû me forcer à écrire et je n’y prenais pas vraiment plaisir.
  • La fatigue, c’est aussi un facteur que je n’ai pas bien pris en compte et pourtant celui-ci m’a clairement freiné dans mon avancée : quelques fois je me suis littéralement endormie alors que je n’avais pas prévue de dormir et donc je n’ai pas pu écrire.
  • Le boulot : c’est bête, ça concerne la grande majorité des personnes qui ont fait le challenge, mais le boulot ça prend beaucoup de temps dans une journée, il suffit de se lever à 6H tous les matins et de rentrer tard du fait d’une réunion ou d’un rendez-vous avec un parent et ça peut clairement ruiner une journée entière.

Et maintenant ?

Le challenge m’a énormément motivée et booster dans mon inspiration, je suis très fière de moi et il est évident que je referai le challenge l’année prochaine. Je réfléchis aussi à faire les challenges (camp nanowrimo) d’avril et de juillet, mais encore faut-il avoir le temps de se lancer. Je me sens beaucoup plus ouverte à de nombreux sujets et je déborde d’idées et de projets en ce moment donc c’est vraiment génial. Je me rends compte que je peux reprendre plein d’astuces que j’ai utilisées durant ce mois de novembre pour booster ma créativité : notamment les sujets d’écriture à lister. Je pense aussi que j’ai envie de m’imposer de l’écriture de manière quotidienne. Je ne sais pas si j’ai envie de compter les mots systématiquement, d’autant que la quantité n’est pas très significative, surtout en terme de qualité. Mais peut-être que m’imposer un temps d’écriture tous les jours pourraient être pas mal (même si l’inconvénient reste qu’on n’a pas toujours la même quantité de temps disponible pour écrire).

En tout cas je n’ai vraiment pas envie de perdre mon rythme d’écriture et ce challenge a vraiment mis en évidence une chose chez moi, c’est que plus j’écris plus je nourris mon inspiration. Ça m’a aussi permis de réaliser que je peux oser me lancer dans des sujets que je ne maîtrise pas forcément parfaitement, j’en avais déjà parlé dans un autre article (cf : Quête de l’écriture #01 Syndrome de la page blanche) mais j’ai tendance lorsque j’ai un avis sur un sujet à ne pas trop oser en faire un article si je ne suis pas certaine de mes connaissances à son propos. Et le problème en agissant ainsi c’est que je n’écris rien car je ne suis experte en rien. Et pourtant qu’est-ce qui m’empêche d’avoir un avis, de le donner, de partager, d’en profiter pour faire un travail de recherche autour et voire même de changer d’avis plus tard ?

Bref, j’ai vraiment eu le sentiment que le challenge avait débloqué quelque chose chez moi : je suis passionnée par l’écriture, je l’assume enfin pleinement et j’en suis fière et j’espère ne plus m’arrêter !