#05 Quête de l’écriture : j’ai participé au challenge nanowrimo de novembre 2019 !

Bonjour, aujourd’hui je voulais refaire un petit point sur mon avancée dans l’écriture et en profiter pour vous parler du nanowrimo challenge de 2019.

Si vous m’avez suivie dans les stories instagram, vous avez pu constater que j’y ai participé. Et je suis fière de pouvoir dire que j’ai dépassé mon score de l’année dernière (qui était de 9500 environ) en obtenant aujourd’hui le score de 35 868 mots !

Je n’ai donc pas atteint l’objectif des 50 000 mais c’est tout de même une victoire pour moi et je retenterai le challenge l’année prochaine en espérant battre mon nouveau record !

J’avais donc envie de faire un petit point sur ce mois d’écriture, ce que j’ai mis en place, les obstacles que j’ai rencontrés, ce que ça m’a apporté en espérant peut-être que cela vous sera utile si vous souhaitez vous lancer l’année prochaine !

Ce qui m’a aidée à avancer dans le challenge

  • Je ne me suis pas limitée à un seul projet : à la base, ce challenge est adressé aux personnes souhaitant écrire un roman, mais on n’a pas tou.t.e.s l’âme d’un romancier et pour autant on est quand même passionné.e.s d’écriture ! C’est le cas pour moi, j’aime écrire, je tiens un blog et je veux l’alimenter, j’écris aussi des histoires, des nouvelles et par dessus tout je ne supporterais pas de me concentrer uniquement sur un même sujet pendant un mois entier. Je me souviens que l’année dernière j’avais essayé de faire le challenge en me focalisant sur un seul projet (les aventures sexistes de Lily, si vous n’avez pas lu la mini-série, je vous encourage à aller y jeter un coup d’œil) sauf que j’en avais plein d’autres sur le feu et je n’osais pas les inclure dans le quota de mots à atteindre. Donc je me suis concentrée sur un seul sujet, j’ai eu un trop plein à la fin du mois, et ça a considérablement freiné mes autres projets : ça a été totalement contre-productif et je voulais à tout prix éviter de refaire la même erreur cette année. J’ai donc décidé de ne me fixer aucune limite du moment que j’écrivais. Ça m’a beaucoup libérée et surtout lorsque j’avais envie de faire une pause sur un texte, je pouvais me lancer sur un autre, et si j’étais inspirée par un sujet non anticipé, je m’autorisais à le rédiger etc.
  • J’ai fait un tout petit travail de préparation avant le début du mois : pour commencer j’ai listé toutes les idées de sujets qui me venaient en tête pour ne pas me retrouver en pénurie en plein challenge et m’éviter le temps de réflexions à chercher un sujet. J’ai aussi anticipé les jours où je pouvais me permettre d’écrire énormément car j’avais beaucoup de temps libre et ceux durant lesquels je savais que j’allais avoir du mal à trouver un moment pour écrire. Ça m’a permis aussi de me déculpabiliser du fait que je ne pouvais pas toujours écrire les 1600 mots conseillés sur le site et accepter le fait que je n’étais pas un robot de l’écriture. Bon, je n’ai pas pour autant respecté systématiquement mon programme, mais ça m’a tout de même beaucoup aidée.
  • J’ai eu des amis avec qui faisaient le challenge et avec qui échanger et c’est vraiment génial de faire le challenge à plusieurs, de raconter sa journée, ses difficultés, de se motiver et de s’inspirer !
  • J’ai partagé mon projet sur les réseaux sociaux (dans les stories instagram) et ça m’a aussi beaucoup motivée d’autant que j’ai eu des retours plutôt positifs ! Je pense que si je ne l’avais pas fait, je n’aurais pas été aussis rigoureuse et j’aurais peut-être abandonné le challenge bien plus vite que prévu. Certes je n’ai pas atteint l’objectif des 50 000 mais je peux quand même être fière de ce que j’ai fait et surtout j’ai écrit quasiment tous les jours !

Les difficultés que j’ai rencontrées durant le challenge :

  • Le manque de temps est certainement la plus grosse difficulté que j’ai rencontrée et pourtant j’avais tout fait pour aménager mon mois de manière à pallier à cela. Mais les imprévus ont vite fait d’arriver et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. J’ai eu des examens médicaux de dernières minutes à prendre, ceux-ci m’ont pris toute mon attention et mon temps. Le nanowrimo n’était plus ma priorité principale : c’était un challenge important pour moi, mais moins que ma santé.
  • Pour écrire il faut aussi être dans des bonnes conditions et notamment d’humeur : si je ne suis pas dans un bon mood pour écrire, je n’en aurais pas nécessairement envie et surtout mon inspiration sera très faible voire inexistante. De nombreuses fois j’ai dû me forcer à écrire et je n’y prenais pas vraiment plaisir.
  • La fatigue, c’est aussi un facteur que je n’ai pas bien pris en compte et pourtant celui-ci m’a clairement freiné dans mon avancée : quelques fois je me suis littéralement endormie alors que je n’avais pas prévue de dormir et donc je n’ai pas pu écrire.
  • Le boulot : c’est bête, ça concerne la grande majorité des personnes qui ont fait le challenge, mais le boulot ça prend beaucoup de temps dans une journée, il suffit de se lever à 6H tous les matins et de rentrer tard du fait d’une réunion ou d’un rendez-vous avec un parent et ça peut clairement ruiner une journée entière.

Et maintenant ?

Le challenge m’a énormément motivée et booster dans mon inspiration, je suis très fière de moi et il est évident que je referai le challenge l’année prochaine. Je réfléchis aussi à faire les challenges (camp nanowrimo) d’avril et de juillet, mais encore faut-il avoir le temps de se lancer. Je me sens beaucoup plus ouverte à de nombreux sujets et je déborde d’idées et de projets en ce moment donc c’est vraiment génial. Je me rends compte que je peux reprendre plein d’astuces que j’ai utilisées durant ce mois de novembre pour booster ma créativité : notamment les sujets d’écriture à lister. Je pense aussi que j’ai envie de m’imposer de l’écriture de manière quotidienne. Je ne sais pas si j’ai envie de compter les mots systématiquement, d’autant que la quantité n’est pas très significative, surtout en terme de qualité. Mais peut-être que m’imposer un temps d’écriture tous les jours pourraient être pas mal (même si l’inconvénient reste qu’on n’a pas toujours la même quantité de temps disponible pour écrire).

En tout cas je n’ai vraiment pas envie de perdre mon rythme d’écriture et ce challenge a vraiment mis en évidence une chose chez moi, c’est que plus j’écris plus je nourris mon inspiration. Ça m’a aussi permis de réaliser que je peux oser me lancer dans des sujets que je ne maîtrise pas forcément parfaitement, j’en avais déjà parlé dans un autre article (cf : Quête de l’écriture #01 Syndrome de la page blanche) mais j’ai tendance lorsque j’ai un avis sur un sujet à ne pas trop oser en faire un article si je ne suis pas certaine de mes connaissances à son propos. Et le problème en agissant ainsi c’est que je n’écris rien car je ne suis experte en rien. Et pourtant qu’est-ce qui m’empêche d’avoir un avis, de le donner, de partager, d’en profiter pour faire un travail de recherche autour et voire même de changer d’avis plus tard ?

Bref, j’ai vraiment eu le sentiment que le challenge avait débloqué quelque chose chez moi : je suis passionnée par l’écriture, je l’assume enfin pleinement et j’en suis fière et j’espère ne plus m’arrêter !

L’aventure déménagement #02

Si vous n’avez pas lu la première partie de notre “aventure déménagement”, je vous invite à cliquer ici !

Après notre première expérience de visite de maison peu concluante, ça a été le néant total, on ne trouvait absolument rien sur le marché dans nos moyens, pas trop loin de nos lieux de travail et qui correspondait à nos attentes. 

Nous nous sommes finalement directement renduedans une agence immobilière juste à côté de chez nous, en laquelle nous avions confiance, pour qu’ils nous aident à trouver notre bonheur. Ma plus grosse crainte était que l’agent nous dise qu’il avait fait tout ce qu’il avait pu mais qu’il n’avait absolument rien trouvé dans notre budget. Heureusement ça n’est pas ce qu’il s’est passé, nous avons donc visité dans la même journée deux maisons : une première qui correspondait totalement à notre budget dans une ville plutôt agréable à vivre et une seconde 15 000 euros trop cher par rapport à notre budget, dans une ville qui ne m’enchantait guère.

Nous avons d’abord visité la maison dans notre budget et pour moi ça a été un véritable coup de foudre : la maison était surélevée par rapport aux autres, nous avions quelques escaliers à monter, ça lui donnait un côté très atypique et un charme fou. Tout était en bon état et nous n’avions qu’à faire des petits travaux pour rendre la maison à notre goût. Il y avait une très belle cuisine aménagée, ouverte sur le salon et séparée par un bar immense qui faisait office de table. La pièce était très lumineuse et moi je tombais déjà amoureuse, je me retrouvais entièrement dans cette maison, j’avais déjà installé mes meubles, refait le jardin et choisi les couleurs pour les murs !

En sortant de la maison, je n’avais même plus envie d’aller visiter la suivante, mais l’agent nous a dit qu’il valait quand même mieux explorer toutes nos options. Celle-ci se situait à côté de la gare, donc c’était plutôt pratique en terme de transports, mais déjà le quartier n’était pas très accueillant et ne donnait vraiment pas envie de s’y installer. En arrivant à l’intérieur, une énorme odeur de fromage de chèvre s’est dégagée, il y en avait une dizaine étalée sur le bar de la cuisine… Le monsieur qui voulait vendre sa maison avait tout à fait le droit de manger du fromage, c’est vrai, mais je n’ai pas trouvé ça très judicieux de l’étaler dans la pièce principale alors qu’il savait que de potentiels acheteurs venaient visiter son logis… L’état de la maison était très moyen, il y avait des craquelures au niveau des murs, on voyait qu’elle n’avait pas été beaucoup entretenue. Il y avait une atmosphère vraiment bizarre dans les pièces, je ne me sentais pas très à l’aise. Nous sommes passés par le jardin pour accéder au garage et nous avons pu constater que nous étions collés à la voix ferrée, et lorsqu’un train passait et le bruit était assourdissant.

Dans ma tête, je savais déjà qu’il était hors de question qu’on habite ici. Mais par politesse nous avons continué la visite, et en arrivant dans le garage, je n’ai plus réussi à me concentrer sur ce que disaient le vendeur et l’agent immobilier car j’ai découvert une chose vraiment glauque et étrange : il y avait une corde avec un nœud coulissant qui pendait plus ou moins en hauteur dans la pièce… Oui, un nœud coulissant, comme si quelqu’un avait envisagé ou envisageait de se pendre dans cette même pièce !

Mon compagnon et l’agent n’avait absolument pas remarqué ce détail assez choquant… (Et je me rends compte en écrivant ces quelques lignes, qu’on aurait peut-être dû prendre en compte sérieusement ce nœud coulissant, car on avait peut-être à faire à un monsieur vraiment très dépressif et au bord du gouffre qui nous faisait un appel à l’aide…) En définitif, cette visite m’a clairement confirmé que je ne voulais pas vivre là-bas et que je me projetais complètement dans la première maison.

Dans la vie, j’ai tendance à beaucoup trop m’emballer donc, à cet instant je n’envisageais même pas de négocier le prix et j’avais déjà envie de leur faire une offre à peine une heure après avoir visité. J’avais une peur bleue que d’autres potentiels acheteurs découvrent la maison et s’en emparent avant nous. Mes inquiétudes étaient totalement absurdes car cela faisait déjà trois mois que la maison était sur le marché et qu’elle ne trouvait pas d’acquéreur. Heureusement, mon copain étant bien plus mesuré que moi, nous avons pris le temps de vraiment réfléchir et de la revisiter.

La suite dans le prochain article !

L’aventure déménagement #01

Bonjour, je me suis absentée un certain temps sur le blog et pour cause, j’ai déménagé !

Cela m’a beaucoup occupé l’esprit et ça a été une véritable aventure que je m’apprête à vous compter de ce pas. La dite aventure fût bien longue, je vais en faire plusieurs épisodes d’articles à ce sujet, car il y a plein de choses à raconter !

Avec mon compagnon nous vivions dans un petit 30m², plein pied, plutôt mignon mais beaucoup trop étroit pour nous deux et notre chat… On entassait littéralement les objets les uns sur les autres, les meubles se collaient, on avait à peine la place pour ce déplacer… Sachant qu’il fallait bien passer par cette étape d’inconfort au début, nous avons pris notre mal en patience et nous nous sommes mis rapidement à la recherche d’un logement plus grand.

Nous avions envie d’acheter un bien immobilier, car nous avions calculé que louer quelque chose nous reviendrait quasiment aussi cher que de prendre un prêt. Et moi, qui ai vécu toute mon enfance et mon adolescence dans la maison de mes parents, j’avais vraiment envie d’acheter une maison avec un jardin. Le hic, c’est que notre budget calculé n’était pas énorme et il n’était pas évident de trouver quelque chose qui nous convienne et qui soit à un prix raisonnable.

Nous regardions les petites annonces, notamment celles du boncoin, en espérant avoir un coup de cœur sur une maison…. Mais très souvent les maisons que nous trouvions dans nos moyens étaient en pleine campagne et coupées des transports en commun. Cela aurait nécessité que nous en ayons pour plus d’une heure de trajet en voiture pour nous rendre à nos boulots respectifs et ça n’était clairement pas envisageable.

Nous avons visité une première maison, dans une ville vraiment chouette, avec un prix très attractif, et une surface idéale : un jardin, un salon avec cuisine, deux chambres, et un grenier aménageable.

L’agent immobilier qui nous a présenté la maison avait l’air très sympathique mais déjà il nous a tenu un discours peu encourageant à propos du fait que notre budget était assez serré et qu’on avait peu de chance de trouver une maison avec tous les critères que nous espérions… On aurait dû se douter à ce moment-là, qu’on avait à faire à un agent peu bienveillant et qui faisait preuve d’un peu de manipulation.

L’agent a pris le temps de nous présenter le coin de ville dans lequel nous nous rendions et a beaucoup insisté sur le cadre qui était selon lui idyllique. Nous étions nous même très charmés par l’endroit, car c’était une ville plutôt cotée, et nous savions que c’était une chance de trouver une maison dans nos moyens dans une lieu pareil. C’est aussi ce qui nous avait d’ailleurs causé beaucoup de suspicion : il y avait forcément quelque chose dans la maison qui causait la baisse de prix.

En arrivant dans la maison, nous avons dans un premier temps constaté qu’il s’agissait d’une maison mitoyenne, chose qui n’avait évidemment pas été notifiée dans l’annonce. Nous avons aussi appris que le jardin ne serait pas entièrement à nous, que la moitié de celui-ci appartenait au propriétaire d’un restaurant à côté et qu’il envisageait d’utiliser cet espace pour fabriquer une allée et un parking pour les clients. Le grenier soit disant aménageable, et dont le plancher était d’après l’agent entièrement refait, n’était pas accessible de la maison, et avait été muré par la maison mitoyenne ( en gros, l’agent immoblier nous demandait de lui faire confiance et d’acheter une maison sans avoir rien vu de l’état du grenier et de la toiture). La toiture était pourrie, mais d’après l’agent, il n’y avait rien à refaire, juste à gratter un peu la mousse… Bref, il y avait beaucoup de contradictions dans son discours. Mais c’était la seule maison dans notre budget jusque-là, donc on a bien voulu attendre un peu et voir le diagnostique de celle-ci. L’agent immobilier nous a alors dit « ne vous attardez pas sur le diagnostic, ils relèvent jusqu’aux plus petits détails et dramatisent toujours la situation, ça ne reflète pas du tout la réalité des choses » Vous le sentez le gros mytho pour nous convaincre d’acheter ?

En recevant le diagnostique, le premier mot que j’ai lu c’était : amiante.

Là encore on a plutôt positivé, car on ne savait pas de quelle quantité d’amiante il s’agissait, et on a voulu parler avec l’agent qui nous a dit «qu’il s’agissait de simples petits travaux, que l’amiante dont on parlait dans le diagnostic n’était pas une amiante « dangereuse » et qu’en plus il y en avait juste au niveau du toit de la cabane dans le jardin…

On a aussi expliqué à l’agent, que nous ne pouvions pas acheter la maison sans avoir vu le grenier, et que nous espérions un geste du vendeur pour qu’on puisse y accéder, où au moins qu’on ait accès à des photos. L’agent nous a donné un non ferme et définitif. Et nous avons été contraint d’abandonner l’achat de la maison.

Il s’agissait de notre première visite, et mon compagnon et moi, nous avions l’impression de faire une erreur en refusant aussi rapidement et nous avions assez peur de ne pas retrouver une telle occasion. Le vendeur nous avait si bien vendu l’offre, comme s’il s’agissait de la chance de notre vie et que si nous ne la prenions pas, nous n’en aurions plus jamais…

Quelques jours plus tard, nous avons discuté avec un copain qui est agent immobilier et je lui ai montré le diagnostique de la fameuse maison. En lisant, il nous a expliqué que la maison était infestée d’amiante, et que l’agent avait clairement essayé de nous embobiner.

Le truc assez drôle dans cette histoire (et du coup je spoile un peu la fin de notre aventure) c’est que nous avons recroisé cet agent, chez le notaire, lorsque nous avons signé pour notre maison actuelle. Il faisait, une tête de six pieds de long, moi je ne l’ai pas reconnu tout de suite, mais j’avais bien vu qu’on se connaissait, c’est mon compagnon qui m’a expliqué et je dois dire que j’ai ressenti une grande satisfaction intérieure !

La suite au prochain article !

L’art de malmener les personnages de fiction

Bonjour !

J’ai regardé il y a quelques jours un énième film de Naruto ( Naruto Shippuden : Road to Ninja ) et comme très souvent devant cet animé, la musique très intense et les histoires déchirantes des personnages, ont eu raison de moi et j’ai beaucoup pleuré…

Petite précision: si vous ne connaissez pas le manga, ce jeune ninja a perdu ses parents le jour de sa naissance, et toute son enfance il souffrira de cette solitude, sans parler du fait qu’il ne se fera ses premières amitiés qu’à partir de la pré-adolescence…

J’ai donc bien « chialer ma race » devant mon écran de télévision et tandis que je séchais honteusement mes larmes, j’ai réalisé quelque chose dont je n’avais pas conscience jusque là.

Petit aparté : encore une fois je ne peux pas m’empêcher de comparer ce manga à l’histoire du Petit Prince car de manière similaire, je ne me lasse jamais de lire ou de voir ces œuvres et presque systématiquement, je prends conscience de choses qui me touchent profondément.

Je me suis rendu compte tout au long de ce film, que j’avais développé de la haine envers l’auteur pour avoir donné une enfance aussi dramatique à Naruto. Je l’ai détesté de l’avoir laisser grandir sans ses parents pour lui apporter tout l’amour dont il avait besoin, pour l’éduquer et le soutenir dans ses choix et ses échecs, ou tout simplement pour l’embrasser le soir avant d’aller se coucher. J’ai ensuite pensé aux futurs épisodes de Boruto (car je regarde évidemment aussi cet animé) qui vont bientôt sortir, et à l’éventualité que Naruto (qui est donc le père de Boruto) meurt dans un avenir proche, comme cela a été fortement sous-entendu… Et une fois de plus, je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver de la haine pour cet auteur qui fait autant souffrir ses personnages.

De manière générale, je sais qu’il faut rester rationnelle et garder ses distances avec des personnages qui ont été inventés de toutes pièces par leurs créateurs. Je ne devrais donc pas me sentir autant impliquée émotionnellement. Et pourtant, je ne peux pas lutter contre l’envie de pleurer en assistant aux destins tragiques de mes héros préférés (spoiler : je ne me remets toujours pas de la mort de Jiraya), je suis souvent désemparée ou révoltée devant les décisions irrationnelles de certains d’entre eux, et presque toujours je finis par détester les auteurs de malmener leurs personnages !

J’en arrive à être parfois dans l’incompréhension la plus totale, car c’est un mécanisme que je ne comprends pas : si je devais écrire une histoire, j’aimerais que tout se passe toujours bien pour mes personnages. Je ne supporterais pas de les voir traverser des épreuves, échouer, avoir des pertes… J’ai bien conscience qu’il faut pourtant qu’il y ait des rebondissements et de la complexité pour qu’une fiction soit intéressante et cela implique souvent que les individus de la dite fiction en pâtissent …

C’est un véritable talent de la part des auteurs de savoir faire autant souffrir leurs personnages (et les lecteurs) et de n’avoir aucun scrupule à le faire. Et c’est peut-être pour cela que je peinerai à écrire un roman car je crois bien que je suis incapable de faire une chose pareille.

Après réflexion, je pense que cela me renvoie à la vision que j’ai de ma propre existence : j’ai beaucoup de mal à accepter l’échec, je ne supporte pas l’adversité, je n’aime pas avoir mal, je trouve injuste qu’il m’arrive parfois des merdes, et j’ai souvent l’impression que je n’atteindrai jamais mes objectifs en oubliant que j’en ai déjà réalisés des centaines. J’ai du mal à concevoir qu’on doive tous à un moment ou à un autre affronter des épreuves et des échecs et qu’il s’agisse du cours normal de la vie. Très difficile donc de créer de l’échec pour des personnages fictifs lorsqu’on a nous même des difficultés à accepter le notre.

Alors quelle est la conclusion à tout ça ? Je crois que j’en ai appris plus sur moi finalement et sur mes faiblesses, sur ce qui pêche lorsque j’essaye d’écrire une histoire et peut-être que j’ai un semblant de piste pour atteindre mes objectifs d’écriture ! A suivre, donc !

Des nouvelles pour la rentrée


Bonjour !

Aujourd’hui un petit article humeur de la rentrée que j’avais envie de partager avec vous car : je suis super contente du poste que j’ai eu cette année ! J’ai obtenu un poste de ZIL dans une circonscription c’est-à-dire que je remplace les enseignants dans le primaire qui sont en congé maternité ou en congé maladie. Très souvent on est amené à remplacer sur des périodes plus ou moins longues, comme par exemple moi cette année qui remplacerai ma collègue en congé maternité jusque fin novembre voire peut-être un peu plus longtemps.

J’ai donc commencé la rentrée avec une classe de CP en REP (réseau d’éducation prioritaire). Et qui dit REP dit CP à 12 ! Donc je suis ravie ! Ces premiers jours de classe se sont super bien déroulés, l’équipe est très bienveillante et j’ai eu accès à de nombreuses ressources pour m’aider à préparer mes enseignements. Les journées se passent très vite, et même si j’ai un peu de pression car le CP est une année assez cruciale pour ces petits bouts de choux, je crois que c’est un niveau qui pourrait bien me plaire ! Les élèves commencent à développer une certaine autonomie et une maturité, et en même temps ils sont encore vraiment petits et j’aime bien cet âge là. De plus, les conditions de travail sont vraiment géniales : j’ai une toute petite salle de classe super mignonne avec seulement 13 élèves ! Même quand ceux-ci chahutent un peu, ça n’est en rien un frein au déroulement de la journée. Je peux vraiment prendre le temps d’être avec chacun d’entre eux, de les aider, proposer des aides personnalisées et adapter mon travail. Pour moi c’est tellement plus agréable et ça l’est certainement tout autant pour les élèves ! En plus, je crois que j’ai la quotte avec ces petites fripouilles : plusieurs d’entre eux m’ont dit qu’ils « m’aimaient trop » car j’étais une « maîtresse rigolote » (comme ça me fait du bien d’être enfin reconnue pour mon humour!) et aussi parce que j’étais « magnifiquement belle » : mon ego est donc remonté à bloc !

Pour parler plus généralement de l’école, comme on est en REP, il y a de nombreux dispositifs qui ont été mis en place pour permettre une bonne communication entre les élèves et avec les enseignants, notamment le permis à point et le message claire (principe de communication non violente). J’avais déjà entendu que certaines écoles faisaient ça mais je ne l’avais jamais vu mis en œuvre et je trouve que c’est vraiment une idée géniale car chacun échange sur des bases saines, se responsabilise et surtout apprend à communiquer et à gérer ses émotions.

Voilà, donc une année scolaire qui commencent bien pour moi, et qui m’enthousiasme énormément ! Je suis super contente et je déborde d’énergie ! Je suis un peu triste car je n’aurais pas cette classe toute l’année et je commence déjà à m’y attacher et à m’investir… Mais bon, j’avais fait le choix d’être ZIL, donc il faut bien assumer. Je compte toutefois bien profiter de ces quelques mois auprès de cette classe et de cette école vraiment sympa !

Le petit prince au village caché de la feuille


La XVIII planète semblait pleine de surprises car elle ressemblait à s’y méprendre à la planète Terre. Elle était pourtant peuplée d’étranges habitants qui faisaient pour certains d’extraordinaires tours de magie.

Le petit prince atterrit dans une foret, et fatigué par son voyage, s’endormit contre un arbre. Tandis que ses yeux se fermaient doucement, il se demanda s’il s’agissait là d’une forêt de baobabs.

Il fut réveillé par une voix d’enfant très en colère qui ne cessait de proférer des injures : « Bon sang de bois ! Fichtre ! »

Le petit prince s’approcha et découvrit un petit garçon à tête toute aussi blonde que lui, qui s’acharnait sur un pauvre baobab (ou peut-être un simple chêne ?) L’enfant sortait de sa poche des petits objets en métal qui semblaient très pointus et les lançait contre une cible dessinée sur l’écorce. Lorsqu’il n’en avait plus, il les ramassait à toute vitesse en vociférant et retournait se placer devant l’arbre pour les lancer un à un.

Le petit prince s’approcha tout doucement, de ce drôle de garçon, et il murmura : « Bonjour ! »

Surpris celui-ci, fit un bond en arrière tout en brandissant ses étranges objets pointus. Le petit prince éclata de rire, et bien qu’encore un peu surpris, l’autre petit garçon se mit à sourire, à glousser, puis à exploser d’un rire franc : « Tu m’as fichu une de ces frousses ! Ne te mets jamais derrière moi lorsque je suis concentré! Et puis qui es-tu d’ailleurs ? »

Le petit prince fit mine de ne pas entendre cette question, et à son tour l’interrogea : « Est-ce que ce sont des baobabs ? »

Sans même attendre la réponse, il déclara pensif : « C’est trop tard ! Tu n’arriveras jamais à les déraciner ! Il faut les retirer lorsque ce sont de petites pousses, maintenant ils sont bien trop gros ! »

L’autre enfant très septique, répliqua : « Je n’essaye pas de déraciner quoique ce soit, je m’entraîne à lancer mes shuriken. Pour l’instant, ça n’est pas une grande réussite, mais je vais encore m’entraîner, je le ferai jusqu’à m’épuiser ou mourir de faim, mais je refuse d’abandonner, c’est ça pour moi être un ninja ! A force je finirai bien par y arriver. »

– Mais c’est quoi un ninja ? »

Le jeune garçon s’esclaffa  : « Mais tu viens de quelle planète, toi ? Les ninjas assurent la paix des villages et leur protection. Je veux devenir le plus fort pour que tout le monde reconnaisse ma valeur et m’apprécie. »

Le petit prince ne comprenait pas vraiment le lien de cause à effet. Il n’avait pas besoin d’être le plus fort pour être aimer de tous, simplement d’être lui-même.

Un silence s’installa et les deux enfants, aussi curieux et fascinés l’un par l’autre, s’observèrent longuement.

Finalement, le petit prince décida de continuer son chemin, et avant de partir il chuchota jeune apprenti :
« Un jour, tu apprivoiseras le renard au fond de toi, vous deviendrez amis, et tu ne seras plus jamais seul. »

A cet instant, Naruto ne comprit pas le sens de cette phrase, mais il eu l’impression qu’on lui avait donné la réponse à une question qu’il n’avait encore jamais posée. Un sentiment étrange l’envahit, et ce n’est que quelques années plus tard, qu’il compris qu’il s’agissait tout simplement d’espoir.

Oeuvre réalisée par Judikaëlle, ma soeur, merci encore !
Œuvre réalisée par Judikaëlle, ma sœur, merci encore !

J’en avais déjà parlé dans un précédent podcast (cf les favoris de mai) mais j’ai découvert Naruto et j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce manga animé  que j’ai visionné en l’espace de quelques mois. Je trouve l’histoire de Naruto, l’hôte du démon renard, belle, poétique et légendaire : de nombreuse fois, l’animé couplé à la musique m’a submergée d’émotions.

Outre le manga dans son ensemble je me suis particulièrement attachée à Naruto, ce petit garçon maudit, qui cherche toujours à se surpasser et qui s’épanouit au fil des années, en se faisant des amis et en changeant les mentalités de tous ceux qui croisent son chemin.  Ce n’est qu’en visionnant le film The last, que j’ai fait le lien avec un personnage qui est depuis  longtemps dans mon cœur : un petit garçon tout aussi blond, à l’écharpe flottante qui se lit d’amitié avec un animal indomptable : Le petit prince.

En effet, d’un côté on a un ninja qui combat ses démons avec toujours plus d’acharnement, et qui n’abandonne jamais, de l’autre on a un petit prince en tout point semblable, qui se bat contre ses fichus baobab qui ne cessent de pousser tous les jours.

Naruto, c’est aussi un petit garçon qui grandit, et qui comprend petit à petit ce qu’est être amoureux, surtout quand l’objet de son amour est en danger. Là encore, l’histoire n’est pas si différente, lorsqu’on sait que le Petit Prince n’a compris la valeur qu’il accordait à sa rose qu’en s’éloignant d’elle et en changeant de planète.

« On ne voit bien qu’avec le cœur », cette phrase pourrait être écrite pour Naruto qui n’écoute que son cœur lorsqu’il s’agit de sauver ses amis ; ou lorsque ceux-ci, semblent avoir perdu la raison, et qu’il serait plus rationnel de les abandonner. 

Enfin, ce sont tous les deux des enfants dont le rire est aussi émouvant que contagieux, qui abordent le monde avec beaucoup de simplicité et qui pensent que tout est possible. Chacun à leur façon, ils apportent du bonheur et marquent les esprits, car par leur curiosité, ils interrogent et amènent ceux qu’ils croisent à se remettre en question.

Naruto, Le Petit Prince : ce sont toutes les deux, des œuvres que je n’ai pas eu le plaisir de connaître enfant, mais je suis contente de les avoir découvertes aussi tardivement car cela m’a permis de les apprécier d’autant plus à leur juste valeur !

Ps : Évidemment, à en juger le nombre de dessins sur internet, je ne suis pas la seule à avoir eu cette réflexion, je vous laisse le soin d’aller voir par vous même.

Une banale histoire d’endométriose… #02

Bonjour, si vous n’avez pas lu l’article précédent qui explique comment on m’a diagnostiqué un nodule d’endométriose, je vous invite à cliquer ici, pour y jeter un œil.

Aujourd’hui, je vais donc vous raconter rapidement l’hospitalisation en ambulatoire pour me retirer le nodule endométriosique et surtout comment j’ai cicatrisé à la suite de l’opération.

L’opération était assez rapide et consistait à me faire une petite incision pour retirer le nodule qui était sous-cutané. Elle ne présentait pas spécialement de risques, donc j’ai été hospitalisée en ambulatoire, c’est-à-dire que je ne suis pas restée plus de quelques heures à l’hôpital et je n’y ai pas dormi. Je me suis rendue au centre hospitalier à 8H00 du matin, et à 14H00 je rentrais chez moi. À peine arrivée dans le service de chirurgie ambulatoire, je n’ai pas eu le temps de réfléchir, je me suis directement préparée pour aller au bloc car il y avait un désistement au niveau des patients prévus avant moi : au lieu de passer au bloc à 11H00 j’y suis allée pour 9H00. J’ai été certes prise au dépourvu, mais ça a eu l’avantage de m’éviter de trop penser et de stresser en attendant mon tour. Tout est allé très vite, on a posé ma perfusion, je suis allée au bloc, on m’a dit de penser à quelque chose qui me rendait heureuse, et ensuite je ne me souviens plus de rien. J’ai ouvert les yeux en salle de réveil, totalement à l’ouest à cause de l’anesthésie. On a vérifié mes constantes et je suis remontée dans ma chambre. Ma mère est arrivée, on a discuté en attendant l’anesthésiste qui devait évaluer mon état. Ensuite, l’infirmière m’a expliqué les soins pour le pansement et je suis rentrée chez moi. J’avais des fils internes, qui se résorberaient tous seuls, donc il n’y avait pas de gros soins, je devais simplement nettoyer la plaie avec de l’eau, du savon et bien sécher.

Il a bien fallu deux jours pour que je me sente en meilleure forme, car l’anesthésie générale m’a quand même énormément fatiguée. Et j’étais bien contente d’avoir des antalgiques car même si la douleur était tout à fait supportable, elle était bien présente. Le premier jour, après l’opération, j’étais persuadée que je pouvais faire les courses toute seule et j’ai été assez surprise et stoppée par la douleur qui m’empêchait de marcher sur des moyennes distances (heureusement que mon appartement ne fait que 30 m² !) À propos de l’aspect de la cicatrice : elle était très enflée et elle a pris vraiment beaucoup de temps pour diminuer de volume.

J’étais arrêtée cinq jours, le temps que cela soit moins douloureux, mais avec du recul je réalise que je n’aurais pas du reprendre le travail aussi tôt. Ces jours d’arrêt n’étaient pas du tout reposants, et j’étais sûrement bien trop douloureuse pour reprendre mon métier nécessitant d’être constamment en mouvement, d’aller d’une table à une autre, de me lever, et m’asseoir à répétition sur du mobilier beaucoup trop petit (pour rappel, j’enseignais en école maternelle). J’ai donc très vite regretté, d’autant que deux jours après la reprise, deux enfants maladroits et/ou colériques m’ont mis des coups dans le bas du ventre et ça a suffit à ouvrir complètement la plaie et à en faire sortir les fils internes.

J’ai un peu paniqué en constatant ça, et j’ai appelé l’hôpital mais je n’ai pas pu parler avec le chirurgien, je n’avais franchement pas envie de passer le reste de ma journée aux urgences pour quelque chose qui n’était pas vital. Donc, j’ai décidé de parler à ma pharmacienne qui m’a conseillée un savon antiseptique, et des strippes pour refermer la plaie. Et ça a super bien fonctionné, petit à petit la plaie s’est refermée, et est devenue moins douloureuse. Moi de mon côté je me suis un peu plus ménagée.

J’ai eu un rendez-vous post opératoire quelques semaines après et le médecin m’a dit que la cicatrice était parfaite et que d’ici quelques temps, elle ne serait plus visible. La biopsie a confirmé qu’il s’agissait bien d’un nodule d’endométriose et je suis aussi contente de pouvoir enfin comprendre la cause de la douleur, mais aussi un peu inquiète que l’endométriose ait été confirmée. Ce qui me rassure un peu c’est qu’au dernier IRM, il n’avait pas été détecté d’autres traces d’endométriose ailleurs qu’à la symphyse pubienne. Et en même temps, j’hallucine de me dire que le cas d’un nodule sous cutané d’endométriose soit si peu courant, au point que j’ai été obligée de consulter sept médecins au total pour confirmer le diagnostique. Après avoir pris du recul et en avoir discuté avec mes sœurs, on a réalisé que sûrement le femmes qui ont des nodules du même type que le mien se fient peut-être à l’avis de leur médecin si celui-ci n’estime pas cela dangereux et digne d’être approfondi, et elles apprennent à vivre avec la douleur… Ça confirme une fois de plus le fait qu’on ne prend pas la douleur physique de la femme au sérieux, surtout lorsque ça concerne sa santé féminine et qu’on ne parle pas assez de l’endométriose. Il faut quand même garder à l’esprit que l’endométriose à des stades avancés peut avoir des conséquences sur la fertilité et que c’est une maladie qui touche une femme sur dix ! Pourtant, il y a encore des gens qui n’en ont jamais entendu parler, et il y a certainement trop de femmes qui n’ont pas conscience que leur douleur durant les règles n’est pas normale ! Je pense que ça vaut vraiment la peine de faire de la prévention à ce sujet auprès des jeunes filles dès le début de la puberté, ne serait-ce que pour éviter des souffrances inutiles

En ce qui concerne la cicatrice, actuellement elle est encore palpable et très brune, parfois (mais vraiment très rarement) elle me pique très légèrement, surtout quand les règles arrivent. Mais je n’arrive pas à savoir s’il s’agit de la cicatrisation, d’une hallucination de ma part, ou s’il est possible qu’il reste peut-être encore des cellules d’endométriose. Donc je verrai bien comment elle évolue avec le temps, mais quoiqu’il en soit cette opération ne m’a apporté que du positif car je n’ai plus mal en continue, je ne crains plus de faire certains mouvements et c’est un confort que je suis contente d’avoir retrouvé !

Une banale histoire d’endométriose… #01

Bonjour !

Je me suis faite opérée il y a quelques mois d’un nodule d’endométriose et je vais donc vous raconter un peu comment ça s’est déroulé, quand et comment on l’a diagnostiqué et quel a été mon état d’esprit par rapport à cela.

Tout d’abord, il y a 6 ans, j’ai arrêté la pilule pendant deux mois : je ne sais pas si en aussi peu de temps ça a pu avoir une incidence quelconque sur ma santé, mais j’ai commencé à avoir une toute petite douleur au niveau de la symphyse pubienne. J’ai constaté très vite que cette douleur était associée à une petite boule d’à peine quelques millimètres de diamètre et que ça n’avait pas l’air très profond.

J’en ai très rapidement parlé avec mon médecin traitant qui ne voyait pas non plus ce que cela pouvait être. Elle m’a donc prescrit une échographie au niveau de cette zone pour qu’on en sache un peu plus. À la suite du rendez-vous d’échographie, le médecin qui a pratiqué l’examen m’a vite rassurée en m’expliquant qu’il s’agissait simplement d’une petite inflammation suite à un déchirement de fibres musculaires autour de cette zone. Ça n’était donc absolument rien de grave, c’était juste un peu douloureux mais ça allait se soigner tout seul d’ici de nombreux mois.

Je ne me suis donc pas inquiétée en voyant les mois et les années défiler et en ayant toujours cette même douleur. Je m’y suis même habituée, d’autant que j’avais entre temps repris la pilule et que je n’avais plus si mal que ça, à part peut-être légèrement pendant les règles.

Il s’est déroulé environ quatre ans, durant lesquels je n’ai plus trop prêté attention à cette zone de mon corps, jusqu’à ce que je prenne la décision d’arrêter entièrement la pilule : ce moyen de contraception devenait difficile à gérer avec mes horaires de travail et j’ai aussi réalisé j’avais été sous traitement hormonal toute mon adolescence et que j’en avais assez d’être toujours dépendante d’un médicament. Arrêter la pilule a été sûrement une de mes meilleures décisions car j’ai réalisé à quel point la prise hormonale avait une influence sûr mon corps, ma libido, mon moral etc.

Mais au bout de quelques mois, mon corps s’est sûrement débarrassé de toutes les hormones de synthèses et mes douleurs au niveau de la symphyse pubienne sont devenues beaucoup plus fortes, moins supportables, et j’ai réalisé que la fameuse boule avait triplé de volume.

J’en ai à nouveau reparlé à un médecin mais cette fois-ci à ma gynécologue, car j’avais réalisé que les douleurs étaient d’autant plus intenses pendant les règles et que la boule semblait même gonfler. Tout de suite, elle a pensé à de l’endométriose, mais lorsqu’elle m’a auscultée, elle a changé d’avis car l’endroit où se situait la boule ne semblait pas du tout approprié pour être un nodule d’endométriose. Elle envisageait plutôt qu’il s’agisse d’une hernie inguinale. J’ai donc été à nouveau subir une échographie pour confirmer ou infirmer le diagnostique d’une hernie.

Évidemment à l’examen, l’échographe a affirmé que ça n’était ni une hernie inguinale ni un nodule d’endométriose, pour lui il y avait juste une belle inflammation et c’est tout. Durant ce rendez-vous, j’étais vraiment contrariée qu’on me reparle d’une inflammation et j’ai donc insisté pour avoir plus d’informations. Je lui ai expliqué que cela faisait quatre ans que j’avais cette boule et qu’en toute logique au bout de quatre ans ça aurait dû être guéri, que je voulais en connaître la cause, que ça me faisait mal et que j’aimerais m’en débarrasser. À ça, il m’a répondu que cette inflammation n’était pas à un endroit spécialement dangereux, que ça n’était pas une tumeur maligne et que je n’avais qu’à m’habituer à la douleur.

Autant dire que lorsque je suis retournée chez ma gynécologue pour lui dire ce qu’il en était, et j’étais vraiment très agacée : les douleurs commençaient à me gêner dans mes déplacements, mes séances de sport etc. Lorsque j’avais mes règles, il arrivait régulièrement que la douleur au niveau de la symphyse me réveille en pleine nuit. Heureusement, la gynécologue a été très compréhensive et m’a donc dit que si on avait écarté la possibilité d’une hernie, cela ne pouvait être qu’une endométriose. Étant donné son emplacement, c’était donc un cas plutôt rare, mais elle n’en était pas spécialement étonnée car elle avait eu des patientes avec de l’endométriose dans le nez, et même dans les poumons !

Elle m’a ainsi prescrit une IRM pour confirmer son diagnostique et qui a en effet été dans la sens d’un nodule d’endométriose. Avoir ce premier diagnostique m’a soulagée car je savais qu’on allait donc pouvoir commencer à chercher un traitement pour régler le problème.

Sauf que… ma gynécologue a pris brusquement sa retraite quelques semaines plus tard et j’ai été contrainte d’en trouver une nouvelle ! Après quelques recherches, on m’a recommandé une soit gynéco soit disant géniale et j’ai donc rapidement pris rendez-vous avec elle (on l’appellera la gynéco numéro 2).

J’ai donc une fois de plus expliqué ma situation en lui montrant mes résultats d’IRM allant dans le sens d’une endométriose.

La gynécologue numéro 2, m’a quasiment ri au nez en lisant à peine les résultats de l’IRM. Elle a insisté sur l’impossibilité d’une endométriose, et elle a même critiqué le laboratoire d’imagerie ayant exécuté les examens, car ils avaient selon elle la réputation d’être incompétents. Elle m’a auscultée en appuyant bien sur le nodule et en me faisant donc très mal et a ensuite affirmé que ce n’est pas de l’endométriose. Elle a également rappelé qu’elle était gynécologue et que donc la zone où se situait le nodule ne la concernait pas. Elle m’a aussi fait remarquer que c’était trop petit pour être opéré (sachant qu’évidemment là le nodule n’était pas gonflé vu que je n’avais plus mes règles mais qu’il était tout de même très douloureux). Elle m’a dit mot pour mot que je devais « faire avec la douleur ».

Comme j’ai insisté, elle m’a prescrit des examens, toujours les mêmes, que je n’ai d’ailleurs pas refaits.

Il m’a fallut quelques mois pour digérer ce rendez-vous laborieux, durant lesquels mon nodule a encore grossi et la douleur s’est accroît. Ma mère m’a conseillée de voir sa propre gynécologue et j’y suis allée en étant franchement blasée et sans grand espoir qu’on me dise enfin quel était mon problème. Quand j’ai exposé la situation au médecin et qu’elle a lu mes examens, ça a été comme une évidence pour elle : « Bah si, c’est sûrement de l’endométriose si l’IRM va dans ce sens… » Elle m’a auscultée et a eu un discours littéralement opposé à celui de la gynéco numéro 2 : elle trouvait que le nodule était quand même assez gros, elle m’a dit que c’était super simple à opérer et que même si ça n’était peut-être pas de l’endométriose, s’il me faisait mal, il fallait me l’enlever ! Ça a été un vrai soulagement d’entendre ça. J’en ai pleuré à l’idée que j’allais enfin en être débarrassé, car mine de rien, même si c’était un tout petit machin de rien du tout, ça faisait quand même bien mal et c’était pénible de vivre tous les jours avec la même douleur en marchant, en me levant, en faisant du sport, ou même en me retournant dans mon lit…

Après les choses se sont déroulées rapidement, j’ai pris rendez-vous avec le médecin qui allait m’opérer, lui aussi en m’auscultant m’a dit qu’il était très probable que ça soit de l’endométriose et j’hallucinais d’entendre que les avis de médecins ayant la même spécialité médicale soient aussi différents.

Je me suis faite opérée deux mois plus tard (donc mi-mai).

Je vous raconterai la suite dans le prochain article, l’opération et la cicatrisation dans le prochain article !

Réécriture de fable – La louve et le héron : le nice guy


Les louves, lorsqu’elles sont de sortie,

Sont souvent exposées à certains harcèlements.

Une louve, donc, par un croco, se trouvant assaillie,

Ce dernier insistant dit-on tellement, qu’elle eut peur pour sa vie.

La main de l’agresseur serra alors près de son gosier,

A tel point qu’elle ne pouvait respirer.

De bonheur, pour cette louve, qui ne pouvait crier,

Près de la passe un héron,

Elle lui fait signe, il accourt.

Voilà le sauveur aussitôt à son secours,

Il effraya et fit fuir le croco,

Puis pour un si bon tour, lui demanda son salaire.

« Votre salaire ? Dit la louve »

« Oui un baiser, pour me récompenser de vous avoir sauvée ! »

Elle eut un sourire gêné et refusa poliment de l’embrasser.

Le héron se mot alors en colère

« Vous riez petite effrontée,

Quoi ! Ce n’est donc pas assez de vous avoir aidée ?

Moi qui suis un gentil héron, vous osez me repousser ?

Allez, vous êtes une ingrate : ne tombez jamais sous ma patte

Ou je risquerais de terminer ce que le croco avait commencé ! »

Sur ces menaces, le héron s’envola frustré.

Chers sauveurs, gentils hérons, victimes de vos faux actes de bienveillance,

Il ne s’agit pas là des contes de notre enfance.

Les jeunes filles éplorées ne tombent jamais amoureuses de leur protecteur,

Agissez pour défendre les opprimés et ravalez votre rancœur,

Où vous risqueriez de vous changer en croco !

Les coups de cœur de Mai !

Bonjour, dans cet article je vous partage mon podcast mes coups de cœur du mois de Mai, bonne écoute !

Ici la liste des coups de cœurs et les informations relatives :

  • Mon opération qui s’est bien déroulée
  • Naruto, en animé
  • La série Dead to me, sur Netflix
  • Le film détective Pikachu
  • Les céréales faits maison (recette à venir !)
  • Le roman : Ta deuxième comme lorsque tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano
  • Chloé l’Anchois : sa chaîne youtube, sa chaine soundcloud
  • The Promised Neverland (désolée petite erreur dans le podcast) de Kaiu Shirai
  • Les magasins Action