Écoute la petite alarme #relationsfoireuses

C’est assez ironique finalement, d’écrire quelque chose sur les relations alors que j’ai toujours eu l’impression d’être la dernière personne à pouvoir parler de ce sujet, au regard de mes nombreuses déceptions, que j’ai souvent perçues comme des échecs personnels. Mais justement, je souhaiterais faire part des mes expériences, car j’ai le mérite de m’y connaître en mauvaises décisions. J’ai angoissé, j’ai pleuré et je me suis souvent torturé l’esprit, alors qu’il aurait été bien plus facile d’accepter que certaines relations n’aient aucun sens, plutôt que de perdre du temps, et à moyen terme de me faire du mal.

J’ai eu pas mal de relations et surtout des relations foireuses. Faut dire que j’étais attirée par de sacrés cons (et les cons me repéraient à des kilomètres). Quoiqu’il en soit j’étais en partie responsable de l’échec de chaque relation car systématiquement, j’ai choisi de rester malgré la petite alarme qui hurlait au fond de moi.

Cette petite alarme, tu la connais, elle se met en route dès que tu sens que quelque chose cloche (et c’est le cas de le dire) chez la personne que tu as en face de toi. Elle sonne plus ou moins fort. Souvent assez fort pour que tu sois obligée de l’écouter, d’autres fois elle se fait relativement discrète et tu choisis de l’ignorer.

Tu laisses alors l’alarme sonner jusqu’à ce qu’elle s’arrête totalement de fonctionner. En général, à ce moment-là, il est déjà trop tard car tu n’auras plus assez de recul pour te sortir de la situation sans qu’il n’y ait de dégâts sur ta propre personne.

Quand tu auras vécu et mis fin à ton expérience désastreuse, tu vas peut-être repenser à la petite alarme  et regretter de l’avoir ignorée. Mais ça ne t’empêchera pas forcément de refaire la même erreur et je ne te blâmerais pas.

On n’est pas là pour se donner des coups de fouet et pour se juger. On a tous et toutes été poussés à faire des choix plus ou moins irrationnels, qui sont souvent liés à nos angoisses, nos semi névroses, et on ne va pas s’étaler et partir dans une psychanalyse de nos actes manquées.

Le problème vient du fait qu’on fuit le plus souvent ce son entêtant car à défaut de le comprendre on choisit de ne plus l’entendre. On ne s’explique pas forcément pourquoi elle s’est déclenchée, cette fameuse alarme. Et il est donc difficile de traduire le message que notre inconscient essaye de nous transmettre.

Alors, on a tous nos propres valeurs  et je ne peux pas vraiment donner un exemple qui conviendra à tout le monde. Mais supposons que tu cherches à vivre une relation basée sur une fidélité mutuelle et que tu rencontres un type qui te dit :

« Ouai, je t’apprécie beaucoup mais j’ai peur de te faire du mal » En vrai, tu peux te demander pourquoi un gars, que tu ne connais depuis même pas une semaine, te dit déjà ça. Mais à ce moment-là, tu ne vas pas forcément voir le mal, tu vas peut-être même te dire que c’est mignon, car il est soucieux de ton bien être.

Mais si après ça il rajoute :

« Parce qu’en fait, mes relations se sont systématiquement terminées parce que je trompais mes copines en soirée. » Bon bah voilà tout est dit, tu as en face de toi un infidèle assumé, qui prend soin de te prévenir du chemin que prendra votre relation. Cela paraît évident, mais toi qui vis cet instant, tu as bien entendu ton alarme interne et tu n’y a rien compris, alors difficile de choisir entre l’écouter ou l’ignorer…

Il ne s’agit pas d’identifier au plus vite la personne qu’on a en face de soit afin de savoir à qui on a affaire, ni même de découvrir ses moindres défauts et faiblesses. Il faudrait plutôt apprendre à se connaître soi-même. Quelles sont tes attentes ? Si tu ne sais pas ce que tu veux, il y a fort à parier que tu sois déçue. Penses-tu trouver ce que tu cherches dans cette relation ? Tu n’auras peut-être pas tout de suite de réponse, mais ça te permettra d’avoir au moins un aperçu de ce que tu peux ou ne pas accepter.

Et sinon, on fait quoi ?

En attendant, à défaut de comprendre les signaux, moi, je les compte. Au bout de trois sons d’alarme, je lâche l’affaire, même si je me sens totalement charmée par la personne en question. C’est le signe pour moi qu’il ne faut pas trop jouer avec le feu. Et souvent je ne me trompe pas.

J’appelle ça mon radar à plan foireux : trois sons = plan foireux !

Et toi, il fonctionne comment ton radar à plan foireux ?

4 comments

  1. icietailleursentresoeurs says:

    On a tous vécu ce genre de mise en alerte et parfois c’est désespérant car on a l’impression qu’on ne rencontrera jamais le bon parce qu’on est trop exigeant. Faux ! Ne jamais accepter de changer ses critères d’acceptation pour ne pas être seul. La société nous pousse à nous sentir mal quand on est seul mais au final vaut-il mieux être seul ou mal accompagné ? Quand on se retourne sur le temps perdu aux cotés de la mauvaise personne, comment devons-nous nous sentir ?

    • Olivia Ladybird says:

      Oui c’est exactement ça ! Il ne faut surtout pas se forcer à accepter quelque chose car on a peur d’être seule ! Alors évidemment, pour ma part, j’ai beaucoup plus de recul, car je suis sortie de ce cercle vicieux et que je n’ai plus ces craintes de solitude. Mais quand on est plein dedans, qu’on voit tous les gens autour de nous se mettre en couple et qu’on vit échec sur échec, on peut se poser des questions et être poussé à accepter tout et n’importe quoi.

  2. Lesbonsplansdelilie says:

    Haha pas mal le “radar à plans foireux”, j’aime bien l’expression ! 🙂
    Je t’avoue que moi je n’ai pas de méthode, à vrai dire (avec un peu de chance), cela fait un moment que je n’en ai pas eu ! … 🙂

    Cela m’aurai été bien utile il y a quelques années par contre !

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