Bavardages personnels

The mouches attack

Avant toutes choses, je voudrais bien insister sur le fait que chez nous, ça n’est pas spécialement sale, c’est même plutôt propre ! Nous ne sommes certes pas des maniaques du nettoyage (par exemple l’évier de la salle de bain aurait bien besoin d’un petit coup d’éponge), mais la vaisselle est faite tous les jours, les poubelles sont régulièrement sorties et le balai et la serpillère sont nos amis (surtout les amis du chéri, car moi je suis plutôt pote avec la machine à laver). 

Nous vivons dans une jolie petite maison avec jardin, et si vous suivez mes articles, vous savez qu’on tend à être un peu plus écolo, qu’on utilise des produits plus respectueux de l’environnement et qu’on essaye de diminuer nos déchets. Dans notre cuisine, nous avons donc notre petite boîte de produits compostables, que nous vidons régulièrement dans un coin du jardin, une corbeille à fruit, et nos légumes prennent le plus souvent place au-dessus du frigo. Nous avons aussi un adorable petit chat (qui fait les 400 coups), il va dehors mais fait encore ses besoins dans une litière. Toutes ces choses peuvent potentiellement attirer des insectes, et nous le savons. 

Ce jour, où notre vie a été chamboulée, par les mouches… (on fait dans le drama à fond ou on ne le fait pas !) 

On allait partir en vacances et il commençait à faire vraiment chaud, j’envisageais de faire un peu de ménage avec le chéri avant de partir en Bretagne pour une quinzaine de jours. J’ai tendance à toujours laisser les fenêtres ouvertes, surtout le matin, histoire d’aérer, donc je ne me suis pas spécialement étonnée qu’une mouche fasse irruption dans la pièce à vivre. Je m’apprêtais à changer la litière du chat et à balayer les petits grains que Berlioz avait éparpillé sur le sol, sauf qu’en déplaçant la caisse, cinq énormes mouches vertes se sont envolées. J’ai alors été immédiatement dégoûtée et surprise mais je ne me suis pas spécialement inquiétée, car j’ai supposé que ces fameuses mouches avaient été attirées par les odeurs de litière, peut-être plus intenses en cette chaleur. Je me suis donc débarrassée rapidement de ces mouches, mais en balayant j’ai constaté qu’il y avait comme des petits haricots qui gisaient par terre. Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour comprendre qu’il s’agissait de cocons de mouches : des pupes ! 

J’ai cru au départ qu’il n’y en avait qu’à côté du coin poubelle, sauf qu’en fait, il y en avait absolument dans chaque coin de la maison. J’ai donc passé ma journée à tout nettoyer, j’ai déplacé tous les meubles pour les écraser puis les jeter. Tandis que je faisais le grand ménage, de nouvelles mouches sorties tout droit des pupes que je n’avais pas encore dénichées, s’envolaient tranquillement dans notre maison. A peine nées, elles n’étaient pas très réactives et j’ai pu heureusement les éliminer les unes après les autres. 

Après une journée entière à batailler, j’étais soulagée de constater que je n’avais plus de mouches et la maison n’avait jamais été aussi propre ! Le lendemain, nous avions un rendez-vous à l’hôpital avec le chéri (articles qui en parlent ici), donc nous sommes partis tôt de la maison pour nous y rendre : pas de mouches en vue, j’étais convaincue que tout était ok. Mais en rentrant, on s’est retrouvés avec plus d’une vingtaine de mouches vertes collées à nos fenêtres. Le chéri, qui n’était pas là la veille pour constater l’horreur, était abasourdi. C’était parti pour un second grand nettoyage : j’avais forcément manqué quelque chose. J’ai commencé à démonter les plaques collées en bas des meubles de ma cuisine. Horreur : c’était peuplé de pupes et de mouches. Là encore, tant bien que mal j’ai essayé de nettoyer comme je pouvais et de toutes les supprimer. Au fur et à mesure que je nettoyais de nouvelles mouches apparaissaient, j’avais le sentiment que je n’en viendrais jamais à bout. 

J’avais compris en faisant mes recherches que les pupes éclosaient lorsque la chaleur était assez forte. Il était donc logique que les mouches arrivent autour de 11h jusqu’au milieu d’après-midi. Ensuite, les températures baissaient et il y avait moins de mouches, celles-ci restant bien au chaud dans leur pupe… 

Après ce second jour apocalyptique, j’ai compris qu’on risquait le lendemain de se retrouver dans la même situation, et mon seul espoir était d’avoir exterminé les dernières pupes présentes dans notre maison : douces illusions. Entre temps nous avions acheté tous les produits anti-mouches disponibles en magasin. J’étais super embêtée car c’étaient en totale contradiction avec toutes les démarches que j’avais entreprises pour être plus respectueuse de l’environnement. En l’espace de deux jours, je ne comptais même plus le nombre de poubelles jetées et la quantité de produits cracras utilisés. 

Le lendemain, le nombres de mouches était encore plus important et moi je commençais totalement à paniquer : nous étions samedi, et il nous restait seulement un jour et demi pour nous débarrasser de ces pupes, une bonne fois pour toutes. Ce fut donc une troisième journée de nettoyage intensif et j’avais l’impression que les mouches ne me laisseraient aucun répit. 

Le quatrième jour, le chéri étant en vacances, il entrepris de démonter les plaques en bois que je n’avais pas réussi à atteindre. Et moi, je courais chez bricorama pour demander de l’aide. Un gentil vendeur voyant ma détresse m’a alors conseillé d’utiliser un fumigène anti-insecte et de fuir la maison pour quelques heures. 

Je vous résume donc la situation : 

Nous sommes dimanche matin, il est 11h00, notre maison est toujours infestée de pupes et de mouches, nous partons le lendemain pour 15 jours de vacances, et nous devons laisser un traitement fumigène agir pendant 6 heures et c’est le pire moment pour ça car nous n’avons absolument pas eu le temps de préparer nos valises (étant donné qu’on nettoyait). 

Ca a donc été une grande journée d’aventure : nous avons sorti les couettes et les oreillers dehors (car nous ne savions pas à quel point le produit utilisé était nocif et nous préférions éviter que notre literie en soit imbibée), nous avons pris notre chat, notre bouffe, nos fringues, et nous sommes partis en vitesse chez mes parents !

Evidemment avant de démarrer, il y a eu le petit moment de “panique” lorsque le chéri après avoir allumé les fumigènes m’a dit “j’ai oublié les clés” et est entré en trombe dans la maison qui s’enfumait… Pendant ces quelques secondes interminables à l’attendre, je me suis imaginée dans un film dramatique dans lequel une pauvre femme perdait son mari courageux parti sauver un petit chien dans une maison en feu (non je ne fais allusion à aucune série :p ). 

Finalement, nous n’avons pu retrouver notre très chère demeure qu’à partir de 18h00. Il a fallu l’aérer pendant 2 heures, donc nous y sommes véritablement entrée vers 20H00, et il fallait encore tout nettoyer ! Dans la cuisine, il y avait une cinquantaine de cadavres de mouches qui gisaient. Nous avons découvert que les pupes étaient pour la majorité cachés dans le fond de la cuisine aménagée, derrière des tuyaux et dans les plaintes de carrelages qui n’avaient pas été comblées. Tous ces endroits n’étaient évidemment pas accessibles… En démontant ces fameux meubles, nous avons aussi découvert plusieurs pièges à mouches qui appartenaient aux anciens propriétaires et également des emballages de déchets alimentaires qui n’étaient pas non plus à nous. J’étais très en colère, car j’ai donc compris qu’ils étaient très certainement au courant de ce problèmes de mouches et qu’ils n’avaient apparemment pas jugés bon de nous en parler. 

En me renseignant, j’ai découvert que les pupes pouvaient hiberner pendant l’hiver et patienter jusqu’à l’été pour se transformer en jolies mouches vertes. J’ai aussi appris qu’une mouche pouvaient pondre une quantité incroyable d’oeufs en quelques minutes. Nous n’avons pas une seule fois vu d’asticots dans la maison : ni dans la litière, ni dans la poubelle. Je ne comprends donc vraiment pas comment on a pu passé à côté d’une telle invasion. Une chose est sûre c’est que notre maison est certainement sujette à ce genre de soucis. 

En revenant de Bretagne, je ne craignais qu’une chose : que certaines mouches mutantes et dôtées de superpouvoir aient survécues et aient envahis les lieux. Heureusement, il n’en était rien : seulement quelques mouches gisaient encore sur le sol et aucune d’entre elles ne volaient. Cela fait maintenant plusieurs semaines que nous sommes rentrés et nous pouvons officiellement dire que notre maison n’est plus infestée : ouf ! 

Pour ma part, je reste traumatisée par cette événement : j’aère en étant très attentive à l’intrusion du moindre insecte. Et lorsqu’il s’agit d’une mouche je la chasse comme si j’étais dans le film “La mouche” (si vous ne l’avez pas déjà vu, il s’agit d’un classique d’épouvante bien dégueu/glauque durant lequel j’ai caché mes yeux avec mes mains). 

Et vous avez vous déjà fait face à ce genre d’invasion ? Avez-vous aussi envisagé de brûler votre maison et de refaire votre vie ailleurs ?

J'ai 28 ans, je suis enseignante et j'adore écrire. A travers mes articles j'aborde des notions qui me tiennent beaucoup à cœur telles que le féminisme, les relations sociales, l'environnement, le travail... Je vous raconte aussi quelques petites expériences de ma vie personnelle, tout en essayant d'apporter une petite touche d'humour même quand cela ne s'y prête pas toujours ! Actuellement prise en charge en PMA, je vous partage également mon vécu et les montagnes russes émotionnelles que je traverse.

8 Comments

  • Isabelle Frappier

    Oh non, le cauchemar!!! Je crois que j’aurais déménagé Illico! Ce n’est pas que j’aie peur des mouches mais il y a des limites au nombre que je peux tolérer…

    Je compatis avec toi, c’est assez stressant et désagréable comme mésaventure!

    • Olivia Ladybird

      Je suis comme toi, j’ai toujours flippé à l’idée d’être envahie, je pensais que le pire serait les cafards (pas encore testé et j’espère que ça n’arrivera jamais XD) mais je confirme que les mouches c’est déjà un certain level !

  • lysandra

    Personnellement je prefere les methodes douces et répulsives, et ce même vis à vis des mouches ou des moustiques..surtout que je trouve les mouches très jolies….Par exemple laisser les fenetres ouvertes lorsqu’il y en a beaucoup (en leur demandant gentiment de sortir…je rigole…à moitié). Cela leur permettra déjà de trouver plus facilement la sortie en suivant les appels d’air…Ensuite il existe des répulsifs naturels et de nombreuses astuces pour vivre en parfaite cohabitation (il faut que je fasse un article là dessus…)

    • Olivia Ladybird

      Euh je ne sais pas si tu as lu mon article en entier, mais si tu n’as pas compris, nous avons eu des centaines et des centaines de pupes qui s’étaient logées dans notre maison. Il ne s’agissait pas simplement de quelques gentilles mouches qui acceptaient tranquillement de sortir de notre maison. Certaines ont pondu dans nos légumes, on a dû jeter une corbeille entière. Les méthodes naturelles et les répulsifs n’étaient pas suffisants (car oui j’ai tenté le vinaigre d’alcool et le citron sur les pupes, mais ça ne les a pas empêché d’éclore). Et là encore je l’ai bien précisé dans mon article, on était dans l’urgence car on devait quitter notre domicile pour une quinzaine de jours.

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