Bavardages personnels,  grossesse

Grossesse, stress, allégresse, ivresse, cacatoès

Bonjour petit article blabla, car ces derniers jours il s’en est passé des choses et j’avais envie de vous en parler. 

Comme beaucoup d’entre vous savent déjà, à moins de découvrir le blog, tomber enceinte n’a pas chose facile. Naïvement, j’imaginais qu’après la FIV, si tout fonctionnait, j’allais sûrement vivre une grossesse de rêve. Je n’arrêtais pas de clamer haut et fort que je pouvais tout affronter : les nausées, les douleurs, la fatigue, si seulement j’étais enceinte.

Et j’avais raison sur ce point, je peux en effet tout affronter. Je suis quand même enceinte en plein Covid, j’ai eu le droit à plein de petits stress bien sympathiques du type : douleurs, saignements, malaises, chute…  avec passages réguliers aux urgences ! On m’a aussi diagnostiqué un diabète gestationnel dès le début de la grossesse, donc surveillance, surveillance… Sans parler du risque de pré-eclamplsie avec le petit traitement à l’aspegic et la prévention de phlébite à base de bas de contention de mamie super sexy. 

Je n’ai donc pas la grossesse la plus sereine, mais je sais que ce n’est pas la pire non plus : notre bout de chou se porte bien, il pète le feu même, danse la samba dans mon bidon et ça me remplit de joie. Je suis prête à tout affronter et j’affronte tout, même si je craque très souvent. 

Il y a deux semaines par exemple, j’ai dû faire une échographie de contrôle à cause d’une boule bizarre à l’aisselle. J’ai eu peur : rien de grave évidemment, juste une glande mammaire axillaire qui se développe, c’est courant pendant la grossesse. Mais j’ai attendu une semaine avant d’être certaine que ça n’était rien et je l’ai bien sentie passer : j’étais totalement anxieuse à l’idée d’avoir quelque chose de grave. J’essayais de rester rationnelle, de ne pas céder à la panique mais ça a été tout de même difficile d’être sereine… 

La semaine dernière, juste avant la Saint Valentin, on a appris que le chéri était cas contact et rebelote le stress. On a été obligés de s’isoler pendant presque sept  jours l’un de l’autre, car on ne savait pas si le chéri avait chopé le Covid, et moi en étant enceinte de six mois, et donc personne à risque, il fallait vraiment que j’évite d’attraper ce virus… 

On a donc passé une semaine séparés l’un de l’autre, mais dans la même maison, et franchement nerveusement, j’ai craqué plus d’une fois. J’essayais de me réconforter en me disant que je ne faisais pas tout ça pour rien et que j’avais un petit amour à protéger. Malgré ça, beaucoup de larmes, de frustration et un épuisement généralisé. 

Finalement, on a appris il y a deux jours que le chéri n’avait pas le Covid. On est soulagés, on a pu souffler un peu et se retrouver, ça nous a fait du bien. 

Il me reste encore trois mois à tenir avant l’accouchement, et quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises (et de mes peines) avec cette grossesse. J’ai totalement fait le deuil de la grossesse parfaite qu’on voit dans les pubs ou sur instagram. Pour autant, je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie et je sais que ce bonheur va encore sûrement croître plus que je ne l’imaginais. Donc je compose avec tout ça, j’accepte de craquer émotionnellement quand je n’en peux plus, et je m’autorise à sourire quand je suis submergée de joie.  

Et vous ? Avez-vous déjà ressenti toutes ces émotions contradictoires dans votre vie ? 

Ici, la vidéo vlog de la semaine dans laquelle je vous partage justement un peu de mon quotidien ! (Vous pouvez me suivre dans mes “folles” aventures hebdomadaires en vous abonnant :p)

J'ai 28 ans, je suis enseignante et j'adore écrire. A travers mes articles j'aborde des notions qui me tiennent beaucoup à cœur telles que le féminisme, les relations sociales, l'environnement, le travail... Je vous raconte aussi quelques petites expériences de ma vie personnelle, tout en essayant d'apporter une petite touche d'humour même quand cela ne s'y prête pas toujours ! Actuellement prise en charge en PMA, je vous partage également mon vécu et les montagnes russes émotionnelles que je traverse.

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