Partir de chez ses parents

Bonjour à tous !

Je me suis rendu compte qu’il s’était passé tellement de choses dans ma vie cette année que je ne vous en avais même pas partagé la moitié. Je souhaiterais donc commencer par parler de mon déménagement.

J’ai habité plus des vingt-cinq premières années de ma vie chez mes parents avec quatre sœurs et frères. On n’a jamais été à l’étroit, j’avais ma propre chambre, ça m’a permis de faire mes études sans craindre la moindre difficulté financière. Nous avions en général de bons rapports avec mes parents qui ont toujours voulu le mieux pour mes frangins et moi. Mais à partir d’un certain âge, même en y mettant de la bonne volonté, ça devenait pénible de continuer à vivre chez Papa-Maman. Bien qu’ayant de bonnes relations avec toute la famille, la cohabitation semblait tout simplement impossible.

Et j’ai donc projeté de déménager et début février, avec l’aide de mes parents, je me suis installée dans un petit studio dans la même ville, histoire de ne pas trop m’éloigner non plus !

Les premières semaines ont été compliquées car je n’avais pas tous les meubles qu’il fallait et que j’avais sous estimé le nombre de rangements nécessaires pour que les pièces soient un minimum ordonnées. J’avais pourtant anticipé de nombreux objets et meubles mais ça n’était pas suffisant et j’ai passé la majorité de mon temps à faire des allers-retours dans plusieurs magasins pour trouver ce dont j’avais besoin. J’ai été un nombre incalculable de fois à Ikéa au point que j’en ai fait une overdose et que j’espère ne plus y retourner avant des années…. Toutes ces dépenses ont eu évidemment des conséquences sur mon compte en banque, donc il s’agissait vraiment de faire des achats réfléchis et de ne pas prendre de risque dans mes décisions. Il y a évidemment tout de même eu des ratés, mais il faut bien faire certaines erreurs pour ne plus jamais les commettre ! Par exemple : inutile d’acheter un four micro-onde en pensant que la fonction four sera efficace : la tarte carbonisée sur le dessus et dont la pâte n’était même pas un peu cuite en témoigne…

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J’ai découvert aussi des inconforts que je n’avais pas prévus : à savoir partager la pression d’eau avec les voisins et avoir une gazinière minuscule, ou ne pas pouvoir étendre son linge autre part que dans le salon. Je souhaitais qu’il y ait un minimum d’harmonie dans l’appartement et j’ai donc du faire des choix comme privilégier le piano, les gros coussins plutôt que la table à manger et le canapé : après tout manger part terre ça n’est pas si mal….

Il a donc fallu que j’apprenne à m’approprier un lieu qui ne m’était pas encore familier. Petit à petit j’ai installé mes objets, investi dans de la décoration, réaménagé les pièces pour me sentir finalement totalement chez moi.

Je m’y sens désormais très bien, je profite d’avoir plus d’autonomie et d’intimité. Je dors beaucoup mieux qu’avant, je ne sais pas trop pourquoi mais je suppose que cela signifie que je suis à l’aise et en confiance dans le studio. J’ai adopté un rythme bien plus régulier que lorsque je vivais chez mes parents : je me couche rarement après minuit et je me lève relativement tôt, même le week-end pour profiter de toute ma matinée. Je fais du sport au moins trois fois par semaine et je cuisine un peu plus. Bref, j’ai adopté ma petite routine de vie bien à moi et c’est très agréable.

Le petit bonus, c’est que désormais je me réjouis de voir mes parents et que je profite vraiment de passer du temps avec mes frangins.

Le seul hic, c’est la solitude que d’emménager dans un appartement a engendré, notamment le fait de ne plus vivre avec une présence animale. Mais ça je vous en parlerai dans un prochain article !

Et vous, des projets de déménagement cette année ?

Séries du mois de juin

Bonjour !

Je fais désormais des petits podcasts sur Soundcloud, essentiellement pour présenter des séries, lectures, applications ou toutes autres choses dont j’aurai envie de vous parler de manière plus légère qu’en article. Je commence tout juste et il y a des choses à améliorer, donc si vous avez des conseils n’hésitez pas. Pour intégrer ces podcasts au blog, je créerai chaque mois un article regroupant tous les enregistrements vocaux. Je les ajouterai au fur et à mesure qu’ils seront publiés.

J’ai un peu tardé pour ce mois-ci mais voici donc les premières publications de juin, sachant que le titre de l’article et son contenu changeront régulièrement.

Bonne écoute !

Côté séries :

Écoute la petite alarme #relationsfoireuses

C’est assez ironique finalement, d’écrire quelque chose sur les relations alors que j’ai toujours eu l’impression d’être la dernière personne à pouvoir parler de ce sujet, au regard de mes nombreuses déceptions, que j’ai souvent perçues comme des échecs personnels. Mais justement, je souhaiterais faire part des mes expériences, car j’ai le mérite de m’y connaître en mauvaises décisions. J’ai angoissé, j’ai pleuré et je me suis souvent torturé l’esprit, alors qu’il aurait été bien plus facile d’accepter que certaines relations n’aient aucun sens, plutôt que de perdre du temps, et à moyen terme de me faire du mal.

J’ai eu pas mal de relations et surtout des relations foireuses. Faut dire que j’étais attirée par de sacrés cons (et les cons me repéraient à des kilomètres). Quoiqu’il en soit j’étais en partie responsable de l’échec de chaque relation car systématiquement, j’ai choisi de rester malgré la petite alarme qui hurlait au fond de moi.

Cette petite alarme, tu la connais, elle se met en route dès que tu sens que quelque chose cloche (et c’est le cas de le dire) chez la personne que tu as en face de toi. Elle sonne plus ou moins fort. Souvent assez fort pour que tu sois obligée de l’écouter, d’autres fois elle se fait relativement discrète et tu choisis de l’ignorer.

Tu laisses alors l’alarme sonner jusqu’à ce qu’elle s’arrête totalement de fonctionner. En général, à ce moment-là, il est déjà trop tard car tu n’auras plus assez de recul pour te sortir de la situation sans qu’il n’y ait de dégâts sur ta propre personne.

Quand tu auras vécu et mis fin à ton expérience désastreuse, tu vas peut-être repenser à la petite alarme  et regretter de l’avoir ignorée. Mais ça ne t’empêchera pas forcément de refaire la même erreur et je ne te blâmerais pas.

On n’est pas là pour se donner des coups de fouet et pour se juger. On a tous et toutes été poussés à faire des choix plus ou moins irrationnels, qui sont souvent liés à nos angoisses, nos semi névroses, et on ne va pas s’étaler et partir dans une psychanalyse de nos actes manquées.

Le problème vient du fait qu’on fuit le plus souvent ce son entêtant car à défaut de le comprendre on choisit de ne plus l’entendre. On ne s’explique pas forcément pourquoi elle s’est déclenchée, cette fameuse alarme. Et il est donc difficile de traduire le message que notre inconscient essaye de nous transmettre.

Alors, on a tous nos propres valeurs  et je ne peux pas vraiment donner un exemple qui conviendra à tout le monde. Mais supposons que tu cherches à vivre une relation basée sur une fidélité mutuelle et que tu rencontres un type qui te dit :

« Ouai, je t’apprécie beaucoup mais j’ai peur de te faire du mal » En vrai, tu peux te demander pourquoi un gars, que tu ne connais depuis même pas une semaine, te dit déjà ça. Mais à ce moment-là, tu ne vas pas forcément voir le mal, tu vas peut-être même te dire que c’est mignon, car il est soucieux de ton bien être.

Mais si après ça il rajoute :

« Parce qu’en fait, mes relations se sont systématiquement terminées parce que je trompais mes copines en soirée. » Bon bah voilà tout est dit, tu as en face de toi un infidèle assumé, qui prend soin de te prévenir du chemin que prendra votre relation. Cela paraît évident, mais toi qui vis cet instant, tu as bien entendu ton alarme interne et tu n’y a rien compris, alors difficile de choisir entre l’écouter ou l’ignorer…

Il ne s’agit pas d’identifier au plus vite la personne qu’on a en face de soit afin de savoir à qui on a affaire, ni même de découvrir ses moindres défauts et faiblesses. Il faudrait plutôt apprendre à se connaître soi-même. Quelles sont tes attentes ? Si tu ne sais pas ce que tu veux, il y a fort à parier que tu sois déçue. Penses-tu trouver ce que tu cherches dans cette relation ? Tu n’auras peut-être pas tout de suite de réponse, mais ça te permettra d’avoir au moins un aperçu de ce que tu peux ou ne pas accepter.

Et sinon, on fait quoi ?

En attendant, à défaut de comprendre les signaux, moi, je les compte. Au bout de trois sons d’alarme, je lâche l’affaire, même si je me sens totalement charmée par la personne en question. C’est le signe pour moi qu’il ne faut pas trop jouer avec le feu. Et souvent je ne me trompe pas.

J’appelle ça mon radar à plan foireux : trois sons = plan foireux !

Et toi, il fonctionne comment ton radar à plan foireux ?

#01 Quête de l’écriture : le syndrome de la page blanche

Lorsqu’on me demande ce qui me passionne, je mentionne automatiquement l’écriture. Quand j’étais gamine, je débordais d’imagination et j’adorais inventer des histoires. Puis les blogs sont arrivés sur internet et j’ai très rapidement commencé à rédiger des articles : j’écrivais un peu tout ce que j’avais envie sans trop me prendre la tête.

Aujourd’hui, mon rapport à l’écriture est plus compliqué car je suis atteinte du syndrome de la page blanche. Par conséquent, je n’écris plus aussi souvent que j’aimerais et à des fréquences relativement aléatoires. Je manque cruellement d’inspiration : pourtant j’ai des idées, mais très peu m’inspirent. La plupart du temps, je les laisse de côté, sans même essayer de développer leur éventuel potentiel. Je les place dans un coin de ma tête et je les oublie plus ou moins rapidement. Au mieux, elles croupissent dans un dossier de mon ordinateur.

Par exemple, j’ai plein d’articles, un peu personnels et très ciblés, comme celui-ci, que j’ai beaucoup de mal à rédiger et à poster car même s’ils m’importent, il y a une sorte de malaise que j’ai du mal à expliquer. Je les sens peu dignes d’intérêt pour quelqu’un d’autre que ma personne. Et dans ce cas, si ces sujets n’intéressent que moi, à quoi bon les publier à la vue de tous ? Et même, à quoi bon envisager de les écrire ? L’année dernière, j’avais tenté d’écrire des choses qui ne m’emballaient pas spécialement, juste histoire de dire que je ne laissais pas ce blog à la dérive. Mais le résultat ne me convenait pas, et j’ai fini par supprimer les articles en question définitivement, tant ils me rebutaient.

Il y a aussi des sujets qui m’intéressent beaucoup, mais dont mes connaissances laissent à désirer : j’ai des idées, des arguments, mais pas assez de contenu pour écrire un article qui tienne la route. Ou tout simplement, je ne me sens pas assez légitime pour aborder certains thèmes qui me semblent inaccessibles. Il en résulte donc que je n’envisage que des sujets que je connais vraiment. Je me sens donc très limitée dans mes choix qui risquent à certain moment de m’ennuyer.

Enfin, je suis devenue très exigeante avec moi-même au fil des années, et je sens bien que mes compétences en matière d’écriture peuvent être améliorées. Je suis parfois tellement angoissée à l’idée de ne pas savoir quoi ou comment écrire et de me retrouver devant mon ordinateur sans rien trouver d’intéressant à dire que je repousse sans arrêt ce moment d’écriture. C’est dommage, car ce qui est censé être ma passion est devenue une source de stress, de déception et de remise en question.

Mais, je souhaite désormais aborder et explorer le sujet de l’écriture autrement. Il s’agit donc d’un article introductif pour annoncer la mise en place d’une série de textes que je nommerai : la quête de l’écriture. Ce sera donc un projet très personnel, mais qui j’espère, me permettra de me réapproprier cette activité, de m’enrichir et de m’épanouir.

Parole de femmes.

En tant qu’enseignante, je me suis inscrite à de nombreux groupes pour les professeurs des Écoles sur lesquels on échange nos astuces, conseils, supports d’enseignement et où on plaisante plus ou moins sur notre boulot et nos élèves.

Il y a quelques jours, en regardant mon fil d’actualité, je suis tombée sur la publication suivante, provenant d’un de ces fameux groupes d’enseignants :

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Sous cette publication, le commentaire d’une collègue : « C’est sexiste, comme blague ». Et en réponse à celui-ci : « Mais n’importe quoi, c’est juste une petite blague » « Celui qui a publié ça est un mec adorable et rigolo, si tu le connaissais, tu saurais qu’il n’est pas macho pour un sous » « Je suis une femme et je ne suis pas choquée par cette blague » « C’est juste pour rire, faut arrêter de tout prendre au sérieux, c’est juste du second degré ». D’autres commentaires suggéraient que c’était un peu « foutre la merde » de dire que la publication était sexiste, et que dans ce groupe on était là pour s’amuser et qu’il s’agissait d’une ambiance bonne enfant…

J’ai évidemment eu un avis très tranché : il s’agissait pour moi d’une publication pas très fine utilisant un cliché franchement sexiste qui ne me faisait pas rire du tout. Alors pourquoi cette publication m’a-t-elle dérangée tandis qu’une majorité de gens l’ont trouvée mignonne et tout à fait innocente ?

Tout d’abord, je suppose qu’en tant que féministe, je suis bien plus sensibilisée à la question du sexisme ordinaire et plus attentive aux clichés qui flottent autour de nous. Cette publication m’est apparue comme une énième plaisanterie sexiste de mauvais goût. Et à force d’en entendre (et d’en lire, merci les réseaux sociaux), je dois bien dire que je suis lassée et que je n’ai plus envie d’ignorer ou de prendre les choses « à la légère ».

 

Pourquoi cette bague n’est-elle pas si innocente que ça ? 

Le cliché de la fille ou femme bavarde, est présent en permanence dans notre société : dans les publicités, les séries, les films… La « pipelette » est en général incarnée par une jeune femme souvent insupportable, plutôt jolie et pourquoi pas blonde (soyons dans les clichés jusqu’au bout). Elle parle évidemment pour ne rien dire, a un débit de parole insensé, au point qu’on se demande comment elle fait pour respirer. Elle a souvent un petit ami qui fait semblant de l’écouter et qui lui répond par quelques soupirs réguliers. Lorsque les « pipelettes » se retrouvent entre elles, on observe un amas de filles en train de piailler (comme nos petits oisillons de l’image) et on entend un bruit désagréable, impossible à décrypter et donc souvent sans intérêt.

 

Quelle place donnons-nous à la parole des femmes ?

Un des clichés qui va donc de paire avec celui de la femme « bavarde », c’est celui de la femme qui n’a rien de bien intéressant à dire. On est là dans un stéréotype qui nous fait énormément de tort, car il ne s’agit plus d’une plaisanterie. La parole d’une femme est très souvent décrédibilisée de par son sexe, dans tous les domaines. On observe également un autre stéréotype qui questionne une fois de plus la légitimité des femmes à prendre la parole : la femme est une commère qui parle de manière insidieuse dans le but de causer du tord, colporter des ragots et des rumeurs. À quoi bon la laisser donc parler si c’est pour l’entendre « cracher son venin » ?

Quelques exemples relatant du peu d’importance que l’on donne à la parole d’une femme : la députée Aurore Bergé a été récemment vivement critiquée et ridiculisée car selon certains, sa robe était bien trop courte pour que ses arguments politiques aient le moindre intérêt. En politique, les femmes sont d’ailleurs très souvent tournées au ridicule et leur parole remise en question, à travers des arguments liés à leur sexe et ça n’est pas un hasard. Un autre exemple très parlant qu’il n’est pas rare d’observer à en voir la quantité de témoignages sur #PayeTaPolice, ce sont les victimes de violences sexuelles dont on ne prend pas la plainte au sérieux ou qu’on accuse parfois d’être des menteuses. Sans parler des femmes féministes que l’on traite généralement de « grandes gueules » qui se plaignent pour des choses « pas si graves » : cela a pour conséquence que leur discours est beaucoup moins pris au sérieux et a moins d’impact.

 

Et l’éducation et l’école, dans tout ça ?

Malheureusement dans notre société, dès la naissance, les enfants entendent les adultes plaisanter et répéter combien les filles sont de vraies moulins à parole. Ces clichés sexistes sont donc intégrés dès l’enfance et ne sont jamais remis en question. On brime aussi les petites filles qui doivent répondre à de nombreux impératifs : être sages, se tenir tranquilles, être appliquées et respectueuses… On juge souvent les gamines un peu trop dynamiques, tandis qu’on dit qu’un petit garçon agité a besoin de se dépenser et que c’est « normal ». Je n’ai pas énormément de recul sur la question, mais déjà en quelques mois d’enseignement en élémentaire, j’ai pu observer ceci : en classe, une majorité de garçons  interviennent sans lever la main, parlent fort, parfois crient et coupent la parole (souvent celle des filles par ailleurs). Les jeunes filles souvent très discrètes, attendent leur tour pour parler et n’osent parfois pas participer. Lorsque l’on met en place des groupes de travail, ce ne sont pas les filles qu’on entend le plus, mais les petits garçons. De plus, j’ai souvent du intervenir car certains refusaient d’écouter les arguments de leur camarades féminines. On pourrait donc envisager que dès leur plus jeune âge,  les enfants, selon leur genre, intègrent plus ou moins une légitimité à la parole.

 

Je n’ai pas pour prétention de m’y connaître beaucoup sur le sujet et je donne simplement mon avis. Je souhaiterais conclure que selon moi, toutes ces « petites » plaisanteries sexistes véhiculées durant notre enfance sont responsables en partie de clichés bien plus graves qui nous décrédibilisent une fois adultes.  On pourrait donc peut-être éviter d’enfermer les enfants dans des cases, valoriser les petites filles pour qu’elles aient plus confiance en elles, les inciter à s’exprimer, et favoriser la communication et l’écoute entre eux.

 

 

Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.

Jules Renard.

La Cigale et la Fourmi – Slut-shaming

La cigale, ayant dansé toute la nuit,
Se trouva fort dépourvue,
Lorsqu’elle trouva dans son lit,
La présence d’un intrus.
Pas un seul petit souvenir,
De la soirée, ne put lui parvenir
Mais une douleur sanglante et aiguë
Indiqua ce que durant cette soirée, elle avait vécu.
Elle courut chez sa voisine fourmi,
Confier sa mésaventure de la nuit,
La priant de l’écouter,
Et de partager sa peine :
« Il m’a abusée, lui dit-elle »
La fourmi n’est pas bienveillante,
C’est là un de ses plus grands défauts :
« Où étiez-vous, minuit sonné ? »
Lui demanda-t-elle.
« En ville, je m’amusais et je dansais,
Ne vous déplaise »
« Vous dansiez ? Dans cette tenue ? J’en suis fort aise !
Récoltez ce que vous semez, maintenant ! »
Et elle lui claqua la porte au nez.
En se disant qu’elle l’avait bien cherché.
La fourmi, partit à ses occupations,
Sans remarquer l’intrusion d’un malotru.
Celui-ci l’attrapa par les antennes,
Lui prit sa vertu,
Sans lui demander la permission.
La fourmi choquée et apeurée,
Courut chez la cigale pour s’excuser.

 

Mesdames, Messieurs,
Cessez de juger les victimes :
Exister n’est pas un crime,
Pointez plutôt du doigt les responsables,
Ceux qui guettent dans le noir,
Le moment opportun pour attaquer leur proie,
Choisissant les plus fragiles et isolées,
Sans se soucier des souffrances infligées.

Question de pâtisseries

” Bonjour je voudrais un éclair au café s’il vous plaît.
– Et moi une tarte au citron.
– Ah, je ne savais pas que tu aimais les tartes au citron !
– Désormais tu sais ahah, tu t’en doutais même pas un peu ?
– Maintenant que j’y pense, peut-être qu’en effet, certains signes auraient du m’alerter.
– Mais ça te pose un problème que je n’aime pas les éclairs au café et que je préfère les tartes au citron ?
– Non pas du tout, t’inquiète pas, je suis très tolérante et j’accepte que les gens soient différents et n’aiment pas tous les mêmes pâtisseries ! Les gens ont le droit d’aimer la pâtisserie qu’ils veulent et personne ne devrait les en empêcher !
– Tu as l’air contrariée pourtant…
– Nan mais ça me pose question…
– A propos ?
– A propos de mon propre rapport aux pâtisseries…
– Comment ça ?
– Bah tu vois, moi j’aime vraiment beaucoup les éclairs au café, j’aime leur saveur, l’amertume du café délicieusement mélangé à la crème pâtissière, le glaçage sucré qui fond dans la bouche… Mais parfois, il m’arrive de penser à une crème au citron et d’avoir très envie d’y goûter.
– Et pourquoi tu n’essayes pas ?
– Bah, j’aime déjà les éclairs au café ! Alors d’accord, c’est vrai que parfois, j’ai quelques déceptions et j’en suis pas entièrement satisfaite, notamment je suis pas une grande fan de la pâte à chou… Mais quand même, je ne pourrai me passer d’éclairs au café !
– Rien ne t’oblige à arrêter de manger des éclairs au café, mais pourquoi t’empêcher d’essayer les tartes au citron ?
– Oui mais quand même, c’est déjà pas bien vu de montrer qu’on aime les tartes au citron, tu imagines si les gens apprenaient que j’aime en réalité les éclairs au café ET les tartes au citron ?
– De quoi as-tu peur exactement ?
– Bah ça me fait passer pour quelqu’un d’instable, non ? Qui aime manger à tous les râteliers…
– Mais non ! Ça prouve juste que tu aimes les pâtisseries ! Y a pas de mal à être gourmand que je sache, et en plus tu n’as même pas essayé ! Ça se trouve en y goûtant, tu découvriras que ça n’est pas du tout ta tasse de thé et que tu es bel et bien une adepte de l’éclair au café !
– Oui c’est vrai, mais c’est justement ça qui me fait peur, de goûter un jour à la tarte au citron et de réaliser que je la préfère bien plus à l’éclair au café… Ou pire, que je n’ai jamais aimé les éclairs au café et que je m’étais trompée pendant toutes ces années…
– En quoi serait-ce si grave ?
– Ça remettrait en question toute mon identité…
– Tu préférerais rester toute ta vie à manger quelque chose que tu penses aimer, tout en ayant très envie de goûter à autre chose ?
– N’empêche, je ne sais pas si j’oserais passer le cap de la crème acidulée.
– Rien ne t’oblige à te précipiter : écoute ton cœur et tes envies, et si un jour dans la vitrine, une tarte au citron te donne trop envie et que tu te sens prête, lance-toi !”

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Le petit prince, chapitre XX

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Je me sens comme ces roses, toutes plus banales les unes que les autres. Ces bien jolies roses qui n’intéressent personne tant elles sont nombreuses. De temps en temps, quelqu’un s’arrête quelques secondes, pose un regard distrait sur moi, et puis s’en va. Je n’ai rien de plus que les autres, je me fonds dans la masse et personne ne m’a cueillie, personne ne me chérie, personne ne me protège du vent ou des moutons. Je ne suis rien d’autre qu’une petite fleur, dont les épines se cassent, à force d’être manipulée par des rois qui ordonnent, des vaniteux en besoin d’admiration ou des businessmans qui ne pensent qu’à posséder une rose de plus.

Il fait nuit et il est tard. Il pleut. Je vais me blottir dans ma couette en pensant à un petit prince qui m’emmènerait regarder les couchers de soleil…

La gazelle et le croco – Harcèlement de rue

Dame gazelle, dans sa savane sauvage,
S’abreuvait près d’une source isolée
Monsieur Croco , à la vue de cette beauté,
Lui tint à peu près ce langage :
« Et bonjour, mademoiselle la gazelle
Que vous êtes charmante ! que vous me semblez craquante!
Sans mentir, votre arrière train
Se rapporte si bien à vos petits airs coquins
Que je pourrai bien vous prendre de gré ou de force, ne vous déplaise ! »
A ces mots, la gazelle est loin d’être en joie
Fière, mais fort contrariée,
Elle s’éloigne du croco en faisant mine de l’ignorer
Frustrée, le croco ne resta pas sans voix
Il rattrapa sa victime et reprit de plus belle
« Vous êtes fort malpolie
Votre Maman ne vous a-t-elle pas appris à dire merci ?
Ignorez-vous à qui vous parlez ?
Vous devriez être reconnaissante que je daigne vous regarder ! »
Le croco bouscule alors violemment la gazelle
Qui tombe à la renverse, sidérée devant tant d’agressivité
Le monstre ouvre un large bec prêt à dévorer la belle

Un jeune lionceau passant par là, découvre la scène avec effroi,
Il se précipite vers le prédateur affamé
Et lui coince un bâton dans le gosier
Paniqué, le croco laisse enfin tomber sa proie
Après quelques instants et face à la foule qui s’était formée

img_20160920_195441La gazelle se ressaisit et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout harceleur n’a pas sa place ici
Gazelle, singe, hippo, éléphant, girafe…
Aussi nombreux et différents que nous sommes
N’avons-nous donc pas le droit de vivre en liberté ?
Ne pouvons-nous pas nous balader sans être agressés ?
Ne méritons-nous pas tous d’être traités avec respect ? »

Honteux et confus
Le croco se retira
Mais on ne sait
Si la leçon fut retenue…

4 astuces pour ressortir de chez le coiffeur avec la coupe que vous souhaitiez

Kikou kikou (faudra vous y faire, je vais commencer tous les articles avec une expression de ce genre !)

Pour moi, l’année 2016 avait commencé par un gros fail capillaire (cheveux zébrés, décoloration pourrie ayant bien tout abîmé et le prix de la prestation qui avait fini de m’achever). Moi qui allais souvent chez le coiffeur à reculons, autant vous dire que cette expérience m’a littéralement traumatisée (j’ai même eu besoin d’alcool et d’antidépresseur pour oublier ma peine !)

Depuis, j’ai fait plusieurs colorations et de nombreux soins pour rattraper les dégâts, et j’ai fini par retourner dans un autre salon pour avoir une tête décente (d’ailleurs big up à la coiffeuse qui a en grande partie rattrapé tout ça). Mes cheveux se portent beaucoup mieux mais la rentrée approche. Ma tête va sûrement bientôt refaire l’objet de réductions pileuses et il n’est pas question que je me fasse encore une fois marcher sur les pieds par une coiffeuse qui n’en fait qu’à sa tête (et c’est le cas de le dire !)

C’est pourquoi j’ai listé et décidé de partager avec vous 4 trucs et astuces pour ressortir de chez le coiffeur la tête haute (faut vraiment que j’arrête avec les jeux de mots pourris, hein)

1- La technique bienveillante de l’explication

Rien de plus facile, il vous suffit de venir calmement à votre rendez-vous et d’expliquer à la coiffeuse exactement ce que vous cherchez, au détail près ! Vous pouvez même lui montrer quelques photos, histoire qu’elle ait une idée précise de ce que vous attendez. Et ainsi vous ne risquez plus qu’elle ne vous rate.

… Bon ok, on se l’accorde, si cette technique était aussi efficace, je n’aurai même pas besoin d’écrire un article.

Mieux vaut donc ne pas hésiter à coupler cette technique avec une des deux autres méthodes que je vais citer ci-dessous :

2- La personne d’influence

Là encore, rien de bien compliqué surtout si vous savez mentir : vous n’avez qu’à faire croire à votre coiffeuse que vous êtes une personne de grande influence et que vous avez beaucoup de contacts (notamment des contacts très célèbres qui seraient justement à la recherche d’un coiffeur !)  N’hésitez pas à y aller dans le mensonge, les coiffeuses sont souvent des personnes très naïves et vous ne devriez pas avoir de mal à leur faire croire n’importe quoi. Le but de cette technique étant d’intéresser la coiffeuse (c’est bien connu, les coiffeuses sont des opportunistes) par vos fausses promesses afin qu’elle se donne corps et âme pour que vous sortiez satisfaits du salon.

3- La récompense

Vous connaissez la méthode Pavlov ? Il s’agit de conditionner la personne en lui donnant une récompense lorsqu’elle a fait l’action attendue. Ainsi, la personne récompensée finira pas enregistrer inconsciemment qu’elle bénéficie d’avantages lorsqu’elle effectue un tel acte et intégrer celui-ci comme un réflexe Vous pouvez par exemple donner un bonbon à votre coiffeuse à chaque fois qu’elle aura réussi votre coupe !

(Attention, cette méthode n’a pas le meilleur taux de réussite et s’effectue sur du long terme. De plus, elle sera bien plus efficace si votre coiffeuse est un enfant ou un chien ! Autrement, elle se demandera sûrement pourquoi vous lui donner un haribo à chaque fin de séance…)

4- La menace

C’est la plus radicale mais également la plus efficace. Comme je le dis souvent : “on est toujours mieux servi par quelqu’un d’effrayé !” Alors pourquoi se priver ? Là encore, laissez déborder votre imagination ! Dans les classiques, vous pouvez la menacer de brûler son salon et elle avec. Mais vous pouvez vous laisser tenter par des menaces plus créatives : “rate pas ma coupe sinon je te fais avaler tes ciseaux” ou encore “si tu me rates, je te fais une boule à zéro”.

Voilà avec ça, vous êtes prêts pour affronter ce terrible endroit qu’est le salon de coiffure et en ressortir vainqueur !

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Surtout n’hésitez pas à me faire par de vos déboires capillaires, je me sentirai moins seule !

Ps : Dans cet article, j’ai dit “coiffeuse” alors que j’aurai pu dire “coiffeur” mais c’est pas de ma faute, c’est à cause de la société qui donne un genre aux métiers ! (elle a bon dos la société, elle a bon dos !)

Ps 2 : J’ai entendu parlé d’un truc…  comment ça s’appelait déjà ? Ah oui ! Le second degré ! Quelqu’un peut m’expliquer ce que c’est au juste que ce machin-là ?