Bonjour, je suis féministe

Lorsque je veux cerner rapidement et efficacement une personne que je viens de rencontrer, souvent je lui glisse le plus subtilement possible que je suis féministe et j’attends de voir sa réaction.

Pourquoi je fais ça ?

Avant je n’osais pas trop partager mes convictions rapidement, mais finalement il m’est très souvent arrivé de réaliser que je ne connaissais pas du tout les personnes que je côtoyais, même depuis plusieurs mois. Il valait donc mieux être authentique dès le début.

Et je me suis également rendu compte que le féminisme était pour moi une valeur trop forte pour que je la garde cachée au chaud et protégée des remarques et réflexions : en effet cela me demande toujours un effort de partager mes principes, en sachant que l’opinion populaire diabolise les féministes, voire les ridiculise. Par exemple, je ne supporte plus le terme féminazie, je le trouve très blessant et agressif. C’est très ironique d’ailleurs, car souvent je me le prends en pleine face lorsque j’ai le malheur d’apporter des arguments qui tiennent la route et que mon interlocuteur sent qu’il perd pied. Il me balance alors son joker, pas moins ridicule que violent « Eh là, la féminazies, faut se calmer, hein ! ». En général après ça il n’y a plus de dialogue possible.

Pour revenir au sujet de l’article, désormais je me débrouille pour caser dans la conversation rapidement que je suis féministe. Et le fait est que les réactions en disent long.

J’ai remarqué que les personnes confrontées répondaient de trois manières différentes :

  1. Elles étaient aussi en accord avec les valeurs du féminisme, voire se revendiquaient déjà féministes et dans ce cas il n’y avait rien de spécial à dire à part que c’est toujours cool de se comprendre.
  2. Elles ne se considéraient pas spécialement féministes mais faisaient preuve d’intérêt pour le sujet. Elles étaient à l’écoute, avaient envie d’échanger, ne s’opposaient pas à tous les arguments sous prétexte qu’elles ne se sentaient pas forcément concernées. Par exemple, j’ai rencontré pas mal d’hommes, qui ne s’étaient jamais positionnés, ou même jamais posé la question du féminisme, mais qui, lorsqu’on leur parlait de ce sujet avait l’esprit ouvert, interrogeaient pour comprendre notre positionnement, reconnaissaient nos arguments, donnaient leur point de vue en toute bienveillance etc. C’est particulièrement agréable d’échanger avec des personnes comme ça car on a l’impression qu’on peut faire vraiment évoluer les mentalités, que tout n’est pas figé entre les gens qui approuvent ceux qui n’approuvent pas.
  3. Et enfin nous allons parler de la troisième catégorie de personnes , celles avec qui on a l’impression que la discussion n’a aucun intérêt, qu’argumenter ne servira qu’à nous faire perdre de l’énergie, voire pire, pourrait avoir un impact négatif sur notre mental. Ce sont des personnes pour qui l’opinion a déjà été toute faite, qui ne veulent certainement pas la remettre en question ou y réfléchir.

Souvent quand je me retrouve confrontée à cette troisième catégorie de personne je perds littéralement tous mes moyens. Ça n’est pas trop mon truc de débattre, j’aime écrire simplement par le fait que j’ai le temps de bien poser mes arguments et surtout parce que personne ne va me couper la parole en plein milieu de mes propos pour me lancer que je ne suis qu’une féminazie et que je suis ridicule. Et là encore quand on me traite de féminazie, je pense que je pourrais presque choisir d’en rire, car l’insulte n’est plus vraiment originale et qu’elle n’apporte absolument rien au débat si ce n’est de le clore.

Mais je ressens parfois une véritable perversion de la part de certaines de ces personnes qui prennent un malin plaisir à démonter tous les arguments un à un, plus ou moins habilement et de manière très malsaine. Je pense qu’elles profitent là du fait que moi-même je n’ai pas assez confiance en moi pour m’imposer, et que j’ai facilement tendance à pleurer lorsque je m’énerve. J’ai vraiment du mal à comprendre ce qui motive ces personnes-là à vouloir systématiquement être rabaissants avec les gens qui ont des convictions divergentes des leurs : moi je ne fais pas ça, je pourrais pourtant, être cinglante, couper la parole, rire des arguments de l’autre comme s’il s’agissait de la plus grosse connerie entendue… Mais je ne le fais pas, parce que je n’ai pas envie d’être méchante et parce que je suis aussi convaincue que pour donner envie aux personnes de réfléchir à mes propos il faut être dans l’éducation et non pas dans l’humiliation.

Bref, je diverge certainement un peu, la conclusion de tout ça c’est : partager ses convictions rapidement ça peut potentiellement faire très mal, mais ça a l’avantage de savoir qui on a exactement en face de soi,et de pouvoir s’éloigner des personnes qui pourraient être malveillantes à notre égard.

Féminisme, écologie, c’est la même chose : il y aura toujours quelqu’un pour nous dire qu’on brasse de l’air, qu’il n’y a rien à faire, qu’on n’est pas si mal lotie et je ne sais quelles autres c……..

Et je voudrais terminer avec un message d’epoir très simple : on n’est pas seul.e.s à vouloir d’un monde meilleur, plus juste et plus sain. On est pas tout.e.s seul.e.s et on peut se serrer les coudes !

Et vous quelles sont les remarques humiliantes ou contre-productives auxquelles vous avez été confronté.e.s ?

Ecologie, la prise de conscience #01 : bilan de décembre

Bonjour si vous avez raté l’article d’introduction sur l’environnement, je vous invite à le lire ici !

J’ai donc bien conscience que la chose primordiale à faire afin de m’engager efficacement dans l’écologie, c’est d’abord de me renseigner. Mais nous conviendrons tous, qu’il ne s’agit pas non plus d’attendre avant de changer certaines habitudes dans ma vie simples, sous prétexte qu’on n’est pas à 100% informée des enjeux écologiques. Donc je commence par m’occuper de quelque chose de facile, à savoir : les déchets !

L’équation est simple : déchets = des trucs dont on ne sait que faire et dont on n’a plus l’utilité et qui peuvent potentiellement finir dans la nature et déranger son équilibre.

On n’a pas trop besoin d’être intelligent pour comprendre que diminuer sa production de déchets ne peux être que bénéfique pour notre environnement. Pendant le mois de décembre j’ai donc déjà fait un petit travail d’introspection chez moi, et j’ai évalué combien de poubelles je remplissais en un mois. Il s’agit de sac poubelle d’environ 40 L et j’entends par là que ce sont des déchets qui ne sont pas recyclés. Nous sommes deux personnes dans notre foyer, et nous nous sommes débarassés de neuf poubelles en tout. Alors j’ai voulu comparer avec la moyenne de déchets ménagers par habitant en France, mais en fait il aurait fallu que je pèse mes poubelles et ça je n’y ai clairement pas pensé avant. Et en soit ça n’est pas bien grave car mon objectif n’est pas nécessairement de me comparer aux autres, mais de remettre en question ma propre production de déchets. Et je me remets donc à nouveau à compter pour janvier, l’objectif étant d’avoir diminué le nombre de poubelles d’ici la fin du mois.

Le gaspillage…

La seconde chose que j’ai surveillée pendant tout décembre ce sont tous les aliments gâchés que nous avons achetés et que nous n’avons pas consommés à temps. Car on parle beaucoup du gaspillage alimentaire notamment dans la grande distribution, et j’estime qu’il est judicieux d’apprendre à être plus regardant dans son propre foyer à ce propos et de se remettre en question. Il y a aussi un aspet économique à ne pas négliger : tous ces aliments jetés, ce sont des aliments qui ont été payés, donc il s’agit d’argent qui a été dépensé pour rien. J’ai donc noté, tout ce qu’on avait jeté bêtement à la poubelle, et je ne suis pas vraiment fière. Il s’agissait majoritairement de légumes et de fruits qu’on a laissé pourrir, des briques de lait quasiment pleines qu’on a à peine consommées, des restes de plats… et tout ça c’est majoritairement causé par le fait, qu’on a tendance à acheter beaucoup de courses d’un coup, à remplir nos frigos et racheter derrière alors qu’on a encore plein de choses à manger… Il y a aussi une énorme part de flemme. Par exemple, il est arrivé qu’on ait pas envie de cuisiner, et on a choisit la facilité : acheter à l’extérieur ou réchauffer un plat surgelé plutôt que d’éplucher trois carottes ou laver le reste de salade. J’ai vraiment honte de partager tout ça sur mon propre blog, mais j’estime aussi que je dois assumer et me responsabiliser par rapport à ça : il faut clairement qu’on apprenne à nous organiser dans nos courses alimentaires et à mieux connaître la conservation des aliments. Voilà, je ne pense pas que tout ça sera réglé en l’espace d’un mois. Mais déjà si on arrive à diminuer le nombre d’aliments jetés pour fin janvier, je serai super contente !

Mais quelle implication !

J’ai donc réfléchi à quelques solutions à envisager et à tester pour diminuer notre gaspillage :

– Prévoir nos repas à l’avance

– Faire des petites courses plutôt de grosses courses qui encombrent le réfrigérateur.

– Congeler les choses qu’on a pas consommées pour les manger plus tard.

– Refaire des plats avec les restes : exemple, utiliser le pain rassi pour faire du pain perdu.

Il ne reste donc plus qu’à mettre en application.

Pour compléter l’article voici une petite vidéo tournée par mes soins dans laquelle je complète le bilan du mois de décembre

Environnement, 2020 n’aura pas ta fin.

Les scientifiques sont formels. Si on continue à vivre sans changer drastiquement nos habitudes, nous courons à notre perte d’ici les prochaines années. Réchauffement climatique, fonte des glaces, animaux en voix d’extinction, eau en pénurie. Cela ne présage rien de bon pour notre avenir. Quand j’étais petite, j’entendais parler déjà de la pollution et je me souviens me sentir très concernée par les déchets jetés dans la nature, les animaux blessés ou tués par nos actes inconscients, les produits toxiques que nous respirions dans l’air, etc. J’avais pour ambition de fonder une association pour sauver notre planète. Avec les années, j’ai arrêté mes grands projets pour l’avenir, tandis que l’état de la Terre était de plus en plus alarmant.

Les consciences se sont pourtant éveillées petit à petit, mais on se demande aujourd’hui s’il n’est pas déjà trop tard et si notre bien-aimée planète bleue n’a pas déjà atteint un état de non-retour. Pouvons-nous encore agir ? Et qui sommes-nous, pauvres petits moustiques, face à l’impact d’une population de plusieurs milliards d’individus ? Face à certaines entreprises internationales qui n’en ont que faire des conséquences de leurs actes ? Face aux politiciens pour qui le pouvoir est bien plus important que notre environnement ? Tout ça a de quoi en démoraliser plus d’un… Et est-il donc vraiment utile de se donner corps et âme à une cause qui semble déjà perdue d’avance ?

Petite, je croyais aussi en un bel avenir pour moi : des enfants, une belle maison avec un jardin, on aurait un potager et plein de fleurs chez nous. Aujourd’hui, je sais que l’avenir de ma progéniture sera beaucoup moins fleuri que je ne le pensais, et je ne suis d’ailleurs même pas certaine de pouvoir un jour avoir des enfants.

Et j’entends les actualités, j’écoute mes collègues, mes amis, ma famille, les connaissances et leurs avis plus ou moins tranchés. Le réchauffement climatique, les niches écologiques qui ne sont plus adaptées, la pollution des océans… Ces bébés qui naissent avec des malformations, les engrais, les produits chimiques, les aliments génétiquement modifiés, les accusations plus ou moins assumées, de tous ces ingrédients, aux noms étranges qu’on connaît à peine… Et qui à défaut de nous rendre service nous empoisonnent. Et toutes ces informations, et toutes ces alertes à la pollution, les scientifiques, les directives, ces gens qui disent que tout ça ne sert à rien, les condamnations sans retour, c’est à y perdre la tête, et à ne plus rien y comprendre.

Petite, je croyais que tout était simple, qu’il suffisait de ramasser les déchets dans la nature, de sauver les animaux blessés, de gronder les adultes qui jetaient leurs mégots de cigarette dans la rue. Sauf que j’ai grandi, et que j’ai compris que je ne comprenais rien, que je manquais de connaissances à ce sujet ; mais que pourtant, celui-ci me tenait encore plus à cœur. Alors je fais quoi ? Je reste paralysée par mon manque de connaissance ou par ma peur ? J’attends, que la planète se dégrade et moisisse tel le vieux reste de pâtes oublié au fond de mon frigo ? Ou je prends mon courage à deux mains pour contribuer à d’autres nombreux lendemains ?

Je ne sais pas vraiment par où commencer, ni même vraiment pourquoi agir, ou si mes actions auront un impact positif. Je sais juste que je ne peux pas rester sans rien faire, alors je me lance maintenant ! J’espère que vous serez nombreux à me suivre dans cette aventure !

Au revoir 2019 ! Bonjour 2020 !

Bonjour, j’espère pour celles et ceux qui fêtent Noël que vous avez bien profité de votre réveillon ! En cette fin de décembre 2019, quoi de moins original qu’un petit bilan sur mon année ? J’ai un peu hésité avant d’en faire et j’ai finalement décrété que c’était un article facile à écrire et que j’adorais raconter ma vie !

Alors 2019, suis-je contente de voir ta fin approcher ? Bien évidemment ! Ai-je appris des choses en ta compagnie ? Une multitude ! Aurais-je aimé être épargnée de quelques unes de tes crasses ? Est-il vraiment utile de répondre à cette question ? Et 2020, que me réserves-tu ? Un peu plus de bonnes nouvelles ? Un peu moins de péripéties ?

Histoire de faire de cet article, quelque chose de constructif, je vais tâcher d’en finir avec mon côté pessimiste et larmoyant, sans pour autant embellir la réalité. Et je vais plutôt vous faire part de ce que cette année m’a permis de découvrir et d’apprendre !

Ce que 2019 m’a fait découvrir :

  • Le développement personnel et la méditation : du stress, du stress et encore du stress. Je baigne dedans depuis… toujours en fait ! Et cette année, j’ai réalisé à quel point celui-ci m’était nocif et m’atteignait bien plus que ce que je ne le pensais. Alors j’ai commencé à m’intéresser à la méditation et au développement personnel. Je dirais que cette année a été pour moi une sorte d’introduction ou une découverte de cet univers et que 2020 me permettra de construire véritablement ma vie autour de ces pratiques qui m’importent énormément. Tout n’a pas été rose. Il y a des périodes plus ou moins longues durant lesquelles je refusais de méditer et de faire mes exercices de développement personnel. J’étais très en colère et je n’avais pas du tout envie de décolérer. J’analysais les moments où ces pratiques auraient pu m’être utiles, me calmer, mais je ne me sentais pas prête. Et je pense que c’est une des meilleures leçons que j’ai pu apprendre à ce propos : il ne faut pas se forcer à faire quoique ce soit dans la vie, même les choses qui nous font du bien. Il ne s’agit pas de choisir la facilité pour autant, mais savoir s’écouter c’est primordial ( j’y reviendrai par la suite)
  • Le sport : en réalité, je n’ai pas découvert le sport cette année car j’en faisais déjà depuis un moment, mais je me suis bien plus investie dans ce domaine. J’ai fait beaucoup plus d’exercices physiques et je suis plutôt fière de moi. J’ai aussi découvert la danse orientale et j’ai été littéralement séduite par cette danse qui prônent la féminité, le contrôle et la confiance en soi.
  • La vie en couple : tout est dans l’intitulé, mon copain et moi nous vivons ensemble depuis février 2019 et nous sommes très heureux ! Entre temps, de nombreuses choses se sont passées : une demande en mariage et l’achat de notre maison (je vous renvoie d’ailleurs au premier article parlant du déménagement ). Cette expérience nous a fait découvrir les joies de la vie à deux, mais aussi le partage des moments plu difficiles et pénible. Cela nous a encore plus rapprochés. Avec cela, sont venues, les concessions, les petites attentions, l’organisation et… le partage de la place dans le lit (qui d’après mon copain n’est toujours pas équitable !)
  • La persévérance : je pense qu’on peut officiellement affirmer qu’il n’y a pas plus persévérante que moi désormais, et j’aimerais pouvoir dire que la persévérance paye, mais pour le moment je n’en suis pas moi-même convaincue (oups mon côté pessimiste qui revient au galop). Le résultat n’est pourtant pas si important. On parle là d’une compétence que j’ai appris à acquérir et dont je ne me croyais pas capable : celle de ne jamais abandonner même lorsque les résultats escomptés ne viennent pas. Je ne dis pas que je n’ai jamais perdu espoir ou que je ne me suis jamais effondrée en faisant face à un énième échec. Mais à chaque fois je me suis relevée, j’ai accepté la situation et j’ai recommencé.
  • Naruto : inutile de détailler, il suffit de lire l’article dans lequel j’en parle !

Ce que j’ai appris et compris

  • Me ménager : s’il y a bien une chose que j’ai comprise cette année c’est que je dois apprendre à écouter, mon coprs, mon mental et m’arrêter lorsque j’en ai besoin. Je n’ai pas encore complètement assimilé tout ça, mais ça commence à venir et j’apprends à freiner de plus en plus. Je pense qu’autrement, j’aurais déjà fait un burn out qui aurait été lourd de conséquences.
  • Ne pas toujours me rendre responsable : je sais me remettre en question, mais il ne s’agit de pas non plus de trop le faire et de me lyncher à chaque obstacle rencontré. Je crois que cette année, j’ai appris à être plus objective avec moi-même.
  • M’entourer de gens, de choses qui me font du bien : dans les épreuves et les moments difficiles, j’ai essayé de rester avec les personnes qui me faisaient du bien. J’ai aussi arrêté de côtoyer les celles qui au contraire me faisaient me sentir mal à chaque fois que je leur parlais. Je sais que c’est facile à dire, et pas du tout original, mais ça n’est pas si simple à appliquer car on a souvent un sentiment d’obligation envers les personnes qu’on fréquente, même celles qui nous sont nocives…
  • Me sentir bien au boulot : travailler dans un environnement sain avec une équipe bienveillante ça change vraiment la vie, le mental, et c’est chouette ! Ca m’a permis de réaliser qu’il n’y a donc pas de fatalité : ça n’est pas parce que tombe je tombe dans une équipe avec laquelle les choses ne se passent pas aussi bien que je voudrais que que cela signifie que ça sera toujours comme ça. Et au pire, je changerais l’année prochaine !

Mes projets pour 2020 :

Être une meilleure version de moi-même ? On croirait entendre un slogan de développement personnel ! Mais ça résume pourtant bien les choses : j’ai envie de prendre encore plus le contrôle de ma vie, de m’épanouir dans tout ce que je fais et de me sentir plus investie et responsable de mes choix.

Je voudrais partager d’avantage sur mon blog, mes expériences et mes opinions, et j’aimerais pouvoir me servir de cet outil comme d’un prétexte pour réajuster ce qui me conviendrait le mieux dans ma vie. Par exemple, je souhaierais me pencher sur ma manière de consommer et sur l’impact écologique de mes choix (une longue série d’articles à ce sujet devraient donc voir le jour si ce projet se concrétise). De manière plus général, j’aspire à une vie plus saine, plus inspirante, dans laquelle je pourrais profiter de chaque instant !

Je pense que j’en ai assez dit dans cet article et que mon blabla vous aura peut-être inspiré ! Et vous ? Quel bilan pour 2019 ? Et quels projets pour 2020 ?

L’aventure déménagement #04 The end

Si vous n’avez pas lu les premiers articles de notre déménagement, je vous invite à les lire ici(1), ici(2) et ici(3)

Nous avons donc enfin signé chez le notaire, et j’étais littéralement submergée par la joie. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire, mais j’essayais quand même donc je pense que ça devait être assez drôle de me voir lutter contre mes zygomatiques ! Nous nous sommes rendus dans la maison juste après dans la signature et nous avons tout de suite commencé à ramener les premiers cartons ! Je pense que cette journée s’inscrira dans l’un des plus beaux moments de ma vie : c’était tout simplement merveilleux, d’avoir un vrai chez soi, de se dire qu’on va y vivre toutes les étapes importantes de notre vie, qu’on va y évoluer. Et surtout, la place ! On avait tellement de place !

Ici les vidéos que nous avons fait en arrivant pour leur première fois dans notre maison

Le lendemain, on a commencé à nettoyer et ramener tout ce qu’on était capables de porter et de la même façon, on était bluffé par le nombre de rangements, par toute la place disponible : nous avions l’embarras du choix pour ranger nos affaires, donc nous étions presque perdus face à un appartement dans lequel nous n’avions justement pas de choix !

Le déménagement s’est super bien passé, nous avons eu beaucoup de monde pour nous aider, c’est donc allé très vite, et en trois jours nous étions installés !

Depuis je passe mon temps au bar de la cuisine car c’est l’endroit idéal pour travailler, mais le copain n’est pas tout à fait d’accord !

C’est vraiment un plaisir de pouvoir profiter de l’espace. Je n’aurais pas cru que ce critère pourrait autant changer notre vie : je me sens beaucoup plus sereine et bien plus libre dans cette maison. J’ai le sentiment de respirer. Tout est beaucoup plus facile : cuisiner, faire le linge, bosser les cours, nettoyer… Je peux désormais faire du sport où j’en ai envie dans la maison sans avoir peur de me cogner, je me suis même souvenue que j’avais acheté une corde à sauter il y a deux ans que je n’avais jamais pu utiliser avant car dans l’appartement je risquais de m’accrocher avec la corde aux meubles, aux objets ou aux lumières du plafond !

Il n’y a pas que pour mon copain et moi que ce changement a été bénéfique : notre chat qui a été très craintif pendant tout le processus de déménagement, a très rapidement pris ses aises lorsque nous nous sommes installés. Il a toujours été très dynamique et joueur mais dans l’appartement, le confinement le rendait parfois un peu énervé car il s’ennuyait certainement un peu. Dans la maison, il peut courir comme il veut, s’amuse à dévaler les escaliers et est donc beaucoup plus calme ! Pour le moment nous ne le laissons pas aller dans le jardin car il doit d’abord prendre le temps de s’accoutumer à son nouvel habitat et qu’on entre dans les jours froids. Mais lorsqu’il pourra accéder au jardin à partir du printemps je suis certaine qu’il va adorer !

Voilà, ici s’arrête notre “aventure déménagement”, mais c’est tout de même le début d’une nouvelle histoire : de beaux projets et très peu d’ennui en perspective !

L’aventure déménagement #03

Si vous n’avez pas lu les premiers articles de notre déménagement, je vous invite à les lire ici(1) et ici(2)

Quelques jours après avoir découvert notre (actuelle) future maison (et oui je spoile encore un peu), l’euphorie est un peu descendue et nous avons pu évaluer les défauts de la maison, les travaux éventuels à faire, pour prendre notre ddécision. Puis nous avons signé une première offre, très basse en sachant pertinemment que les vendeurs allaient négocier. Sauf que ça ne s’est pas vraiment passé de cette manière, les vendeurs se sont offusqués de notre offre et l’ont refusée sans même proposer une contre-offre. Moi, de nature angoissée, j’ai tout de suite stressée en me disant qu’on y avait été peut-être un peu fort en proposant une offre aussi basse, mais après réflexion, je me dis aussi qu’on a eu raison et que les vendeurs auraient aussi pu se prêter au jeu plutôt que de refuser catégoriquement…

Nous avons donc refait une proposition, qu’ils ont négociée et nous avons enfin pu nous mettre d’accord. Je ne vous raconte pas ma joie, lorsque l’agent immobilier m’a appelée pour nous dire que ça y est la maison était pour nous et que nous allions pouvoir enfin signer le compromis de vente !

La date de signature nous a donc été proposée pour le 16 mai et les conditions de signatures n’étaient clairement pas évidentes : mon compagnon était en formation dans un autre département pendant deux jours, et moi je venais de me faire opérée la veille de mon nodule d’endométriose (pour voir l’article en question c’est ici).

S’en est ensuite suivi de la chasse au prêt bancaire et aux courtiers… Je ne détaillerai pas cet épisode car c’est pénible pour moi à écrire (long, ennuyeux et stressant), alors je n’imagine même comme ça doit être désagréable pour quelqu’un de le lire. En conclusion, nous avons bien galéré, j’ai cru à un moment que nous n’aurions jamais d’autorisation de prêt et certainement pas dans les temps..

Heureusement, mi-juillet, nous avons enfin eu l’accord de la banque pour notre prêt et nous avons pu profiter avec soulagement de nos vacances. La rentrée s’annonçait pleine de changements, car nous étions à la base partis sur une vente longue, mais les vendeurs souhaitaient quitter leur maison plus tôt que prévu. Finalement on nous proposait de signer mi-septembre et nous étions ravis !

Sauf que c’était sans compter les notaires qui nous ont baladé pendant plus d’un mois… Là encore je vous épargne les pleures, les cries, les souffrances (et je n’exagère évidemment rien de la situation). Heureusement, comme dans toutes les beaux romans d’aventure et d’amour, l’histoire finit bien et nous avons finalement signé le 24 octobre ! Étant donné, qu’un roman d’amour déborde de péripéties, il fallait bien que j’en rajoute une petite dernière avant de vous parler du déménagement en lui-même :

La banque et notre petit découvert de presque 2000 euros au moment de la signature chez le notaire

Je me rends donc à la banque la veille de la signature pour être bien certaine que notre prêt a été débloqué et envoyé au notaire (on n’est jamais trop prudents). Le conseiller bancaire m’informe alors que nous allons être débiteur de presque 2000 euros, car nous n’avons pas payé les frais bancaires. A ce moment-là, j’ai vraiment cru que j’allais m’effondrer en larmes dans la banque : je ne comprenais rien, j’essayais de me remémorer les histoires de frais d’ouverture de dossier, et j’avais un vague souvenir qu’ils avaient été compris dans le prêt, j’étais donc complètement perdue. Le conseiller contacte un autre collègue en charge de notre dossier et me rassure très rapidement en m’expliquant qu’en fait, il y a eu une erreur dans l’argent remis au notaire. La banque leur avait donc envoyé les 2000 euros qu’on avait mis de côté pour payer les frais d’ouverture de dossier, et ceux-ci allaient donc nous être renvoyés très rapidement.

J’ai vécu un véritable ascendeur émotionnel…

Mais ça n’est pas fini !

La banque informe donc le notaire et on m’explique que dans deux ou trois jours la situation serait revenue à la normale. Mais ça n’a pas été le cas. Je me suis donc rendue une nouvelle fois à la banque, pour être bien certaine que les notaires nous devaient de l’argent et qu’il ne s’agissait pas d’une erreur de notre part. Le conseiller bancaire vérifie attentivement les comptes, j’appelle ensuite les notaires qui me disent qu’ils ont renvoyé les 2 000 euros directement sur le compte de la banque… J’étais dépitée car il s’agissait là de nos économies, que j’en avais reparlé au notaire, que je lui avais donné notre RIB et j’avais vraiment le sentiment d’être impuissante et de subir la situation.

Finalement, je suis retournée à la banque, le problème a été résolu et on a enfin eu notre happy ending que je vous raconterai dans le prochain article !

#05 Quête de l’écriture : j’ai participé au challenge nanowrimo de novembre 2019 !

Bonjour, aujourd’hui je voulais refaire un petit point sur mon avancée dans l’écriture et en profiter pour vous parler du nanowrimo challenge de 2019.

Si vous m’avez suivie dans les stories instagram, vous avez pu constater que j’y ai participé. Et je suis fière de pouvoir dire que j’ai dépassé mon score de l’année dernière (qui était de 9500 environ) en obtenant aujourd’hui le score de 35 868 mots !

Je n’ai donc pas atteint l’objectif des 50 000 mais c’est tout de même une victoire pour moi et je retenterai le challenge l’année prochaine en espérant battre mon nouveau record !

J’avais donc envie de faire un petit point sur ce mois d’écriture, ce que j’ai mis en place, les obstacles que j’ai rencontrés, ce que ça m’a apporté en espérant peut-être que cela vous sera utile si vous souhaitez vous lancer l’année prochaine !

Ce qui m’a aidée à avancer dans le challenge

  • Je ne me suis pas limitée à un seul projet : à la base, ce challenge est adressé aux personnes souhaitant écrire un roman, mais on n’a pas tou.t.e.s l’âme d’un romancier et pour autant on est quand même passionné.e.s d’écriture ! C’est le cas pour moi, j’aime écrire, je tiens un blog et je veux l’alimenter, j’écris aussi des histoires, des nouvelles et par dessus tout je ne supporterais pas de me concentrer uniquement sur un même sujet pendant un mois entier. Je me souviens que l’année dernière j’avais essayé de faire le challenge en me focalisant sur un seul projet (les aventures sexistes de Lily, si vous n’avez pas lu la mini-série, je vous encourage à aller y jeter un coup d’œil) sauf que j’en avais plein d’autres sur le feu et je n’osais pas les inclure dans le quota de mots à atteindre. Donc je me suis concentrée sur un seul sujet, j’ai eu un trop plein à la fin du mois, et ça a considérablement freiné mes autres projets : ça a été totalement contre-productif et je voulais à tout prix éviter de refaire la même erreur cette année. J’ai donc décidé de ne me fixer aucune limite du moment que j’écrivais. Ça m’a beaucoup libérée et surtout lorsque j’avais envie de faire une pause sur un texte, je pouvais me lancer sur un autre, et si j’étais inspirée par un sujet non anticipé, je m’autorisais à le rédiger etc.
  • J’ai fait un tout petit travail de préparation avant le début du mois : pour commencer j’ai listé toutes les idées de sujets qui me venaient en tête pour ne pas me retrouver en pénurie en plein challenge et m’éviter le temps de réflexions à chercher un sujet. J’ai aussi anticipé les jours où je pouvais me permettre d’écrire énormément car j’avais beaucoup de temps libre et ceux durant lesquels je savais que j’allais avoir du mal à trouver un moment pour écrire. Ça m’a permis aussi de me déculpabiliser du fait que je ne pouvais pas toujours écrire les 1600 mots conseillés sur le site et accepter le fait que je n’étais pas un robot de l’écriture. Bon, je n’ai pas pour autant respecté systématiquement mon programme, mais ça m’a tout de même beaucoup aidée.
  • J’ai eu des amis avec qui faisaient le challenge et avec qui échanger et c’est vraiment génial de faire le challenge à plusieurs, de raconter sa journée, ses difficultés, de se motiver et de s’inspirer !
  • J’ai partagé mon projet sur les réseaux sociaux (dans les stories instagram) et ça m’a aussi beaucoup motivée d’autant que j’ai eu des retours plutôt positifs ! Je pense que si je ne l’avais pas fait, je n’aurais pas été aussis rigoureuse et j’aurais peut-être abandonné le challenge bien plus vite que prévu. Certes je n’ai pas atteint l’objectif des 50 000 mais je peux quand même être fière de ce que j’ai fait et surtout j’ai écrit quasiment tous les jours !

Les difficultés que j’ai rencontrées durant le challenge :

  • Le manque de temps est certainement la plus grosse difficulté que j’ai rencontrée et pourtant j’avais tout fait pour aménager mon mois de manière à pallier à cela. Mais les imprévus ont vite fait d’arriver et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. J’ai eu des examens médicaux de dernières minutes à prendre, ceux-ci m’ont pris toute mon attention et mon temps. Le nanowrimo n’était plus ma priorité principale : c’était un challenge important pour moi, mais moins que ma santé.
  • Pour écrire il faut aussi être dans des bonnes conditions et notamment d’humeur : si je ne suis pas dans un bon mood pour écrire, je n’en aurais pas nécessairement envie et surtout mon inspiration sera très faible voire inexistante. De nombreuses fois j’ai dû me forcer à écrire et je n’y prenais pas vraiment plaisir.
  • La fatigue, c’est aussi un facteur que je n’ai pas bien pris en compte et pourtant celui-ci m’a clairement freiné dans mon avancée : quelques fois je me suis littéralement endormie alors que je n’avais pas prévue de dormir et donc je n’ai pas pu écrire.
  • Le boulot : c’est bête, ça concerne la grande majorité des personnes qui ont fait le challenge, mais le boulot ça prend beaucoup de temps dans une journée, il suffit de se lever à 6H tous les matins et de rentrer tard du fait d’une réunion ou d’un rendez-vous avec un parent et ça peut clairement ruiner une journée entière.

Et maintenant ?

Le challenge m’a énormément motivée et booster dans mon inspiration, je suis très fière de moi et il est évident que je referai le challenge l’année prochaine. Je réfléchis aussi à faire les challenges (camp nanowrimo) d’avril et de juillet, mais encore faut-il avoir le temps de se lancer. Je me sens beaucoup plus ouverte à de nombreux sujets et je déborde d’idées et de projets en ce moment donc c’est vraiment génial. Je me rends compte que je peux reprendre plein d’astuces que j’ai utilisées durant ce mois de novembre pour booster ma créativité : notamment les sujets d’écriture à lister. Je pense aussi que j’ai envie de m’imposer de l’écriture de manière quotidienne. Je ne sais pas si j’ai envie de compter les mots systématiquement, d’autant que la quantité n’est pas très significative, surtout en terme de qualité. Mais peut-être que m’imposer un temps d’écriture tous les jours pourraient être pas mal (même si l’inconvénient reste qu’on n’a pas toujours la même quantité de temps disponible pour écrire).

En tout cas je n’ai vraiment pas envie de perdre mon rythme d’écriture et ce challenge a vraiment mis en évidence une chose chez moi, c’est que plus j’écris plus je nourris mon inspiration. Ça m’a aussi permis de réaliser que je peux oser me lancer dans des sujets que je ne maîtrise pas forcément parfaitement, j’en avais déjà parlé dans un autre article (cf : Quête de l’écriture #01 Syndrome de la page blanche) mais j’ai tendance lorsque j’ai un avis sur un sujet à ne pas trop oser en faire un article si je ne suis pas certaine de mes connaissances à son propos. Et le problème en agissant ainsi c’est que je n’écris rien car je ne suis experte en rien. Et pourtant qu’est-ce qui m’empêche d’avoir un avis, de le donner, de partager, d’en profiter pour faire un travail de recherche autour et voire même de changer d’avis plus tard ?

Bref, j’ai vraiment eu le sentiment que le challenge avait débloqué quelque chose chez moi : je suis passionnée par l’écriture, je l’assume enfin pleinement et j’en suis fière et j’espère ne plus m’arrêter !

L’aventure déménagement #02

Si vous n’avez pas lu la première partie de notre “aventure déménagement”, je vous invite à cliquer ici !

Après notre première expérience de visite de maison peu concluante, ça a été le néant total, on ne trouvait absolument rien sur le marché dans nos moyens, pas trop loin de nos lieux de travail et qui correspondait à nos attentes. 

Nous nous sommes finalement directement renduedans une agence immobilière juste à côté de chez nous, en laquelle nous avions confiance, pour qu’ils nous aident à trouver notre bonheur. Ma plus grosse crainte était que l’agent nous dise qu’il avait fait tout ce qu’il avait pu mais qu’il n’avait absolument rien trouvé dans notre budget. Heureusement ça n’est pas ce qu’il s’est passé, nous avons donc visité dans la même journée deux maisons : une première qui correspondait totalement à notre budget dans une ville plutôt agréable à vivre et une seconde 15 000 euros trop cher par rapport à notre budget, dans une ville qui ne m’enchantait guère.

Nous avons d’abord visité la maison dans notre budget et pour moi ça a été un véritable coup de foudre : la maison était surélevée par rapport aux autres, nous avions quelques escaliers à monter, ça lui donnait un côté très atypique et un charme fou. Tout était en bon état et nous n’avions qu’à faire des petits travaux pour rendre la maison à notre goût. Il y avait une très belle cuisine aménagée, ouverte sur le salon et séparée par un bar immense qui faisait office de table. La pièce était très lumineuse et moi je tombais déjà amoureuse, je me retrouvais entièrement dans cette maison, j’avais déjà installé mes meubles, refait le jardin et choisi les couleurs pour les murs !

En sortant de la maison, je n’avais même plus envie d’aller visiter la suivante, mais l’agent nous a dit qu’il valait quand même mieux explorer toutes nos options. Celle-ci se situait à côté de la gare, donc c’était plutôt pratique en terme de transports, mais déjà le quartier n’était pas très accueillant et ne donnait vraiment pas envie de s’y installer. En arrivant à l’intérieur, une énorme odeur de fromage de chèvre s’est dégagée, il y en avait une dizaine étalée sur le bar de la cuisine… Le monsieur qui voulait vendre sa maison avait tout à fait le droit de manger du fromage, c’est vrai, mais je n’ai pas trouvé ça très judicieux de l’étaler dans la pièce principale alors qu’il savait que de potentiels acheteurs venaient visiter son logis… L’état de la maison était très moyen, il y avait des craquelures au niveau des murs, on voyait qu’elle n’avait pas été beaucoup entretenue. Il y avait une atmosphère vraiment bizarre dans les pièces, je ne me sentais pas très à l’aise. Nous sommes passés par le jardin pour accéder au garage et nous avons pu constater que nous étions collés à la voix ferrée, et lorsqu’un train passait et le bruit était assourdissant.

Dans ma tête, je savais déjà qu’il était hors de question qu’on habite ici. Mais par politesse nous avons continué la visite, et en arrivant dans le garage, je n’ai plus réussi à me concentrer sur ce que disaient le vendeur et l’agent immobilier car j’ai découvert une chose vraiment glauque et étrange : il y avait une corde avec un nœud coulissant qui pendait plus ou moins en hauteur dans la pièce… Oui, un nœud coulissant, comme si quelqu’un avait envisagé ou envisageait de se pendre dans cette même pièce !

Mon compagnon et l’agent n’avait absolument pas remarqué ce détail assez choquant… (Et je me rends compte en écrivant ces quelques lignes, qu’on aurait peut-être dû prendre en compte sérieusement ce nœud coulissant, car on avait peut-être à faire à un monsieur vraiment très dépressif et au bord du gouffre qui nous faisait un appel à l’aide…) En définitif, cette visite m’a clairement confirmé que je ne voulais pas vivre là-bas et que je me projetais complètement dans la première maison.

Dans la vie, j’ai tendance à beaucoup trop m’emballer donc, à cet instant je n’envisageais même pas de négocier le prix et j’avais déjà envie de leur faire une offre à peine une heure après avoir visité. J’avais une peur bleue que d’autres potentiels acheteurs découvrent la maison et s’en emparent avant nous. Mes inquiétudes étaient totalement absurdes car cela faisait déjà trois mois que la maison était sur le marché et qu’elle ne trouvait pas d’acquéreur. Heureusement, mon copain étant bien plus mesuré que moi, nous avons pris le temps de vraiment réfléchir et de la revisiter.

La suite dans le prochain article !

L’aventure déménagement #01

Bonjour, je me suis absentée un certain temps sur le blog et pour cause, j’ai déménagé !

Cela m’a beaucoup occupé l’esprit et ça a été une véritable aventure que je m’apprête à vous compter de ce pas. La dite aventure fût bien longue, je vais en faire plusieurs épisodes d’articles à ce sujet, car il y a plein de choses à raconter !

Avec mon compagnon nous vivions dans un petit 30m², plein pied, plutôt mignon mais beaucoup trop étroit pour nous deux et notre chat… On entassait littéralement les objets les uns sur les autres, les meubles se collaient, on avait à peine la place pour ce déplacer… Sachant qu’il fallait bien passer par cette étape d’inconfort au début, nous avons pris notre mal en patience et nous nous sommes mis rapidement à la recherche d’un logement plus grand.

Nous avions envie d’acheter un bien immobilier, car nous avions calculé que louer quelque chose nous reviendrait quasiment aussi cher que de prendre un prêt. Et moi, qui ai vécu toute mon enfance et mon adolescence dans la maison de mes parents, j’avais vraiment envie d’acheter une maison avec un jardin. Le hic, c’est que notre budget calculé n’était pas énorme et il n’était pas évident de trouver quelque chose qui nous convienne et qui soit à un prix raisonnable.

Nous regardions les petites annonces, notamment celles du boncoin, en espérant avoir un coup de cœur sur une maison…. Mais très souvent les maisons que nous trouvions dans nos moyens étaient en pleine campagne et coupées des transports en commun. Cela aurait nécessité que nous en ayons pour plus d’une heure de trajet en voiture pour nous rendre à nos boulots respectifs et ça n’était clairement pas envisageable.

Nous avons visité une première maison, dans une ville vraiment chouette, avec un prix très attractif, et une surface idéale : un jardin, un salon avec cuisine, deux chambres, et un grenier aménageable.

L’agent immobilier qui nous a présenté la maison avait l’air très sympathique mais déjà il nous a tenu un discours peu encourageant à propos du fait que notre budget était assez serré et qu’on avait peu de chance de trouver une maison avec tous les critères que nous espérions… On aurait dû se douter à ce moment-là, qu’on avait à faire à un agent peu bienveillant et qui faisait preuve d’un peu de manipulation.

L’agent a pris le temps de nous présenter le coin de ville dans lequel nous nous rendions et a beaucoup insisté sur le cadre qui était selon lui idyllique. Nous étions nous même très charmés par l’endroit, car c’était une ville plutôt cotée, et nous savions que c’était une chance de trouver une maison dans nos moyens dans une lieu pareil. C’est aussi ce qui nous avait d’ailleurs causé beaucoup de suspicion : il y avait forcément quelque chose dans la maison qui causait la baisse de prix.

En arrivant dans la maison, nous avons dans un premier temps constaté qu’il s’agissait d’une maison mitoyenne, chose qui n’avait évidemment pas été notifiée dans l’annonce. Nous avons aussi appris que le jardin ne serait pas entièrement à nous, que la moitié de celui-ci appartenait au propriétaire d’un restaurant à côté et qu’il envisageait d’utiliser cet espace pour fabriquer une allée et un parking pour les clients. Le grenier soit disant aménageable, et dont le plancher était d’après l’agent entièrement refait, n’était pas accessible de la maison, et avait été muré par la maison mitoyenne ( en gros, l’agent immoblier nous demandait de lui faire confiance et d’acheter une maison sans avoir rien vu de l’état du grenier et de la toiture). La toiture était pourrie, mais d’après l’agent, il n’y avait rien à refaire, juste à gratter un peu la mousse… Bref, il y avait beaucoup de contradictions dans son discours. Mais c’était la seule maison dans notre budget jusque-là, donc on a bien voulu attendre un peu et voir le diagnostique de celle-ci. L’agent immobilier nous a alors dit « ne vous attardez pas sur le diagnostic, ils relèvent jusqu’aux plus petits détails et dramatisent toujours la situation, ça ne reflète pas du tout la réalité des choses » Vous le sentez le gros mytho pour nous convaincre d’acheter ?

En recevant le diagnostique, le premier mot que j’ai lu c’était : amiante.

Là encore on a plutôt positivé, car on ne savait pas de quelle quantité d’amiante il s’agissait, et on a voulu parler avec l’agent qui nous a dit «qu’il s’agissait de simples petits travaux, que l’amiante dont on parlait dans le diagnostic n’était pas une amiante « dangereuse » et qu’en plus il y en avait juste au niveau du toit de la cabane dans le jardin…

On a aussi expliqué à l’agent, que nous ne pouvions pas acheter la maison sans avoir vu le grenier, et que nous espérions un geste du vendeur pour qu’on puisse y accéder, où au moins qu’on ait accès à des photos. L’agent nous a donné un non ferme et définitif. Et nous avons été contraint d’abandonner l’achat de la maison.

Il s’agissait de notre première visite, et mon compagnon et moi, nous avions l’impression de faire une erreur en refusant aussi rapidement et nous avions assez peur de ne pas retrouver une telle occasion. Le vendeur nous avait si bien vendu l’offre, comme s’il s’agissait de la chance de notre vie et que si nous ne la prenions pas, nous n’en aurions plus jamais…

Quelques jours plus tard, nous avons discuté avec un copain qui est agent immobilier et je lui ai montré le diagnostique de la fameuse maison. En lisant, il nous a expliqué que la maison était infestée d’amiante, et que l’agent avait clairement essayé de nous embobiner.

Le truc assez drôle dans cette histoire (et du coup je spoile un peu la fin de notre aventure) c’est que nous avons recroisé cet agent, chez le notaire, lorsque nous avons signé pour notre maison actuelle. Il faisait, une tête de six pieds de long, moi je ne l’ai pas reconnu tout de suite, mais j’avais bien vu qu’on se connaissait, c’est mon compagnon qui m’a expliqué et je dois dire que j’ai ressenti une grande satisfaction intérieure !

La suite au prochain article !

L’art de malmener les personnages de fiction

Bonjour !

J’ai regardé il y a quelques jours un énième film de Naruto ( Naruto Shippuden : Road to Ninja ) et comme très souvent devant cet animé, la musique très intense et les histoires déchirantes des personnages, ont eu raison de moi et j’ai beaucoup pleuré…

Petite précision: si vous ne connaissez pas le manga, ce jeune ninja a perdu ses parents le jour de sa naissance, et toute son enfance il souffrira de cette solitude, sans parler du fait qu’il ne se fera ses premières amitiés qu’à partir de la pré-adolescence…

J’ai donc bien « chialer ma race » devant mon écran de télévision et tandis que je séchais honteusement mes larmes, j’ai réalisé quelque chose dont je n’avais pas conscience jusque là.

Petit aparté : encore une fois je ne peux pas m’empêcher de comparer ce manga à l’histoire du Petit Prince car de manière similaire, je ne me lasse jamais de lire ou de voir ces œuvres et presque systématiquement, je prends conscience de choses qui me touchent profondément.

Je me suis rendu compte tout au long de ce film, que j’avais développé de la haine envers l’auteur pour avoir donné une enfance aussi dramatique à Naruto. Je l’ai détesté de l’avoir laisser grandir sans ses parents pour lui apporter tout l’amour dont il avait besoin, pour l’éduquer et le soutenir dans ses choix et ses échecs, ou tout simplement pour l’embrasser le soir avant d’aller se coucher. J’ai ensuite pensé aux futurs épisodes de Boruto (car je regarde évidemment aussi cet animé) qui vont bientôt sortir, et à l’éventualité que Naruto (qui est donc le père de Boruto) meurt dans un avenir proche, comme cela a été fortement sous-entendu… Et une fois de plus, je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver de la haine pour cet auteur qui fait autant souffrir ses personnages.

De manière générale, je sais qu’il faut rester rationnelle et garder ses distances avec des personnages qui ont été inventés de toutes pièces par leurs créateurs. Je ne devrais donc pas me sentir autant impliquée émotionnellement. Et pourtant, je ne peux pas lutter contre l’envie de pleurer en assistant aux destins tragiques de mes héros préférés (spoiler : je ne me remets toujours pas de la mort de Jiraya), je suis souvent désemparée ou révoltée devant les décisions irrationnelles de certains d’entre eux, et presque toujours je finis par détester les auteurs de malmener leurs personnages !

J’en arrive à être parfois dans l’incompréhension la plus totale, car c’est un mécanisme que je ne comprends pas : si je devais écrire une histoire, j’aimerais que tout se passe toujours bien pour mes personnages. Je ne supporterais pas de les voir traverser des épreuves, échouer, avoir des pertes… J’ai bien conscience qu’il faut pourtant qu’il y ait des rebondissements et de la complexité pour qu’une fiction soit intéressante et cela implique souvent que les individus de la dite fiction en pâtissent …

C’est un véritable talent de la part des auteurs de savoir faire autant souffrir leurs personnages (et les lecteurs) et de n’avoir aucun scrupule à le faire. Et c’est peut-être pour cela que je peinerai à écrire un roman car je crois bien que je suis incapable de faire une chose pareille.

Après réflexion, je pense que cela me renvoie à la vision que j’ai de ma propre existence : j’ai beaucoup de mal à accepter l’échec, je ne supporte pas l’adversité, je n’aime pas avoir mal, je trouve injuste qu’il m’arrive parfois des merdes, et j’ai souvent l’impression que je n’atteindrai jamais mes objectifs en oubliant que j’en ai déjà réalisés des centaines. J’ai du mal à concevoir qu’on doive tous à un moment ou à un autre affronter des épreuves et des échecs et qu’il s’agisse du cours normal de la vie. Très difficile donc de créer de l’échec pour des personnages fictifs lorsqu’on a nous même des difficultés à accepter le notre.

Alors quelle est la conclusion à tout ça ? Je crois que j’en ai appris plus sur moi finalement et sur mes faiblesses, sur ce qui pêche lorsque j’essaye d’écrire une histoire et peut-être que j’ai un semblant de piste pour atteindre mes objectifs d’écriture ! A suivre, donc !