Test et avis lecture #01 : Libérez votre créativité de Julia Cameron

Avant de partir en vacances j’avais publié sur mon compte soundcloud mon opinion sur le début du livre/ guide Libérez votre créativité de Julia Cameron.

J’insère le podcast ici-même pour ceux qui ne l’ont pas encore écouté et j’en profite pour faire un débriefing sur les pages du matin.

Bonne écoute !

Échange ordinaire sur le sexisme ordinaire

Cette année je n’ai pas pu m’investir autant que je le souhaitais dans la cause féministe : j’ai du partir de l’association Stop Harcèlement De Rue car je n’avais plus le temps de m’investir comme je le souhaitais à cause de mon travail et des études. Mais ça ne m’a pas empêchée de vivre à fond le féminisme, de continuer à défendre l’égalité et de critiquer les absurdités que j’ai pu capter au cours de conversations.


Comme cette fois où un collègue a affirmé que les femmes et les hommes n’avaient pas les mêmes capacités physiques et intellectuelles, et que c’était pour cela que les hommes étaient mieux payés que les femmes : car ils étaient plus compétents ! Autant vous dire que ce jour-là, j’étais tellement abasourdie d’entendre une telle bêtise que j’ai failli m’arracher les cheveux. (Et quand je parle de collègue, je parle là d’un homme qui est actuellement professeur des Écoles, c’est-à-dire qu’il enseigne les bases intellectuelles auprès des enfants et qu’il a entre autres pour rôle de transmettre les valeurs de la République, donc celle d’égalité et notamment d’égalité des sexes – Cf le programme d’enseignement moral et civique )


Je souhaite également vous faire part d’une conversation que j’ai eu avec un homme sur facebook. Pour comprendre le contexte, je dois préciser que je suis sur  Shapr, une application de rencontres professionnelles, dans le but d’élargir mon réseau sur internet. J’y ai fait des rencontres très intéressantes et j’espère continuer d’en faire. Sur mon profil, dans les mots clés, apparait donc le mot « féminisme ». J’ai ainsi fait via ce réseau social la rencontre d’un homme que, par respect d’anonymat, j’appellerai Jean-Paul. Il a voulu qu’on échange sur Facebook car il souhaitait me montrer des photos en lien avec son projet professionnel.

Un jour, alors qu’on parlait des victimes de viol en Inde, Jean-Paul m’a dit : « tu sais autant je suis contre toute forme de féminisme, mais quand même c’est vrai que là, c’est grave ce qu’il se passe »

Évidemment, je lui ai demandé de bien vouloir être plus explicite et précis dans ses propos. Jean-Paul a donc ajouté « C’est toujours trop quand je vois les féministes, toujours à vouloir être égale à… Alors que chacun a ses nuances… »

Autant vous dire que l’argument du « On est biologiquement différent » m’a blasée, mais c’est normal à force de l’entendre, j’ai fini par me lasser de devoir contre-argumenter. Mais j’ai quand même répondu « Qu’on soit différents c’est une chose, mais attendre d’être traité de la  même façon, c’est simplement normal »

Il a alors répliqué : « Oui pour un traitement égal, en tenant compte de toutes les nuances, ne pas dire : on a le droit juste pour avoir le droit »

Jean-Paul a répété plusieurs fois que ce qu’il souhaitait c’était un bien être et des actes de bienveillance pour les hommes et les femmes qui devaient vivre en se complétant et en permettant un certain « équilibre ». Et qu’en gros, d’après lui, les féministes étaient dans une exigence excessive et ne prenaient pas en compte le fait que les femmes et les hommes étaient différents et n’avaient donc pas les mêmes besoins.

Il est donc temps de faire une petite pause : Jean-Paul (qui est dans une position avantageuse dans notre société du fait de son sexe masculin) pense pouvoir estimer ce dont les femmes ont besoin et sont en droit de « réclamer ». Donc si on doit imager grossièrement ses propos ou donner un exemple, cela reviendrait à dire :

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(Petite parenthèse, comme ça m’a fait beaucoup rire de faire ce montage sur Paint, je me suis amusée à en faire d’autre dans le genre !)

cof

 

 

cof

Revenons aux choses sérieuses : on avait donc là de la part de Jean-Paul un discours paternaliste : il pensait sincèrement bien dire et il n’avait aucune haine contre les femmes. Il n’a juste pas compris qu’il ne pouvait pas décider de ce qui était bon ou non pour le genre féminin, tout simplement parce qu’il n’est pas une femme ! Il ne subit pas les inégalités dont les femmes sont prioritairement victimes du fait de leur sexe.

Je peux comprendre que pour lui tout ça soit flou, car il est né favorisé par rapport aux femmes. Les inégalités, parce qu’il ne les vit pas, il aura toujours plus de mal à les voir,  et c’est compréhensible. Mais rien ne l’empêche pourtant de se renseigner et de remettre ses croyances en question, ou peut-être d’apprendre à se mettre à la place d’une femme et de réaliser que tout n’est pas aussi simple qu’une question d’équilibre entre une femme et un homme. D’autant que cette notion d’équilibre est totalement arbitraire (j’aimerais revenir sur ce sujet dans un prochain article).

Pour revenir aux besoins des hommes et des femmes, en effet ils n’ont pas les mêmes besoins. Et c’est bien justement là le problème : la société dans laquelle nous vivons a été conçue pour privilégier les hommes. De ce fait,  les femmes sont défavorisées dans de nombreuses situations.

Exemple au hasard : difficile pour une femme de mener à bien un allaitement lorsqu’elle travaille dans une entreprise, malgré le fait que des lois ont été mise en place à cet effet.

Autre exemple : les femmes et les hommes ne sont pas égaux en matière de contraception, il en va majoritairement de la responsabilité de la femme puisque les moyens de contraceptions proposés sont majoritairement féminins (hormis le préservatif et la stérilisation). Il s’agit là d’une contrainte pour les femmes qui a été acceptée et normalisée dans notre société.


J’aimerais illustrer mes propos avec une série de vidéos Youtube : Martin, sexe faible,  qui m’a beaucoup parlé et qui permet justement de comprendre un sexisme qu’on ne voit pas nécessairement  à première vue (sexisme ordinaire) et qui est pourtant évident. Le principe de cette série c’est de voir comment vit un homme qui évolue dans une société où ce sont les femmes qui ont le pouvoir. De cette façon, sont mis en évidence les inégalités de manière parfois absurde (car on n’a pas l’habitude de les voir du côté masculin) et donc de réaliser qu’elles n’ont pas lieu d’être chez les femmes.

Cette vidéo en particulier aborde la question de la charge mentale mais aussi le fameux discours moralisateur niant le sexisme ordinaire (un peu comme dans ma conversation avec Jean-Paul)

Voilà, je vous remercie d’avoir lu cet article, j’espère qu’il ouvrira autant les esprits que les débats !

#02 Quête de l’écriture : ma participation au prix littéraire Mon histoire du soir – aufeminin.com

Bonjour !
Tout est indiqué dans le titre, je participe au prix littéraire organisé par aufeminin.com !

En effet, être en quête d’inspiration c’est commencer par sortir de sa zone de confort par exemple en participant à un concours d’écriture :  il  fallait écrire une histoire s’adressant à des enfants entre 2 et 6 ans, à raconter le soir pour s’endormir tout en respectant un des trois thèmes proposés.

J’ai donc choisi de rédiger un texte à propos d’un petit garçon qui va vivre quelques jours avec sa grand-mère car sa maman est hospitalisée. Il a d’abord du mal à s’adapter puis se rend compte que sa grand-mère est là pour lui et qu’il n’a pas été abandonné.

Mon histoire s’inscrit dans le thème Famille : Parce que les vrais super héros sont les gens qu’on aime, non ? Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour la lire. N’hésitez pas à voter et à partager mon histoire, cela me ferait très plaisir ! (Pour voter, cela nécessite de se connecter sur le site, mais c’est assez rapide : pas besoin d’inscription, vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook)

Mamie s’occupe de tout

Encore merci et à bientôt !

Partir de chez ses parents

Bonjour à tous !

Je me suis rendu compte qu’il s’était passé tellement de choses dans ma vie cette année que je ne vous en avais même pas partagé la moitié. Je souhaiterais donc commencer par parler de mon déménagement.

J’ai habité plus des vingt-cinq premières années de ma vie chez mes parents avec quatre sœurs et frères. On n’a jamais été à l’étroit, j’avais ma propre chambre, ça m’a permis de faire mes études sans craindre la moindre difficulté financière. Nous avions en général de bons rapports avec mes parents qui ont toujours voulu le mieux pour mes frangins et moi. Mais à partir d’un certain âge, même en y mettant de la bonne volonté, ça devenait pénible de continuer à vivre chez Papa-Maman. Bien qu’ayant de bonnes relations avec toute la famille, la cohabitation semblait tout simplement impossible.

Et j’ai donc projeté de déménager et début février, avec l’aide de mes parents, je me suis installée dans un petit studio dans la même ville, histoire de ne pas trop m’éloigner non plus !

Les premières semaines ont été compliquées car je n’avais pas tous les meubles qu’il fallait et que j’avais sous estimé le nombre de rangements nécessaires pour que les pièces soient un minimum ordonnées. J’avais pourtant anticipé de nombreux objets et meubles mais ça n’était pas suffisant et j’ai passé la majorité de mon temps à faire des allers-retours dans plusieurs magasins pour trouver ce dont j’avais besoin. J’ai été un nombre incalculable de fois à Ikéa au point que j’en ai fait une overdose et que j’espère ne plus y retourner avant des années…. Toutes ces dépenses ont eu évidemment des conséquences sur mon compte en banque, donc il s’agissait vraiment de faire des achats réfléchis et de ne pas prendre de risque dans mes décisions. Il y a évidemment tout de même eu des ratés, mais il faut bien faire certaines erreurs pour ne plus jamais les commettre ! Par exemple : inutile d’acheter un four micro-onde en pensant que la fonction four sera efficace : la tarte carbonisée sur le dessus et dont la pâte n’était même pas un peu cuite en témoigne…

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J’ai découvert aussi des inconforts que je n’avais pas prévus : à savoir partager la pression d’eau avec les voisins et avoir une gazinière minuscule, ou ne pas pouvoir étendre son linge autre part que dans le salon. Je souhaitais qu’il y ait un minimum d’harmonie dans l’appartement et j’ai donc du faire des choix comme privilégier le piano, les gros coussins plutôt que la table à manger et le canapé : après tout manger part terre ça n’est pas si mal….

Il a donc fallu que j’apprenne à m’approprier un lieu qui ne m’était pas encore familier. Petit à petit j’ai installé mes objets, investi dans de la décoration, réaménagé les pièces pour me sentir finalement totalement chez moi.

Je m’y sens désormais très bien, je profite d’avoir plus d’autonomie et d’intimité. Je dors beaucoup mieux qu’avant, je ne sais pas trop pourquoi mais je suppose que cela signifie que je suis à l’aise et en confiance dans le studio. J’ai adopté un rythme bien plus régulier que lorsque je vivais chez mes parents : je me couche rarement après minuit et je me lève relativement tôt, même le week-end pour profiter de toute ma matinée. Je fais du sport au moins trois fois par semaine et je cuisine un peu plus. Bref, j’ai adopté ma petite routine de vie bien à moi et c’est très agréable.

Le petit bonus, c’est que désormais je me réjouis de voir mes parents et que je profite vraiment de passer du temps avec mes frangins.

Le seul hic, c’est la solitude que d’emménager dans un appartement a engendré, notamment le fait de ne plus vivre avec une présence animale. Mais ça je vous en parlerai dans un prochain article !

Et vous, des projets de déménagement cette année ?

Séries et lectures du mois de juin

Bonjour !

Je fais désormais des petits podcasts sur Soundcloud, essentiellement pour présenter des séries, lectures, applications ou toutes autres choses dont j’aurai envie de vous parler de manière plus légère qu’en article. Je commence tout juste et il y a des choses à améliorer, donc si vous avez des conseils n’hésitez pas. Pour intégrer ces podcasts au blog, je créerai chaque mois un article regroupant tous les enregistrements vocaux. Je les ajouterai au fur et à mesure qu’ils seront publiés.

J’ai un peu tardé pour ce mois-ci mais voici donc les premières publications de juin, sachant que le titre de l’article et son contenu changeront régulièrement.

Bonne écoute !

Côté séries :

Et enfin les lectures :

Écoute la petite alarme #relationsfoireuses

C’est assez ironique finalement, d’écrire quelque chose sur les relations alors que j’ai toujours eu l’impression d’être la dernière personne à pouvoir parler de ce sujet, au regard de mes nombreuses déceptions, que j’ai souvent perçues comme des échecs personnels. Mais justement, je souhaiterais faire part des mes expériences, car j’ai le mérite de m’y connaître en mauvaises décisions. J’ai angoissé, j’ai pleuré et je me suis souvent torturé l’esprit, alors qu’il aurait été bien plus facile d’accepter que certaines relations n’aient aucun sens, plutôt que de perdre du temps, et à moyen terme de me faire du mal.

J’ai eu pas mal de relations et surtout des relations foireuses. Faut dire que j’étais attirée par de sacrés cons (et les cons me repéraient à des kilomètres). Quoiqu’il en soit j’étais en partie responsable de l’échec de chaque relation car systématiquement, j’ai choisi de rester malgré la petite alarme qui hurlait au fond de moi.

Cette petite alarme, tu la connais, elle se met en route dès que tu sens que quelque chose cloche (et c’est le cas de le dire) chez la personne que tu as en face de toi. Elle sonne plus ou moins fort. Souvent assez fort pour que tu sois obligée de l’écouter, d’autres fois elle se fait relativement discrète et tu choisis de l’ignorer.

Tu laisses alors l’alarme sonner jusqu’à ce qu’elle s’arrête totalement de fonctionner. En général, à ce moment-là, il est déjà trop tard car tu n’auras plus assez de recul pour te sortir de la situation sans qu’il n’y ait de dégâts sur ta propre personne.

Quand tu auras vécu et mis fin à ton expérience désastreuse, tu vas peut-être repenser à la petite alarme  et regretter de l’avoir ignorée. Mais ça ne t’empêchera pas forcément de refaire la même erreur et je ne te blâmerais pas.

On n’est pas là pour se donner des coups de fouet et pour se juger. On a tous et toutes été poussés à faire des choix plus ou moins irrationnels, qui sont souvent liés à nos angoisses, nos semi névroses, et on ne va pas s’étaler et partir dans une psychanalyse de nos actes manquées.

Le problème vient du fait qu’on fuit le plus souvent ce son entêtant car à défaut de le comprendre on choisit de ne plus l’entendre. On ne s’explique pas forcément pourquoi elle s’est déclenchée, cette fameuse alarme. Et il est donc difficile de traduire le message que notre inconscient essaye de nous transmettre.

Alors, on a tous nos propres valeurs  et je ne peux pas vraiment donner un exemple qui conviendra à tout le monde. Mais supposons que tu cherches à vivre une relation basée sur une fidélité mutuelle et que tu rencontres un type qui te dit :

« Ouai, je t’apprécie beaucoup mais j’ai peur de te faire du mal » En vrai, tu peux te demander pourquoi un gars, que tu ne connais depuis même pas une semaine, te dit déjà ça. Mais à ce moment-là, tu ne vas pas forcément voir le mal, tu vas peut-être même te dire que c’est mignon, car il est soucieux de ton bien être.

Mais si après ça il rajoute :

« Parce qu’en fait, mes relations se sont systématiquement terminées parce que je trompais mes copines en soirée. » Bon bah voilà tout est dit, tu as en face de toi un infidèle assumé, qui prend soin de te prévenir du chemin que prendra votre relation. Cela paraît évident, mais toi qui vis cet instant, tu as bien entendu ton alarme interne et tu n’y a rien compris, alors difficile de choisir entre l’écouter ou l’ignorer…

Il ne s’agit pas d’identifier au plus vite la personne qu’on a en face de soit afin de savoir à qui on a affaire, ni même de découvrir ses moindres défauts et faiblesses. Il faudrait plutôt apprendre à se connaître soi-même. Quelles sont tes attentes ? Si tu ne sais pas ce que tu veux, il y a fort à parier que tu sois déçue. Penses-tu trouver ce que tu cherches dans cette relation ? Tu n’auras peut-être pas tout de suite de réponse, mais ça te permettra d’avoir au moins un aperçu de ce que tu peux ou ne pas accepter.

Et sinon, on fait quoi ?

En attendant, à défaut de comprendre les signaux, moi, je les compte. Au bout de trois sons d’alarme, je lâche l’affaire, même si je me sens totalement charmée par la personne en question. C’est le signe pour moi qu’il ne faut pas trop jouer avec le feu. Et souvent je ne me trompe pas.

J’appelle ça mon radar à plan foireux : trois sons = plan foireux !

Et toi, il fonctionne comment ton radar à plan foireux ?

#01 Quête de l’écriture : le syndrome de la page blanche

Lorsqu’on me demande ce qui me passionne, je mentionne automatiquement l’écriture. Quand j’étais gamine, je débordais d’imagination et j’adorais inventer des histoires. Puis les blogs sont arrivés sur internet et j’ai très rapidement commencé à rédiger des articles : j’écrivais un peu tout ce que j’avais envie sans trop me prendre la tête.

Aujourd’hui, mon rapport à l’écriture est plus compliqué car je suis atteinte du syndrome de la page blanche. Par conséquent, je n’écris plus aussi souvent que j’aimerais et à des fréquences relativement aléatoires. Je manque cruellement d’inspiration : pourtant j’ai des idées, mais très peu m’inspirent. La plupart du temps, je les laisse de côté, sans même essayer de développer leur éventuel potentiel. Je les place dans un coin de ma tête et je les oublie plus ou moins rapidement. Au mieux, elles croupissent dans un dossier de mon ordinateur.

Par exemple, j’ai plein d’articles, un peu personnels et très ciblés, comme celui-ci, que j’ai beaucoup de mal à rédiger et à poster car même s’ils m’importent, il y a une sorte de malaise que j’ai du mal à expliquer. Je les sens peu dignes d’intérêt pour quelqu’un d’autre que ma personne. Et dans ce cas, si ces sujets n’intéressent que moi, à quoi bon les publier à la vue de tous ? Et même, à quoi bon envisager de les écrire ? L’année dernière, j’avais tenté d’écrire des choses qui ne m’emballaient pas spécialement, juste histoire de dire que je ne laissais pas ce blog à la dérive. Mais le résultat ne me convenait pas, et j’ai fini par supprimer les articles en question définitivement, tant ils me rebutaient.

Il y a aussi des sujets qui m’intéressent beaucoup, mais dont mes connaissances laissent à désirer : j’ai des idées, des arguments, mais pas assez de contenu pour écrire un article qui tienne la route. Ou tout simplement, je ne me sens pas assez légitime pour aborder certains thèmes qui me semblent inaccessibles. Il en résulte donc que je n’envisage que des sujets que je connais vraiment. Je me sens donc très limitée dans mes choix qui risquent à certain moment de m’ennuyer.

Enfin, je suis devenue très exigeante avec moi-même au fil des années, et je sens bien que mes compétences en matière d’écriture peuvent être améliorées. Je suis parfois tellement angoissée à l’idée de ne pas savoir quoi ou comment écrire et de me retrouver devant mon ordinateur sans rien trouver d’intéressant à dire que je repousse sans arrêt ce moment d’écriture. C’est dommage, car ce qui est censé être ma passion est devenue une source de stress, de déception et de remise en question.

Mais, je souhaite désormais aborder et explorer le sujet de l’écriture autrement. Il s’agit donc d’un article introductif pour annoncer la mise en place d’une série de textes que je nommerai : la quête de l’écriture. Ce sera donc un projet très personnel, mais qui j’espère, me permettra de me réapproprier cette activité, de m’enrichir et de m’épanouir.

Parole de femmes.

En tant qu’enseignante, je me suis inscrite à de nombreux groupes pour les professeurs des Écoles sur lesquels on échange nos astuces, conseils, supports d’enseignement et où on plaisante plus ou moins sur notre boulot et nos élèves.

Il y a quelques jours, en regardant mon fil d’actualité, je suis tombée sur la publication suivante, provenant d’un de ces fameux groupes d’enseignants :

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Sous cette publication, le commentaire d’une collègue : « C’est sexiste, comme blague ». Et en réponse à celui-ci : « Mais n’importe quoi, c’est juste une petite blague » « Celui qui a publié ça est un mec adorable et rigolo, si tu le connaissais, tu saurais qu’il n’est pas macho pour un sous » « Je suis une femme et je ne suis pas choquée par cette blague » « C’est juste pour rire, faut arrêter de tout prendre au sérieux, c’est juste du second degré ». D’autres commentaires suggéraient que c’était un peu « foutre la merde » de dire que la publication était sexiste, et que dans ce groupe on était là pour s’amuser et qu’il s’agissait d’une ambiance bonne enfant…

J’ai évidemment eu un avis très tranché : il s’agissait pour moi d’une publication pas très fine utilisant un cliché franchement sexiste qui ne me faisait pas rire du tout. Alors pourquoi cette publication m’a-t-elle dérangée tandis qu’une majorité de gens l’ont trouvée mignonne et tout à fait innocente ?

Tout d’abord, je suppose qu’en tant que féministe, je suis bien plus sensibilisée à la question du sexisme ordinaire et plus attentive aux clichés qui flottent autour de nous. Cette publication m’est apparue comme une énième plaisanterie sexiste de mauvais goût. Et à force d’en entendre (et d’en lire, merci les réseaux sociaux), je dois bien dire que je suis lassée et que je n’ai plus envie d’ignorer ou de prendre les choses « à la légère ».

 

Pourquoi cette bague n’est-elle pas si innocente que ça ? 

Le cliché de la fille ou femme bavarde, est présent en permanence dans notre société : dans les publicités, les séries, les films… La « pipelette » est en général incarnée par une jeune femme souvent insupportable, plutôt jolie et pourquoi pas blonde (soyons dans les clichés jusqu’au bout). Elle parle évidemment pour ne rien dire, a un débit de parole insensé, au point qu’on se demande comment elle fait pour respirer. Elle a souvent un petit ami qui fait semblant de l’écouter et qui lui répond par quelques soupirs réguliers. Lorsque les « pipelettes » se retrouvent entre elles, on observe un amas de filles en train de piailler (comme nos petits oisillons de l’image) et on entend un bruit désagréable, impossible à décrypter et donc souvent sans intérêt.

 

Quelle place donnons-nous à la parole des femmes ?

Un des clichés qui va donc de paire avec celui de la femme « bavarde », c’est celui de la femme qui n’a rien de bien intéressant à dire. On est là dans un stéréotype qui nous fait énormément de tort, car il ne s’agit plus d’une plaisanterie. La parole d’une femme est très souvent décrédibilisée de par son sexe, dans tous les domaines. On observe également un autre stéréotype qui questionne une fois de plus la légitimité des femmes à prendre la parole : la femme est une commère qui parle de manière insidieuse dans le but de causer du tord, colporter des ragots et des rumeurs. À quoi bon la laisser donc parler si c’est pour l’entendre « cracher son venin » ?

Quelques exemples relatant du peu d’importance que l’on donne à la parole d’une femme : la députée Aurore Bergé a été récemment vivement critiquée et ridiculisée car selon certains, sa robe était bien trop courte pour que ses arguments politiques aient le moindre intérêt. En politique, les femmes sont d’ailleurs très souvent tournées au ridicule et leur parole remise en question, à travers des arguments liés à leur sexe et ça n’est pas un hasard. Un autre exemple très parlant qu’il n’est pas rare d’observer à en voir la quantité de témoignages sur #PayeTaPolice, ce sont les victimes de violences sexuelles dont on ne prend pas la plainte au sérieux ou qu’on accuse parfois d’être des menteuses. Sans parler des femmes féministes que l’on traite généralement de « grandes gueules » qui se plaignent pour des choses « pas si graves » : cela a pour conséquence que leur discours est beaucoup moins pris au sérieux et a moins d’impact.

 

Et l’éducation et l’école, dans tout ça ?

Malheureusement dans notre société, dès la naissance, les enfants entendent les adultes plaisanter et répéter combien les filles sont de vraies moulins à parole. Ces clichés sexistes sont donc intégrés dès l’enfance et ne sont jamais remis en question. On brime aussi les petites filles qui doivent répondre à de nombreux impératifs : être sages, se tenir tranquilles, être appliquées et respectueuses… On juge souvent les gamines un peu trop dynamiques, tandis qu’on dit qu’un petit garçon agité a besoin de se dépenser et que c’est « normal ». Je n’ai pas énormément de recul sur la question, mais déjà en quelques mois d’enseignement en élémentaire, j’ai pu observer ceci : en classe, une majorité de garçons  interviennent sans lever la main, parlent fort, parfois crient et coupent la parole (souvent celle des filles par ailleurs). Les jeunes filles souvent très discrètes, attendent leur tour pour parler et n’osent parfois pas participer. Lorsque l’on met en place des groupes de travail, ce ne sont pas les filles qu’on entend le plus, mais les petits garçons. De plus, j’ai souvent du intervenir car certains refusaient d’écouter les arguments de leur camarades féminines. On pourrait donc envisager que dès leur plus jeune âge,  les enfants, selon leur genre, intègrent plus ou moins une légitimité à la parole.

 

Je n’ai pas pour prétention de m’y connaître beaucoup sur le sujet et je donne simplement mon avis. Je souhaiterais conclure que selon moi, toutes ces « petites » plaisanteries sexistes véhiculées durant notre enfance sont responsables en partie de clichés bien plus graves qui nous décrédibilisent une fois adultes.  On pourrait donc peut-être éviter d’enfermer les enfants dans des cases, valoriser les petites filles pour qu’elles aient plus confiance en elles, les inciter à s’exprimer, et favoriser la communication et l’écoute entre eux.

 

 

Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.

Jules Renard.

La Cigale et la Fourmi – Slut-shaming

La cigale, ayant dansé toute la nuit,
Se trouva fort dépourvue,
Lorsqu’elle trouva dans son lit,
La présence d’un intrus.
Pas un seul petit souvenir,
De la soirée, ne put lui parvenir
Mais une douleur sanglante et aiguë
Indiqua ce que durant cette soirée, elle avait vécu.
Elle courut chez sa voisine fourmi,
Confier sa mésaventure de la nuit,
La priant de l’écouter,
Et de partager sa peine :
« Il m’a abusée, lui dit-elle »
La fourmi n’est pas bienveillante,
C’est là un de ses plus grands défauts :
« Où étiez-vous, minuit sonné ? »
Lui demanda-t-elle.
« En ville, je m’amusais et je dansais,
Ne vous déplaise »
« Vous dansiez ? Dans cette tenue ? J’en suis fort aise !
Récoltez ce que vous semez, maintenant ! »
Et elle lui claqua la porte au nez.
En se disant qu’elle l’avait bien cherché.
La fourmi, partit à ses occupations,
Sans remarquer l’intrusion d’un malotru.
Celui-ci l’attrapa par les antennes,
Lui prit sa vertu,
Sans lui demander la permission.
La fourmi choquée et apeurée,
Courut chez la cigale pour s’excuser.

 

Mesdames, Messieurs,
Cessez de juger les victimes :
Exister n’est pas un crime,
Pointez plutôt du doigt les responsables,
Ceux qui guettent dans le noir,
Le moment opportun pour attaquer leur proie,
Choisissant les plus fragiles et isolées,
Sans se soucier des souffrances infligées.

Question de pâtisseries

” Bonjour je voudrais un éclair au café s’il vous plaît.
– Et moi une tarte au citron.
– Ah, je ne savais pas que tu aimais les tartes au citron !
– Désormais tu sais ahah, tu t’en doutais même pas un peu ?
– Maintenant que j’y pense, peut-être qu’en effet, certains signes auraient du m’alerter.
– Mais ça te pose un problème que je n’aime pas les éclairs au café et que je préfère les tartes au citron ?
– Non pas du tout, t’inquiète pas, je suis très tolérante et j’accepte que les gens soient différents et n’aiment pas tous les mêmes pâtisseries ! Les gens ont le droit d’aimer la pâtisserie qu’ils veulent et personne ne devrait les en empêcher !
– Tu as l’air contrariée pourtant…
– Nan mais ça me pose question…
– A propos ?
– A propos de mon propre rapport aux pâtisseries…
– Comment ça ?
– Bah tu vois, moi j’aime vraiment beaucoup les éclairs au café, j’aime leur saveur, l’amertume du café délicieusement mélangé à la crème pâtissière, le glaçage sucré qui fond dans la bouche… Mais parfois, il m’arrive de penser à une crème au citron et d’avoir très envie d’y goûter.
– Et pourquoi tu n’essayes pas ?
– Bah, j’aime déjà les éclairs au café ! Alors d’accord, c’est vrai que parfois, j’ai quelques déceptions et j’en suis pas entièrement satisfaite, notamment je suis pas une grande fan de la pâte à chou… Mais quand même, je ne pourrai me passer d’éclairs au café !
– Rien ne t’oblige à arrêter de manger des éclairs au café, mais pourquoi t’empêcher d’essayer les tartes au citron ?
– Oui mais quand même, c’est déjà pas bien vu de montrer qu’on aime les tartes au citron, tu imagines si les gens apprenaient que j’aime en réalité les éclairs au café ET les tartes au citron ?
– De quoi as-tu peur exactement ?
– Bah ça me fait passer pour quelqu’un d’instable, non ? Qui aime manger à tous les râteliers…
– Mais non ! Ça prouve juste que tu aimes les pâtisseries ! Y a pas de mal à être gourmand que je sache, et en plus tu n’as même pas essayé ! Ça se trouve en y goûtant, tu découvriras que ça n’est pas du tout ta tasse de thé et que tu es bel et bien une adepte de l’éclair au café !
– Oui c’est vrai, mais c’est justement ça qui me fait peur, de goûter un jour à la tarte au citron et de réaliser que je la préfère bien plus à l’éclair au café… Ou pire, que je n’ai jamais aimé les éclairs au café et que je m’étais trompée pendant toutes ces années…
– En quoi serait-ce si grave ?
– Ça remettrait en question toute mon identité…
– Tu préférerais rester toute ta vie à manger quelque chose que tu penses aimer, tout en ayant très envie de goûter à autre chose ?
– N’empêche, je ne sais pas si j’oserais passer le cap de la crème acidulée.
– Rien ne t’oblige à te précipiter : écoute ton cœur et tes envies, et si un jour dans la vitrine, une tarte au citron te donne trop envie et que tu te sens prête, lance-toi !”

citron café