Enfin diplômée !

Bonsoir,

J’avais envie de vous écrire un petit article pour vous raconter la grande nouvelle : j’ai eu mon diplôme d’infirmière d’Etat ! Donc ça y est, je suis officiellement infirmière et je suis super contente.

Même si je me doutais que j’allais avoir le diplôme, voir mon nom sur la liste des admis m’a fait vraiment bizarre. Au début, j’ai même eu du mal à atterrir, je n’arrivais pas du tout à exprimer ma joie, je me sentais même crispée. Ce n’est qu’au moment de récupérer mon attestation au secrétariat et en ouvrant la lettre que j’ai vraiment réalisé. J’ai pensé à ce début d’année qui a marqué la fin de mes études, tout ce que j’avais accompli en l’espace de trois mois et finalement, je me suis sentie fière de moi-même !

Je ne vais pas m’éterniser à ce sujet, je ne vois pas quoi dire d’autres si ce n’est que j’ai plein de projets en tête, que dernièrement j’ai encore un peu délaissé les blogs mais que ça m’a beaucoup manqué ! Et en plus, je vais pouvoir changé le fameux “ESI” ou (Etudiante en soins infirmier) en IDE (Infirmière diplômée d’Etat) sur toute mes descriptions de réseaux sociaux : plus superficielle tu meurs, mais ça m’apporte une satisfaction extrême ahah !

Bref je vous laisse avec cette petite photo d’une qualité pitoyable et au montage digne d’un gosse, mais dont le contenu me rend si fière 😉

Infirmiers : nique les stéréotypes…


Chaque métier a son lot de clichés merdiques et c’est navrant.
Aujourd’hui nous allons parler des infirmier(e)s et explorer les clichés les plus tenaces autour de la profession

1/ Elle est comment l’infirmière ?

“InfirmièrE ?”

Et les infirmiers alors ? Ce métier n’est pas composé que de femmes, il y a des hommes aussi ! Alors certes, ils ne sont pas en majorité, mais de plus en plus nombreux et c’est tant mieux !

“L’infirmière ne porte rien sous sa blouse !

Ah ? Ça vous plairait messieurs, qu’on se promène toutes nues sous notre blouse en vous regardant avec un regard aguicheur et en nous penchant un peu trop ? Désolée de vous décevoir, nous allons revenir à la réalité. Nous portons des sous-vêtements ! Une blouse ? Nous sommes en France et au 21ème siècle : il y a bien longtemps que nous sommes passées au pantalon blanc très large et à la tunique d’autant plus large qui ne laisse même pas de place à l’imagination !
J’en profite pour rappeler que “le stéréotype de l’infirmière sexy” est tout simplement impossible : durant l’exercice de nos fonctions : maquillage léger, voire inexistant, pas de vernis, cheveux attachés, bijoux enlevés. Pourquoi ? L’hôpital est un lieu à risque infectieux assez grand et les règles d’hygiène sont de mises, les bijoux, vernis sont des nids à microbes !
Continuons dans les stéréotypes sexistes avec mon préféré :

“L’infirmière couche avec le chirurgien !”

 Bah oui, vos parents vous avaient dit de faire médecine, mais vous n’écoutiez pas en cours et vous avez raté la plus grande occasion de vous faire des infirmières !

Plus sérieusement, on est pas dans Dr House ou Greys anatomie ou n’importe quelle série pseudo médicale absolument pas crédible (bien que très sympa à regarder). Et non, chez nous les infirmières font leur job et c’est tout !

Ce stéréotype va évidemment de paire avec “L’infirmière est une grosse cochonne très généreuse de sa personne avec les patients !” On peut nous traiter de prostituées pendant qu’on y est ?

Et les hommes dans tout ça ?

“L’évidence étant : les infirmiers sont tous gays, voyons !”

En même temps ça expliquerait pourquoi les infirmières se consolent auprès des médecins et des patients ! (ironie)

Allez arrêtons de chercher qui se cache derrière la blouse (pantalon et tunique, voyons!) et entrons dans le cœur du métier :

2/ Mais elle fait quoi l’infirmière ? 
“L’infirmière, elle fait les piqûres.”
Et souvent dans les fesses qui plus est !Oui l’infirmière est tout à fait comparable à un moustique, s’abreuvant de sang ou à une mouche tsé tsé injectant toutes sortes de mélanges rendant les patients euphoriques et comateux. L’infirmière est un insecte dangereux particulièrement prévalent dans les milieux hospitaliers. Prédatrice redoutable, elle surprend sa victime au petit matin, le réveil faisant du patient une proie facile.


“L’infirmière fait les pansements…
… Et un bisou pour que le bobo guérisse plus vite !”

Oui ! Les infirmières font les pansements ! Sauf que dans la tête des gens ça ressemble souvent à de jolis petits pansement tout mignons alors qu’en réalité cela ressemble plutôt à un plat de sauce tomate dégoulinant de gruyère avec les odeurs en prime !


 

“Les infirmières se contentent d’obéir aux ordres du médecin”.

Et puis pourquoi ne pas engager des robots à leur place aussi ? Qu’on ne se méprenne pas, les infirmières exécutent bien les prescriptions des médecins, c’est ce qu’on appelle “le rôle sur prescription”. Heureusement elles ont aussi un cerveau et ne sont pas réduites à appliquer bêtement les prescriptions médicales : elles connaissent chaque traitement, son intérêt, ses effets secondaires et sont capables de reconnaître les erreurs de prescription ; autrement dit quand le médecin a fait un boulette (les erreurs peuvent arriver à tout le monde).
 
Les infirmières doivent être capables d’assurer en cas d’urgences vitales ou non.

Leur lien relationnel avec le patient et très important et permet très souvent d’établir une relation de confiance ; celle-ci étant indispensable dans le cadre d’une hospitalisation. Cela nous amène à parler du rôle propre, qui est l’essence même du métier d’infirmière. Le rôle propre est effectué par l’infirmière en toute autonomie : il consiste à observer le patient, évaluer ses besoins, poser des diagnostics infirmiers et mettre en œuvre les actions adéquates en fonctions des besoins.

Être infirmier(e) est une très belle profession bien qu’elle soit parfois difficile physiquement comme moralement et c’est souvent pour cela qu’on parle de vocation (s’accorde à tous les métiers de la santé). Heureusement les moments de joies, rires voire de fou rires, les anecdotes rigolotes et parfois complètement dingues nous font aimer ce métier (étudiants comme diplômés).

J’espère que cet article vous aura fait découvrir ce métier souvent victime du sexisme et de l’ignorance de certains (je ne blâme personne, moi-même je connaissais peu de choses sur cette profession avant de m’y intéresser).

Infirmier ou non, le respect de ce que nous sommes, de nos choix, de nos opinions, de nos actes ne devrait pas être quelque chose que nous réclamons mais quelque chose à laquelle nous avons tous le droit.  

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