La série Girls reprend bientôt : saison 5 !

La saison 5 de Girls reprend le 21 février et j’en profite pour écrire un article expliquant combien j’affectionne cette série !

Je l’ai découverte il y a deux ans alors qu’elle avait déjà quelques saisons d’avance et je suis devenue rapidement accro à ces 4 filles à la fois toutes plus délirantes les unes que les autres et en même temps si proches de la réalité que vivent les femmes dans la vingtaine.

Je crois que j’ai réussi à m’identifier à chacun des personnages qui sont très touchants à leur façon.

J’apprécie particulièrement le fait dans cette série qu’elle soit décomplexante :
Ces femmes nous ressemblent : elles ne sont pas parfaites et magnifiques, et n’en restent pas moins charmantes. Elles ont, pour certaines, des look fantaisistes et s’assument complètement. Elles cachent tant bien que mal leur fragilité, ce qui les rend d’autant plus attachantes. Elles agissent parfois de façon irrationnelle (comme n’importe qui) Elles galèrent comme toutes personnes “adulescences” qui entrent dans la vie active et qui pataugent un peu, voire beaucoup. Il est alors question de recherche d’emploi, de questionnement sur les choix professionnels et de réflexions sur ce qu’on attend vraiment de la vie.

La série aborde également la sexualité de ces jeunes personnes de manière réaliste, humaine et assez drôle. Elle se détache des idéaux imposés par la télévision et permet de dédramatiser un peu le sujet.

Les personnages évoluent pour la majorité dans des milieux artistiques et cela m’a permis de me remettre en question sur ce que j’avais moi-même envie d’exploiter dans la vie et les domaines dans lesquels je souhaitais m’épanouir. Musique, art, littérature, cette série est une vraie source d’inspiration !

 

Snapchat ou l’étalage de vie dérangeant

Snapchat a été créée en 2011 (merci Wiki pour l’info) et permet de partager des photos ou vidéos pendant une courte durée auprès de ses contacts/amis. Les photos s’effaçant automatiquement après le visionnage du destinataire, c’était donc un concept innovant et pratique qui se voulait plus “sécurisant”. J’insiste sur les guillemets car l’application permettait en théorie de pouvoir partager des photos/vidéos sans que celles-ci ne puissent être copiées et partagées. La réalité est tout autre car une majorité de smartphones sont équipés de capture d’écran et peuvent donc enregistrer n’importe quelle photo. Mais le concept n’en était pas moins sympathique.

Depuis l’application a évolué et propose de nouvelles fonctionnalités, notamment la possibilité de partager ses “story” : photos/vidéos pouvant être visionnées durant 24 heures, autant de fois qu’on le souhaite par tous les contacts de l’utilisateur.

Depuis, les fameux petits messages qu’on se plaisait souvent à envoyer de façon individuelle et personnalisée ont quasiment disparus de nos habitudes “Snapchat”, laissant place à un étalage de vie très démonstratif.

Certains utilisateurs passent tant de temps à filmer tout ce qu’ils font qu’on en est arrivé à se demander s’ils n’en oubliraient pas de vivre. On assiste donc à une exhibition qui en devient malaisante : a-t-elle vraiment besoin de filmer sa copine qui a trop bu en train de gerber dans un coin de la rue ? En se filmant dans une attraction à sensation, profite-t-il bien du moment à travers l’écran de son téléphone ?  Faut-il vraiment qu’elle se prennent en photo au réveil, au coucher, à chaque repas (ce qu’elle mange est tellement passionnant…) Ne ferait-il pas mieux de lâcher son portable et profiter de la soirée plutôt que d’envoyer un snap/story toutes les dix minutes ?

L’étalage de vie étant une chose, l’étalage de bonnes réussites en est une autre. Être fier d’avoir réussi quelque chose c’est bien, mais j’ai du mal à comprendre la nécessité de le divulguer sur les réseaux sociaux. Est-ce vraiment de la fierté ou un besoin irrépressible de montrer aux autres qu’on a une vie merveilleuse qui nous rend entière satisfaction ? Je trouve ça un peu triste d’être dans une perpétuelle bataille de “quiréussitmieuxquequi”

Finalement les snaps ne seraient-ils pas le reflet d’une vie fictive, parfaite et enviée qu’on se plaît à exhiber faute de mieux ? (J’aime bien le semblant philosophique prenant sa place dans mon article ! )

Beaucoup de questions, pas vraiment de réponses, mais cela m’a amenée à me questionner sur ma propre utilisation de cette merveilleuse application…
Je ne suis pas du tout une professionnelle du Snapchat. Évidemment, comme beaucoup de moutons j’ai tenté d’utiliser l’application en suivant les commandements d’une story réussie :
– Des selfies tous les jours, tu feras
– Ta bouffe tu photographieras
– Tes soirées tu filmeras
– Ton chat tu harcèleras
– Tes supers vacances à travers ton smartphone tu vivras…

Règles que j’ai eu beaucoup de mal à tenir, car lorsque  je passe un bon moment, je ne pense pas à sortir mon téléphone pour le partager à tout le monde… De plus, je suis très mal à l’aise à partager autant d’instants personnels de vie et je préfère utiliser snapchat de façon décalées et humouristique (et souvent incomprise).

J’ai tout de même décidé de m’interdire l’utilisation systématique et inutile de cette application, surtout en soirée, avec des amis, en sortie, afin de profiter pleinement de ce que je vis. Je vous invite à faire pareil et à réfléchir aux véritables raisons qui vous poussent à publier sur Snapchat.

L’exposition Le petit prince : de la douceur et de la poésie.

Hier soir, j’ai eu la chance d’assister à l’inauguration de l’exposition Le petit prince à Versailles.
Je ne suis pas la mieux placée pour vous parler de cette exposition, d’autant qu’il y a encore quelques jours, je n’avais même pas lu l’œuvre. Je me suis hâtée de voir le film animé avant le jour de l’inauguration et j’ai eu un véritable coup de cœur.

Beaucoup de poésie, de douceur, de rires d’enfant, d’étoiles et forcément, énormément d’émotion.
L’exposition respecte fidèlement cet univers et nous permet d’aller plus loin en explicitant certains passages du texte et en étudiant chaque personnage de l’œuvre. Quelques anecdotes  sur l’auteur  et sur le personnage principal, ainsi que des objets, des dessins et des lettres sont exposés et ont éveillé ma curiosité.

J’ai particulièrement apprécié l’effort fait pour permettre aux enfants de participer en disposant des œuvres à leur hauteur et en proposant des activités ludiques à travers des tablettes numériques etc.

Avec les événements tragiques qui ont eu lieu récemment sur Paris, on a tous besoin de se vider la tête et de la remplir d’étoiles et de jolis couchers de soleil…

L’exposition sera ouverte jusqu’au 28 février à l’espace Richaud, l’entrée s’élève à 5 euros et est gratuite pour les moins de 26 ans.

 

“S’il vous plaît, dessine-moi un mouton”