L’aventure déménagement #04 The end

Si vous n’avez pas lu les premiers articles de notre déménagement, je vous invite à les lire ici(1), ici(2) et ici(3)

Nous avons donc enfin signé chez le notaire, et j’étais littéralement submergée par la joie. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire, mais j’essayais quand même donc je pense que ça devait être assez drôle de me voir lutter contre mes zygomatiques ! Nous nous sommes rendus dans la maison juste après dans la signature et nous avons tout de suite commencé à ramener les premiers cartons ! Je pense que cette journée s’inscrira dans l’un des plus beaux moments de ma vie : c’était tout simplement merveilleux, d’avoir un vrai chez soi, de se dire qu’on va y vivre toutes les étapes importantes de notre vie, qu’on va y évoluer. Et surtout, la place ! On avait tellement de place !

Ici les vidéos que nous avons fait en arrivant pour leur première fois dans notre maison

Le lendemain, on a commencé à nettoyer et ramener tout ce qu’on était capables de porter et de la même façon, on était bluffé par le nombre de rangements, par toute la place disponible : nous avions l’embarras du choix pour ranger nos affaires, donc nous étions presque perdus face à un appartement dans lequel nous n’avions justement pas de choix !

Le déménagement s’est super bien passé, nous avons eu beaucoup de monde pour nous aider, c’est donc allé très vite, et en trois jours nous étions installés !

Depuis je passe mon temps au bar de la cuisine car c’est l’endroit idéal pour travailler, mais le copain n’est pas tout à fait d’accord !

C’est vraiment un plaisir de pouvoir profiter de l’espace. Je n’aurais pas cru que ce critère pourrait autant changer notre vie : je me sens beaucoup plus sereine et bien plus libre dans cette maison. J’ai le sentiment de respirer. Tout est beaucoup plus facile : cuisiner, faire le linge, bosser les cours, nettoyer… Je peux désormais faire du sport où j’en ai envie dans la maison sans avoir peur de me cogner, je me suis même souvenue que j’avais acheté une corde à sauter il y a deux ans que je n’avais jamais pu utiliser avant car dans l’appartement je risquais de m’accrocher avec la corde aux meubles, aux objets ou aux lumières du plafond !

Il n’y a pas que pour mon copain et moi que ce changement a été bénéfique : notre chat qui a été très craintif pendant tout le processus de déménagement, a très rapidement pris ses aises lorsque nous nous sommes installés. Il a toujours été très dynamique et joueur mais dans l’appartement, le confinement le rendait parfois un peu énervé car il s’ennuyait certainement un peu. Dans la maison, il peut courir comme il veut, s’amuse à dévaler les escaliers et est donc beaucoup plus calme ! Pour le moment nous ne le laissons pas aller dans le jardin car il doit d’abord prendre le temps de s’accoutumer à son nouvel habitat et qu’on entre dans les jours froids. Mais lorsqu’il pourra accéder au jardin à partir du printemps je suis certaine qu’il va adorer !

Voilà, ici s’arrête notre “aventure déménagement”, mais c’est tout de même le début d’une nouvelle histoire : de beaux projets et très peu d’ennui en perspective !

Le petit prince au village caché de la feuille


La XVIII planète semblait pleine de surprises car elle ressemblait à s’y méprendre à la planète Terre. Elle était pourtant peuplée d’étranges habitants qui faisaient pour certains d’extraordinaires tours de magie.

Le petit prince atterrit dans une foret, et fatigué par son voyage, s’endormit contre un arbre. Tandis que ses yeux se fermaient doucement, il se demanda s’il s’agissait là d’une forêt de baobabs.

Il fut réveillé par une voix d’enfant très en colère qui ne cessait de proférer des injures : « Bon sang de bois ! Fichtre ! »

Le petit prince s’approcha et découvrit un petit garçon à tête toute aussi blonde que lui, qui s’acharnait sur un pauvre baobab (ou peut-être un simple chêne ?) L’enfant sortait de sa poche des petits objets en métal qui semblaient très pointus et les lançait contre une cible dessinée sur l’écorce. Lorsqu’il n’en avait plus, il les ramassait à toute vitesse en vociférant et retournait se placer devant l’arbre pour les lancer un à un.

Le petit prince s’approcha tout doucement, de ce drôle de garçon, et il murmura : « Bonjour ! »

Surpris celui-ci, fit un bond en arrière tout en brandissant ses étranges objets pointus. Le petit prince éclata de rire, et bien qu’encore un peu surpris, l’autre petit garçon se mit à sourire, à glousser, puis à exploser d’un rire franc : « Tu m’as fichu une de ces frousses ! Ne te mets jamais derrière moi lorsque je suis concentré! Et puis qui es-tu d’ailleurs ? »

Le petit prince fit mine de ne pas entendre cette question, et à son tour l’interrogea : « Est-ce que ce sont des baobabs ? »

Sans même attendre la réponse, il déclara pensif : « C’est trop tard ! Tu n’arriveras jamais à les déraciner ! Il faut les retirer lorsque ce sont de petites pousses, maintenant ils sont bien trop gros ! »

L’autre enfant très septique, répliqua : « Je n’essaye pas de déraciner quoique ce soit, je m’entraîne à lancer mes shuriken. Pour l’instant, ça n’est pas une grande réussite, mais je vais encore m’entraîner, je le ferai jusqu’à m’épuiser ou mourir de faim, mais je refuse d’abandonner, c’est ça pour moi être un ninja ! A force je finirai bien par y arriver. »

– Mais c’est quoi un ninja ? »

Le jeune garçon s’esclaffa  : « Mais tu viens de quelle planète, toi ? Les ninjas assurent la paix des villages et leur protection. Je veux devenir le plus fort pour que tout le monde reconnaisse ma valeur et m’apprécie. »

Le petit prince ne comprenait pas vraiment le lien de cause à effet. Il n’avait pas besoin d’être le plus fort pour être aimer de tous, simplement d’être lui-même.

Un silence s’installa et les deux enfants, aussi curieux et fascinés l’un par l’autre, s’observèrent longuement.

Finalement, le petit prince décida de continuer son chemin, et avant de partir il chuchota jeune apprenti :
« Un jour, tu apprivoiseras le renard au fond de toi, vous deviendrez amis, et tu ne seras plus jamais seul. »

A cet instant, Naruto ne comprit pas le sens de cette phrase, mais il eu l’impression qu’on lui avait donné la réponse à une question qu’il n’avait encore jamais posée. Un sentiment étrange l’envahit, et ce n’est que quelques années plus tard, qu’il compris qu’il s’agissait tout simplement d’espoir.

Oeuvre réalisée par Judikaëlle, ma soeur, merci encore !
Œuvre réalisée par Judikaëlle, ma sœur, merci encore !

J’en avais déjà parlé dans un précédent podcast (cf les favoris de mai) mais j’ai découvert Naruto et j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce manga animé  que j’ai visionné en l’espace de quelques mois. Je trouve l’histoire de Naruto, l’hôte du démon renard, belle, poétique et légendaire : de nombreuse fois, l’animé couplé à la musique m’a submergée d’émotions.

Outre le manga dans son ensemble je me suis particulièrement attachée à Naruto, ce petit garçon maudit, qui cherche toujours à se surpasser et qui s’épanouit au fil des années, en se faisant des amis et en changeant les mentalités de tous ceux qui croisent son chemin.  Ce n’est qu’en visionnant le film The last, que j’ai fait le lien avec un personnage qui est depuis  longtemps dans mon cœur : un petit garçon tout aussi blond, à l’écharpe flottante qui se lit d’amitié avec un animal indomptable : Le petit prince.

En effet, d’un côté on a un ninja qui combat ses démons avec toujours plus d’acharnement, et qui n’abandonne jamais, de l’autre on a un petit prince en tout point semblable, qui se bat contre ses fichus baobab qui ne cessent de pousser tous les jours.

Naruto, c’est aussi un petit garçon qui grandit, et qui comprend petit à petit ce qu’est être amoureux, surtout quand l’objet de son amour est en danger. Là encore, l’histoire n’est pas si différente, lorsqu’on sait que le Petit Prince n’a compris la valeur qu’il accordait à sa rose qu’en s’éloignant d’elle et en changeant de planète.

« On ne voit bien qu’avec le cœur », cette phrase pourrait être écrite pour Naruto qui n’écoute que son cœur lorsqu’il s’agit de sauver ses amis ; ou lorsque ceux-ci, semblent avoir perdu la raison, et qu’il serait plus rationnel de les abandonner. 

Enfin, ce sont tous les deux des enfants dont le rire est aussi émouvant que contagieux, qui abordent le monde avec beaucoup de simplicité et qui pensent que tout est possible. Chacun à leur façon, ils apportent du bonheur et marquent les esprits, car par leur curiosité, ils interrogent et amènent ceux qu’ils croisent à se remettre en question.

Naruto, Le Petit Prince : ce sont toutes les deux, des œuvres que je n’ai pas eu le plaisir de connaître enfant, mais je suis contente de les avoir découvertes aussi tardivement car cela m’a permis de les apprécier d’autant plus à leur juste valeur !

Ps : Évidemment, à en juger le nombre de dessins sur internet, je ne suis pas la seule à avoir eu cette réflexion, je vous laisse le soin d’aller voir par vous même.