Écologie, la prise de conscience #04 : bilan de mars


Bonjour ! C’est le moment de faire le bilan d’écolo du mois de mars et on est loin d’avoir atteint nos objectifs, il se pourrait même qu’on ait quelque peu régressé…

Niveau déchet :

On a fait cinq poubelles et demi pour ce mois (je rappelle que je ne compte que les déchets qui ne sont pas recyclables ou compostables). Donc je suis très déçue car c’est moins bien que les deux mois précédents, mais il y a plusieurs circonstances qui expliquent le pourquoi du comment. 

Au début du mois, c’était mon anniversaire et le chéri m’a organisé une petite fête (j’en parle justement dans cette vidéo :p)  Et c’est donc aussi lui qui s’est occupé des courses, j’ai reçu des cadeaux d’anniversaires (qui m’ont fait très plaisir) et tout ça, ça fait quand même bien plus de déchets que d’habitude. J’ai pourtant récupéré tout ce qui pourrait être réutilisé (comme les emballages de papier cadeau) mais il y a quand même des choses que j’ai dû jeter, notamment beaucoup d’emballages de produits qu’habituellement j’évite d’acheter, ou que je prends en vrac. Attention, je tiens à insister sur le fait que je ne me plains en aucun cas de la situation très franchement, j’étais gâtée, j’adore les cadeaux, et tant pis s’il y a des choses à jeter parmi les emballages, il s’agissait d’un événement exceptionnel dans l’année et ça n’est selon moi pas la fin du monde si exceptionnellement il y a plus de déchets que d’habitude (on est humain, on ne peut pas tout le temps être parfait). Mais j’estime aussi qu’il est nécessaire de souligner dans quels domaines on peut s’améliorer.

Et pour continuer dans les imperfections, j’ai moi-même été contraintes de faire bien plus souvent d’achats de produits emballées qu’habituellement j’achète en vrac dans des magasins bio. Cela s’explique tout simplement par le fait qu’avec le confinement, je limite mes allers et retours et j’achète ce que je trouve à l’endroit où je le trouve. Pour être plus précise, lorsque je vais faire les courses, je me débrouille pour que ça soit dans le supermarché où le chéri travaille, pour lui permettre de rentrer en même temps que moi et lui éviter les transports qui sont quand même plus à risque que la voiture. Et par conséquent, j’achète tous les produits dans le supermarché : ils ne font malheureusement pas de vrac, la majorité des légumes et fruits bio sont vendus emballés, donc je prends quand même… Et puis, sans jouer la paranoïaque, j’admets que ça m’arrange bien de prendre emballé en ce moment car je n’aime pas l’idée que je ne sais qui à pu tripoter les fruits avant moi. Donc voilà, je ne suis pas super fière, je n’essaye de me chercher d’excuses (même si un peu quand même ahah) et je tâche tout de même de me rappeler que ce n’est qu’un petit pas en arrière car de toutes façons certaines habitudes sont acquises : par exemple, plus d’éponge jetable à la maison, pas de rachat de produits ménagers “cracra”, on continue d’acheter majoritairement bio… 

Le gaspillage alimentaire

Pour ce qui est des aliments gâchés, cette fois on peut dire que le confinement n’a pas que du mauvais car : qui dit moins de déplacements, dit aussi faire preuve d’une meilleure organisation pour éviter de jeter des aliments qu’on n’ira pas racheter avant plusieurs jours… Alors ça n’est pas non plus la grande folie, on est juste passé de 23 aliments jetés en février à 18 en mars. Mais comme j’aime le répéter : c’est toujours mieux que rien (même si dans le contexte, le rien serait toujours mieux !) Et là encore, loin de moi le désir d’accuser le chéri, (mais je vais le faire quand même) mais il y a plusieurs aliments qui n’ont pas été consommés à temps et c’était de sa responsabilité ! Par exemple, je ne consomme pas de lait de vache, et lui il en consomme un tout petit peu… Très souvent il ouvre une bouteille pour faire une omelette puis la laisse dans le frigo plusieurs semaines sans y toucher. Et moi, je n’ai pas nécessairement le réflexe d’utiliser la bouteille ouverte pour faire des gâteaux ou des cakes et éviter le gâchis… Alors après moi-même j’ai ma part de responsabilité, car j’ai tendance à faire la même chose avec la crème de soja : je l’ouvre, et ensuite je l’oublie dans le frigo. Et c’est tellement dommage… 

Les objectifs

Pour les objectifs que j’avais définis pour mars (voir l’article en question) : et bien, je pense que j’ai vu un peu trop grand. Je n’en ai entamé qu’un seul sur les quatre, à savoir, préparer notre potager : ça n’est que le début, donc on va le continuer pendant tout le mois d’avril et on est super contents de ce qu’on a commencé ! Pour le moment, nous avions gardé sous le coude des pommes de terres qui avaient germés (oups, l’oubli des patates au fond d’un placard…) et nous les avons plantées, le week-end dernier, nous avons aussi planté des oignons et des pieds de framboisiers (provenant du jardin de mes parents). On espère que la récolte sera fructueuse !

A propos des autres objectifs, j’hésite énormément à les reformuler pour le mois d’avril, car toujours pour les mêmes raisons (il a bon dos le confinement) je ne suis pas certaine de pouvoir tout appliquer : par exemple, je ne vois pas comment revoir la recette de mon produit vaisselle si je n’ai pas accès aux produits dont j’ai besoin pour le confectionner. Pareil pour les coton-tiges (en même temps, avec le confinement, se laver est-il vraiment une nécessité ? Mais je plaisante bien sûr, roh ou pas…) 

Je crois que je vais seulement réitérer l’objectif ‘conservation des légumes’ car on a quand même eu quelques pertes un peu bêtes ce mois-ci et je pense que ce problème pourrait être réglé facilement si on décide vraiment d’y accorder du temps ! 

Voilà, j’espère que cet article vous a plus, n’hésitez pas à partager vos victoires, vos astuces et vos conseils en matières d’écologie ! A bientôt !



Lettre à mon utérus

Avant de commencer : oui c’est bizarre d’écrire à un organe de son corps. Et non, ça n’aura pas de sens pour tout le monde. On a tous des reproches à faire à son corps, comme s’il était responsable de notre mal être. Pour moi, ma relation avec celui-ci a toujours été très compliquée et laborieuse. Elle l’est d’autant plus, depuis qu’on n’arrive pas à faire un enfant. J’ai pendant des mois ressenti énormément de colère, j’ai aussi été très triste, et je suis arrivé à un stade où je suis lassée d’en vouloir à la terre entière. J’ai du temps devant moi, avant de commencer le processus de procréation médicalement assistée, et ainsi assez de temps pour faire la paix.

Cher utérus, 

Cela faisait des années que j’étais en colère contre toi, et bien un an que je te détestais : j’ai passé des mois à ressasser les mêmes questions et les mêmes reproches à ton égard. Pourquoi est-ce que tu me fais mal ? Pourquoi me causes-tu autant de soucis ? Pourquoi est-tu toujours au cœur de mes contrariétés ? Que t’ai-je donc fait pour que tu ne m’offres pas le bonheur de porter un bébé ?  

J’ai attendu longtemps avant de t’écrire cette lettre et encore maintenant j’ai peur de ne pas t’avoir totalement pardonné.

Mais pardonné quoi ? Est-ce bien à toi de te sentir coupable ? Qu’ai-je fait si ce n’est éprouver de la honte et du mépris pour toi ? T’ai-je simplement un jour remercier d’exister ? 

Il est donc certainement temps, de faire table de rase du passé, de vivre le présent et de regarder l’avenir. 

D’abord, je souhaiterais m’excuser auprès de toi, d’avoir été en colère, alors que tu n’y es pour rien. Je m’en veux de me rendre compte seulement maintenant que tu es mon allié dans cette quête, et non pas un ennemi. Je m’en veux de t’avoir rendu coupable de tes petites imperfections. Je suis désolée de ne pas t’avoir écouter lorsque tu essayais de me parler, de ne pas avoir compris que la douleur que tu me transmettais, constituait un message que je refusais de décrypter. 

Je voudrais également te remercier : parce que tu es là, que tu es fonctionnel, et que ce ne sont pas tes défauts qui pourraient contredire tout cela. Tu es fort, tu supportes tout, et tu ne cèdes pas devant l’adversité. 

Enfin, j’aimerais te transmettre un message d’avenir et d’espoir : je sais qu’avec toi à mes côtés nous pouvons tout accomplir, même dans l’adversité. Je sais que je peux compter sur toi, et je te promets que je ne te renierai plus jamais, je prendrais soin de toi et je serais attentive à tes appels. Je ne te rejetterai plus lorsque nous ferons face à un échec car je sais que tu n’y es pour rien. Tu essayes autant que moi d’être à la hauteur de tes fonctions et je sais que tu es prêt à les remplir aussi bien qu’il en est possible pour toi. 

Je t’aime.

Une banale histoire d’endométriose… #03

Bonjour !

Il est temps de vous donner des nouvelles à propos de ce fameux nodule d’endométriose qu’on m’avait retiré chirurgicalement, car il y a du nouveau !

Si vous n’aviez pas lu les articles relatant de ce sujet, je vous invite à les lire, ici !

Tout d’abord j’aimerais revenir rapidement sur mon opération et la cicatrice : contrairement à ce qu’avait dit le médecin, celle-ci n’a absolument pas disparue et est encore très sensible voire douloureuse au toucher et tiraille un peu parfois… La semaine dernière elle a même fait des croutes, et depuis elle est très à vif… Je ne sais pas pourquoi elle n’a pas dégonflée, il m’avait dit de ne pas y toucher et c’est ce que j’ai fait. Hormis ce petit désagrément, la plupart du temps, je n’ai pas mal, je peux faire tous les mouvements que j’ai envie, et ça c’est chouette !

Bref, ça fait donc un an ou presque que je me suis faite opérée pour retirer ce nodule. Et comme je l’ai expliqué dans cet article, on essaye de faire un bébé et on n’y arrive pas… Quand je m’étais faite opérée, on essayait déjà depuis presque six mois et je commençais à baliser sur le fait de ne pas réussir. J’avais toujours ce nodule qui me stressait, et on s’était dit que m’en débarrasser me permettrait d’être plus zen quant au projet bébé. De plus, la présence d’endométriose pouvait potentiellement compromettre une grossesse, donc retirer ce nodule, qui n’avait à priori aucun impact, nous permettait aussi de savoir s’il s’agissait d’endométriose et peut-être de nous diriger vers une piste…

Je craignais notamment qu’on n’ait pas décelé l’endométriose dans l’utérus, c’est un sujet que j’avais abordé avec le médecin qui m’avait opéré. Celui-ci semblait penser que je n’avais clairement pas à me soucier de ça et que si on n’avait rien remarqué à l’IRM (datant d’un an et demi avant l’opération), il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Il avait quand même rajouté pendant le rendez-vous : “Si vous n’arrivez pas à tomber enceinte dans les prochains mois, il faudra en parler à votre gynécologue” (LOL)

Patienter, encore patienter… 

Donc au bout d’un an d’essai bébé sans résultat, est enfin venu le moment où nous avions le droit de nous inquiéter que je ne sois toujours pas enceinte. J’ai donc passé tous les examens pénibles et stressants au possible : l’échographie par voie vaginale (miam), l’hystérographie (deux fois, youpi), les prises de sangs qui vont avec, etc. Tout semblait indiquer que mon utérus était sain, les tissus homogènes, tout ça tout ça…. 

Mais à la seconde hystérographie, que j’ai du faire dans un cabinet plus réputé, et au passage qui m’a fait très mal, le médecin qui m’a donné les résultats m’a dit : “Tout est très bien” (soulagement) “Vous avez de l’adénomyose dans l’utérus et en effet une trompe est un peu plus étroite”. Je ne savais même pas ce que c’était de l’adénomyose. Il m’a expliqué “C’est de l’endométriose dans l’utérus, la nidation d’un embryon peut donc être difficile…” Là j’étais totalement effarée. J’avais très envie de rire, car je trouvais la situation totalement absurde : il venait de me dire que tout était très bien, pour ensuite me dire que la nidation allait être difficile, ça n’était pas ce que j’appelle quelque chose de très bien ! 

En lisant le bilan de ce médecin, il était écrit que d’après l’aspect de mon utérus, il y avait un suspicion d’adénomyose.  Je ne suis pas médecin, malgré quelques connaissances en santé, je suis incapable de lire les radios d’une hystérographie et encore moins capable de comprendre si le diagnostic est inquiétant ou non. J’ai donc envoyé un mail à ma gynéco pour lui demander ce qu’elle en pensait et être rassurée (ou au moins pour comprendre ce que cela signifiait). Je n’ai pas eu de réponse. J’ai finalement appelé sa secrétaire qui m’a dit que je serai rappelée dans la journée, mais ça n’a pas été le cas. J’ai rappelé le lendemain, et finalement la secrétaire m’a appelée quelques heures plus tard pour me dire, que la situation n’était pas grave et que le docteur m’appellerait peut-être la semaine suivante. Evidemment ça n’a pas été le cas, et moi je n’ai pas eu la force d’harceler l’hôpital tous les jours pour enfin avoir des réponses (et je conçois aussi que ma situation ne soit pas urgente à ses yeux, face à la quantité de patientes qu’elle doit prendre en charge tous les jours). 

J’ai donc accepté la situation, j’ai pris le temps de souffler un peu, de digérer les choses, d’accepter ma peine et également d’accepter d’être dans le flou et de ne pas pouvoir le contrôler. Je me sentais vraiment très affaiblie à ce moment là et j’ai eu une très grosse perte d’espoir. 

Finalement grâce à une amie qui est malheureusement elle aussi atteinte d’endométriose, qui m’a parlé de l’alimentation anti-inflammatoire pour traiter l’endométriose (conseillée par son propre médecin). J’ai donc décidé de prendre les choses en mains et de revoir entièrement mon alimentation. 

Certes, je ne sais pas grand chose sur cette situation, certes on va peut-être me dire que tout va très bien, comme on peut me dire que c’est la merde… Mais je ne suis pas obligée d’être passive et d’attendre. Je ne supportais pas d’avoir le sentiment d’être dépendante du corps médical, tant en ayant conscience que je n’avais vraiment pas le choix si je souhaitais un jour avoir le bonheur d’être maman.

 Et je sais que mes actions n’ont que très peu d’impact sur mon état de santé, mais je me dis que j’ai le mérite d’essayer, de ne pas me laisser envahir par le désespoir, d’être courageuse et de préparer au mieux la venue d’un petit être dans mon corps. 

Ca fait donc plus d’un mois que j’ai changé beaucoup de chose dans ma vie, mais ça je pense que je ferai un autre article pour en parler avec plus de détails et surtout, le temps que les habitudes soient bien ancrées. 

Avec toutes ces histoires d’épidémies, j’ai compris que la PMA n’allait pas débuter avant plusieurs mois et j’ai un peu paniqué, car dans toute cette histoire, je n’avais toujours pas eu de réponses concrètes à mes inquiétudes…et je ne supportais pas l’idée d’attendre encore des mois sans savoir. J’ai renvoyé un mail à ma gynécologue, en lui expliquant que je n’avais pas eu de réponses de sa part, et en lui faisant part de mes angoisses. Et pour le coup, elle m’a rappelée direct (j’étais très surprise il était plus de 20H et c’était le week-end, et c’était vraiment cool de sa part, car j’ai pu souffler un peu et profiter du reste de mon week-end apaisée). 

Elle m’a notamment dit que désormais, on trouvait de l’adénomyose presque chez toutes les femmes car les examens étaient de plus en plus précis, qu’on ferait sûrement un examen pour évaluer (pitié pas encore une hystérographie, je vous en supplie !!!!) et qu’en effet ça pouvait freiner la nidation mais que ça ne m’empêcherait pas pour autant de tomber enceinte, surtout que les moyens médicaux étaient adaptés pour ce genre de maladie. 

Comme je le craignais elle m’a aussi confirmé que les actes médicaux seraient repoussés de plusieurs mois (et je ne vais pas trop me plaindre car contrairement à certaines de mes camarades, qui ont dû tout stopper, je n’avais pas encore commencé le moindre traitement). Donc bon, j’ai un peu les boules, mais j’ai bien conscience que je n’ai pas vraiment d’autres choix d’accepter, je ne peux même pas être furieuse, car je n’ai personne contre qui diriger ma colère, et je crois que je me sens bien avec ça. Depuis le début, de ce parcours du combattant, je crois que c’est la première fois depuis longtemps que je n’ai pas d’émotion “négative” qui m’envahit. Donc j’en profite pour me ressourcer un maximum (mais là encore ça fera l’objet d’un prochain article).

Pour finir sur une note positive, le premier rendez-vous PMA n’a pas été annulé, il se fera au téléphone, donc je suis super contente et soulagée !

Coronavitruc

Bonjour,

Je devais poster vendredi soir un article pour parler des suites de mon endométriose mais je n’en ai pas eu le cœur vu la situation de crise qu’on vit depuis ces derniers jours.

Et donc pour changer on va parler du coronavirus !

Pas de longue introduction, juste du blabla, j’avais envie de vous soumettre mon point de vue par rapport aux changements, les fermtures d’écoles, des lieux de rasssemblement, le passage au stade 3…

Le coronavirus vs l’enseignante.

Le fait est, qu’il est dimanche matin et qu’on ne sait toujours pas à quelle sauce on va être mangé demain. En l’espace de 48H, on a eu une multitude de discours différents, et le dernier mot d’ordre était : « Les sans enfants en bonne santé, venez à l’école. » Lundi, on saura combien d’enfants ont besoin d’être gardés exactement, on avisera sûrement un emploi du temps, pour éviter qu’on se ramène tous les jours à 10 adultes pour 5 élèves alors qu’il nous est spécifié de limiter les déplacements… On nous demande aussi d’assumer une permanence pédagogique, et là encore, on a un gros sentiment d’impuissance  : on a créé des blogs d’échange pour les parents, depuis plusieurs jours, on essaye de les contacter comme on peut. Mais pour ma part, et mes collègues sont pour beaucoup dans la même situation, les parents ne sont pas nombreux à suivre le mouvement. Sur douze élèves, je n’ai que cinq parents inscrits…. J’ai renvoyé des invitations avec les quelques mails que j’ai réussi à récupérer sur les fiches d’informations. J’ai bien conscience qu’il ne s’agit pas forcément de mauvaise volonté de leur part : comme chacun d’entre nous, ils sont certainement perdus face à la masse d’informations et e plus, tous n’ont pas nécessairement d’ordinateur ou internet…

Le coronavirus vs la PMA

Là encore c’est le flou et on en saura un peu plus lundi. Nous avions notre premier rendez-vous avec le médecin de la PMA le 23 mars, et vu la situation, celui-ci risque d’être annulé et donc la PMA se verra forcément reporté à plusieurs mois. Très franchement je ne ressens absolument plus rien par rapport à ça. Je pourrais être en colère, mais ça ne sert à rien, personne n’est responsable, c’est la vie… Je pourrais être triste ou frustrée car on attend depuis, nous semble-t-il, une éternité, mais je me dis que le printemps va bientôt pointer le bout de son nez, et que ça va nous faire du bien…

Hier j’ai fait un cauchemar, j’ai rêvé que le médecin de la PMA nous disait qu’à cause du coronavirus, les prises en charges de PMA avaient pris tellement de retard, que nous ne pourrions pas commencer le moindre protocole avant 2022 !

Le coronavirus vs mes proches

Je ne crains pas trop pour mes proches (ma famille et mes amis), à part mon grand-père qui malgré sa forme est potentiellement plus vulnérable… Ce qui m’attriste le plus, c’est de savoir surtout que je ne pourrais pas les voir autant que je le souhaites.

Et vous, quel sentiment face à l’épidémie ? Comment allez-vous ? Quoiqu’il en soit, prenez soin de vous et de vos proches !

Écologie, la prise de conscience #03 : bilan de février

Bonjour, nous sommes le 7bmars et il est temps de faire un bilan écolo du mois de février ! Pour rappel, depuis décembre je compte nos poubelles de déchets non recyclés et je note tous les aliments gâchés pour le mois (si vous voulez lire les premiers bilans, et le pourquoi de ma démarche je vous invite à jeter un coup d’oeil à ces articles!)

Nos déchets

Nous avons compté trois poubelles, mais une quatriène était quasiment pleine, donc selon moi, il n’y a pas eu beaucoup d’évolution de ce côté-là… C’est plutôt normal, on est très loin du zéro-déchet même si on a mis en place de nouvelles choses pour limiter notre production (on en parlera plus tard dans l’article).

Je dois aussi admettre que je n’ai pas pris en compte les déchets que nous avons et allons faire avec les petits travaux de notre maison : on a notamment arraché un mur en PVC tout pourri pour refaire de l’enduit et de la peinture… On ne pouvait pas en faire grand chose à part le mettre en déchetterie (après si vous avez d’autres options à me proposer, je suis preneuse).

J’ai beaucoup utilisé les sachets de légumes, et j’ai tâché d’être encore plus vigilante dans mes achats et les contenants des produits choisis. J’ai essayé de privilégier notamment le vrac et les bocaux en verre (je ne vous dis pas le poids du sac la dernière fois que j’ai fait mes courses!) J’ai aussi pris la décision d’acheter un maximum mes fruits, légumes et produits en vrac en magasin bio, même si j’admets avoir du mal à me séparer de mon magasin Auchan !

Le gaspillage alimentaire

Je suis plutôt contente car cette fois-ci il y a eu une vrai amélioration de ce côté là : on est à vingt-trois produits gâchés (pour rappel le mois dernier j’étais à plus d’une trentaine). Alors ça n’est certes pas parfait, et j’ai encore honte de dire qu’on jette autant de produits mais… il y a quand même un peu d’évolution, donc j’ai bon espoir que d’ici les prochains on ne fasse plus du tout de gachis ! Parmi les aliments qui ont été jetés de manière récurrente on a la feta : en effet, j’essaye de limiter ma consommation de fromage et donc de produit laitier, et je n’arrive pas à manger la feta (sachant que je suis la seule à en manger à la maison) avant qu’elle ne soit périmée… J’ai finalement trouvé la solution ultime : faire des feuilleté au fromage avec mon reste de feta et congeler ! A voir donc pour le mois prochain !

Ce qui explique aussi notre diminution de gâchis, c’est le fait qu’on a acheter beaucoup moins ce mois-ci, donc on a pris plus le temps de vider notre frigo.

Les objectifs de février

En ce qui concerne les objectifs visés le mois dernier, je peux dire que j’en ai atteint quelques uns ! Notamment, j’ai remplacé les éponges jetables par les éponges tawashi que j’ai fabriquées moi-même avec des chaussettes orphelines et des collants filés : ça a été la satisfaction suprême de faire de la récup’ d’un truc qu’on jette d’habitude bêtement ou qu’on utilsante en chiffon ! Les éponges tawashi font très bien l’affaire et elles ont l’avantage de pouvoir passer à la machine à laver dès qu’elles sont sales. J’ai donc moins de scrupules à les changer et c’est bien plus hygiénique (et économique). On est aussi passé aux serviette de table lavables pour remplacer l’essuie-tout : là encore je suis ravie car j’ai juste à lancer une machine pour en avoir des propres. On tourne parfaitement avec une dizaines de serviettes et au moins, je n’ai plus à devoir me souvenir d’en racheter quand je fais les courses (une fois sur deux j’oubliais d’acheter un rouleau d’essuie-tout)

Je cherchais aussi une brosse ou un équivalent pour remplacer les grosses éponges grises à récurer les aliments qui collent vraiment les plats (je ne sais plus comment ça s’appelle et je suis déjà en retard dans la rédaction de cette article, donc tant pis eheh) . En effet si on passe aux éponges tawashi, ça n’est pas pour parallèlement, continuer à acheter et utiliser des éponges jetables… Je souhaitais au moins que tout soit écologique. En magasin bio j’ai donc trouvé l’équivalent de ces fameuses éponges sauf qu’elles se conservent beaucoup plus longtemps, car elles s’entretiennent facilement et surtout, elles sont recyclables ! Ça n’est pas parfait, mais j’ai tout de même beaucoup moins de scrupules à en acheter.

Pour ce qui est d’éviter les fastfoods, par contre nous n’avons pas réussi à nous raisonner face à la tentation… On se doutait qu’on y arriverait pas du premier coup, et très franchement je ne sais pas si on arrivera à les éviter le mois prochain, car il faut dire ce qui est c’est tout de même bien pratique et rapide lorsqu’on se retrouve pris au dépourvu, qu’on est pas chez nous et qu’on cherche un truc rapide à manger…

J’ai quatre objectifs ce mois-ci !

-Trouver une recette de produit vaisselles simple et efficace qui me convienne vraiment et qui ne nécessite pas mille produits différents pour sa conception. J’essayais jusqu’à maintenant le savon de Marseille seul, mais j’ai du mal à me l’approprier, je trouve que c’est difficile de nettoyer avec et qu’il se laisse vite absorber par l’éponge (tawashi ou non).

-Chercher et se procurer une alternative aux coton-tiges qui nous conviennent : pour le moment on fait le « moins pire » en achetant du bio car la sorte d’alternative « cure-dent pour oreille » ne me donne vraiment pas envie.

J’aimerais aussi m’informer sur la conservation des fruits et légumes. On essaye de privilégier les produits bio mais on constate aussi que forcément les fruits et légumes sont moins « beaux » et surtout se conservent beaucoup moins vite ! Ça serait dommage de faire du gaspillage à cause d’un manque d’anticipation, une fois de plus…

Et enfin j’aimerais mettre en place notre propre potager ! C’est le moment idéal pour envisager de préparer le terrain et faire notre propre potager et se lancer. On s’est déjà procuré les outils, il n’y a plus qu’à se lancer.

Voilà, ça sera tout pour ce mois-ci, n’hésitez pas à partager vos astuces, on se retrouve le mois prochain pour le bilan de mars !

Réécriture de la fable La femme et la poule : femme, pas mère

Une veuve avait une poule qui se refusait de pondre un œuf à ce jour. Elle était toutefois bien active car, plus intelligente qu’on ne croyait, la petite surveillait le potager de son hôte, dévorait les nuisibles et effrayait les oiseaux. On ne pouvait donc dire d’elle qu’elle fut inutile. Heureuse et épanouie dans sa basse-cour, la poulette ne souhaitait rien de plus qu’on ne la laisse tranquille.

La veuve ne le voyait cependant pas de cet œil : « une poule n’est une poule que si elle pond des œufs », ne cessait-elle de répéter. Aussi elle se dit qu’avec le temps, de l’encouragement et si elle lui donnait plus de grains, sa poule finirait par pondre ne serait-ce qu’un tout petit œuf. Elle accrut donc sa ration et entreprit auprès de la pauvre petite poule, de lui faire changer d’avis. Elle s’obstina tant bien que mal, sans obtenir d’autres résultats qu’une poule, lasse qui n’avait même plus envie de remplir les tâches qui l’épanouissaient au quotidien.

Quelle est donc la morale de cette histoire ? Ici, ce n’était pas cette poule qu’il fallait convaincre, mais la veuve !

Chacune est libre de pondre à sa guise ou de ne point le faire, voici une seconde morale plus explicite, j’espère !

Ecologie, la prise de conscience #02 : bilan de janvier (en retard)

Bonjour, il est temps pour moi de faire le bilan écolo du mois de janvier, avec onze jours de retard (rien que ça). Je n’ai donc pas trop le temps de filmer une vidéo, mais qui sait, peut être que j’en publierai d’autres très prochainement ! Pour revenir au sujet principal, je vous rappelle que j’avais expliqué dans cet article que je souhaitais m’impliquer réellement dans l’écologie, et que je commençais par remettre en question ma propre production de déchets. J’avais donc fait le bilan de ma production de déchets et mon gaspillage alimentaire durant le mois de décembre. On va désormais faire le bilan du mois de janvier ! J’en profiterai également pour vous dire ce qui a changé durant ces dernières semaines et ce que j’ai mis en place.

Nos déchets non recyclés

Pour ce mois de janvier, on est assez fiers de nous, car on a grandement diminué nos déchets en passant de huit poubelles à quatre ! C’est plutôt pas mal, même si on peut encore s’améliorer : le but étant de tendre le plus possible vers le zéro déchet, il y a donc encore du boulot. J’ai du mal à expliquer cette forte diminution. Je crois qu’elle est dûe en partie au fait qu’en décembre, les fêtes de Noël nous ont beaucoup incité à consommer plus de choses, et donc à produire plus de déchets. En janvier, tout est revenu à la normale, nous avons moins acheté (et peut-être un peu plus réfléchi) et donc moins jeté.

Je ne sais pas si cela a vraiment eu un fort impact sur notre quantité de déchets, mais avec la mise en place de notre compost dans le jardin, il y a de nombreuses choses qu’on a arrêté de jeter dans notre poubelle. Par exemple, on savait évidemment que les épluchures de légumes et de fruits pouvaient être compostées, mais en nous renseignant, on a découvert que les dosettes en tissu de café, les sachets de thé (à condition d’enlever la petite étiquette agrafée) et les coquilles d’œufs pouvaient aussi être compostés. Plus de compost et moins de déchets !

Notre petit bocal à compost dans la cuisine
Notre boite à compost faite maison en attendant dans avoir une plus grande

J’étais aussi embarrassée depuis des années par le fait que je ne savais pas réellement faire le tri de mes déchets. Je connaissais les bases, à savoir que les bouteilles en plastiques, le carton et le verre était recyclables et c’est tout. Cela semble vraiment bête, mais j’ai, ce mois-ci, été bien plus attentive à ce qui était écrit sur les emballages de mes produits. Et j’ai réalisé qu’énormément d’emballages pouvaient être recyclés (le recyclage du carton et du plastique n’est certes pas la solution idéale, mais elle est toujours meilleure que celle de tout jeter bêtement dans la poubelle dite « marron »).

Je vous laisse d’ailleurs un lien fait un petit bilan des logos que vous pourrez trouver sur vos emballages et de ce qui est recyclable ou non.

En faisant mes courses, j’ai pu utiliser pour la première fois mes petits sachets en tissu pour choisir mes légumes, mes fruits et mes produits en vrac. J’étais super contente de réussir à faire ce pas, car ça faisait des mois que j’avais les sachets en ma possession mais je n’osais pas les utiliser (j’avais peur qu’on me fasse une réflexion ou qu’on me regarde de travers, et c’est absurde car les gens s’en fichent de la manière dont on achète nos légumes…)

Le gaspillage alimentaire

Le gros échec du mois de janvier c’est notre gâchis. On a pas beaucoup diminué notre quantité d’aliments gâchés : 29, soit un peu moins d’un part jour… Mais sans chercher à nous trouver des excuses, on n’est pas totalement responsables : pour commencer, les restes du nouvel an nous ont beaucoup freinés dans notre objectif car on s’est retrouvés avec des aliments qu’on avait pas forcément l’habitude de consommer quotidiennement. Par exemple, il y avait une bouteille de champagne entamée, et nous ne voulions pas nous forcer à la boire alors qu’on ne boit pas spécialement d’alcool d’habitude, hormis pendant les événements importants, on a donc préféré la vider. De la même façon, on a fini par jeter le reste de chips que des amis nous avaient apportés, les deux dernières tranches de viande (qu’on avait un peu oubliées), etc.

Dans la catégorie pas de chance, j’ai également omis de vérifier les œufs de la boite à œufs que j’avais achetée et il s’est avéré qu’il y en avait trois de cassés, que j’ai donc été obligée de les jeter.

Et la dernière confession : mes parents nous ont filé des tonnes de kiwis, c’était trop bien mais le soucis c’est qu’on n’a pas réussi à tous les manger à temps…

Parallèlement à ça, on a quand même réussi à éviter de refaire les mêmes erreurs de gâchis qu’en décembre : par exemple, cette fois aucune banane n’a péri abandonnée dans l’ombre d’un coin de cuisine ! Hormis un vieux reste de pâtes, on n’a pas jeter le moindre plat maison et en plus de ça, j’ai pensé à congeler plein de choses !

De manière générale, j’ai vraiment eu le sentiment d’être bien plus attentive à notre potentiel gâchi et pour ça je pars du principe que c’est une petite victoire ! Reste plus qu’à nous améliorer !

J’avais également envie de vous partager mes objectifs pour ce mois de février (qui a déjà bien démarré, on est d’accord) :

– fabriquer des éponges tawashi (j’ai trois tonnes de tissus c’est le moment de les utiliser!)

– ne plus acheter d’essuie-tout et le remplacer par des serviettes lavables (on vient justement de terminer notre dernier rouleau)

– ne plus aller en fastfood (type burger king, macdonald etc)

Chères femmes enceintes, je vous hais

Mais qui est donc cette affreuse sorcière qui ose exposer sa haine envers les futures mamans, aussi radieuses et épanouies que fragiles et dont la fertilité devrait être célébrée ? Pourquoi cette haine démesurée alors que leurs jolis petits ventres ronds sont trop mignons, et les nourrissons si craquants !

Suis-je une personne sans cœur qui déteste les bébés et qui a en horreur les bides prêts à exploser ou les seins engorgés ? Pire, suis-je de celles qui refusent de céder la priorité aux caisses des supermarchés ?

Rien de tout cela, en réalité, je suis seulement une femme qui n’arrive pas à tomber enceinte.

Voilà c’est dit. On a dépassé un an d’essai et on commence à accepter le fait que notre projet ne pourra pas se concrétiser autrement qu’avec un accompagnement médical.

Je souffre tous les jours de voir autour de moi des annonces de grossesses, des femmes exhibant leur ventre avec fierté comme s’il s’agissait d’un trophée qu’elles méritaient d’avoir gagné (alors que non cocotte, t’as juste eu de la chance et t’es en bonne santé, t’es pas mieux que moi, t’as juste eu du bol). Je ne supporte plus de tomber sur les fameuses photos d’annonce de grossesse sur les réseaux sociaux avec la légende « 1 + 1 = 3 » (mais juste ferme ta gueule avec ton 1 + 1 = 3). Et je suis exaspérée, quand j’entends ces femmes qui ne se rendent même pas compte de la chance qu’elles ont de vivre la grossesse. « Olala, je ne pensais pas qu’en arrêtant la pilule j’allais tomber enceinte aussi vite, ça m’embête un peu… » (ah bon ? Tu préfères attendre 1 ans et 3 mois comme moi pour qu’on te propose de faire une PMA ?)

Alors il s’agit simplement de ça ? D’une pauvre fille jalouse parce qu’elle n’arrive pas à tomber enceinte ? C’est vraiment pas beau d’être envieuse, encore moins d’être rageuse… n’est-ce pas ?

Alors permettez-moi de me justifier. Je compte pas moins d’une trentaine d’annonces de grossesses parmi ma famille, mes amies, mes collègues, mes connaissances en l’espace d’un an. Mettez-vous simplement à ma place deux secondes : vous essayez de faire un bébé depuis des mois, voire des années, ça ne fonctionne pas. Et tous les jours, vous faites face à des femmes qui elles ont réussi à tomber enceintes. Il y a tout un engouement qui se créé autour d’elles, une attention particulière va leur être destinée, et même un certain enthousiasme. Tandis que vous, qui souffrez déjà d’un sentiment d’échec, vous vous sentez particulièrement seules. Vous vous sentez également coupables tous les jours de pas réussir, vous en arrivez même à vous demander ce que vous avez fait de mal pour mériter ça… Vous êtes dans une solitude extrême, car les gens s’éloignent (le malheur n’est pas très attirant) vous avez l’impression qu’on vous punit d’une situation qui vous fait déjà beaucoup de mal.

Tout ce dont je parle n’est pourtant pas une raison légitime pour détester une femme enceinte, et pourtant… Malgré tous mes efforts pour rester rationnelle, je ne peux pas m’en empêcher, je les déteste (c’est certainement en lien avec notre société paternaliste qui nous attribue des rôles de mère-pondeuse, mais ce sujet sera traité dans un futur article). Je pense que cette haine est aussi nourrie par le fait que je fais face quotidiennement au manque d’empathie des gens, et d’autant plus des femmes enceintes qui pour certaines (en connaissant pertinemment ma situation) n’ont même pas la présence d’esprit de m’épargner les situations qui vont potentiellement me faire du mal.

Alors maintenant c’est à elles que je vais m’adresser :

Non je n’ai pas envie de te plaindre parce que tu es fatiguée par ton gros bidon alors que je suis moi-même épuisée physiquement et moralement.

Non je n’ai pas envie de te plaindre pour tes vomissements et tes douleurs au dos, alors que tous les mois, mes douleurs menstruelles me rappellent qu’une fois de plus l’essai bébé a foiré.

Non je n’ai pas envie de te plaindre parce que tu as peur d’accoucher alors que je ne compte même plus les examens médicaux que j’ai fait, et les douleurs et traumatismes que certains d’entre eux ont engendrés.

Non je n’ai pas besoin de ta fausse compassion après que tu m’aies bassinée pendant une demie-heure sur le fait que tu n’as pas le moral car c’est difficile d’être enceinte.

Oui tu peux te garder de m’envoyer les photos de ton baby bump ou tes wishlists de naissance et même tes invitations à des babyshowers ou je ne sais quelle autre fête célébrant la maternité.

Oui en personne très égoïste, j’aimerais bien que toute l’attention ne soit pas tournée que vers toi, alors qu’en l’occurrence tu n’en as pas tant besoin que ça.

Oui parfois, je t’insulte dans ma tête, sans raison, mais simplement parce que ça me fait du bien !

Maintenant, un message à toutes les personnes qui ne connaissent pas cette douleur. S’il vous plaît, un peu d’empathie, un peu d’écoute, demandez-nous comment on va, car on a vraiment besoin de soutien face à tout ce qu’on traverse et que le chemin semble dix fois plus long que ce qu’il n’est.

Enfin, j’aimerais que le tabou autour de l’infertilité du couple soit définitivement levé, qu’on prenne vraiment en compte la souffrance des personnes qui vivent ces difficultés, qu’elles puissent au moins se sentir légitimes d’être tristes et retrouver un peu de fierté. Et je pense parler au nom de toutes celles et ceux qui traversent la même chose en disant qu’on n’a certainement pas besoin de votre pitié, mais de votre empathie et de votre compassion.

Brooklyn Nine-Nine, saison 6, épisode 8 : le harcèlement sexuel au travail

Bonjour, aujourd’hui on va parler de Brooklyn Nine-Nine , une série diffusée sur Netflix qui compte déjà 6 saisons et qui est particulièrement drôle : on suit les aventures du district de police 99 et notamment un policier nommé Jake Peralta, le rigolo de la bande. Cette série est très bien fichue car elle n’hésite pas à aborder des sujets plutôt sérieux tels que le racisme, les violences policières, l’orientation sexuelle, le sexisme, tout en étant légère, et drôle, sans pour autant minimiser la gravité de ce qu’elle défend.

Avant d’aller plus loin, je précise que je ne vais pas particulièrement spoiler la série, mais encore faut-il définir les limites d’un spoiler. Donc pour toutes les personnes craignant de connaître quelques détails de la série, mieux vaut ne pas lire la suite de cet article !

Je souhaite parler tout particulièrement de l’épisode 8 (saison 6) He said, She said qui m’a beaucoup touchée, car il abordait le harcèlement sexuel au travail. Dans cet épisode, Amy essaye de rendre justice à une victime de harcèlement sexuel qui s’est défendue. Mais elle est tiraillée entre le fait qu’elle veut empêcher ce monstre de réitérer ses actes et le fait que la victime va payer cher pour avoir osé déposer une plainte à la police (elle risque de perdre son travail et de ne pas toucher l’argent qui lui avait été promis en échange de son silence). La situation est totalement injuste pour cette femme et ça affecte particulièrement Amy, car il se trouve qu’elle a aussi été victime de harcèlement sexuel. A l’époque elle était jeune et elle n’a jamais dénoncé son harceleur car elle avait trop peur de ne plus être prise au sérieux dans son travail. En effet, le milieu de la police, comme tous les environnements professionnels majoritairement constitués d’hommes, (et encore plus quand la notion de pouvoir est impliquée) peut être hostile aux femmes qui ont souvent besoin de se battre pour mériter leur place. Pas étonnant, que certaines d’entre elles aient le sentiment d’avoir beaucoup trop à perdre si elles dénoncent leurs agresseurs….

Le vice se cache dans le fait qu’il y a un rapport de supériorité très important qui affecte directement la légitimité des femmes à avoir obtenu les postes dans lesquels elles exercent  avec ce fameux cliché qui persiste encore : « elle a couché pour en être là où elle en est. »

(petite digression personnelle) 

Je me rends compte de la chance que j’ai de n’avoir jamais subi de pression sexuel au travail. Mais cette chance est surtout dûe au fait que j’ai exclusivement travaillé dans des milieux professionnels majoritairement consitués de femmes : aide-soignante, infirmière et professeur des écoles, hôtesse de caisse. Je n’ai eu que rarement des collègues masculins et les personnes responsables de la validation des mes diplômes ont presque toutes été des femmes. Les infirmières tutrices en stage, mes formatrices à l’IFSI, les cadres de santé, ma maître formatrice et ma tutrice à la fac, la majorité des conseillères pédagogiques : je n’ai côtoyé que des femmes. Je ne dis pas que si j’avais eu un homme en tant que supérieur, j’aurais forcément été victime de harcèlement sexuel. Simplement je pense que n’avoir eu à faire qu’à des femmes a facilité les choses pour moi, que ça m’a potentiellement évité d’être confrontée à du harcèlement sexuel. Et je suis d’ailleurs assez contente de travailler dans une circonscription dont l’inspectrice est actuellement une femme, car je me sens bien plus à l’aise.

(fin de la digression)

Le sujet abordé dans cet épisode de Brooklyn Nine-nine n’est pas nouveau. De nombreuses séries en parlent, et depuis des années. Notamment, dans l’épisode 1 de la saison 1 de Ally McBeal (qui est sorti il y a plus de 20 ans), dès les premiès minutes de l’épisode, l’héroïne subissait des attouchements sexuels au sein du cabinet d’avocat qui l’avait engagée. Elle se voyait alors contrainte de quitter son boulot suite aux pressions de ce même cabinet qui voyait d’un mauvais œil les poursuites judiciaires de l’avocate contre son agresseur. Vingt ans ! Et les problèmes de harcèlements sexuels au travail sont toujours les mêmes : le pouvoir démesuré que pensent avoir les agresseurs, et les difficultés pour les victimes à se défendre ou agir sans en subir les conséquences…

Alors certes, on parle-là de fictions, pourtant celles-ci reflètent tristement la réalité : l’affaire Weinstein et le mouvement Me Too n’en sont que des exemples.