Ecologie, la prise de conscience #02 : bilan de janvier (en retard)

Bonjour, il est temps pour moi de faire le bilan écolo du mois de janvier, avec onze jours de retard (rien que ça). Je n’ai donc pas trop le temps de filmer une vidéo, mais qui sait, peut être que j’en publierai d’autres très prochainement ! Pour revenir au sujet principal, je vous rappelle que j’avais expliqué dans cet article que je souhaitais m’impliquer réellement dans l’écologie, et que je commençais par remettre en question ma propre production de déchets. J’avais donc fait le bilan de ma production de déchets et mon gaspillage alimentaire durant le mois de décembre. On va désormais faire le bilan du mois de janvier ! J’en profiterai également pour vous dire ce qui a changé durant ces dernières semaines et ce que j’ai mis en place.

Nos déchets non recyclés

Pour ce mois de janvier, on est assez fiers de nous, car on a grandement diminué nos déchets en passant de huit poubelles à quatre ! C’est plutôt pas mal, même si on peut encore s’améliorer : le but étant de tendre le plus possible vers le zéro déchet, il y a donc encore du boulot. J’ai du mal à expliquer cette forte diminution. Je crois qu’elle est dûe en partie au fait qu’en décembre, les fêtes de Noël nous ont beaucoup incité à consommer plus de choses, et donc à produire plus de déchets. En janvier, tout est revenu à la normale, nous avons moins acheté (et peut-être un peu plus réfléchi) et donc moins jeté.

Je ne sais pas si cela a vraiment eu un fort impact sur notre quantité de déchets, mais avec la mise en place de notre compost dans le jardin, il y a de nombreuses choses qu’on a arrêté de jeter dans notre poubelle. Par exemple, on savait évidemment que les épluchures de légumes et de fruits pouvaient être compostées, mais en nous renseignant, on a découvert que les dosettes en tissu de café, les sachets de thé (à condition d’enlever la petite étiquette agrafée) et les coquilles d’œufs pouvaient aussi être compostés. Plus de compost et moins de déchets !

Notre petit bocal à compost dans la cuisine
Notre boite à compost faite maison en attendant dans avoir une plus grande

J’étais aussi embarrassée depuis des années par le fait que je ne savais pas réellement faire le tri de mes déchets. Je connaissais les bases, à savoir que les bouteilles en plastiques, le carton et le verre était recyclables et c’est tout. Cela semble vraiment bête, mais j’ai, ce mois-ci, été bien plus attentive à ce qui était écrit sur les emballages de mes produits. Et j’ai réalisé qu’énormément d’emballages pouvaient être recyclés (le recyclage du carton et du plastique n’est certes pas la solution idéale, mais elle est toujours meilleure que celle de tout jeter bêtement dans la poubelle dite « marron »).

Je vous laisse d’ailleurs un lien fait un petit bilan des logos que vous pourrez trouver sur vos emballages et de ce qui est recyclable ou non.

En faisant mes courses, j’ai pu utiliser pour la première fois mes petits sachets en tissu pour choisir mes légumes, mes fruits et mes produits en vrac. J’étais super contente de réussir à faire ce pas, car ça faisait des mois que j’avais les sachets en ma possession mais je n’osais pas les utiliser (j’avais peur qu’on me fasse une réflexion ou qu’on me regarde de travers, et c’est absurde car les gens s’en fichent de la manière dont on achète nos légumes…)

Le gaspillage alimentaire

Le gros échec du mois de janvier c’est notre gâchis. On a pas beaucoup diminué notre quantité d’aliments gâchés : 29, soit un peu moins d’un part jour… Mais sans chercher à nous trouver des excuses, on n’est pas totalement responsables : pour commencer, les restes du nouvel an nous ont beaucoup freinés dans notre objectif car on s’est retrouvés avec des aliments qu’on avait pas forcément l’habitude de consommer quotidiennement. Par exemple, il y avait une bouteille de champagne entamée, et nous ne voulions pas nous forcer à la boire alors qu’on ne boit pas spécialement d’alcool d’habitude, hormis pendant les événements importants, on a donc préféré la vider. De la même façon, on a fini par jeter le reste de chips que des amis nous avaient apportés, les deux dernières tranches de viande (qu’on avait un peu oubliées), etc.

Dans la catégorie pas de chance, j’ai également omis de vérifier les œufs de la boite à œufs que j’avais achetée et il s’est avéré qu’il y en avait trois de cassés, que j’ai donc été obligée de les jeter.

Et la dernière confession : mes parents nous ont filé des tonnes de kiwis, c’était trop bien mais le soucis c’est qu’on n’a pas réussi à tous les manger à temps…

Parallèlement à ça, on a quand même réussi à éviter de refaire les mêmes erreurs de gâchis qu’en décembre : par exemple, cette fois aucune banane n’a péri abandonnée dans l’ombre d’un coin de cuisine ! Hormis un vieux reste de pâtes, on n’a pas jeter le moindre plat maison et en plus de ça, j’ai pensé à congeler plein de choses !

De manière générale, j’ai vraiment eu le sentiment d’être bien plus attentive à notre potentiel gâchi et pour ça je pars du principe que c’est une petite victoire ! Reste plus qu’à nous améliorer !

J’avais également envie de vous partager mes objectifs pour ce mois de février (qui a déjà bien démarré, on est d’accord) :

– fabriquer des éponges tawashi (j’ai trois tonnes de tissus c’est le moment de les utiliser!)

– ne plus acheter d’essuie-tout et le remplacer par des serviettes lavables (on vient justement de terminer notre dernier rouleau)

– ne plus aller en fastfood (type burger king, macdonald etc)

Ecologie, la prise de conscience #01 : bilan de décembre

Bonjour si vous avez raté l’article d’introduction sur l’environnement, je vous invite à le lire ici !

J’ai donc bien conscience que la chose primordiale à faire afin de m’engager efficacement dans l’écologie, c’est d’abord de me renseigner. Mais nous conviendrons tous, qu’il ne s’agit pas non plus d’attendre avant de changer certaines habitudes dans ma vie simples, sous prétexte qu’on n’est pas à 100% informée des enjeux écologiques. Donc je commence par m’occuper de quelque chose de facile, à savoir : les déchets !

L’équation est simple : déchets = des trucs dont on ne sait que faire et dont on n’a plus l’utilité et qui peuvent potentiellement finir dans la nature et déranger son équilibre.

On n’a pas trop besoin d’être intelligent pour comprendre que diminuer sa production de déchets ne peux être que bénéfique pour notre environnement. Pendant le mois de décembre j’ai donc déjà fait un petit travail d’introspection chez moi, et j’ai évalué combien de poubelles je remplissais en un mois. Il s’agit de sac poubelle d’environ 40 L et j’entends par là que ce sont des déchets qui ne sont pas recyclés. Nous sommes deux personnes dans notre foyer, et nous nous sommes débarassés de neuf poubelles en tout. Alors j’ai voulu comparer avec la moyenne de déchets ménagers par habitant en France, mais en fait il aurait fallu que je pèse mes poubelles et ça je n’y ai clairement pas pensé avant. Et en soit ça n’est pas bien grave car mon objectif n’est pas nécessairement de me comparer aux autres, mais de remettre en question ma propre production de déchets. Et je me remets donc à nouveau à compter pour janvier, l’objectif étant d’avoir diminué le nombre de poubelles d’ici la fin du mois.

Le gaspillage…

La seconde chose que j’ai surveillée pendant tout décembre ce sont tous les aliments gâchés que nous avons achetés et que nous n’avons pas consommés à temps. Car on parle beaucoup du gaspillage alimentaire notamment dans la grande distribution, et j’estime qu’il est judicieux d’apprendre à être plus regardant dans son propre foyer à ce propos et de se remettre en question. Il y a aussi un aspet économique à ne pas négliger : tous ces aliments jetés, ce sont des aliments qui ont été payés, donc il s’agit d’argent qui a été dépensé pour rien. J’ai donc noté, tout ce qu’on avait jeté bêtement à la poubelle, et je ne suis pas vraiment fière. Il s’agissait majoritairement de légumes et de fruits qu’on a laissé pourrir, des briques de lait quasiment pleines qu’on a à peine consommées, des restes de plats… et tout ça c’est majoritairement causé par le fait, qu’on a tendance à acheter beaucoup de courses d’un coup, à remplir nos frigos et racheter derrière alors qu’on a encore plein de choses à manger… Il y a aussi une énorme part de flemme. Par exemple, il est arrivé qu’on ait pas envie de cuisiner, et on a choisit la facilité : acheter à l’extérieur ou réchauffer un plat surgelé plutôt que d’éplucher trois carottes ou laver le reste de salade. J’ai vraiment honte de partager tout ça sur mon propre blog, mais j’estime aussi que je dois assumer et me responsabiliser par rapport à ça : il faut clairement qu’on apprenne à nous organiser dans nos courses alimentaires et à mieux connaître la conservation des aliments. Voilà, je ne pense pas que tout ça sera réglé en l’espace d’un mois. Mais déjà si on arrive à diminuer le nombre d’aliments jetés pour fin janvier, je serai super contente !

Mais quelle implication !

J’ai donc réfléchi à quelques solutions à envisager et à tester pour diminuer notre gaspillage :

– Prévoir nos repas à l’avance

– Faire des petites courses plutôt de grosses courses qui encombrent le réfrigérateur.

– Congeler les choses qu’on a pas consommées pour les manger plus tard.

– Refaire des plats avec les restes : exemple, utiliser le pain rassi pour faire du pain perdu.

Il ne reste donc plus qu’à mettre en application.

Pour compléter l’article voici une petite vidéo tournée par mes soins dans laquelle je complète le bilan du mois de décembre

Environnement, 2020 n’aura pas ta fin.

Les scientifiques sont formels. Si on continue à vivre sans changer drastiquement nos habitudes, nous courons à notre perte d’ici les prochaines années. Réchauffement climatique, fonte des glaces, animaux en voix d’extinction, eau en pénurie. Cela ne présage rien de bon pour notre avenir. Quand j’étais petite, j’entendais parler déjà de la pollution et je me souviens me sentir très concernée par les déchets jetés dans la nature, les animaux blessés ou tués par nos actes inconscients, les produits toxiques que nous respirions dans l’air, etc. J’avais pour ambition de fonder une association pour sauver notre planète. Avec les années, j’ai arrêté mes grands projets pour l’avenir, tandis que l’état de la Terre était de plus en plus alarmant.

Les consciences se sont pourtant éveillées petit à petit, mais on se demande aujourd’hui s’il n’est pas déjà trop tard et si notre bien-aimée planète bleue n’a pas déjà atteint un état de non-retour. Pouvons-nous encore agir ? Et qui sommes-nous, pauvres petits moustiques, face à l’impact d’une population de plusieurs milliards d’individus ? Face à certaines entreprises internationales qui n’en ont que faire des conséquences de leurs actes ? Face aux politiciens pour qui le pouvoir est bien plus important que notre environnement ? Tout ça a de quoi en démoraliser plus d’un… Et est-il donc vraiment utile de se donner corps et âme à une cause qui semble déjà perdue d’avance ?

Petite, je croyais aussi en un bel avenir pour moi : des enfants, une belle maison avec un jardin, on aurait un potager et plein de fleurs chez nous. Aujourd’hui, je sais que l’avenir de ma progéniture sera beaucoup moins fleuri que je ne le pensais, et je ne suis d’ailleurs même pas certaine de pouvoir un jour avoir des enfants.

Et j’entends les actualités, j’écoute mes collègues, mes amis, ma famille, les connaissances et leurs avis plus ou moins tranchés. Le réchauffement climatique, les niches écologiques qui ne sont plus adaptées, la pollution des océans… Ces bébés qui naissent avec des malformations, les engrais, les produits chimiques, les aliments génétiquement modifiés, les accusations plus ou moins assumées, de tous ces ingrédients, aux noms étranges qu’on connaît à peine… Et qui à défaut de nous rendre service nous empoisonnent. Et toutes ces informations, et toutes ces alertes à la pollution, les scientifiques, les directives, ces gens qui disent que tout ça ne sert à rien, les condamnations sans retour, c’est à y perdre la tête, et à ne plus rien y comprendre.

Petite, je croyais que tout était simple, qu’il suffisait de ramasser les déchets dans la nature, de sauver les animaux blessés, de gronder les adultes qui jetaient leurs mégots de cigarette dans la rue. Sauf que j’ai grandi, et que j’ai compris que je ne comprenais rien, que je manquais de connaissances à ce sujet ; mais que pourtant, celui-ci me tenait encore plus à cœur. Alors je fais quoi ? Je reste paralysée par mon manque de connaissance ou par ma peur ? J’attends, que la planète se dégrade et moisisse tel le vieux reste de pâtes oublié au fond de mon frigo ? Ou je prends mon courage à deux mains pour contribuer à d’autres nombreux lendemains ?

Je ne sais pas vraiment par où commencer, ni même vraiment pourquoi agir, ou si mes actions auront un impact positif. Je sais juste que je ne peux pas rester sans rien faire, alors je me lance maintenant ! J’espère que vous serez nombreux à me suivre dans cette aventure !