Le petit prince, chapitre XX

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Je me sens comme ces roses, toutes plus banales les unes que les autres. Ces bien jolies roses qui n’intéressent personne tant elles sont nombreuses. De temps en temps, quelqu’un s’arrête quelques secondes, pose un regard distrait sur moi, et puis s’en va. Je n’ai rien de plus que les autres, je me fonds dans la masse et personne ne m’a cueillie, personne ne me chérie, personne ne me protège du vent ou des moutons. Je ne suis rien d’autre qu’une petite fleur, dont les épines se cassent, à force d’être manipulée par des rois qui ordonnent, des vaniteux en besoin d’admiration ou des businessmans qui ne pensent qu’à posséder une rose de plus.

Il fait nuit et il est tard. Il pleut. Je vais me blottir dans ma couette en pensant à un petit prince qui m’emmènerait regarder les couchers de soleil…

La gazelle et le croco – Harcèlement de rue

Dame gazelle, dans sa savane sauvage,
S’abreuvait près d’une source isolée
Monsieur Croco , à la vue de cette beauté,
Lui tint à peu près ce langage :
« Et bonjour, mademoiselle la gazelle
Que vous êtes charmante ! que vous me semblez craquante!
Sans mentir, votre arrière train
Se rapporte si bien à vos petits airs coquins
Que je pourrai bien vous prendre de gré ou de force, ne vous déplaise ! »
A ces mots, la gazelle est loin d’être en joie
Fière, mais fort contrariée,
Elle s’éloigne du croco en faisant mine de l’ignorer
Frustrée, le croco ne resta pas sans voix
Il rattrapa sa victime et reprit de plus belle
« Vous êtes fort malpolie
Votre Maman ne vous a-t-elle pas appris à dire merci ?
Ignorez-vous à qui vous parlez ?
Vous devriez être reconnaissante que je daigne vous regarder ! »
Le croco bouscule alors violemment la gazelle
Qui tombe à la renverse, sidérée devant tant d’agressivité
Le monstre ouvre un large bec prêt à dévorer la belle

Un jeune lionceau passant par là, découvre la scène avec effroi,
Il se précipite vers le prédateur affamé
Et lui coince un bâton dans le gosier
Paniqué, le croco laisse enfin tomber sa proie
Après quelques instants et face à la foule qui s’était formée

img_20160920_195441La gazelle se ressaisit et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout harceleur n’a pas sa place ici
Gazelle, singe, hippo, éléphant, girafe…
Aussi nombreux et différents que nous sommes
N’avons-nous donc pas le droit de vivre en liberté ?
Ne pouvons-nous pas nous balader sans être agressés ?
Ne méritons-nous pas tous d’être traités avec respect ? »

Honteux et confus
Le croco se retira
Mais on ne sait
Si la leçon fut retenue…

4 astuces pour ressortir de chez le coiffeur avec la coupe que vous souhaitiez

Kikou kikou (faudra vous y faire, je vais commencer tous les articles avec une expression de ce genre !)

Pour moi, l’année 2016 avait commencé par un gros fail capillaire (cheveux zébrés, décoloration pourrie ayant bien tout abîmé et le prix de la prestation qui avait fini de m’achever). Moi qui allais souvent chez le coiffeur à reculons, autant vous dire que cette expérience m’a littéralement traumatisée (j’ai même eu besoin d’alcool et d’antidépresseur pour oublier ma peine !)

Depuis, j’ai fait plusieurs colorations et de nombreux soins pour rattraper les dégâts, et j’ai fini par retourner dans un autre salon pour avoir une tête décente (d’ailleurs big up à la coiffeuse qui a en grande partie rattrapé tout ça). Mes cheveux se portent beaucoup mieux mais la rentrée approche. Ma tête va sûrement bientôt refaire l’objet de réductions pileuses et il n’est pas question que je me fasse encore une fois marcher sur les pieds par une coiffeuse qui n’en fait qu’à sa tête (et c’est le cas de le dire !)

C’est pourquoi j’ai listé et décidé de partager avec vous 4 trucs et astuces pour ressortir de chez le coiffeur la tête haute (faut vraiment que j’arrête avec les jeux de mots pourris, hein)

1- La technique bienveillante de l’explication

Rien de plus facile, il vous suffit de venir calmement à votre rendez-vous et d’expliquer à la coiffeuse exactement ce que vous cherchez, au détail près ! Vous pouvez même lui montrer quelques photos, histoire qu’elle ait une idée précise de ce que vous attendez. Et ainsi vous ne risquez plus qu’elle ne vous rate.

… Bon ok, on se l’accorde, si cette technique était aussi efficace, je n’aurai même pas besoin d’écrire un article.

Mieux vaut donc ne pas hésiter à coupler cette technique avec une des deux autres méthodes que je vais citer ci-dessous :

2- La personne d’influence

Là encore, rien de bien compliqué surtout si vous savez mentir : vous n’avez qu’à faire croire à votre coiffeuse que vous êtes une personne de grande influence et que vous avez beaucoup de contacts (notamment des contacts très célèbres qui seraient justement à la recherche d’un coiffeur !)  N’hésitez pas à y aller dans le mensonge, les coiffeuses sont souvent des personnes très naïves et vous ne devriez pas avoir de mal à leur faire croire n’importe quoi. Le but de cette technique étant d’intéresser la coiffeuse (c’est bien connu, les coiffeuses sont des opportunistes) par vos fausses promesses afin qu’elle se donne corps et âme pour que vous sortiez satisfaits du salon.

3- La récompense

Vous connaissez la méthode Pavlov ? Il s’agit de conditionner la personne en lui donnant une récompense lorsqu’elle a fait l’action attendue. Ainsi, la personne récompensée finira pas enregistrer inconsciemment qu’elle bénéficie d’avantages lorsqu’elle effectue un tel acte et intégrer celui-ci comme un réflexe Vous pouvez par exemple donner un bonbon à votre coiffeuse à chaque fois qu’elle aura réussi votre coupe !

(Attention, cette méthode n’a pas le meilleur taux de réussite et s’effectue sur du long terme. De plus, elle sera bien plus efficace si votre coiffeuse est un enfant ou un chien ! Autrement, elle se demandera sûrement pourquoi vous lui donner un haribo à chaque fin de séance…)

4- La menace

C’est la plus radicale mais également la plus efficace. Comme je le dis souvent : “on est toujours mieux servi par quelqu’un d’effrayé !” Alors pourquoi se priver ? Là encore, laissez déborder votre imagination ! Dans les classiques, vous pouvez la menacer de brûler son salon et elle avec. Mais vous pouvez vous laisser tenter par des menaces plus créatives : “rate pas ma coupe sinon je te fais avaler tes ciseaux” ou encore “si tu me rates, je te fais une boule à zéro”.

Voilà avec ça, vous êtes prêts pour affronter ce terrible endroit qu’est le salon de coiffure et en ressortir vainqueur !

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Surtout n’hésitez pas à me faire par de vos déboires capillaires, je me sentirai moins seule !

Ps : Dans cet article, j’ai dit “coiffeuse” alors que j’aurai pu dire “coiffeur” mais c’est pas de ma faute, c’est à cause de la société qui donne un genre aux métiers ! (elle a bon dos la société, elle a bon dos !)

Ps 2 : J’ai entendu parlé d’un truc…  comment ça s’appelait déjà ? Ah oui ! Le second degré ! Quelqu’un peut m’expliquer ce que c’est au juste que ce machin-là ?

Tarzan, mon nouveau futur mari…

L’Afrique, les animaux, les singes, les bruits, les arbres, les lianes, les muscles, la testostérone… Tout ça m’est peut-être un peu trop monté à la tête après avoir regardé le dernier Tarzan au cinéma. Il n’empêche que j’ai une envie irrépressible de devenir la future Jane et de plonger en pleine jungle, de m’éloigner du superflu de la ville, communier avec la nature et sauter de liane en liane. (Dixit la fille qui a en horreur les insectes et qui a le vertige en montant sur un tabouret…)

Pas besoin de préciser que j’ai aimé ce film, qui est bien tombé pour les vacances. Les images sont magnifiques, surtout celles avec Alexander Skarsgård (je ne suis pas du tout tombée amoureuse, pas du tout !) En sortant de la salle de cinéma, j’avais cette fameuse sensation de dépaysement et je regardais autour de moi en me disant qu’il n’y avait rien de beau et naturel, rien de vert mais que du gris : des bâtiments gris, un parking gris avec des voitures grises… Gris gris gris… Cela m’a donné envie de sortir de ma zone de confort et de voyager.

 

 

 

Jolie virée à Prague

Le mois dernier je suis partie avec une amie quelques jours en vacances, pour découvrir Prague et il est tant que je vous fasse un petit article à ce sujet !

 

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Vue du pont Charles !

 

Avion, Hôtel et autres modalités

Tout d’abord, nous avons réservé notre voyage (hôtel + billets d’avion) sur le site voyage-prive.com qui propose beaucoup d’offres très intéressantes. Nous avons donc réservé sans problème une chambre dans l’hôtel RED&BLUE qui se situe à proximité du centre historique de Prague, mais nous avons du payer un supplément car le bagage à soute n’était pas compris pour le trajet en avion. Le vol a duré une heure et quart , donc le trajet a été plutôt rapide et agréable (sachant qu’il n’y a pas de décalage horaire). Arrivée à l’hôtel, nous avons du donner une caution en cas de dégradation de matériel et ça n’était pas prévu (nous aurions aimé que voyage-privé nous prévienne plutôt que l’on soit mises devant le fait accompli le jour-même). Globalement, la chambre d’hôtel était très agréable et le petit déjeuner était offert. Nous étions bien situés, nous avions le tramway et le métro à proximité qui nous permettait de nous balader rapidement dans toute la ville d’autant que les tickets de transport ne sont vraiment pas chers !

En parlant d’argent, la monnaie de la République Tchèque est la Couronne tchèque, nous avions au préalable consulté nos banque pour pouvoir tirer de l’argent sur place en payant le moins de taxe possible. Mais il est intéressant de noter que de nombreuses boutiques touristiques acceptaient l’Euro. La vie là-bas n’est vraiment pas cher, donc nous avons vraiment pu nous faire plaisir dans les restaurants, les visites (de nombreux lieux sont payants) et les magasins !

Visite de la ville et culture du pays

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La ville se divise en plusieurs quartiers : le quartier du Château, Mala strana, la Vieille ville et la Nouvelle ville. En l’espace de trois jours nous avons presque réussi à visiter entièrement la ville, mais une journée de plus aurait été plus confortable pour prendre le temps de vraiment découvrir les lieux. Les incontournables selon moi sont : le pont Charles et le quartier du Château. J’ai beaucoup aimé le quartier de la vieille ville qui est certainement le plus touristique. La ville est très agréable à visiter dans sa globalité car les rues et les trottoirs sont très larges, même s’il y a du monde, il y a beaucoup d’espace. Les commerçants et les habitants de la ville sont tous très agréables et accueillants, par contre il faut savoir parler un minimum anglais pour se faire comprendre.

 

Mur de John Lennon. Un peu déçue car le mur croule sous les tag et les dessins ne sont quasiment plus visibles.

Mur de John Lennon. Un peu déçue car le mur croule sous les tag et les dessins ne sont quasiment plus visibles

 

En ce qui concerne la nourriture locale, je ne pourrai pas vraiment vous donner une opinion car j’ai été malade et nauséeuse durant tout le séjour. J’ai d’ailleurs été en difficulté car les pharmacies tchèques n’avait pas les médicaments dont j’avais besoin (ça m’apprendra, la prochaine fois je prendrai ma trousse d’infirmière pour voyager !) Je peux par contre vous conseiller d’aller au moins une fois dans les supermarchés : je ne sais pas si les tchèques sont plus gourmands que ça, mais il y a énormément de bonbons, chocolats et friandises, ceux-ci s’étalent sur aux moins trois rayons, et pour l’accro du sucre que je suis, c’était le paradis ! Les centres commerciaux en général étaient vraiment cool, car il y avait de nombreux magasins (de vêtements) que nous n’avons pas en France à des prix très abordables.

 

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Je n’ai pas beaucoup voyagé jusqu’à maintenant et Prague fait parti de mes premiers voyages. J’en garderai un très bon souvenir et je le conseille à toutes les personnes qui n’ont pas encore découvert la ville !

Enfin diplômée !

Bonsoir,

J’avais envie de vous écrire un petit article pour vous raconter la grande nouvelle : j’ai eu mon diplôme d’infirmière d’État ! Donc ça y est, je suis officiellement infirmière et je suis super contente.

Même si je me doutais que j’allais avoir le diplôme, voir mon nom sur la liste des admis m’a fait vraiment bizarre. Au début, j’ai même eu du mal à atterrir, je n’arrivais pas du tout à exprimer ma joie, je me sentais même crispée. Ce n’est qu’au moment de récupérer mon attestation au secrétariat et en ouvrant la lettre que j’ai vraiment réalisé. J’ai pensé à ce début d’année qui a marqué la fin de mes études, tout ce que j’avais accompli en l’espace de trois mois et finalement, je me suis sentie fière de moi-même !

Je ne vais pas m’éterniser à ce sujet, je ne vois pas quoi dire d’autres si ce n’est que j’ai plein de projets en tête, que dernièrement j’ai encore un peu délaissé les blogs mais que ça m’a beaucoup manqué ! Et en plus, je vais pouvoir changé le fameux “ESI” ou (Etudiante en soins infirmier) en IDE (Infirmière diplômée d’Etat) sur toute mes descriptions de réseaux sociaux : plus superficielle tu meurs, mais ça m’apporte une satisfaction extrême ahah !

Bref je vous laisse avec cette petite photo d’une qualité pitoyable et au montage digne d’un gosse, mais dont le contenu me rend si fière 😉

Journée internationale des droits de la femme : luttons contre le harcèlement de rue !

Bonjour,

Demain, comme vous savez sûrement déjà tous et toutes, sera la journée de la femme. Il y a encore quelques années, je ne comprenais pas l’intérêt d’une journée spéciale pour la femme, je ne percevais pas ses enjeux et j’avais même tendance à me moquer un peu. Ce n’est que plus tard que je me suis intéressée véritablement à la place des femmes dans notre société, dans le monde, le sexisme qu’elles subissent quotidiennement dans tous les secteurs : travail, famille, amis, espace public… Et après, quelques petites expériences très désagréables qui m’ont ouvert les yeux, je me suis finalement sentie concernée !

Alors, je ne vais pas m’amuser à lister toutes les injustices que subissent les femmes dans le monde, bien qu’elles soient toutes légitimes, mais je préfère m’intéresser à une cause en particulier : le harcèlement de rue.

Ce phénomène qui n’avait encore pas de nom il y a quelques années est presque devenu une banalité de notre quotidien.
Et pourtant ces phrases qu’on entend dans les transports, dans la rue, dans les bars, n’ont rien de banales et choquent par leur violence verbale : “Sale pute”, “Je vais te trouer le cul, salope”, “Vas-y fais ta belle”, “Pourquoi tu réponds pas? “, “J’ai envie de te violer tellement t’es bonne”etc. Des insultes qui nous est impossible d’ignorer tant elles attaquent directement notre personne et ce que nous sommes.

Voici un petit listing des sentiments par lesquels on peut éventuellement passer lorsqu’on est victime pour la première fois de harcèlement sexiste (verbal et/ou physique) :

De la colère: “Quelle connard, pourquoi il vient m’emmerder ce gars ? ”
De la peur “Est-ce qu’il pourrait aller plus loin dans ses paroles ? Est-ce que je suis en danger ?”
Des doutes : “Et si c’était moi ? Est-ce que je ne me mettrais pas moi-même en danger en sortant dans la rue aussi tard ?”
De la culpabilité : ” Il a raison, je n’aurai jamais du mettre cette jupe, elle est bien trop courte…”
De la honte : “Je suis ridicule, j’aimerai me cacher, cacher mes jambes, cacher mes fesses”

Et à plus long terme, on devient blasée et résignée : “Je ne mettrai pas de jupe, parce qu’on va ENCORE m’emmerder, je ne prendrai pas les transport parce qu’on va ENCORE me faire chier” et paranoïaque “Pourquoi cet homme, s’assoit-il à côté de moi ? Qu’est-ce qu’il me veut ? Qu’est-ce qu’il cherche ?”

Voilà, ces phases que je vous ai décrites ressemblent quelque peu aux phases de deuil et d’acceptation de Virginia Henderson, drôle de coïncidence n’est-ce pas ?

Mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que depuis quelques mois, j’ai décidé que je n’allais plus laisser faire et que je refusais de conditionner ma vie par peur et par crainte de me faire agresser. J’ai découvert une association qui se nomme Stop Harcèlement de Rue et je suis devenue adhérente !
Encore novice, je participe pour la première fois à un événement “Zone sans relou” organisé par l’asso demain soir à la rue de Lappe !

Si vous passez dans le coin, ou que vous avez tout simplement en vie de nous voir, voici toutes les infos sur l’événement : ici!

 

La série Supergirl : mise en évidence du sexisme au travail.

J’ai actuellement commencé à regarder la série Supergirl, malgré les avis négatifs que j’ai pu lire et j’ai été surprise de constater qu’elle était en réalité plutôt pas mal, avec une ambiance comparable à celle qu’on peut trouver dans la série The Flash.

J’avais entendu des critiques sur le costume de Supergirl considéré comme un peu cucul et je ne suis absolument pas d’accord : elle porte les mêmes couleurs que super man et sa robe reste toujours plus classe que slip moule bite de superman, mais passons.

Ce qui m’a particulièrement intriguée dans cette série ne sont pas les actions de Kara en tant que Supergirl mais plutôt son vécu au travail en tant qu’assistante. La série dénonce énormément les différences homme-femme au travail et les exigences démesurées et illégitimes imposées aux femmes.

Comme l’explique la boss de Kara : une femme n’a pas le droit d’être en colère, n’a pas le droit de s’énerver sinon elle passera pour une hystérique et risquera de compromettre sa carrière. Tandis qu’un homme, avec le même comportement, passera inaperçu. La tenue est de rigueur pour une femme qui veut garder son job : rester calme et souriante en toutes circonstances.

A travers Superman, on constate aussi l’intransigeance qu’a la population envers Supergirl, celle-ci étant constamment comparée à son cousin. Cela fait référence au fait qu’on estimera toujours plus les compétences d’un homme à celles d’une femme, même si les deux fournissent exactement le même travail avec un résultat de qualité égale.

On aborde également l’animosité évidente que certains hommes ont vis à vis des femmes ayant du pouvoir. Cela remettrait en question leurs propres capacités ?

Enfin, j’aime beaucoup le fait qu’on puisse complètement s’identifier au personnage de supergirl (bien qu’elle soit kryptonienne !) : elle incarne la jeune fille douce, rigolote, combattante mais aussi pleine d’indécisions et de doutes et vous savez combien j’aime les personnages complètement paumés !

Et vous que pensez-vous de Supergirl ?

La série Girls reprend bientôt : saison 5 !

La saison 5 de Girls reprend le 21 février et j’en profite pour écrire un article expliquant combien j’affectionne cette série !

J’ai découvert cette série il y a deux ans alors qu’elle avait déjà quelques saisons d’avance et je suis devenue rapidement accro à ces 4 filles à la fois toutes plus délirantes les unes que les autres et en même temps si proches de la réalité que vivent les filles d’une vingtaine d’année dans notre société.

Je crois que j’ai réussi à m’identifier à chacun des personnages qui sont très touchants à leur façon.

J’apprécie particulièrement le fait dans cette série qu’elle soit décomplexante :
Ces femmes-filles nous ressemblent : elles ne sont pas parfaites et magnifiques, et n’en restent pas moins charmantes, ont pour certaines des look fantaisistes et s’assument complètement. Elles cachent tant bien que mal leur fragilité, ce qui les rend d’autant plus attachantes. Elles agissent parfois de façon irrationnelle, de la même manière qu’il nous arrive de faire des choses incompréhensives et complètement débiles… Elles galèrent comme toutes personnes “adulescences” qui entrent dans la vie active et qui pataugent un peu, voire beaucoup. Il est alors question de recherche d’emploi, de questionnement sur les choix professionnels et des réflexions sur ce qu’on attend vraiment de la vie.
La série aborde également la sexualité de ces jeunes personnes de manière réaliste, humaine et assez drôle, se détache des idéaux imposés par les séries et permet de dédramatiser un peu le sujet.

Les personnages évoluent pour la majorité dans des milieux artistiques et cela m’a permis de me remettre en question sur ce que j’avais moi-même envie d’exploiter dans la vie et les domaines dans lesquels je souhaitais m’épanouir. Musique, art, littérature, cette série est une vraie source d’inspiration !

 

Vivre son premier échec


Edit : Cet article a été publié dans un premier dans mon ancien blog qui est actuellement en cours de destruction. Il me tenait à cœur donc, je l’ai légèrement remanié pour qu’il soit d’actualité et je le reposte ici ! )

 

Je suis actuellement étudiante en soins infirmiers. “Si tout va bien” je serai infirmière d’ici peu et je me trouve actuellement dans une période de ma vie où les choses se déroulent plutôt bien. Mais cela n’a pas toujours été le cas, j’ai notamment essuyé un premier échec en fac de Médecine avant d’entrer en Institut de Formation en Soins Infirmiers.

A l’école, j’ai toujours été une enfant studieuse, je faisais partie des meilleurs élèves sans pour autant effectuer un travail acharné. Les choses se sont compliquées au lycée, j’ai compris que si je voulais garder de bons résultats, je ne pourrais pas me permettre de me “reposer sur mes lauriers”. Mais j’avais tout de même de bons résultats, je suis passée en S (scientifique) et j’ai eu mon bac avec mention. On pouvait donc dire que j’avais eu une scolarité plutôt réussie et sans encombre! 

Puis je suis arrivée en médecine, c’est là que j’ai vécu mon premier échec. Et comme pour tout premier échec, je l’ai mal vécu. J’ai du accepter que cette voie n’était pas la mienne. J’ai fait face à la déception de mes parents. J’ai également fait face à mes amis qui eux réussissaient… Et j’ai du prendre une décision quant à mon avenir.

Heureusement, j’avais déjà d’autres projets pour mon avenir professionnel : je prévoyais de passer le concours infirmier.
Je vous remets dans le contexte/temps: On est en juin, je suis officiellement “virée” de la fac de médecine. Je me suis inscrite pour passer les concours infirmiers de la session de septembre et si tout se passe bien, j’entre en école début février. Six mois. Six mois avant de reprendre les études (en supposant que j’ai le concours du premier coup). 
 
Je n’ai pas été pas la seule dans cette situation. En effet chaque année a son lot de “P1” qui comme moi, après l’échec de la médecine se tournent vers le concours d’infirmier et se retrouvent avec un vide de 6 mois. Certains ne font rien (un bon break d’une demie année, ça ne peut pas faire de mal), certains vont à la fac en attendant d’entrer en école, et d’autres se trouvent un job.
Il n’étais pas question pour moi de rester sans rien faire. J’avais postulé en fac de Droit au cas où, et bien que j’ai été admise pour la rentrée de septembre, je savais que le Droit n’était pas fait pour moi et que j’allais perdre mon temps inutilement. Donc j’ai trouvé un boulot: hôtesse de caisse en supermarché.
Caissière ? C’est un boulot comme un autre ! “Faut bien gagner sa vie” “Il n’y a pas de sous métiers.” Je ne saurai compter le nombre de fois qu’on m’a dit ces phrases et je savais qu’elles étaient vraies. Mais les faits sont là: être caissière à Auchan à seulement 20 ans, c’est malheureusement considéré comme un échec par la société, par l’entourage et même pour soi. Je savais bien que ça faisait rire beaucoup de personnes de me voir passer d’étudiante éventuelle en médecine à caissière à Auchan. J’ai eu le droit à pas mal de réflexions du genre “Mais tu comptes rester caissière toute ta vie? Nan parce que c’est pas très ambitieux comme métier…”. Je ne parle même pas  des anciens camarades de lycée qui choisissaient exprès ma caisse, me racontaient leur réussite scolaire et me demandaient ce que moi je devenais “Oh ? Tu as raté médecine? Ah oui c’est dommage…” “Ah? Donc tu es en CDI? C’est PAS SEULEMENT un job d’été?” Vous me direz que ces personnes ne le faisaient sûrement pas exprès, c’est possible, mais le résultat était le même pour moi : je me sentais humiliée.

 

Pendant cette période de transition, je n’ai donc pas chômé, j’ai gagné six mois de salaire, j’ai donc pu mettre de l’argent de côté, j’ai entrepris de passer mon permis, et surtout je me suis préparée à passer les examens au concours d’infirmier. J’étais donc très motivée, mais également angoissée. L’échec de la médecine m’avait fait perdre toute confiance en moi. Je ne cessais de me dire, que j’allais peut-être vivre un second échec avec infirmier, que peut-être les mauvaises langues qui se moquaient “gentiment” de moi avaient raison et que j’allais rester caissière toute ma vie.
 

[Je précise qu’être hôtesse de caisse a été une superbe expérience : j’ai appris énormément en matière de relations humaines et j’ai eu des collègues géniaux qui m’ont fait prendre conscience du concept d’humilité. Ne pensez pas que les caissiers sont des débiles sans diplôme. Une majorité d’entre eux sont des étudiants courageux qui bossent parallèlement à leurs études pour s’en sortir dans la vie. Beaucoup d’autres ont des licences, voire même des masters, mais n’ont pas trouvé de job dans leur branche. Et puis zut! Faut bien gagner sa vie !]
Passons directement en décembre 2012, plus précisément le 7 décembre 2012 : jour de mes résultats d’admission en IFSI, jour où j’ai pu enfin souffler : je n’étais pas “une ratée” qui ne réussirait jamais à rien dans la vie. J’allais pouvoir enfin avancer. Tout d’un coup, tout mon ressenti, toutes les réflexions que j’avais pris dans la face pendant ces six mois m’ont parues futiles. Qui j’étais maintenant? Une jeune femme qui avait vécu un échec, comme quasiment tout le monde, mais qui ne s’était pas laissée abattre, qui avait eu le courage de prendre un boulot, de préparer un concours en même temps et qui s’en sortait!
Pour celles (et ceux) qui me lisent: peut-être avez-vous déjà vécu des échecs, peut-être que non, peut-être que vous en vivez un actuellement. Ce que je vais vous dire, on vous le répétera sûrement des dizaines de fois ou plus : courage ! Ne baissez pas les bras, acceptez votre échec et avancez. La vie n’est jamais comme on l’avait espérée. L’important est de se donner les moyens de s’en sortir. N’ayez pas honte de ce que vous faites. Et surtout ne laissez pas les autres juger de ce qui est bon pour vous et de ce que vous êtes.

J’espère n’avoir dit aucun propos choquant, je sais que certaines phrases pourraient être mal interprétées. Je n’ai fait que relater mon ressenti lors de cette période de ma vie. Si jamais vous avez des questionnements ou des remarques, n’hésitez pas à me les faire savoir !