Parole de femmes.

En tant qu’enseignante, je me suis inscrite à de nombreux groupes pour les professeurs des Écoles sur lesquels on échange nos astuces, conseils, supports d’enseignement et où on plaisante plus ou moins sur notre boulot et nos élèves.

Il y a quelques jours, en regardant mon fil d’actualité, je suis tombée sur la publication suivante, provenant d’un de ces fameux groupes d’enseignants :

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Sous cette publication, le commentaire d’une collègue : « C’est sexiste, comme blague ». Et en réponse à celui-ci : « Mais n’importe quoi, c’est juste une petite blague » « Celui qui a publié ça est un mec adorable et rigolo, si tu le connaissais, tu saurais qu’il n’est pas macho pour un sous » « Je suis une femme et je ne suis pas choquée par cette blague » « C’est juste pour rire, faut arrêter de tout prendre au sérieux, c’est juste du second degré ». D’autres commentaires suggéraient que c’était un peu « foutre la merde » de dire que la publication était sexiste, et que dans ce groupe on était là pour s’amuser et qu’il s’agissait d’une ambiance bonne enfant…

J’ai évidemment eu un avis très tranché : il s’agissait pour moi d’une publication pas très fine utilisant un cliché franchement sexiste qui ne me faisait pas rire du tout. Alors pourquoi cette publication m’a-t-elle dérangée tandis qu’une majorité de gens l’ont trouvée mignonne et tout à fait innocente ?

Tout d’abord, je suppose qu’en tant que féministe, je suis bien plus sensibilisée à la question du sexisme ordinaire et plus attentive aux clichés qui flottent autour de nous. Cette publication m’est apparue comme une énième plaisanterie sexiste de mauvais goût. Et à force d’en entendre (et d’en lire, merci les réseaux sociaux), je dois bien dire que je suis lassée et que je n’ai plus envie d’ignorer ou de prendre les choses « à la légère ».

 

Pourquoi cette bague n’est-elle pas si innocente que ça ? 

Le cliché de la fille ou femme bavarde, est présent en permanence dans notre société : dans les publicités, les séries, les films… La « pipelette » est en général incarnée par une jeune femme souvent insupportable, plutôt jolie et pourquoi pas blonde (soyons dans les clichés jusqu’au bout). Elle parle évidemment pour ne rien dire, a un débit de parole insensé, au point qu’on se demande comment elle fait pour respirer. Elle a souvent un petit ami qui fait semblant de l’écouter et qui lui répond par quelques soupirs réguliers. Lorsque les « pipelettes » se retrouvent entre elles, on observe un amas de filles en train de piailler (comme nos petits oisillons de l’image) et on entend un bruit désagréable, impossible à décrypter, et donc souvent sans intérêt.

 

Quelle place donnons-nous à la parole des femmes ?

Un des clichés qui va donc de paire à celui de la femme « bavarde », c’est celui de la femme qui n’a rien de bien intéressant à dire. On est là dans un stéréotype qui nous fait énormément de tort, car il ne s’agit plus d’une plaisanterie. La parole d’une femme est très souvent décrédibilisée de par son sexe, dans tous les domaines. On observe également un autre stéréotype qui questionne une fois de plus la légitimité des femmes à prendre la parole : la femme est une commère qui parle de manière insidieuse dans le but de causer du tord, colporter des ragots et des rumeurs. À quoi bon la laisser donc parler si c’est pour l’entendre « cracher son venin » ?

Quelques exemples relatant du peu d’importance que l’on donne à la parole d’une femme : la députée Aurore Bergé a été récemment vivement critiquée et ridiculisée car selon certains, sa robe était bien trop courte pour que ses arguments politiques aient le moindre intérêt. En politique, les femmes sont d’ailleurs très souvent tournées au ridicule et leur parole remise en question, à travers des arguments liés à leur sexe et ça n’est pas un hasard. Un autre exemple très parlant qu’il n’est pas rare d’observer à en voir la quantité de témoignages, ce sont les victimes de violences sexuelles dont on ne prend pas la plainte au sérieux ou qu’on accuse parfois d’être des menteuses. Sans parler des femmes féministes que l’on traite généralement de « grandes gueules » qui se plaignent pour des choses « pas si graves » : cela a pour conséquence que leur discours est beaucoup moins pris au sérieux et a donc moins d’impact.

 

L’éducation et l’école, dans tout ça ?

Malheureusement dans notre société, dès la naissance, les enfants entendent les adultes plaisanter et répéter combien les filles sont de vraies moulins à parole. Ces clichés sexistes sont donc intégrés dès l’enfance et ne sont jamais remis en question. On brime aussi les petites filles qui doivent répondre à de nombreux impératifs : être sages, se tenir tranquilles, être appliquées et respectueuses… On juge souvent les gamines un peu trop dynamiques, tandis qu’on dit qu’un petit garçon agité a besoin de se dépenser et que c’est « normal ». Je n’ai pas énormément de recul sur la question, mais déjà en quelques mois d’enseignement en élémentaire, j’ai pu observer ceci : en classe, une majorité de garçons  interviennent sans lever la main, parlent fort, parfois crient et coupent la parole (souvent celle des filles, par ailleurs). Les jeunes filles souvent très discrètes, attendent leur tour pour parler et n’osent parfois pas participer. Lorsque l’on met en place des groupes de travail, ce ne sont pas les filles qu’on entend le plus, mais les petits garçons. De plus, j’ai souvent du intervenir car certains refusaient d’écouter les arguments de leur camarades féminines. On pourrait donc envisager que dès leur plus jeune âge,  les enfants, selon leur genre, intègrent plus ou moins une légitimité à la parole.

 

Je n’ai pas pour prétention de m’y connaître beaucoup sur le sujet et je donne simplement mon avis. Je souhaiterais conclure que selon moi, toutes ces « petites » plaisanteries sexistes véhiculées durant notre enfance sont responsables en partie de clichés bien plus graves qui nous décrédibilisent une fois adultes.  On pourrait donc peut-être éviter d’enfermer les enfants dans des cases, valoriser les petites filles pour qu’elles aient plus confiance en elles, les inciter à s’exprimer, et favoriser la communication et l’écoute entre eux.

 

 

Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.

Jules Renard.

La Cigale et la Fourmi – Slut-shaming

La cigale, ayant dansé toute la nuit,
Se trouva fort dépourvue,
Lorsqu’elle trouva dans son lit,
La présence d’un intrus.
Pas un seul petit souvenir,
De la soirée, ne put lui parvenir
Mais une douleur sanglante et aiguë
Indiqua ce que durant cette soirée, elle avait vécu.
Elle courut chez sa voisine fourmi,
Confier sa mésaventure de la nuit,
La priant de l’écouter,
Et de partager sa peine :
« Il m’a abusée, lui dit-elle »
La fourmi n’est pas bienveillante,
C’est là un de ses plus grands défauts :
« Où étiez-vous, minuit sonné ? »
Lui demanda-t-elle.
« En ville, je m’amusais et je dansais,
Ne vous déplaise »
« Vous dansiez ? Dans cette tenue ? J’en suis fort aise !
Récoltez ce que vous semez, maintenant ! »
Et elle lui claqua la porte au nez.
En se disant qu’elle l’avait bien cherché.
La fourmi, partit à ses occupations,
Sans remarquer l’intrusion d’un malotru.
Celui-ci l’attrapa par les antennes,
Lui prit sa vertu,
Sans lui demander la permission.
La fourmi choquée et apeurée,
Courut chez la cigale pour s’excuser.

 

Mesdames, Messieurs,
Cessez de juger les victimes :
Exister n’est pas un crime,
Pointez plutôt du doigt les responsables,
Ceux qui guettent dans le noir,
Le moment opportun pour attaquer leur proie,
Choisissant les plus fragiles et isolées,
Sans se soucier des souffrances infligées.

Question de pâtisseries

” Bonjour je voudrais un éclair au café s’il vous plaît.
– Et moi une tarte au citron.
– Ah, je ne savais pas que tu aimais les tartes au citron !
– Désormais tu sais ahah, tu t’en doutais même pas un peu ?
– Maintenant que j’y pense, peut-être qu’en effet, certains signes auraient du m’alerter.
– Mais ça te pose un problème que je n’aime pas les éclairs au café et que je préfère les tartes au citron ?
– Non pas du tout, t’inquiète pas, je suis très tolérante et j’accepte que les gens soient différents et n’aiment pas tous les mêmes pâtisseries ! Les gens ont le droit d’aimer la pâtisserie qu’ils veulent et personne ne devrait les en empêcher !
– Tu as l’air contrariée pourtant…
– Nan mais ça me pose question…
– A propos ?
– A propos de mon propre rapport aux pâtisseries…
– Comment ça ?
– Bah tu vois, moi j’aime vraiment beaucoup les éclairs au café, j’aime leur saveur, l’amertume du café délicieusement mélangé à la crème pâtissière, le glaçage sucré qui fond dans la bouche… Mais parfois, il m’arrive de penser à une crème au citron et d’avoir très envie d’y goûter.
– Et pourquoi tu n’essayes pas ?
– Bah, j’aime déjà les éclairs au café ! Alors d’accord, c’est vrai que parfois, j’ai quelques déceptions et j’en suis pas entièrement satisfaite, notamment je suis pas une grande fan de la pâte à chou… Mais quand même, je ne pourrais me passer d’éclairs au café !
– Rien ne t’oblige à arrêter de manger des éclairs au café, mais pourquoi t’empêcher d’essayer les tartes au citron ?
– Oui mais quand même, c’est déjà pas bien vu de montrer qu’on aime les tartes au citron, tu imagines si les gens apprenaient que j’aime en réalité les éclairs au café ET les tartes au citron ?
– De quoi as-tu peur exactement ?
– Bah ça me fait passer pour quelqu’un d’instable, non ? Qui aime manger à tous les râteliers…
– Mais non ! Ça prouve juste que tu aimes les pâtisseries ! Y a pas de mal à être gourmand que je sache, et en plus tu n’as même pas essayé ! Ça se trouve en y goûtant, tu découvriras que ça n’est pas du tout ta tasse de thé et que tu es bel et bien une adepte de l’éclair au café !
– Oui c’est vrai, mais c’est justement ça qui me fait peur, de goûter un jour à la tarte au citron et de réaliser que je la préfère bien plus à l’éclair au café… Ou pire, que je n’ai jamais aimé les éclairs au café et que je m’étais trompée pendant toutes ces années…
– En quoi serait-ce si grave ?
– Ça remettrait en question toute mon identité…
– Tu préférerais rester toute ta vie à manger quelque chose que tu penses aimer, tout en ayant très envie de goûter à autre chose ?
– N’empêche, je ne sais pas si j’oserais passer le cap de la crème acidulée.
– Rien ne t’oblige à te précipiter : écoute ton cœur et tes envies, et si un jour dans la vitrine, une tarte au citron te donne trop envie et que tu te sens prête, lance-toi !”

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Le petit prince, chapitre XX

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Je me sens comme ces roses, toutes plus banales les unes que les autres. Ces bien jolies roses qui n’intéressent personne tant elles sont nombreuses. De temps en temps, quelqu’un s’arrête quelques secondes, pose un regard distrait sur moi, et puis s’en va. Je n’ai rien de plus que les autres, je me fonds dans la masse et personne ne m’a cueillie, personne ne me chérie, personne ne me protège du vent ou des moutons. Je ne suis rien d’autre qu’une petite fleur, dont les épines se cassent, à force d’être manipulée par des rois qui ordonnent, des vaniteux en besoin d’admiration ou des businessmans qui ne pensent qu’à posséder une rose de plus.

Il fait nuit et il est tard. Il pleut. Je vais me blottir dans ma couette en pensant à un petit prince qui m’emmènerait regarder les couchers de soleil…

La gazelle et le croco – Harcèlement de rue

Dame gazelle, dans sa savane sauvage,
S’abreuvait près d’une source isolée
Monsieur Croco , à la vue de cette beauté,
Lui tint à peu près ce langage :
« Et bonjour, mademoiselle la gazelle
Que vous êtes charmante ! que vous me semblez craquante !
Sans mentir, votre arrière train
Se rapporte si bien à vos petits airs coquins
Que je pourrais bien vous prendre de gré ou de force, ne vous déplaise ! »
A ces mots, la gazelle est loin d’être en joie
Fière, mais fort contrariée,
Elle s’éloigne du croco en faisant mine de l’ignorer
Frustrée, le croco ne resta pas sans voix
Il rattrapa sa victime et reprit de plus belle
« Vous êtes fort malpolie
Votre Maman ne vous a-t-elle pas appris à dire merci ?
Ignorez-vous à qui vous parlez ?
Vous devriez être reconnaissante que je daigne vous regarder ! »
Le croco bouscule alors violemment la gazelle
Qui tombe à la renverse, sidérée devant tant d’agressivité
Le monstre ouvre un large bec prêt à dévorer la belle

Un jeune lionceau passant par là, découvre la scène avec effroi,
Il se précipite vers le prédateur affamé
Et lui coince un bâton dans le gosier
Paniqué, le croco laisse enfin tomber sa proie
Après quelques instants et face à la foule qui s’était formée,

img_20160920_195441La gazelle se ressaisit et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout harceleur n’a pas sa place ici
Gazelle, singe, hippo, éléphant, girafe…
Aussi nombreux et différents que nous sommes
N’avons-nous donc pas le droit de vivre en liberté ?
Ne pouvons-nous pas nous balader sans être agressés ?
Ne méritons-nous pas tous d’être traités avec respect ? »

Honteux et confus
Le croco se retira
Mais on ne sait
Si la leçon fut retenue…

4 astuces pour ressortir de chez le coiffeur avec la coupe que vous souhaitiez

Bonjour,

Pour moi, l’année 2016 avait commencé par un gros fail capillaire (cheveux zébrés, décoloration pourrie ayant tout abîmé et le prix de la prestation qui avait fini de m’achever). Avant, j’allais souvent chez le coiffeur à reculons, autant vous dire que cette expérience m’a littéralement traumatisée (j’ai même eu besoin d’alcool et d’antidépresseurs pour oublier ma peine ! )

Depuis, j’ai fait plusieurs colorations et de nombreux soins pour rattraper les dégâts, et j’ai fini par retourner dans un autre salon pour avoir une tête décente (d’ailleurs big up à la coiffeuse qui rattrapé tout ça). Mes cheveux se portent beaucoup mieux mais la rentrée approche. Ma tête va sûrement bientôt refaire l’objet de réductions pileuses et il n’est pas question que je me fasse encore une fois marcher sur les pieds par une coiffeuse qui n’en fait qu’à sa tête (et c’est le cas de le dire ! )

C’est pourquoi j’ai listé et décidé de partager avec vous 4 astuces pour ressortir de chez le coiffeur la tête haute (et un jeu de mot de plus ! )

1- La technique bienveillante de l’explication

Rien de plus facile, il vous suffit de venir calmement à votre rendez-vous et d’expliquer à la coiffeuse exactement ce que vous cherchez, au détail près ! Vous pouvez même lui montrer quelques photos, pour qu’elle ait une idée précise de ce que vous attendez. Et ainsi vous ne risquez plus d’erreurs de sa part.

… On se l’accorde, si cette technique était aussi efficace, je n’aurais même pas besoin d’écrire un article.

Mieux vaut donc ne pas hésiter à coupler cette technique avec une des deux autres méthodes que je vais citer ci-dessous :

2- La personne d’influence

Là encore, rien de bien compliqué surtout si vous savez mentir : vous n’avez qu’à faire croire à votre coiffeuse que vous êtes une personne de grande influence et que vous avez beaucoup de contacts (notamment des contacts très célèbres qui seraient justement à la recherche d’un coiffeur ! )  N’hésitez pas à y aller dans le mensonge, les coiffeuses sont souvent des personnes très naïves et vous ne devriez pas avoir de mal à leur faire croire n’importe quoi. Le but de cette technique étant d’intéresser la coiffeuse (c’est bien connu, les coiffeuses sont des opportunistes) par vos fausses promesses afin qu’elle se donne corps et âme pour que vous sortiez satisfait du salon.

3- La récompense

Vous connaissez la méthode Pavlov ? Il s’agit de conditionner la personne en lui donnant une récompense lorsqu’elle a fait l’action attendue. Ainsi, la personne récompensée finira pas enregistrer inconsciemment qu’elle bénéficie d’avantages lorsqu’elle effectue un tel acte et intégrer celui-ci comme un réflexe. Vous pouvez par exemple donner un bonbon à votre coiffeuse à chaque fois qu’elle aura réussi votre coupe !

(Attention, cette méthode n’a pas le meilleur taux de réussite et s’effectue sur le long terme. De plus, elle sera bien plus efficace si votre coiffeuse est un enfant ou un chien ! Autrement, elle se demandera sûrement pourquoi vous lui donner une fraise tagada à chaque fin de séance…)

4- La menace

C’est la plus radicale mais également la plus efficace. Comme je le dis souvent : “On est toujours mieux servi par quelqu’un d’effrayé !” Alors pourquoi se priver ? Là encore, laissez déborder votre imagination ! Dans les classiques, vous pouvez la menacer de brûler son salon et elle avec. Mais vous pouvez vous laisser tenter par des menaces plus créatives : “Rate pas ma coupe sinon je te fais avaler tes ciseaux” ou encore “Si tu me rates, je te fais une boule à zéro”.

Voilà, vous êtes désormais prêt à affronter ce terrible endroit qu’est le salon de coiffure et en ressortir vainqueur (et vivant ! )

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Surtout n’hésitez pas à me faire par de vos déboires capillaires, je me sentirai moins seule !

Ps : J’ai entendu parlé d’un truc…  comment ça s’appelait déjà ? Ah oui ! Le second degré !

Tarzan, mon nouveau futur mari…

L’Afrique, les animaux, les singes, les bruits, les arbres, les lianes, les muscles, la testostérone… Tout ça m’est peut-être un peu trop monté à la tête après avoir regardé le dernier Tarzan au cinéma. Il n’empêche que j’ai une envie irrépressible de devenir la future Jane et de plonger en pleine jungle, de m’éloigner du superflu de la ville, communier avec la nature et sauter de liane en liane. (Dixit la fille qui a en horreur les insectes et qui a le vertige en montant sur un tabouret…)

Pas besoin de préciser que j’ai aimé ce film : les images sont magnifiques, surtout celles avec Alexander Skarsgård (je ne suis pas du tout tombée amoureuse, pas du tout ! ) En sortant de la salle de cinéma, j’avais cette fameuse sensation de dépaysement et je regardais autour de moi en me disant qu’il n’y avait rien de beau et naturel, rien de vert mais que du gris : des bâtiments gris, un parking gris avec des voitures grises… Gris, gris, gris… Cela m’a donné envie de sortir de ma zone de confort et de voyager.

 

 

 

Jolie virée à Prague

Le mois dernier je suis partie avec une amie quelques jours en vacances, pour découvrir Prague et il est tant que je vous fasse un petit article à ce sujet !

 

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Vue du pont Charles !

 

Avion, Hôtel et autres modalités

Tout d’abord, nous avons réservé notre voyage (hôtel + billets d’avion) sur le site voyage-prive.com qui propose beaucoup d’offres très intéressantes. Nous avons donc réservé sans problème une chambre dans l’hôtel RED&BLUE qui se situe à proximité du centre historique de Prague, mais nous avons du payer un supplément car le bagage à soute n’était pas compris pour le trajet en avion. Le vol a duré une heure et quart , donc le trajet a été plutôt rapide et agréable (sachant qu’il n’y a pas de décalage horaire). Arrivée à l’hôtel, nous avons du donner une caution en cas de dégradation de matériel et ça n’était pas prévu (nous aurions aimé que voyage-privé nous prévienne plutôt que l’on soit mises devant le fait accompli le jour-même). Globalement, la chambre d’hôtel était très agréable et le petit déjeuner était offert. Nous étions bien situés, nous avions le tramway et le métro à proximité qui nous permettait de nous balader rapidement dans toute la ville d’autant que les tickets de transport ne sont vraiment pas chers !

En parlant d’argent, la monnaie de la République Tchèque est la Couronne tchèque, nous avions au préalable consulté nos banques pour pouvoir tirer de l’argent sur place en payant le moins de taxe possible. Mais il est intéressant de noter que de nombreuses boutiques touristiques acceptaient l’Euro. La vie là-bas n’est vraiment pas cher, donc nous avons vraiment pu nous faire plaisir dans les restaurants, les visites (de nombreux lieux sont payants) et les magasins !

Visite de la ville et culture du pays

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La ville se divise en plusieurs quartiers : le quartier du Château, Mala strana, la Vieille ville et la Nouvelle ville. En l’espace de trois jours nous avons presque réussi à visiter entièrement la ville, mais une journée de plus aurait été plus confortable pour prendre le temps de vraiment découvrir les lieux. Les incontournables selon moi sont : le pont Charles et le quartier du Château. J’ai beaucoup aimé le quartier de la vieille ville qui est certainement le plus touristique. La ville est très agréable à visiter dans sa globalité car les rues et les trottoirs sont très larges, même s’il y a du monde, il y a beaucoup d’espace. Les commerçants et les habitants de la ville sont tous très agréables et accueillants, par contre il faut savoir parler un minimum anglais pour communiquer.

 

Mur de John Lennon. Un peu déçue car le mur croule sous les tag et les dessins ne sont quasiment plus visibles.

Mur de John Lennon. Un peu déçue car le mur croule sous les tag et les dessins ne sont quasiment plus visibles

 

En ce qui concerne la nourriture locale, je ne pourrai pas vraiment vous donner une opinion car j’ai été malade et nauséeuse durant tout le séjour. J’ai d’ailleurs été en difficulté car les pharmacies tchèques n’avaient pas les médicaments dont j’avais besoin.

Je peux par contre vous conseiller d’aller au moins une fois dans les supermarchés : je ne sais pas si les tchèques sont plus gourmands que ça, mais il y a énormément de bonbons, chocolats et friandises, ceux-ci s’étalent sur aux moins trois rayons, et pour l’accro du sucre que je suis, c’était le paradis ! Les centres commerciaux en général étaient vraiment bien, car il y avait de nombreux magasins (de vêtements) que nous n’avons pas en France à des prix très abordables.

 

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Je n’ai pas beaucoup voyagé jusqu’à maintenant et Prague fait parti de mes séjours. J’en garderai un très bon souvenir !

Enfin diplômée !

Bonsoir,

J’avais envie de vous écrire un petit article pour vous raconter la grande nouvelle : j’ai eu mon diplôme d’infirmière d’État ! Donc ça y est, je suis officiellement infirmière et je suis super contente.

Même si je me doutais que j’allais avoir le diplôme, voir mon nom sur la liste des admis m’a fait vraiment bizarre. Au début, j’ai même eu du mal à atterrir, je n’arrivais pas du tout à exprimer ma joie, je me sentais même crispée. Ce n’est qu’au moment de récupérer mon attestation au secrétariat et en ouvrant la lettre que j’ai vraiment réalisé. J’ai pensé à ce début d’année qui a marqué la fin de mes études, tout ce que j’avais accompli en l’espace de trois mois et finalement, je me suis sentie fière de moi-même !

Je ne vais pas m’éterniser sur ce sujet, je ne vois pas quoi dire d’autres si ce n’est que j’ai plein de projets en tête, que dernièrement j’ai encore un peu délaissé les blogs mais que ça m’a beaucoup manqué ! Et en plus, je vais pouvoir changer le fameux “ESI” ou (Etudiante en soins infirmier) en IDE (Infirmière diplômée d’État) sur toute mes descriptions de réseaux sociaux : plus superficielle tu meurs, mais ça m’apporte une satisfaction extrême !

Bref je vous laisse avec cette petite photo d’une qualité pitoyable et au montage digne d’un gosse, mais dont le contenu me rend si fière 😉

Journée internationale des droits de la femme : luttons contre le harcèlement de rue !

Bonjour,

Demain, ce sera la journée internationale des droits de la femme. Il y a encore quelques années, je ne comprenais pas l’intérêt d’une journée spéciale pour la femme, je ne percevais pas ses enjeux et j’avais même tendance à me moquer un peu. Ce n’est que plus tard que je me suis intéressée véritablement à la place des femmes dans notre société, dans le monde, notamment le sexisme qu’elles subissent quotidiennement dans tous les secteurs : travail, famille, amis, espace public… Et après, quelques petites expériences très désagréables qui m’ont ouvert les yeux, je me suis finalement sentie concernée !

Alors, je ne vais pas m’amuser à lister toutes les injustices que subissent les femmes dans le monde, bien qu’elles soient toutes légitimes, mais je préfère m’intéresser à une cause en particulier : le harcèlement de rue.

Ce phénomène qui n’avait encore pas de nom il y a quelques années est presque devenu une banalité de notre quotidien.
Et pourtant ces phrases qu’on entend dans les transports, dans la rue, dans les bars, n’ont rien de banales et choquent par leur violence verbale : “Sale pute”, “Je vais te trouer le cul, salope”, “Vas-y fais ta belle”, “Pourquoi tu réponds pas? “, “J’ai envie de te violer tellement t’es bonne”etc. Des insultes qui nous est impossible d’ignorer tant elles attaquent directement notre personne et ce que nous sommes.

Victime de harcèlement de rue de manière régulière, j’ai pourtant eu de mal à identifier ce que je subissais comme du harcèlement, et j’ai traversé de nombreuses étapes émotionnelles :

De la colère: “Quelle connard, pourquoi il vient m’emmerder ce gars ? ”
De la peur “Est-ce qu’il pourrait aller plus loin dans ses paroles ? Est-ce que je suis en danger ?”
Des doutes : “Et si c’était moi ? Est-ce que je ne prendrais pas moi-même un risque en sortant dans la rue aussi tard ?”
De la culpabilité : ” Il a raison, je n’aurai jamais du mettre cette jupe, elle est bien trop courte…”
De la honte : “Je suis ridicule, j’aimerai me cacher, cacher mes jambes, cacher mes fesses”

Et à plus long terme, je suis devenue blasée et résignée : “Je ne mettrai pas de jupe, parce qu’on va ENCORE m’emmerder, je ne prendrai pas les transport parce qu’on va ENCORE me faire chier”

… Et paranoïaque “Pourquoi cet homme, s’assoit-il à côté de moi ? Qu’est-ce qu’il me veut ? Qu’est-ce qu’il cherche ?”

Mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que depuis quelques mois, j’ai décidé que je n’allais plus laisser faire et que je refusais de conditionner ma vie par peur et par crainte de me faire agresser. J’ai découvert une association qui se nomme Stop Harcèlement de Rue et je suis devenue adhérente !
Encore novice, je participe pour la première fois à un événement “Zone sans relou” organisé par l’association demain soir à la rue de Lappe !

Si vous passez dans le coin, ou que vous avez tout simplement en vie de nous voir, voici toutes les infos sur l’événement : ici!