La série Supergirl : mise en évidence du sexisme au travail

J’ai débuté la série Supergirl, malgré les avis négatifs que j’ai pu lire et j’ai été surprise de constater qu’elle était en réalité pas si mal, un peu dans le même genre que la série The flash

J’avais entendu des critiques sur le costume de Supergirl considéré comme un peu cucul et je ne suis absolument pas d’accord : elle porte les mêmes couleurs que Superman et sa robe reste toujours plus classe que le slip moule bite de Superman.

Ce qui m’a particulièrement intriguée dans cette série ne sont pas les actions de Kara en tant que Supergirl mais plutôt son vécu au travail en tant qu’assistante. La série dénonce énormément les différences homme-femme au travail et les exigences démesurées et illégitimes imposées aux femmes.

Comme l’explique la patronne de Kara : une femme n’a pas le droit d’être en colère, n’a pas le droit de s’énerver sinon elle passera pour une hystérique et risquera de compromettre sa carrière. Tandis qu’un homme, avec le même comportement, passera inaperçu, voire sera considéré comme ayant un vrai caractère. La tenue est de rigueur pour une femme qui veut garder son job : rester calme et souriante, en toutes circonstances.

A travers Superman, on constate aussi l’intransigeance qu’a la population envers Supergirl, celle-ci étant constamment comparée à son cousin. Cela fait référence au fait qu’on estimera toujours plus les compétences d’un homme à celles d’une femme, même si les deux fournissent exactement le même travail avec un résultat de qualité égale.

On aborde également l’animosité évidente que certains hommes ont vis à vis des femmes ayant du pouvoir, certainement par crainte qu’on remette en question leurs propres compétences.

Enfin, j’aime beaucoup le fait qu’on puisse complètement s’identifier au personnage de Supergirl (bien qu’elle soit kryptonienne ! ) : elle incarne la jeune femme douce, rigolote, combattante mais aussi pleine d’indécisions et de doutes et vous savez combien j’aime ce genre de personnage !

Et vous que pensez-vous de Supergirl ?

La série Girls reprend bientôt : saison 5 !

La saison 5 de Girls reprend le 21 février et j’en profite pour écrire un article expliquant combien j’affectionne cette série !

Je l’ai découverte il y a deux ans alors qu’elle avait déjà quelques saisons d’avance et je suis devenue rapidement accro à ces 4 filles à la fois toutes plus délirantes les unes que les autres et en même temps si proches de la réalité que vivent les femmes dans la vingtaine.

Je crois que j’ai réussi à m’identifier à chacun des personnages qui sont très touchants à leur façon.

J’apprécie particulièrement le fait dans cette série qu’elle soit décomplexante :
Ces femmes nous ressemblent : elles ne sont pas parfaites et magnifiques, et n’en restent pas moins charmantes. Elles ont, pour certaines, des look fantaisistes et s’assument complètement. Elles cachent tant bien que mal leur fragilité, ce qui les rend d’autant plus attachantes. Elles agissent parfois de façon irrationnelle (comme n’importe qui) Elles galèrent comme toutes personnes “adulescences” qui entrent dans la vie active et qui pataugent un peu, voire beaucoup. Il est alors question de recherche d’emploi, de questionnement sur les choix professionnels et de réflexions sur ce qu’on attend vraiment de la vie.

La série aborde également la sexualité de ces jeunes personnes de manière réaliste, humaine et assez drôle. Elle se détache des idéaux imposés par la télévision et permet de dédramatiser un peu le sujet.

Les personnages évoluent pour la majorité dans des milieux artistiques et cela m’a permis de me remettre en question sur ce que j’avais moi-même envie d’exploiter dans la vie et les domaines dans lesquels je souhaitais m’épanouir. Musique, art, littérature, cette série est une vraie source d’inspiration !

 

Vivre son premier échec

Je suis actuellement étudiante en soins infirmiers. “Si tout va bien” je serai diplômée très bientôt et je me trouve actuellement dans une période de ma vie où les choses se déroulent plutôt bien. Mais cela n’a pas toujours été le cas, j’ai notamment essuyé un premier échec en fac de Médecine avant d’entrer en Institut de Formation en Soins Infirmiers.

A l’école, j’ai toujours été une enfant studieuse, je faisais partie des meilleurs élèves sans pour autant effectuer un travail acharné. Les choses se sont compliquées au lycée, j’ai compris que si je voulais garder de bons résultats, je ne pourrais pas me permettre de me “reposer sur mes lauriers”. Mais j’avais tout de même de bonnes notes, je suis passée en S (scientifique) et j’ai eu mon bac avec mention (assez bien). On pouvait donc dire que j’avais eu une scolarité plutôt réussie et sans encombre ! 

Puis je suis arrivée en médecine, et j’ai échoué au concours (deux années de suite). Et comme pour tout premier échec, je l’ai mal vécu. J’ai du accepter que cette voie n’était pas la mienne. J’ai fait face à la déception de mes parents et à la honte ressentie devant mes amis qui réussissaient leurs études.  Et j’ai du prendre une décision quant à mon avenir.

Heureusement, j’avais déjà d’autres projets professionnels : je prévoyais de passer le concours infirmier.
Je vous remets dans le contexte/temps: On est en juin, je suis officiellement “virée” de la fac de médecine. Je me suis inscrite pour passer les concours infirmiers de la session de septembre et si tout se passe bien, j’entre en école début février. Six mois. Six mois avant de reprendre les études (en supposant que j’ai le concours du premier coup). 
 
Je n’ai pas été pas la seule dans cette situation. En effet chaque année a son lot de “P1” qui comme moi, après l’échec de la médecine se tournent vers le concours infirmier et se retrouvent avec un vide de 6 mois. Certains ne font rien (un bon break d’une demie année, ça ne peut pas faire de mal), certains vont à la fac en attendant d’entrer en école, et d’autres se trouvent un job.
Il n’étais pas question pour moi de rester sans rien faire. J’avais postulé en fac de Droit au cas où, et bien que j’ai été admise pour la rentrée de septembre, je savais que le Droit n’était pas fait pour moi et que j’allais perdre mon temps inutilement. Donc j’ai trouvé un travail : hôtesse de caisse en supermarché.
Caissière ? C’est un boulot comme un autre ! “Faut bien gagner sa vie” “Il n’y a pas de sous métiers.” Je ne saurai compter le nombre de fois qu’on m’a dit ces phrases et je savais qu’elles étaient vraies. Mais les faits sont là : être caissière à Auchan à seulement 20 ans, c’est malheureusement considéré comme un échec par la société, par l’entourage et même pour soi. Je savais bien que ça faisait rire beaucoup de personnes de me voir passer d’étudiante éventuelle en médecine à caissière à Auchan. J’ai eu le droit à pas mal de réflexions du genre : “Mais tu comptes rester caissière toute ta vie? Nan parce que c’est pas très ambitieux comme métier…”. Je ne parle même pas  des anciens camarades de lycée qui choisissaient exprès ma caisse, me racontaient leur réussite scolaire et me demandaient ce que moi je devenais “Oh ? Tu as raté médecine? Ah oui c’est dommage…” “Ah? Donc tu es en CDI? C’est PAS SEULEMENT un job d’été?” Vous me direz que ces personnes ne le faisaient sûrement pas exprès, c’est possible, mais le résultat était le même pour moi : je me sentais humiliée.

 

Pendant cette période de transition, je n’ai donc pas chômé, j’ai gagné six mois de salaire, j’ai donc pu mettre de l’argent de côté, j’ai entrepris de passer mon permis, et surtout je me suis préparée à passer les examens au concours d’infirmier. J’étais donc très motivée, mais également angoissée. L’échec de la médecine m’avait fait perdre toute confiance en moi. Je ne cessais de me dire, que j’allais peut-être vivre un second échec avec infirmier, que peut-être les mauvaises langues qui se moquaient “gentiment” de moi avaient raison et que j’allais rester caissière toute ma vie.
 

[Je précise qu’être hôtesse de caisse a été une superbe expérience : j’ai appris énormément en matière de relations humaines et j’ai eu des collègues géniaux qui m’ont fait prendre conscience du concept d’humilité. Ne pensez pas que les caissiers sont des débiles sans diplôme. Une majorité d’entre eux sont des étudiants courageux qui bossent parallèlement à leurs études pour s’en sortir dans la vie. Beaucoup d’autres ont des licences, voire même des masters, mais n’ont pas trouvé de job dans leur branche. Et puis zut ! Il faut bien gagner sa vie !]
Passons directement en décembre 2012, plus précisément le 7 décembre 2012 : jour de mes résultats d’admission en IFSI, jour où j’ai pu enfin souffler : je n’étais pas “une ratée” qui ne réussirait jamais rien dans la vie. J’allais pouvoir enfin avancer. Tout d’un coup, tout mon ressenti, toutes les réflexions que j’avais pris dans la face pendant ces six mois m’ont parues futiles. Qui j’étais maintenant ? Une jeune femme qui avait vécu un échec, comme quasiment tout le monde, mais qui ne s’était pas laissée abattre, qui avait eu le courage de prendre un boulot, de préparer un concours en même temps, et qui s’en sortait !
Pour celles (et ceux) qui me lisent: peut-être avez-vous déjà vécu des échecs, peut-être que non, peut-être que vous en vivez un actuellement. Ce que je vais vous dire, on vous le répétera sûrement des dizaines de fois ou plus : courage ! Ne baissez pas les bras, acceptez votre échec et avancez. La vie n’est jamais comme on l’avait espérée. L’important est de se donner les moyens de s’en sortir. N’ayez pas honte de ce que vous faites. Et surtout ne laissez pas les autres juger de ce qui est bon pour vous et de ce que vous êtes.

J’espère n’avoir dit aucun propos choquant, je sais que certaines phrases pourraient être mal interprétées. Je n’ai fait que relater mon ressenti lors de cette période de ma vie. Si jamais vous avez des questionnements ou des remarques, n’hésitez pas à me les faire savoir !

 

Snapchat ou l’étalage de vie dérangeant

Snapchat a été créée en 2011 (merci Wiki pour l’info) et permet de partager des photos ou vidéos pendant une courte durée auprès de ses contacts/amis. Les photos s’effaçant automatiquement après le visionnage du destinataire, c’était donc un concept innovant et pratique qui se voulait plus “sécurisant”. J’insiste sur les guillemets car l’application permettait en théorie de pouvoir partager des photos/vidéos sans que celles-ci ne puissent être copiées et partagées. La réalité est tout autre car une majorité de smartphones sont équipés de capture d’écran et peuvent donc enregistrer n’importe quelle photo. Mais le concept n’en était pas moins sympathique.

Depuis l’application a évolué et propose de nouvelles fonctionnalités, notamment la possibilité de partager ses “story” : photos/vidéos pouvant être visionnées durant 24 heures, autant de fois qu’on le souhaite par tous les contacts de l’utilisateur.

Depuis, les fameux petits messages qu’on se plaisait souvent à envoyer de façon individuelle et personnalisée ont quasiment disparus de nos habitudes “Snapchat”, laissant place à un étalage de vie très démonstratif.

Certains utilisateurs passent tant de temps à filmer tout ce qu’ils font qu’on en est arrivé à se demander s’ils n’en oubliraient pas de vivre. On assiste donc à une exhibition qui en devient malaisante : a-t-elle vraiment besoin de filmer sa copine qui a trop bu en train de gerber dans un coin de la rue ? En se filmant dans une attraction à sensation, profite-t-il bien du moment à travers l’écran de son téléphone ?  Faut-il vraiment qu’elle se prennent en photo au réveil, au coucher, à chaque repas (ce qu’elle mange est tellement passionnant…) Ne ferait-il pas mieux de lâcher son portable et profiter de la soirée plutôt que d’envoyer un snap/story toutes les dix minutes ?

L’étalage de vie étant une chose, l’étalage de bonnes réussites en est une autre. Être fier d’avoir réussi quelque chose c’est bien, mais j’ai du mal à comprendre la nécessité de le divulguer sur les réseaux sociaux. Est-ce vraiment de la fierté ou un besoin irrépressible de montrer aux autres qu’on a une vie merveilleuse qui nous rend entière satisfaction ? Je trouve ça un peu triste d’être dans une perpétuelle bataille de “quiréussitmieuxquequi”

Finalement les snaps ne seraient-ils pas le reflet d’une vie fictive, parfaite et enviée qu’on se plaît à exhiber faute de mieux ? (J’aime bien le semblant philosophique prenant sa place dans mon article ! )

Beaucoup de questions, pas vraiment de réponses, mais cela m’a amenée à me questionner sur ma propre utilisation de cette merveilleuse application…
Je ne suis pas du tout une professionnelle du Snapchat. Évidemment, comme beaucoup de moutons j’ai tenté d’utiliser l’application en suivant les commandements d’une story réussie :
– Des selfies tous les jours, tu feras
– Ta bouffe tu photographieras
– Tes soirées tu filmeras
– Ton chat tu harcèleras
– Tes supers vacances à travers ton smartphone tu vivras…

Règles que j’ai eu beaucoup de mal à tenir, car lorsque  je passe un bon moment, je ne pense pas à sortir mon téléphone pour le partager à tout le monde… De plus, je suis très mal à l’aise à partager autant d’instants personnels de vie et je préfère utiliser snapchat de façon décalées et humouristique (et souvent incomprise).

J’ai tout de même décidé de m’interdire l’utilisation systématique et inutile de cette application, surtout en soirée, avec des amis, en sortie, afin de profiter pleinement de ce que je vis. Je vous invite à faire pareil et à réfléchir aux véritables raisons qui vous poussent à publier sur Snapchat.

Moi, ma vie, mes poils : première séance d’épilation laser !

En ce joli samedi nuageux, j’ai décidé de revenir sur le blog après un mois d’absence pour vous parler de ma pilosité, sujet qui j’en suis sûre vous intéresse au plus haut point.

J’ai pris la décision il y a peu de passer au laser et j’ai eu envie de partager mon expérience dans la joie et dans la douleur (oui, j’annonce déjà les couleurs).
Donc, on m’avait pourtant parlé de la douleur, mais curieusement je me suis plutôt souciée de la manière dont j’allais pouvoir payer plutôt que de me préparer psychologiquement à souffrir. Je n’avais pas non plus réfléchi au fait qu’on allait me faire le maillot et que cela impliquait que je montre ma petite fleur à la dermato !
En arrivant dans la salle, ça n’est qu’au moment d’enlever mon pantalon, en manquant de me casser la figure (ne jamais enlever un slim en étant debout ! jamais !) et en m’allongeant sur la table, à la micro-seconde précédant l’acte de torture et en voyant s’approcher dangereusement le laser que j’ai réalisé : “Eh mais attends ? Ça va faire mal ? Merde ! J’ai pas envie de souf…”

Je n’ai même pas eu le temps d’y penser que ça avait déjà commencé, j’étais très surprise par la douleur que j’ai clairement rangée dans la catégorie des douleurs que je ne pouvais pas supporter. Pour faire simple la première chose que je me suis dit était : “P…n mais ça arrache sa mère ! ” J’ai eu très vite le sentiment qu’on me grillait comme un petit cochon… D’ailleurs, c’est peut-être moi qui divaguais sous l’influence de la douleur mais j’ai même eu l’impression à un moment que ça sentait le jambon fumé.

Après le scénario catastrophe que je vous ai fait de l’épilation laser, j’insisterai, pour les personnes qui ont quand même envie de tenter mais qui sont effrayées à l’idée de souffrir désormais, sur le fait que les séances d’épilation laser font toujours moins mal que si on vous coupait le bras à la scie… C’est plutôt rassurant, non ? Non ?

Plus sérieusement, le laser, ça fait mal mais c’est rapide. Je ne suis pas restée plus d’un quart d’heure et je n’ai eu aucune sensation de brûlure après coup. Quelques jours après la séance, je commence déjà à voir quelques changements et je suis ravie. Pas de conclusion à ce sujet vu que je n’en suis qu’au début, mais je vous écrirai un futur article pour vous tenir au courant des mes aventures épilatoires !

 ( La fleur qui signifie tout !)

 

Bilan 2015 et résolutions ?

Bonsoir, il est quasiment 2H00 du matin, je suis encore derrière mon écran, je viens de terminer la rédaction de mes analyses de pratique de stage.

Je fais le bilan de mon année 2015, comme une grande majorité de personnes dans le monde, et je réalise qu’avant ce jour, je ne m’étais jamais demandée si une année avait été plutôt négative ou positive. Et donc à cette question : “As-tu aimé ton année ?” Je répondrai : “Non ça puait la merde, j’ai détesté”  Je ne rentrerai pas dans les détails car j’ai assez ressassé, le fait est simplement que 2015 était loin d’être “MON” année.

Après réflexion, je me suis également dit que j’avais détesté 2014 ou plutôt les derniers mois qui avaient été très difficiles à gérer, à vivre et à accepter. On (je ?) a entamé 2015 avec une certaine amertume et sans trop d’espoir. A cela se sont ajoutés les petites merdes de la vie et les plus grosses. Entre autres, les attentats du Charlie Hebdo nous ont fait nous remettre pas mal en question dès le début de l’anné. Ils annonçaient dès le départ l’ambiance de 2015, et ceux de novembre ont presque fini de nous achever.

Alors non, je ne dirais pas non plus que 2015 ne m’a rien apporté d’autre que du malheur car ça n’est pas vrai. Je suis assez fière des choses que j’ai accomplies (moins fière des conneries que j’ai effectuées avec autant de bonne volonté) et j’ai vécu des moments vraiment géniaux. Mais je me suis laissée envahir par les événements pourris (je n’ai plus d’adjectifs pour les décrire).

En définitif, si je dois faire une généralité, j’ai l’impression qu’on finit pour beaucoup cette année en se disant “OUF on va pouvoir passer à autre chose, recommencer sur de nouvelles bases (c’est un peu idiot, car les compteurs ne se remettent pas à zéro, mais il y a comme une impression de…) et éventuellement souffler un peu.”
Inévitablement et heureusement, on se remet à espérer et on devient un peu moins gris.

Gris, aigrie. Je l’ai été, je le suis encore et je n’ai plus envie de l’être. Je ne finirai pas l’année 2015 en ressassant et en pleurant les instants merdiques. Pour ces dernières heures, je veux rire, je veux chanter, je veux m’amuser et faire la fête. Soudainement, fêter le nouvel an m’apparaît comme ayant un sens.

Si si, j’ai rédigé mes résolutions : elles sont à base de diète pomme-carotte et d’insuline en vue de mon diabète post fêtes susceptible de se déclarer.
Il se pourrait bien que je commence également mes résolutions en assumant ce que je suis, ce que je fais et ce que j’aime, qui sait !

Bonnes fêtes et bon réveillon à tous : et n’oubliez pas de rester prudents !

 

 

L’exposition Le petit prince : de la douceur et de la poésie.

Hier soir, j’ai eu la chance d’assister à l’inauguration de l’exposition Le petit prince à Versailles.
Je ne suis pas la mieux placée pour vous parler de cette exposition, d’autant qu’il y a encore quelques jours, je n’avais même pas lu l’œuvre. Je me suis hâtée de voir le film animé avant le jour de l’inauguration et j’ai eu un véritable coup de cœur.

Beaucoup de poésie, de douceur, de rires d’enfant, d’étoiles et forcément, énormément d’émotion.
L’exposition respecte fidèlement cet univers et nous permet d’aller plus loin en explicitant certains passages du texte et en étudiant chaque personnage de l’œuvre. Quelques anecdotes  sur l’auteur  et sur le personnage principal, ainsi que des objets, des dessins et des lettres sont exposés et ont éveillé ma curiosité.

J’ai particulièrement apprécié l’effort fait pour permettre aux enfants de participer en disposant des œuvres à leur hauteur et en proposant des activités ludiques à travers des tablettes numériques etc.

Avec les événements tragiques qui ont eu lieu récemment sur Paris, on a tous besoin de se vider la tête et de la remplir d’étoiles et de jolis couchers de soleil…

L’exposition sera ouverte jusqu’au 28 février à l’espace Richaud, l’entrée s’élève à 5 euros et est gratuite pour les moins de 26 ans.

 

“S’il vous plaît, dessine-moi un mouton”

Quand la société impose ses diktats de la beauté.

Entre les critères de beauté absurdes, les contradictions qui ne choquent personne et surtout les contraintes toujours plus importantes, on peut dire que les femmes dans notre société sont gâtées ! Voici donc quelques diktats (mes préférés) que l’on nous impose lorsqu’on est une femme.

« Ne sois pas grosse mais garde ton anorexie !
– Tu pourrais faire un effort : quelques rondeurs ça s’envisage, mais l’obésité morbide, ça n’est pas un peu exagéré ? Mange « healthy », fais toi des boissons drainantes : c’est à la mode !
– On veut une fille en vie : des bonnes fesses qu’on peut attraper, sans cellulite et pas trop molles si possible… Oui un peu de fitness ne te ferait pas de mal, mais par pitié pas de muscu, faudrait pas que tu sois trop sèche non plus…
– Argh ton IMC ne dépasse pas la vingtaine ? Tu nous la jouerais pas anorexique quand même ? Tu connais le juste milieu ? Mais mange !

Si tu pouvais être aussi banale que jolie…
– Pas d’excès, pas d’extrême, ne laisse pas trop pousser ton nez et ne te teins pas les cheveux en rouge : on ne te reprochera jamais d’être jolie, à condition de ne pas trop te faire remarquer…

 


Sape toi convenablement.
– On n’est ni en boite ni à la plage, donc la petite jupette ras les fesses, tu oublies ! Et puis ça fait un peu salope sur les bords qu’on se le dise…
– Pareil pour le jogging : le dimanche matin quand tu fais du sport,pourquoi pas, mais sinon tu laisses dans le placard.
– C’est pourtant pas compliqué de savoir s’habiller : reste féminine sans être trop sexy, ni trop couverte. Tu ne comprends donc rien ? Faut être mystérieuse un peu !

Allons-y pour le makeup :
– Tu es une femme, tu te dois d’être féminine, donc tu te dois de passer par le maquillage ! C’est pourtant logique ! Un peu de blush, un peu de mascara, un peu de … oula qu’est-ce que tu fais avec ce rouge-à-lèvre pétant ?
– Oui tu es belle maquillée comme ça, très jolie dégradé sur tes paupières, mais tu serais pas un peu un fake ? Il faut se méfier des filles maquillées ainsi : qui sait ce qui se cache vraiment sous cette épaisse couche de maquillage ? On veut des filles belles naturellement et qui prennent soin d’elles ! »

 

Je conclurais bien cette article par un discours un peu moralisateur relatant de la tolérance et de la confiance en soi. Mais je me contenterai de citer la devise d’une entreprise de fast food très connue: « Venez comme vous êtes !»
Et vous quels critères de beauté vous sortent par les yeux ? 

Infirmiers : nique les stéréotypes…

Lorsque j’étais infirmière, j’ai eu le droit à de nombreuses réflexions et blagues sexistes en lien avec mon métier. Il y a beaucoup de clichés autour de cette profession. C’est dommage car le métier d’infirmier est très épanouissant et enrichissant, et pas aussi accessible qu’on ne le croit. Aujourd’hui nous allons parler des clichés les plus fréquents et les plus navrants…

1/ Elle est comment l’infirmière ?

“UNE InfirmièrE ?”

Et les infirmiers alors ? Ce métier n’est pas exclusivement féminin : il y a des hommes, qui ne sont certes pas en majorité, mais de plus en plus nombreux et tant mieux !

“L’infirmière ne porte rien sous sa blouse !

Ah ? Ça vous plairait messieurs, qu’on se promène toutes nues sous notre blouse en vous regardant avec un regard aguicheur et en nous penchant un peu trop ? Désolée de vous décevoir, nous allons revenir à la réalité. Nous portons des sous-vêtements ! Une blouse ? Nous sommes en France et au 21ème siècle : il y a bien longtemps que nous sommes passés au pantalon blanc très large et à la tunique d’autant plus large qui ne laisse même pas de place à l’imagination !
J’en profite pour rappeler que “le stéréotype de l’infirmière sexy” est tout simplement impossible.  Durant l’exercice de nos fonctions, le maquillage doit être léger, voire inexistant, pas de vernis, les cheveux sont attachés et les bijoux enlevés. Pourquoi ? L’hôpital est un lieu à risque infectieux et les règles d’hygiène sont de mises : les bijoux et les vernis sont des nids à microbes !

Continuons dans les stéréotypes sexistes avec mon préféré :

“L’infirmière couche avec le chirurgien !”

 

On n’est pas dans Dr House ou Greys anatomie ou n’importe quelle série pseudo médicale absolument pas crédible (bien que très sympa à regarder). Les infirmières font leur job et c’est tout !

Ce stéréotype va évidemment de paire avec “L’infirmière est une grosse cochonne très généreuse de sa personne avec les patients !” (On peut nous traiter de prostituées pendant qu’on y est ?)

Et les hommes dans tout ça ?

“L’évidence étant : les infirmiers sont tous gays, voyons !” Ai-je vraiment besoin de justifier cette affirmation on ne peut plus cliché ?

Allez, arrêtons de chercher qui se cache derrière la blouse (pantalon et tunique ! ) et entrons dans le cœur du métier :

 

2/ Mais elle fait quoi l’infirmière ? 


“L’infirmière, elle fait les piqûres.”
Et souvent dans les fesses qui plus est ! “
Oui l’infirmière est tout à fait comparable à un moustique, s’abreuvant de sang ou à une mouche tsé tsé injectant toutes sortes de mélanges rendant les patients euphoriques et comateux. L’infirmière est un insecte dangereux particulièrement prévalent dans les milieux hospitaliers. Prédatrice redoutable, elle surprend sa victime au petit matin, le réveil faisant du patient une proie facile.”

“L’infirmière fait les pansements…

… Et un bisou pour que le bobo guérisse plus vite !”

Oui ! Les infirmières font les pansements ! Sauf que dans la tête des gens ça ressemble souvent à de jolis petits pansement tout mignons, alors qu’en réalité cela ressemble plutôt à un plat de sauce tomate dégoulinant de gruyère avec les odeurs en prime ! 

 

“Les infirmières se contentent d’obéir aux ordres du médecin”.

Et puis pourquoi ne pas engager des robots à leur place aussi ? Qu’on ne se méprenne pas, les infirmières exécutent bien les prescriptions des médecins, c’est ce qu’on appelle “le rôle sur prescription”. Heureusement elles ont aussi un cerveau et ne sont pas réduites à appliquer bêtement les prescriptions médicales : elles connaissent chaque traitement, son intérêt, ses effets secondaires et sont capables de reconnaître les erreurs de prescription ; autrement dit quand le médecin a fait une boulette ! (les erreurs peuvent arriver à tout le monde).

Arrêtons les clichés, et parlons réellement de ce que cela implique d’être infirmi(è)r(e)

Les infirmières doivent être capables d’assurer en cas d’urgences vitales ou non.

Leur lien relationnel avec le patient est très important et permet souvent d’établir une relation de confiance ; celle-ci étant indispensable dans le cadre d’une hospitalisation. Cela nous amène à parler du rôle propre, qui est l’essence même du métier d’infirmier. Le rôle propre est effectué par l’infirmière en toute autonomie : il consiste à observer le patient, évaluer ses besoins, poser des diagnostics infirmiers et mettre en œuvre les actions adéquates.

Le métier d’infirmier est une très belle profession bien qu’elle soit parfois difficile aussi bien physiquement que moralement et c’est souvent pour cela qu’on parle de vocation. Heureusement les moments de joies, de rires voire de fou rires, les anecdotes rigolotes et parfois complètement absurdes nous font aimer ce métier et nous aide à surpasser les événements tristes et éprouvants.

J’espère que cet article vous fera (re)découvrir ce métier souvent victime du sexisme et de l’ignorance.

Infirmier ou non, le respect de ce que nous sommes, de nos choix, de nos opinions, de nos actes ne devrait pas être quelque chose que nous réclamons mais auquel nous avons tous le droit.