L’aventure déménagement #03

Si vous n’avez pas lu les premiers articles de notre déménagement, je vous invite à les lire ici(1) et ici(2)

Quelques jours après avoir découvert notre (actuelle) future maison (et oui je spoile encore un peu), l’euphorie est un peu descendue et nous avons pu évaluer les défauts de la maison, les travaux éventuels à faire, pour prendre notre ddécision. Puis nous avons signé une première offre, très basse en sachant pertinemment que les vendeurs allaient négocier. Sauf que ça ne s’est pas vraiment passé de cette manière, les vendeurs se sont offusqués de notre offre et l’ont refusée sans même proposer une contre-offre. Moi, de nature angoissée, j’ai tout de suite stressée en me disant qu’on y avait été peut-être un peu fort en proposant une offre aussi basse, mais après réflexion, je me dis aussi qu’on a eu raison et que les vendeurs auraient aussi pu se prêter au jeu plutôt que de refuser catégoriquement…

Nous avons donc refait une proposition, qu’ils ont négociée et nous avons enfin pu nous mettre d’accord. Je ne vous raconte pas ma joie, lorsque l’agent immobilier m’a appelée pour nous dire que ça y est la maison était pour nous et que nous allions pouvoir enfin signer le compromis de vente !

La date de signature nous a donc été proposée pour le 16 mai et les conditions de signatures n’étaient clairement pas évidentes : mon compagnon était en formation dans un autre département pendant deux jours, et moi je venais de me faire opérée la veille de mon nodule d’endométriose (pour voir l’article en question c’est ici).

S’en est ensuite suivi de la chasse au prêt bancaire et aux courtiers… Je ne détaillerai pas cet épisode car c’est pénible pour moi à écrire (long, ennuyeux et stressant), alors je n’imagine même comme ça doit être désagréable pour quelqu’un de le lire. En conclusion, nous avons bien galéré, j’ai cru à un moment que nous n’aurions jamais d’autorisation de prêt et certainement pas dans les temps..

Heureusement, mi-juillet, nous avons enfin eu l’accord de la banque pour notre prêt et nous avons pu profiter avec soulagement de nos vacances. La rentrée s’annonçait pleine de changements, car nous étions à la base partis sur une vente longue, mais les vendeurs souhaitaient quitter leur maison plus tôt que prévu. Finalement on nous proposait de signer mi-septembre et nous étions ravis !

Sauf que c’était sans compter les notaires qui nous ont baladé pendant plus d’un mois… Là encore je vous épargne les pleures, les cries, les souffrances (et je n’exagère évidemment rien de la situation). Heureusement, comme dans toutes les beaux romans d’aventure et d’amour, l’histoire finit bien et nous avons finalement signé le 24 octobre ! Étant donné, qu’un roman d’amour déborde de péripéties, il fallait bien que j’en rajoute une petite dernière avant de vous parler du déménagement en lui-même :

La banque et notre petit découvert de presque 2000 euros au moment de la signature chez le notaire

Je me rends donc à la banque la veille de la signature pour être bien certaine que notre prêt a été débloqué et envoyé au notaire (on n’est jamais trop prudents). Le conseiller bancaire m’informe alors que nous allons être débiteur de presque 2000 euros, car nous n’avons pas payé les frais bancaires. A ce moment-là, j’ai vraiment cru que j’allais m’effondrer en larmes dans la banque : je ne comprenais rien, j’essayais de me remémorer les histoires de frais d’ouverture de dossier, et j’avais un vague souvenir qu’ils avaient été compris dans le prêt, j’étais donc complètement perdue. Le conseiller contacte un autre collègue en charge de notre dossier et me rassure très rapidement en m’expliquant qu’en fait, il y a eu une erreur dans l’argent remis au notaire. La banque leur avait donc envoyé les 2000 euros qu’on avait mis de côté pour payer les frais d’ouverture de dossier, et ceux-ci allaient donc nous être renvoyés très rapidement.

J’ai vécu un véritable ascendeur émotionnel…

Mais ça n’est pas fini !

La banque informe donc le notaire et on m’explique que dans deux ou trois jours la situation serait revenue à la normale. Mais ça n’a pas été le cas. Je me suis donc rendue une nouvelle fois à la banque, pour être bien certaine que les notaires nous devaient de l’argent et qu’il ne s’agissait pas d’une erreur de notre part. Le conseiller bancaire vérifie attentivement les comptes, j’appelle ensuite les notaires qui me disent qu’ils ont renvoyé les 2 000 euros directement sur le compte de la banque… J’étais dépitée car il s’agissait là de nos économies, que j’en avais reparlé au notaire, que je lui avais donné notre RIB et j’avais vraiment le sentiment d’être impuissante et de subir la situation.

Finalement, je suis retournée à la banque, le problème a été résolu et on a enfin eu notre happy ending que je vous raconterai dans le prochain article !

L’aventure déménagement #02

Si vous n’avez pas lu la première partie de notre “aventure déménagement”, je vous invite à cliquer ici !

Après notre première expérience de visite de maison peu concluante, ça a été le néant total, on ne trouvait absolument rien sur le marché dans nos moyens, pas trop loin de nos lieux de travail et qui correspondait à nos attentes. 

Nous nous sommes finalement directement renduedans une agence immobilière juste à côté de chez nous, en laquelle nous avions confiance, pour qu’ils nous aident à trouver notre bonheur. Ma plus grosse crainte était que l’agent nous dise qu’il avait fait tout ce qu’il avait pu mais qu’il n’avait absolument rien trouvé dans notre budget. Heureusement ça n’est pas ce qu’il s’est passé, nous avons donc visité dans la même journée deux maisons : une première qui correspondait totalement à notre budget dans une ville plutôt agréable à vivre et une seconde 15 000 euros trop cher par rapport à notre budget, dans une ville qui ne m’enchantait guère.

Nous avons d’abord visité la maison dans notre budget et pour moi ça a été un véritable coup de foudre : la maison était surélevée par rapport aux autres, nous avions quelques escaliers à monter, ça lui donnait un côté très atypique et un charme fou. Tout était en bon état et nous n’avions qu’à faire des petits travaux pour rendre la maison à notre goût. Il y avait une très belle cuisine aménagée, ouverte sur le salon et séparée par un bar immense qui faisait office de table. La pièce était très lumineuse et moi je tombais déjà amoureuse, je me retrouvais entièrement dans cette maison, j’avais déjà installé mes meubles, refait le jardin et choisi les couleurs pour les murs !

En sortant de la maison, je n’avais même plus envie d’aller visiter la suivante, mais l’agent nous a dit qu’il valait quand même mieux explorer toutes nos options. Celle-ci se situait à côté de la gare, donc c’était plutôt pratique en terme de transports, mais déjà le quartier n’était pas très accueillant et ne donnait vraiment pas envie de s’y installer. En arrivant à l’intérieur, une énorme odeur de fromage de chèvre s’est dégagée, il y en avait une dizaine étalée sur le bar de la cuisine… Le monsieur qui voulait vendre sa maison avait tout à fait le droit de manger du fromage, c’est vrai, mais je n’ai pas trouvé ça très judicieux de l’étaler dans la pièce principale alors qu’il savait que de potentiels acheteurs venaient visiter son logis… L’état de la maison était très moyen, il y avait des craquelures au niveau des murs, on voyait qu’elle n’avait pas été beaucoup entretenue. Il y avait une atmosphère vraiment bizarre dans les pièces, je ne me sentais pas très à l’aise. Nous sommes passés par le jardin pour accéder au garage et nous avons pu constater que nous étions collés à la voix ferrée, et lorsqu’un train passait et le bruit était assourdissant.

Dans ma tête, je savais déjà qu’il était hors de question qu’on habite ici. Mais par politesse nous avons continué la visite, et en arrivant dans le garage, je n’ai plus réussi à me concentrer sur ce que disaient le vendeur et l’agent immobilier car j’ai découvert une chose vraiment glauque et étrange : il y avait une corde avec un nœud coulissant qui pendait plus ou moins en hauteur dans la pièce… Oui, un nœud coulissant, comme si quelqu’un avait envisagé ou envisageait de se pendre dans cette même pièce !

Mon compagnon et l’agent n’avait absolument pas remarqué ce détail assez choquant… (Et je me rends compte en écrivant ces quelques lignes, qu’on aurait peut-être dû prendre en compte sérieusement ce nœud coulissant, car on avait peut-être à faire à un monsieur vraiment très dépressif et au bord du gouffre qui nous faisait un appel à l’aide…) En définitif, cette visite m’a clairement confirmé que je ne voulais pas vivre là-bas et que je me projetais complètement dans la première maison.

Dans la vie, j’ai tendance à beaucoup trop m’emballer donc, à cet instant je n’envisageais même pas de négocier le prix et j’avais déjà envie de leur faire une offre à peine une heure après avoir visité. J’avais une peur bleue que d’autres potentiels acheteurs découvrent la maison et s’en emparent avant nous. Mes inquiétudes étaient totalement absurdes car cela faisait déjà trois mois que la maison était sur le marché et qu’elle ne trouvait pas d’acquéreur. Heureusement, mon copain étant bien plus mesuré que moi, nous avons pris le temps de vraiment réfléchir et de la revisiter.

La suite dans le prochain article !

L’aventure déménagement #01

Bonjour, je me suis absentée un certain temps sur le blog et pour cause, j’ai déménagé !

Cela m’a beaucoup occupé l’esprit et ça a été une véritable aventure que je m’apprête à vous compter de ce pas. La dite aventure fût bien longue, je vais en faire plusieurs épisodes d’articles à ce sujet, car il y a plein de choses à raconter !

Avec mon compagnon nous vivions dans un petit 30m², plein pied, plutôt mignon mais beaucoup trop étroit pour nous deux et notre chat… On entassait littéralement les objets les uns sur les autres, les meubles se collaient, on avait à peine la place pour ce déplacer… Sachant qu’il fallait bien passer par cette étape d’inconfort au début, nous avons pris notre mal en patience et nous nous sommes mis rapidement à la recherche d’un logement plus grand.

Nous avions envie d’acheter un bien immobilier, car nous avions calculé que louer quelque chose nous reviendrait quasiment aussi cher que de prendre un prêt. Et moi, qui ai vécu toute mon enfance et mon adolescence dans la maison de mes parents, j’avais vraiment envie d’acheter une maison avec un jardin. Le hic, c’est que notre budget calculé n’était pas énorme et il n’était pas évident de trouver quelque chose qui nous convienne et qui soit à un prix raisonnable.

Nous regardions les petites annonces, notamment celles du boncoin, en espérant avoir un coup de cœur sur une maison…. Mais très souvent les maisons que nous trouvions dans nos moyens étaient en pleine campagne et coupées des transports en commun. Cela aurait nécessité que nous en ayons pour plus d’une heure de trajet en voiture pour nous rendre à nos boulots respectifs et ça n’était clairement pas envisageable.

Nous avons visité une première maison, dans une ville vraiment chouette, avec un prix très attractif, et une surface idéale : un jardin, un salon avec cuisine, deux chambres, et un grenier aménageable.

L’agent immobilier qui nous a présenté la maison avait l’air très sympathique mais déjà il nous a tenu un discours peu encourageant à propos du fait que notre budget était assez serré et qu’on avait peu de chance de trouver une maison avec tous les critères que nous espérions… On aurait dû se douter à ce moment-là, qu’on avait à faire à un agent peu bienveillant et qui faisait preuve d’un peu de manipulation.

L’agent a pris le temps de nous présenter le coin de ville dans lequel nous nous rendions et a beaucoup insisté sur le cadre qui était selon lui idyllique. Nous étions nous même très charmés par l’endroit, car c’était une ville plutôt cotée, et nous savions que c’était une chance de trouver une maison dans nos moyens dans une lieu pareil. C’est aussi ce qui nous avait d’ailleurs causé beaucoup de suspicion : il y avait forcément quelque chose dans la maison qui causait la baisse de prix.

En arrivant dans la maison, nous avons dans un premier temps constaté qu’il s’agissait d’une maison mitoyenne, chose qui n’avait évidemment pas été notifiée dans l’annonce. Nous avons aussi appris que le jardin ne serait pas entièrement à nous, que la moitié de celui-ci appartenait au propriétaire d’un restaurant à côté et qu’il envisageait d’utiliser cet espace pour fabriquer une allée et un parking pour les clients. Le grenier soit disant aménageable, et dont le plancher était d’après l’agent entièrement refait, n’était pas accessible de la maison, et avait été muré par la maison mitoyenne ( en gros, l’agent immoblier nous demandait de lui faire confiance et d’acheter une maison sans avoir rien vu de l’état du grenier et de la toiture). La toiture était pourrie, mais d’après l’agent, il n’y avait rien à refaire, juste à gratter un peu la mousse… Bref, il y avait beaucoup de contradictions dans son discours. Mais c’était la seule maison dans notre budget jusque-là, donc on a bien voulu attendre un peu et voir le diagnostique de celle-ci. L’agent immobilier nous a alors dit « ne vous attardez pas sur le diagnostic, ils relèvent jusqu’aux plus petits détails et dramatisent toujours la situation, ça ne reflète pas du tout la réalité des choses » Vous le sentez le gros mytho pour nous convaincre d’acheter ?

En recevant le diagnostique, le premier mot que j’ai lu c’était : amiante.

Là encore on a plutôt positivé, car on ne savait pas de quelle quantité d’amiante il s’agissait, et on a voulu parler avec l’agent qui nous a dit «qu’il s’agissait de simples petits travaux, que l’amiante dont on parlait dans le diagnostic n’était pas une amiante « dangereuse » et qu’en plus il y en avait juste au niveau du toit de la cabane dans le jardin…

On a aussi expliqué à l’agent, que nous ne pouvions pas acheter la maison sans avoir vu le grenier, et que nous espérions un geste du vendeur pour qu’on puisse y accéder, où au moins qu’on ait accès à des photos. L’agent nous a donné un non ferme et définitif. Et nous avons été contraint d’abandonner l’achat de la maison.

Il s’agissait de notre première visite, et mon compagnon et moi, nous avions l’impression de faire une erreur en refusant aussi rapidement et nous avions assez peur de ne pas retrouver une telle occasion. Le vendeur nous avait si bien vendu l’offre, comme s’il s’agissait de la chance de notre vie et que si nous ne la prenions pas, nous n’en aurions plus jamais…

Quelques jours plus tard, nous avons discuté avec un copain qui est agent immobilier et je lui ai montré le diagnostique de la fameuse maison. En lisant, il nous a expliqué que la maison était infestée d’amiante, et que l’agent avait clairement essayé de nous embobiner.

Le truc assez drôle dans cette histoire (et du coup je spoile un peu la fin de notre aventure) c’est que nous avons recroisé cet agent, chez le notaire, lorsque nous avons signé pour notre maison actuelle. Il faisait, une tête de six pieds de long, moi je ne l’ai pas reconnu tout de suite, mais j’avais bien vu qu’on se connaissait, c’est mon compagnon qui m’a expliqué et je dois dire que j’ai ressenti une grande satisfaction intérieure !

La suite au prochain article !