#03 Quête de l’écriture : Les aventures sexistes de Lily et Nanowrimo challenge

Bonjour,

La mini-série Les aventures sexistes de Lily s’est achevée la semaine dernière et j’en profite pour rédiger un article « quête de l’écriture » et faire un point sur mon avancée dans ce domaine ces derniers mois : mes réussites, mes difficultés, les exercices que j’ai mis en place et ceux qui ont été bénéfiques pour moi.

En Novembre, j’ai participé au challenge Nanowrimo : cela consistait à écrire en l’espace de 31 jours (donc pendant tout le mois de novembre) au moins 50 000 mots. Ce challenge a pour objectif de booster les écrivains à finir le plus vite possible leur roman (même si on peut officieusement faire autre chose qu’un roman) en privilégiant la quantité plutôt que la qualité. C’est une technique plutôt pratique et intéressante du fait que ça peut permettre de braver le syndrome de la page blanche et d’oser se sortir les doigts du c..

Je me suis préparée au challenge seulement trois jours avant, j’ai juste eu le temps d’écrire les différents sujets que je souhaitais aborder dans mon projet d’écriture et le format que j’allais utiliser et c’était parti ! J’ai commencé donc à rédigé une sorte de mini-série qui abordait différent thèmes sur le sexisme ordinaire en m’inspirant d’expériences vécues ou qu’on m’avait racontées. J’ai écrit presque tous les jours (sauf la dernière semaine de Novembre, par manque de motivation… ) mais je n’ai évidemment pas atteint mon objectif des 50 000 mots. J’ai réussi à en faire un peu moins de 10 000 et c’était un peu normal que je ne fasse pas mieux. En effet, j’étais passée d’une période où je n’écrivais quasiment plus, ou très peu à une période où je devais rédiger au moins 1600 mots si je voulais garder un rythme d’écriture qui me permette d’atteindre mon but.

A la fin du mois, j’ai donc constaté que j’avais une quinzaine de chapitres sur mon sujet, et j’ai relativisé : certes je n’avais pas atteint les 50 000 mots, mais j’avais tout de même assez de matière pour mettre en place quelque chose sur le blog. J’ai donc relu les articles, préparé les photos pour les illustrer et j’ai commencé à publier en Janvier les premiers chapitres de la mini-série Les aventures sexistes de Lily. J’en profite pour expliquer le titre : je cherchais quelque chose d’un peu niais et ironique. Je me suis inspirée des noms d’histoires ou de dessins animés pour enfants comme Les aventures de Tintin. J’ai trouvé ça ironique car toutes les choses que le personnage principal de ma série subit sont loin d’être des aventures. Mais en même temps, pour vivre et s’épanouir dans une société patriarcale il faut être une aventurière, pousser des coudes et s’imposer.

J’ai donc commencé à poster mes chapitres à hauteur d’une publication par semaine et cela m’a permis de reprendre de manière beaucoup plus intense. J’ai obtenu une fréquence de publication stable pendant plusieurs mois d’affilé : c’était beaucoup moins stressant que de chercher systématiquement le prochain article que je souhaitais rédiger et si j’allais trouver un sujet intéressant. Ça m’a permis de prendre confiance en moi en ce qui concerne la gestion du blog et de réaliser que j’étais capable d’être régulière et de lui donner vraiment vie.

Ne pas avoir à me soucier de mes articles m’a aussi laissé du temps pour écrire plus sans me sentir limitée par le temps et sans me sentir obliger de produire quelque chose d’utile pour le blog. J’ai donc pris une nouvelle habitude et cela fait donc deux que j’écris tous les jours (ou presque, j’ai raté une journée à cause d’une grippe qui m’a décalquée). Je suis super fière de moi même si souvent j’écris mon flot de pensée (un concept dont j’avais déjà parlé dans un podcast sur l’écriture et que j’avais découvert par la podcasteuse, youtubeuse et coach de vie Esther Taillifet). D’autres fois, j’ai rédigé pour le blog ou pour d’autres projets. En ce qui concerne le temps que j’y consacrais, il pouvait s’agir de cinq ou dix, mais parfois il m’est arrivé d’écrire pendant plus d’une heure donc on peut dire que j’ai vaincu le syndrome de la page blanche même si je dois encore faire face au syndrome de l’imposteur (qui sont finalement tous les deux intimement liés).

Il est désormais temps d’évoquer mes projets présents : je vais maintenir mes habitudes d’écriture quotidiennes en les intensifiant un peu. En effet, le camp Nanowrimo commence ce jour et j’y participe. Le principe est très similaire au Nanowrimo sauf qu’il est plus adapté aux besoins spécifiques de l’écrivain : on peut choisir le nombre de mots qu’on veut atteindre, ou même le nombre de lignes ou de temps qu’on veut y consacrer dans le mois. Il y a aussi un système de Cabins qui permet de se motiver en groupe (si j’ai bien compris car l’anglais n’est pas mon fort).

Pour ma part, je veux atteindre les 20 000 mots à la fin du mois d’avril et mon projet n’a rien à voir avec le blog, donc je devrais aussi prévoir de rédiger des articles en parallèle. Pour être sûre de maintenir ma motivation, écrire sera la première chose que je ferai dans mon temps libre (donc dès que je rentrerai du travail) et pour garder un rythme régulier je devrais produire 667 mots tous les jours.

Je ferai un bref débriefing à chaque fois en podcast que je publierai toutes les semaines pour vous tenir informés en cas de difficultés, pour donner des astuces si j’en ai.

Voilà je pense que j’en ai fini pour cet article. A très vite !