L’art de malmener les personnages de fiction

Bonjour !

J’ai regardé il y a quelques jours un énième film de Naruto ( Naruto Shippuden : Road to Ninja ) et comme très souvent devant cet animé, la musique très intense et les histoires déchirantes des personnages, ont eu raison de moi et j’ai beaucoup pleuré…

Petite précision: si vous ne connaissez pas le manga, ce jeune ninja a perdu ses parents le jour de sa naissance, et toute son enfance il souffrira de cette solitude, sans parler du fait qu’il ne se fera ses premières amitiés qu’à partir de la pré-adolescence…

J’ai donc bien « chialer ma race » devant mon écran de télévision et tandis que je séchais honteusement mes larmes, j’ai réalisé quelque chose dont je n’avais pas conscience jusque là.

Petit aparté : encore une fois je ne peux pas m’empêcher de comparer ce manga à l’histoire du Petit Prince car de manière similaire, je ne me lasse jamais de lire ou de voir ces œuvres et presque systématiquement, je prends conscience de choses qui me touchent profondément.

Je me suis rendu compte tout au long de ce film, que j’avais développé de la haine envers l’auteur pour avoir donné une enfance aussi dramatique à Naruto. Je l’ai détesté de l’avoir laisser grandir sans ses parents pour lui apporter tout l’amour dont il avait besoin, pour l’éduquer et le soutenir dans ses choix et ses échecs, ou tout simplement pour l’embrasser le soir avant d’aller se coucher. J’ai ensuite pensé aux futurs épisodes de Boruto (car je regarde évidemment aussi cet animé) qui vont bientôt sortir, et à l’éventualité que Naruto (qui est donc le père de Boruto) meurt dans un avenir proche, comme cela a été fortement sous-entendu… Et une fois de plus, je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver de la haine pour cet auteur qui fait autant souffrir ses personnages.

De manière générale, je sais qu’il faut rester rationnelle et garder ses distances avec des personnages qui ont été inventés de toutes pièces par leurs créateurs. Je ne devrais donc pas me sentir autant impliquée émotionnellement. Et pourtant, je ne peux pas lutter contre l’envie de pleurer en assistant aux destins tragiques de mes héros préférés (spoiler : je ne me remets toujours pas de la mort de Jiraya), je suis souvent désemparée ou révoltée devant les décisions irrationnelles de certains d’entre eux, et presque toujours je finis par détester les auteurs de malmener leurs personnages !

J’en arrive à être parfois dans l’incompréhension la plus totale, car c’est un mécanisme que je ne comprends pas : si je devais écrire une histoire, j’aimerais que tout se passe toujours bien pour mes personnages. Je ne supporterais pas de les voir traverser des épreuves, échouer, avoir des pertes… J’ai bien conscience qu’il faut pourtant qu’il y ait des rebondissements et de la complexité pour qu’une fiction soit intéressante et cela implique souvent que les individus de la dite fiction en pâtissent …

C’est un véritable talent de la part des auteurs de savoir faire autant souffrir leurs personnages (et les lecteurs) et de n’avoir aucun scrupule à le faire. Et c’est peut-être pour cela que je peinerai à écrire un roman car je crois bien que je suis incapable de faire une chose pareille.

Après réflexion, je pense que cela me renvoie à la vision que j’ai de ma propre existence : j’ai beaucoup de mal à accepter l’échec, je ne supporte pas l’adversité, je n’aime pas avoir mal, je trouve injuste qu’il m’arrive parfois des merdes, et j’ai souvent l’impression que je n’atteindrai jamais mes objectifs en oubliant que j’en ai déjà réalisés des centaines. J’ai du mal à concevoir qu’on doive tous à un moment ou à un autre affronter des épreuves et des échecs et qu’il s’agisse du cours normal de la vie. Très difficile donc de créer de l’échec pour des personnages fictifs lorsqu’on a nous même des difficultés à accepter le notre.

Alors quelle est la conclusion à tout ça ? Je crois que j’en ai appris plus sur moi finalement et sur mes faiblesses, sur ce qui pêche lorsque j’essaye d’écrire une histoire et peut-être que j’ai un semblant de piste pour atteindre mes objectifs d’écriture ! A suivre, donc !

#03 Quête de l’écriture : Les aventures sexistes de Lily et Nanowrimo challenge

Bonjour,

La mini-série Les aventures sexistes de Lily s’est achevée la semaine dernière et j’en profite pour rédiger un article « quête de l’écriture » et faire un point sur mon avancée dans ce domaine ces derniers mois : mes réussites, mes difficultés, les exercices que j’ai mis en place et ceux qui ont été bénéfiques pour moi.

En Novembre, j’ai participé au challenge Nanowrimo : cela consistait à écrire en l’espace de 31 jours (donc pendant tout le mois de novembre) au moins 50 000 mots. Ce challenge a pour objectif de booster les écrivains à finir le plus vite possible leur roman (même si on peut officieusement faire autre chose qu’un roman) en privilégiant la quantité plutôt que la qualité. C’est une technique plutôt pratique et intéressante du fait que ça peut permettre de braver le syndrome de la page blanche et d’oser se sortir les doigts du c..

Je me suis préparée au challenge seulement trois jours avant, j’ai juste eu le temps d’écrire les différents sujets que je souhaitais aborder dans mon projet d’écriture et le format que j’allais utiliser et c’était parti ! J’ai commencé donc à rédigé une sorte de mini-série qui abordait différent thèmes sur le sexisme ordinaire en m’inspirant d’expériences vécues ou qu’on m’avait racontées. J’ai écrit presque tous les jours (sauf la dernière semaine de Novembre, par manque de motivation… ) mais je n’ai évidemment pas atteint mon objectif des 50 000 mots. J’ai réussi à en faire un peu moins de 10 000 et c’était un peu normal que je ne fasse pas mieux. En effet, j’étais passée d’une période où je n’écrivais quasiment plus, ou très peu à une période où je devais rédiger au moins 1600 mots si je voulais garder un rythme d’écriture qui me permette d’atteindre mon but.

A la fin du mois, j’ai donc constaté que j’avais une quinzaine de chapitres sur mon sujet, et j’ai relativisé : certes je n’avais pas atteint les 50 000 mots, mais j’avais tout de même assez de matière pour mettre en place quelque chose sur le blog. J’ai donc relu les articles, préparé les photos pour les illustrer et j’ai commencé à publier en Janvier les premiers chapitres de la mini-série Les aventures sexistes de Lily. J’en profite pour expliquer le titre : je cherchais quelque chose d’un peu niais et ironique. Je me suis inspirée des noms d’histoires ou de dessins animés pour enfants comme Les aventures de Tintin. J’ai trouvé ça ironique car toutes les choses que le personnage principal de ma série subit sont loin d’être des aventures. Mais en même temps, pour vivre et s’épanouir dans une société patriarcale il faut être une aventurière, pousser des coudes et s’imposer.

J’ai donc commencé à poster mes chapitres à hauteur d’une publication par semaine et cela m’a permis de reprendre de manière beaucoup plus intense. J’ai obtenu une fréquence de publication stable pendant plusieurs mois d’affilé : c’était beaucoup moins stressant que de chercher systématiquement le prochain article que je souhaitais rédiger et si j’allais trouver un sujet intéressant. Ça m’a permis de prendre confiance en moi en ce qui concerne la gestion du blog et de réaliser que j’étais capable d’être régulière et de lui donner vraiment vie.

Ne pas avoir à me soucier de mes articles m’a aussi laissé du temps pour écrire plus sans me sentir limitée par le temps et sans me sentir obliger de produire quelque chose d’utile pour le blog. J’ai donc pris une nouvelle habitude et cela fait donc deux que j’écris tous les jours (ou presque, j’ai raté une journée à cause d’une grippe qui m’a décalquée). Je suis super fière de moi même si souvent j’écris mon flot de pensée (un concept dont j’avais déjà parlé dans un podcast sur l’écriture et que j’avais découvert par la podcasteuse, youtubeuse et coach de vie Esther Taillifet). D’autres fois, j’ai rédigé pour le blog ou pour d’autres projets. En ce qui concerne le temps que j’y consacrais, il pouvait s’agir de cinq ou dix, mais parfois il m’est arrivé d’écrire pendant plus d’une heure donc on peut dire que j’ai vaincu le syndrome de la page blanche même si je dois encore faire face au syndrome de l’imposteur (qui sont finalement tous les deux intimement liés).

Il est désormais temps d’évoquer mes projets présents : je vais maintenir mes habitudes d’écriture quotidiennes en les intensifiant un peu. En effet, le camp Nanowrimo commence ce jour et j’y participe. Le principe est très similaire au Nanowrimo sauf qu’il est plus adapté aux besoins spécifiques de l’écrivain : on peut choisir le nombre de mots qu’on veut atteindre, ou même le nombre de lignes ou de temps qu’on veut y consacrer dans le mois. Il y a aussi un système de Cabins qui permet de se motiver en groupe (si j’ai bien compris car l’anglais n’est pas mon fort).

Pour ma part, je veux atteindre les 20 000 mots à la fin du mois d’avril et mon projet n’a rien à voir avec le blog, donc je devrais aussi prévoir de rédiger des articles en parallèle. Pour être sûre de maintenir ma motivation, écrire sera la première chose que je ferai dans mon temps libre (donc dès que je rentrerai du travail) et pour garder un rythme régulier je devrais produire 667 mots tous les jours.

Je ferai un bref débriefing à chaque fois en podcast que je publierai toutes les semaines pour vous tenir informés en cas de difficultés, pour donner des astuces si j’en ai.

Voilà je pense que j’en ai fini pour cet article. A très vite !

Test et avis lecture #01 : Libérez votre créativité de Julia Cameron

Avant de partir en vacances j’avais publié sur mon compte soundcloud mon opinion sur le début du livre/ guide Libérez votre créativité de Julia Cameron.

J’insère le podcast ici-même pour ceux qui ne l’ont pas encore écouté et j’en profite pour faire un débriefing sur les pages du matin.

Bonne écoute !

#02 Quête de l’écriture : ma participation au prix littéraire Mon histoire du soir – aufeminin.com

Bonjour !
Tout est indiqué dans le titre, je participe au prix littéraire organisé par aufeminin.com !

En effet, être en quête d’inspiration c’est commencer par sortir de sa zone de confort par exemple en participant à un concours d’écriture :  il  fallait écrire une histoire s’adressant à des enfants entre 2 et 6 ans, à raconter le soir pour s’endormir tout en respectant un des trois thèmes proposés.

J’ai donc choisi de rédiger un texte à propos d’un petit garçon qui va vivre quelques jours avec sa grand-mère car sa maman est hospitalisée. Il a d’abord du mal à s’adapter puis se rend compte que sa grand-mère est là pour lui et qu’il n’a pas été abandonné.

Mon histoire s’inscrit dans le thème Famille : Parce que les vrais super héros sont les gens qu’on aime, non ? Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour la lire. N’hésitez pas à voter et à partager mon histoire, cela me ferait très plaisir ! (Pour voter, cela nécessite de se connecter sur le site, mais c’est assez rapide : pas besoin d’inscription, vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook)

Mamie s’occupe de tout

Encore merci et à bientôt !

#01 Quête de l’écriture : le syndrome de la page blanche

Lorsqu’on me demande ce qui me passionne, je mentionne automatiquement l’écriture. Quand j’étais gamine, je débordais d’imagination et j’adorais inventer des histoires. Puis les blogs sont arrivés sur internet et j’ai très rapidement commencé à rédiger des articles : j’écrivais un peu tout ce que j’avais envie sans trop me prendre la tête.

Aujourd’hui, mon rapport à l’écriture est plus compliqué car je suis atteinte du syndrome de la page blanche. Par conséquent, je n’écris plus aussi souvent que j’aimerais et à des fréquences relativement aléatoires. Je manque cruellement d’inspiration : pourtant j’ai des idées, mais très peu m’inspirent. La plupart du temps, je les laisse de côté, sans même essayer de développer leur éventuel potentiel. Je les place dans un coin de ma tête et je les oublie plus ou moins rapidement. Au mieux, elles croupissent dans un dossier de mon ordinateur.

Par exemple, j’ai plein d’articles, un peu personnels et très ciblés, comme celui-ci, que j’ai beaucoup de mal à rédiger et à poster car même s’ils m’importent, il y a une sorte de malaise que j’ai du mal à expliquer. Je les sens peu dignes d’intérêt pour quelqu’un d’autre que ma personne. Et dans ce cas, si ces sujets n’intéressent que moi, à quoi bon les publier à la vue de tous ? Et même, à quoi bon envisager de les écrire ? L’année dernière, j’avais tenté d’écrire des choses qui ne m’emballaient pas spécialement, juste histoire de dire que je ne laissais pas ce blog à la dérive. Mais le résultat ne me convenait pas, et j’ai fini par supprimer les articles en question définitivement, tant ils me rebutaient.

Il y a aussi des sujets qui m’intéressent beaucoup, mais dont mes connaissances laissent à désirer : j’ai des idées, des arguments, mais pas assez de contenu pour écrire un article qui tienne la route. Ou tout simplement, je ne me sens pas assez légitime pour aborder certains thèmes qui me semblent inaccessibles. Il en résulte donc que je n’envisage que des sujets que je connais vraiment. Je me sens donc très limitée dans mes choix qui risquent à certain moment de m’ennuyer.

Enfin, je suis devenue très exigeante avec moi-même au fil des années, et je sens bien que mes compétences en matière d’écriture peuvent être améliorées. Je suis parfois tellement angoissée à l’idée de ne pas savoir quoi ou comment écrire et de me retrouver devant mon ordinateur sans rien trouver d’intéressant à dire que je repousse sans arrêt ce moment d’écriture. C’est dommage, car ce qui est censé être ma passion est devenue une source de stress, de déception et de remise en question.

Mais, je souhaite désormais aborder et explorer le sujet de l’écriture autrement. Il s’agit donc d’un article introductif pour annoncer la mise en place d’une série de textes que je nommerai : la quête de l’écriture. Ce sera donc un projet très personnel, mais qui j’espère, me permettra de me réapproprier cette activité, de m’enrichir et de m’épanouir.