Réécriture de la fable La femme et la poule : femme, pas mère

Une veuve avait une poule qui se refusait de pondre un œuf à ce jour. Elle était toutefois bien active car, plus intelligente qu’on ne croyait, la petite surveillait le potager de son hôte, dévorait les nuisibles et effrayait les oiseaux. On ne pouvait donc dire d’elle qu’elle fut inutile. Heureuse et épanouie dans sa basse-cour, la poulette ne souhaitait rien de plus qu’on ne la laisse tranquille.

La veuve ne le voyait cependant pas de cet œil : « une poule n’est une poule que si elle pond des œufs », ne cessait-elle de répéter. Aussi elle se dit qu’avec le temps, de l’encouragement et si elle lui donnait plus de grains, sa poule finirait par pondre ne serait-ce qu’un tout petit œuf. Elle accrut donc sa ration et entreprit auprès de la pauvre petite poule, de lui faire changer d’avis. Elle s’obstina tant bien que mal, sans obtenir d’autres résultats qu’une poule, lasse qui n’avait même plus envie de remplir les tâches qui l’épanouissaient au quotidien.

Quelle est donc la morale de cette histoire ? Ici, ce n’était pas cette poule qu’il fallait convaincre, mais la veuve !

Chacune est libre de pondre à sa guise ou de ne point le faire, voici une seconde morale plus explicite, j’espère !

Réécriture de fable – La louve et le héron : le nice guy


Les louves, lorsqu’elles sont de sortie,

Sont souvent exposées à certains harcèlements.

Une louve, donc, par un croco, se trouvant assaillie,

Ce dernier insistant dit-on tellement, qu’elle eut peur pour sa vie.

La main de l’agresseur serra alors près de son gosier,

A tel point qu’elle ne pouvait respirer.

De bonheur, pour cette louve, qui ne pouvait crier,

Près de la passe un héron,

Elle lui fait signe, il accourt.

Voilà le sauveur aussitôt à son secours,

Il effraya et fit fuir le croco,

Puis pour un si bon tour, lui demanda son salaire.

« Votre salaire ? Dit la louve »

« Oui un baiser, pour me récompenser de vous avoir sauvée ! »

Elle eut un sourire gêné et refusa poliment de l’embrasser.

Le héron se mit alors en colère

« Vous riez petite effrontée,

Quoi ! Ce n’est donc pas assez de vous avoir aidée ?

Moi qui suis un gentil héron, vous osez me repousser ?

Allez, vous êtes une ingrate : ne tombez jamais sous ma patte

Ou je risquerais de terminer ce que le croco avait commencé ! »

Sur ces menaces, le héron s’envola frustré.

Chers sauveurs, gentils hérons, victimes de vos faux actes de bienveillance,

Il ne s’agit pas là des contes de notre enfance.

Les jeunes filles éplorées ne tombent jamais amoureuses de leur protecteur,

Agissez pour défendre les opprimés et ravalez votre rancœur,

Où vous risqueriez de vous changer en croco !