Au revoir 2019 ! Bonjour 2020 !

Bonjour, j’espère pour celles et ceux qui fêtent Noël que vous avez bien profité de votre réveillon ! En cette fin de décembre 2019, quoi de moins original qu’un petit bilan sur mon année ? J’ai un peu hésité avant d’en faire et j’ai finalement décrété que c’était un article facile à écrire et que j’adorais raconter ma vie !

Alors 2019, suis-je contente de voir ta fin approcher ? Bien évidemment ! Ai-je appris des choses en ta compagnie ? Une multitude ! Aurais-je aimé être épargnée de quelques unes de tes crasses ? Est-il vraiment utile de répondre à cette question ? Et 2020, que me réserves-tu ? Un peu plus de bonnes nouvelles ? Un peu moins de péripéties ?

Histoire de faire de cet article, quelque chose de constructif, je vais tâcher d’en finir avec mon côté pessimiste et larmoyant, sans pour autant embellir la réalité. Et je vais plutôt vous faire part de ce que cette année m’a permis de découvrir et d’apprendre !

Ce que 2019 m’a fait découvrir :

  • Le développement personnel et la méditation : du stress, du stress et encore du stress. Je baigne dedans depuis… toujours en fait ! Et cette année, j’ai réalisé à quel point celui-ci m’était nocif et m’atteignait bien plus que ce que je ne le pensais. Alors j’ai commencé à m’intéresser à la méditation et au développement personnel. Je dirais que cette année a été pour moi une sorte d’introduction ou une découverte de cet univers et que 2020 me permettra de construire véritablement ma vie autour de ces pratiques qui m’importent énormément. Tout n’a pas été rose. Il y a des périodes plus ou moins longues durant lesquelles je refusais de méditer et de faire mes exercices de développement personnel. J’étais très en colère et je n’avais pas du tout envie de décolérer. J’analysais les moments où ces pratiques auraient pu m’être utiles, me calmer, mais je ne me sentais pas prête. Et je pense que c’est une des meilleures leçons que j’ai pu apprendre à ce propos : il ne faut pas se forcer à faire quoique ce soit dans la vie, même les choses qui nous font du bien. Il ne s’agit pas de choisir la facilité pour autant, mais savoir s’écouter c’est primordial ( j’y reviendrai par la suite)
  • Le sport : en réalité, je n’ai pas découvert le sport cette année car j’en faisais déjà depuis un moment, mais je me suis bien plus investie dans ce domaine. J’ai fait beaucoup plus d’exercices physiques et je suis plutôt fière de moi. J’ai aussi découvert la danse orientale et j’ai été littéralement séduite par cette danse qui prônent la féminité, le contrôle et la confiance en soi.
  • La vie en couple : tout est dans l’intitulé, mon copain et moi nous vivons ensemble depuis février 2019 et nous sommes très heureux ! Entre temps, de nombreuses choses se sont passées : une demande en mariage et l’achat de notre maison (je vous renvoie d’ailleurs au premier article parlant du déménagement ). Cette expérience nous a fait découvrir les joies de la vie à deux, mais aussi le partage des moments plu difficiles et pénible. Cela nous a encore plus rapprochés. Avec cela, sont venues, les concessions, les petites attentions, l’organisation et… le partage de la place dans le lit (qui d’après mon copain n’est toujours pas équitable !)
  • La persévérance : je pense qu’on peut officiellement affirmer qu’il n’y a pas plus persévérante que moi désormais, et j’aimerais pouvoir dire que la persévérance paye, mais pour le moment je n’en suis pas moi-même convaincue (oups mon côté pessimiste qui revient au galop). Le résultat n’est pourtant pas si important. On parle là d’une compétence que j’ai appris à acquérir et dont je ne me croyais pas capable : celle de ne jamais abandonner même lorsque les résultats escomptés ne viennent pas. Je ne dis pas que je n’ai jamais perdu espoir ou que je ne me suis jamais effondrée en faisant face à un énième échec. Mais à chaque fois je me suis relevée, j’ai accepté la situation et j’ai recommencé.
  • Naruto : inutile de détailler, il suffit de lire l’article dans lequel j’en parle !

Ce que j’ai appris et compris

  • Me ménager : s’il y a bien une chose que j’ai comprise cette année c’est que je dois apprendre à écouter, mon coprs, mon mental et m’arrêter lorsque j’en ai besoin. Je n’ai pas encore complètement assimilé tout ça, mais ça commence à venir et j’apprends à freiner de plus en plus. Je pense qu’autrement, j’aurais déjà fait un burn out qui aurait été lourd de conséquences.
  • Ne pas toujours me rendre responsable : je sais me remettre en question, mais il ne s’agit de pas non plus de trop le faire et de me lyncher à chaque obstacle rencontré. Je crois que cette année, j’ai appris à être plus objective avec moi-même.
  • M’entourer de gens, de choses qui me font du bien : dans les épreuves et les moments difficiles, j’ai essayé de rester avec les personnes qui me faisaient du bien. J’ai aussi arrêté de côtoyer les celles qui au contraire me faisaient me sentir mal à chaque fois que je leur parlais. Je sais que c’est facile à dire, et pas du tout original, mais ça n’est pas si simple à appliquer car on a souvent un sentiment d’obligation envers les personnes qu’on fréquente, même celles qui nous sont nocives…
  • Me sentir bien au boulot : travailler dans un environnement sain avec une équipe bienveillante ça change vraiment la vie, le mental, et c’est chouette ! Ca m’a permis de réaliser qu’il n’y a donc pas de fatalité : ça n’est pas parce que tombe je tombe dans une équipe avec laquelle les choses ne se passent pas aussi bien que je voudrais que que cela signifie que ça sera toujours comme ça. Et au pire, je changerais l’année prochaine !

Mes projets pour 2020 :

Être une meilleure version de moi-même ? On croirait entendre un slogan de développement personnel ! Mais ça résume pourtant bien les choses : j’ai envie de prendre encore plus le contrôle de ma vie, de m’épanouir dans tout ce que je fais et de me sentir plus investie et responsable de mes choix.

Je voudrais partager d’avantage sur mon blog, mes expériences et mes opinions, et j’aimerais pouvoir me servir de cet outil comme d’un prétexte pour réajuster ce qui me conviendrait le mieux dans ma vie. Par exemple, je souhaierais me pencher sur ma manière de consommer et sur l’impact écologique de mes choix (une longue série d’articles à ce sujet devraient donc voir le jour si ce projet se concrétise). De manière plus général, j’aspire à une vie plus saine, plus inspirante, dans laquelle je pourrais profiter de chaque instant !

Je pense que j’en ai assez dit dans cet article et que mon blabla vous aura peut-être inspiré ! Et vous ? Quel bilan pour 2019 ? Et quels projets pour 2020 ?

L’art de malmener les personnages de fiction

Bonjour !

J’ai regardé il y a quelques jours un énième film de Naruto ( Naruto Shippuden : Road to Ninja ) et comme très souvent devant cet animé, la musique très intense et les histoires déchirantes des personnages, ont eu raison de moi et j’ai beaucoup pleuré…

Petite précision: si vous ne connaissez pas le manga, ce jeune ninja a perdu ses parents le jour de sa naissance, et toute son enfance il souffrira de cette solitude, sans parler du fait qu’il ne se fera ses premières amitiés qu’à partir de la pré-adolescence…

J’ai donc bien « chialer ma race » devant mon écran de télévision et tandis que je séchais honteusement mes larmes, j’ai réalisé quelque chose dont je n’avais pas conscience jusque là.

Petit aparté : encore une fois je ne peux pas m’empêcher de comparer ce manga à l’histoire du Petit Prince car de manière similaire, je ne me lasse jamais de lire ou de voir ces œuvres et presque systématiquement, je prends conscience de choses qui me touchent profondément.

Je me suis rendu compte tout au long de ce film, que j’avais développé de la haine envers l’auteur pour avoir donné une enfance aussi dramatique à Naruto. Je l’ai détesté de l’avoir laisser grandir sans ses parents pour lui apporter tout l’amour dont il avait besoin, pour l’éduquer et le soutenir dans ses choix et ses échecs, ou tout simplement pour l’embrasser le soir avant d’aller se coucher. J’ai ensuite pensé aux futurs épisodes de Boruto (car je regarde évidemment aussi cet animé) qui vont bientôt sortir, et à l’éventualité que Naruto (qui est donc le père de Boruto) meurt dans un avenir proche, comme cela a été fortement sous-entendu… Et une fois de plus, je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver de la haine pour cet auteur qui fait autant souffrir ses personnages.

De manière générale, je sais qu’il faut rester rationnelle et garder ses distances avec des personnages qui ont été inventés de toutes pièces par leurs créateurs. Je ne devrais donc pas me sentir autant impliquée émotionnellement. Et pourtant, je ne peux pas lutter contre l’envie de pleurer en assistant aux destins tragiques de mes héros préférés (spoiler : je ne me remets toujours pas de la mort de Jiraya), je suis souvent désemparée ou révoltée devant les décisions irrationnelles de certains d’entre eux, et presque toujours je finis par détester les auteurs de malmener leurs personnages !

J’en arrive à être parfois dans l’incompréhension la plus totale, car c’est un mécanisme que je ne comprends pas : si je devais écrire une histoire, j’aimerais que tout se passe toujours bien pour mes personnages. Je ne supporterais pas de les voir traverser des épreuves, échouer, avoir des pertes… J’ai bien conscience qu’il faut pourtant qu’il y ait des rebondissements et de la complexité pour qu’une fiction soit intéressante et cela implique souvent que les individus de la dite fiction en pâtissent …

C’est un véritable talent de la part des auteurs de savoir faire autant souffrir leurs personnages (et les lecteurs) et de n’avoir aucun scrupule à le faire. Et c’est peut-être pour cela que je peinerai à écrire un roman car je crois bien que je suis incapable de faire une chose pareille.

Après réflexion, je pense que cela me renvoie à la vision que j’ai de ma propre existence : j’ai beaucoup de mal à accepter l’échec, je ne supporte pas l’adversité, je n’aime pas avoir mal, je trouve injuste qu’il m’arrive parfois des merdes, et j’ai souvent l’impression que je n’atteindrai jamais mes objectifs en oubliant que j’en ai déjà réalisés des centaines. J’ai du mal à concevoir qu’on doive tous à un moment ou à un autre affronter des épreuves et des échecs et qu’il s’agisse du cours normal de la vie. Très difficile donc de créer de l’échec pour des personnages fictifs lorsqu’on a nous même des difficultés à accepter le notre.

Alors quelle est la conclusion à tout ça ? Je crois que j’en ai appris plus sur moi finalement et sur mes faiblesses, sur ce qui pêche lorsque j’essaye d’écrire une histoire et peut-être que j’ai un semblant de piste pour atteindre mes objectifs d’écriture ! A suivre, donc !