#05 Quête de l’écriture : j’ai participé au challenge nanowrimo de novembre 2019 !

Bonjour, aujourd’hui je voulais refaire un petit point sur mon avancée dans l’écriture et en profiter pour vous parler du nanowrimo challenge de 2019.

Si vous m’avez suivie dans les stories instagram, vous avez pu constater que j’y ai participé. Et je suis fière de pouvoir dire que j’ai dépassé mon score de l’année dernière (qui était de 9500 environ) en obtenant aujourd’hui le score de 35 868 mots !

Je n’ai donc pas atteint l’objectif des 50 000 mais c’est tout de même une victoire pour moi et je retenterai le challenge l’année prochaine en espérant battre mon nouveau record !

J’avais donc envie de faire un petit point sur ce mois d’écriture, ce que j’ai mis en place, les obstacles que j’ai rencontrés, ce que ça m’a apporté en espérant peut-être que cela vous sera utile si vous souhaitez vous lancer l’année prochaine !

Ce qui m’a aidée à avancer dans le challenge

  • Je ne me suis pas limitée à un seul projet : à la base, ce challenge est adressé aux personnes souhaitant écrire un roman, mais on n’a pas tou.t.e.s l’âme d’un romancier et pour autant on est quand même passionné.e.s d’écriture ! C’est le cas pour moi, j’aime écrire, je tiens un blog et je veux l’alimenter, j’écris aussi des histoires, des nouvelles et par dessus tout je ne supporterais pas de me concentrer uniquement sur un même sujet pendant un mois entier. Je me souviens que l’année dernière j’avais essayé de faire le challenge en me focalisant sur un seul projet (les aventures sexistes de Lily, si vous n’avez pas lu la mini-série, je vous encourage à aller y jeter un coup d’œil) sauf que j’en avais plein d’autres sur le feu et je n’osais pas les inclure dans le quota de mots à atteindre. Donc je me suis concentrée sur un seul sujet, j’ai eu un trop plein à la fin du mois, et ça a considérablement freiné mes autres projets : ça a été totalement contre-productif et je voulais à tout prix éviter de refaire la même erreur cette année. J’ai donc décidé de ne me fixer aucune limite du moment que j’écrivais. Ça m’a beaucoup libérée et surtout lorsque j’avais envie de faire une pause sur un texte, je pouvais me lancer sur un autre, et si j’étais inspirée par un sujet non anticipé, je m’autorisais à le rédiger etc.
  • J’ai fait un tout petit travail de préparation avant le début du mois : pour commencer j’ai listé toutes les idées de sujets qui me venaient en tête pour ne pas me retrouver en pénurie en plein challenge et m’éviter le temps de réflexions à chercher un sujet. J’ai aussi anticipé les jours où je pouvais me permettre d’écrire énormément car j’avais beaucoup de temps libre et ceux durant lesquels je savais que j’allais avoir du mal à trouver un moment pour écrire. Ça m’a permis aussi de me déculpabiliser du fait que je ne pouvais pas toujours écrire les 1600 mots conseillés sur le site et accepter le fait que je n’étais pas un robot de l’écriture. Bon, je n’ai pas pour autant respecté systématiquement mon programme, mais ça m’a tout de même beaucoup aidée.
  • J’ai eu des amis avec qui faisaient le challenge et avec qui échanger et c’est vraiment génial de faire le challenge à plusieurs, de raconter sa journée, ses difficultés, de se motiver et de s’inspirer !
  • J’ai partagé mon projet sur les réseaux sociaux (dans les stories instagram) et ça m’a aussi beaucoup motivée d’autant que j’ai eu des retours plutôt positifs ! Je pense que si je ne l’avais pas fait, je n’aurais pas été aussis rigoureuse et j’aurais peut-être abandonné le challenge bien plus vite que prévu. Certes je n’ai pas atteint l’objectif des 50 000 mais je peux quand même être fière de ce que j’ai fait et surtout j’ai écrit quasiment tous les jours !

Les difficultés que j’ai rencontrées durant le challenge :

  • Le manque de temps est certainement la plus grosse difficulté que j’ai rencontrée et pourtant j’avais tout fait pour aménager mon mois de manière à pallier à cela. Mais les imprévus ont vite fait d’arriver et c’est ce qu’il s’est passé pour moi. J’ai eu des examens médicaux de dernières minutes à prendre, ceux-ci m’ont pris toute mon attention et mon temps. Le nanowrimo n’était plus ma priorité principale : c’était un challenge important pour moi, mais moins que ma santé.
  • Pour écrire il faut aussi être dans des bonnes conditions et notamment d’humeur : si je ne suis pas dans un bon mood pour écrire, je n’en aurais pas nécessairement envie et surtout mon inspiration sera très faible voire inexistante. De nombreuses fois j’ai dû me forcer à écrire et je n’y prenais pas vraiment plaisir.
  • La fatigue, c’est aussi un facteur que je n’ai pas bien pris en compte et pourtant celui-ci m’a clairement freiné dans mon avancée : quelques fois je me suis littéralement endormie alors que je n’avais pas prévue de dormir et donc je n’ai pas pu écrire.
  • Le boulot : c’est bête, ça concerne la grande majorité des personnes qui ont fait le challenge, mais le boulot ça prend beaucoup de temps dans une journée, il suffit de se lever à 6H tous les matins et de rentrer tard du fait d’une réunion ou d’un rendez-vous avec un parent et ça peut clairement ruiner une journée entière.

Et maintenant ?

Le challenge m’a énormément motivée et booster dans mon inspiration, je suis très fière de moi et il est évident que je referai le challenge l’année prochaine. Je réfléchis aussi à faire les challenges (camp nanowrimo) d’avril et de juillet, mais encore faut-il avoir le temps de se lancer. Je me sens beaucoup plus ouverte à de nombreux sujets et je déborde d’idées et de projets en ce moment donc c’est vraiment génial. Je me rends compte que je peux reprendre plein d’astuces que j’ai utilisées durant ce mois de novembre pour booster ma créativité : notamment les sujets d’écriture à lister. Je pense aussi que j’ai envie de m’imposer de l’écriture de manière quotidienne. Je ne sais pas si j’ai envie de compter les mots systématiquement, d’autant que la quantité n’est pas très significative, surtout en terme de qualité. Mais peut-être que m’imposer un temps d’écriture tous les jours pourraient être pas mal (même si l’inconvénient reste qu’on n’a pas toujours la même quantité de temps disponible pour écrire).

En tout cas je n’ai vraiment pas envie de perdre mon rythme d’écriture et ce challenge a vraiment mis en évidence une chose chez moi, c’est que plus j’écris plus je nourris mon inspiration. Ça m’a aussi permis de réaliser que je peux oser me lancer dans des sujets que je ne maîtrise pas forcément parfaitement, j’en avais déjà parlé dans un autre article (cf : Quête de l’écriture #01 Syndrome de la page blanche) mais j’ai tendance lorsque j’ai un avis sur un sujet à ne pas trop oser en faire un article si je ne suis pas certaine de mes connaissances à son propos. Et le problème en agissant ainsi c’est que je n’écris rien car je ne suis experte en rien. Et pourtant qu’est-ce qui m’empêche d’avoir un avis, de le donner, de partager, d’en profiter pour faire un travail de recherche autour et voire même de changer d’avis plus tard ?

Bref, j’ai vraiment eu le sentiment que le challenge avait débloqué quelque chose chez moi : je suis passionnée par l’écriture, je l’assume enfin pleinement et j’en suis fière et j’espère ne plus m’arrêter !

#01 Quête de l’écriture : le syndrome de la page blanche

Lorsqu’on me demande ce qui me passionne, je mentionne automatiquement l’écriture. Quand j’étais gamine, je débordais d’imagination et j’adorais inventer des histoires. Puis les blogs sont arrivés sur internet et j’ai très rapidement commencé à rédiger des articles : j’écrivais un peu tout ce que j’avais envie sans trop me prendre la tête.

Aujourd’hui, mon rapport à l’écriture est plus compliqué car je suis atteinte du syndrome de la page blanche. Par conséquent, je n’écris plus aussi souvent que j’aimerais et à des fréquences relativement aléatoires. Je manque cruellement d’inspiration : pourtant j’ai des idées, mais très peu m’inspirent. La plupart du temps, je les laisse de côté, sans même essayer de développer leur éventuel potentiel. Je les place dans un coin de ma tête et je les oublie plus ou moins rapidement. Au mieux, elles croupissent dans un dossier de mon ordinateur.

Par exemple, j’ai plein d’articles, un peu personnels et très ciblés, comme celui-ci, que j’ai beaucoup de mal à rédiger et à poster car même s’ils m’importent, il y a une sorte de malaise que j’ai du mal à expliquer. Je les sens peu dignes d’intérêt pour quelqu’un d’autre que ma personne. Et dans ce cas, si ces sujets n’intéressent que moi, à quoi bon les publier à la vue de tous ? Et même, à quoi bon envisager de les écrire ? L’année dernière, j’avais tenté d’écrire des choses qui ne m’emballaient pas spécialement, juste histoire de dire que je ne laissais pas ce blog à la dérive. Mais le résultat ne me convenait pas, et j’ai fini par supprimer les articles en question définitivement, tant ils me rebutaient.

Il y a aussi des sujets qui m’intéressent beaucoup, mais dont mes connaissances laissent à désirer : j’ai des idées, des arguments, mais pas assez de contenu pour écrire un article qui tienne la route. Ou tout simplement, je ne me sens pas assez légitime pour aborder certains thèmes qui me semblent inaccessibles. Il en résulte donc que je n’envisage que des sujets que je connais vraiment. Je me sens donc très limitée dans mes choix qui risquent à certain moment de m’ennuyer.

Enfin, je suis devenue très exigeante avec moi-même au fil des années, et je sens bien que mes compétences en matière d’écriture peuvent être améliorées. Je suis parfois tellement angoissée à l’idée de ne pas savoir quoi ou comment écrire et de me retrouver devant mon ordinateur sans rien trouver d’intéressant à dire que je repousse sans arrêt ce moment d’écriture. C’est dommage, car ce qui est censé être ma passion est devenue une source de stress, de déception et de remise en question.

Mais, je souhaite désormais aborder et explorer le sujet de l’écriture autrement. Il s’agit donc d’un article introductif pour annoncer la mise en place d’une série de textes que je nommerai : la quête de l’écriture. Ce sera donc un projet très personnel, mais qui j’espère, me permettra de me réapproprier cette activité, de m’enrichir et de m’épanouir.