Réécriture de la fable La femme et la poule : femme, pas mère

Une veuve avait une poule qui se refusait de pondre un œuf à ce jour. Elle était toutefois bien active car, plus intelligente qu’on ne croyait, la petite surveillait le potager de son hôte, dévorait les nuisibles et effrayait les oiseaux. On ne pouvait donc dire d’elle qu’elle fut inutile. Heureuse et épanouie dans sa basse-cour, la poulette ne souhaitait rien de plus qu’on ne la laisse tranquille.

La veuve ne le voyait cependant pas de cet œil : « une poule n’est une poule que si elle pond des œufs », ne cessait-elle de répéter. Aussi elle se dit qu’avec le temps, de l’encouragement et si elle lui donnait plus de grains, sa poule finirait par pondre ne serait-ce qu’un tout petit œuf. Elle accrut donc sa ration et entreprit auprès de la pauvre petite poule, de lui faire changer d’avis. Elle s’obstina tant bien que mal, sans obtenir d’autres résultats qu’une poule, lasse qui n’avait même plus envie de remplir les tâches qui l’épanouissaient au quotidien.

Quelle est donc la morale de cette histoire ? Ici, ce n’était pas cette poule qu’il fallait convaincre, mais la veuve !

Chacune est libre de pondre à sa guise ou de ne point le faire, voici une seconde morale plus explicite, j’espère !