Ma première année en tant qu’enseignante.

Bonjour, c’est la fin des vacances scolaires et la rentrée arrive à grands pas et c’est donc le moment idéal pour vous relater mon année 2017-2018 en tant que Professeur des Écoles Stagiaire.

Comme vous avez du comprendre, j’ai totalement changé de filière professionnelle (j’expliquerai un jour le pourquoi de ce changement) : après le diplôme d’infirmier j’ai très rapidement repris les études, pour passer le CRPE (Concours de recrutement de professeur des Écoles) et je l’ai eu ! Cette année j’étais donc PES (Professeur des Écoles Stagiaire) c’est-à-dire que j’ai exercé mon métier, tout en l’apprenant et en terminant le Master 2 concerné. Ça n’a donc pas été une année de tout repos mais je l’ai réussie et j’en suis très fière !

Je n’ai quasiment jamais eu de difficulté à valider quoique ce soit : les visites pour observer ma pratique professionnelle, mes fiches de préparations, les partiels à la fac. J’ai tout validé sans problème et je suis donc en chemin vers la titularisation (je serai officiellement titularisée à ma prise de poste, donc dans quelques jours).

Et pourtant ça n’a pas été une année simple pour moi et les vacances étaient plus que méritées : j’en avais besoin !

En effet, comme tous les PES début septembre j’ai été projetée dans une classe en n’ayant quasiment pas pratiqué le métier avant. J’avais un peu moins d’une trentaine d’élèves à gérer, je devais en plus leur transmettre des connaissances de manières efficaces alors que moi-même j’apprenais à enseigner, tout en maintenant une certaine discipline ! Ça a été une grande cause de stress car je me suis toujours sentie très responsable de l’efficacité ou non de mon enseignement et je désirais bien faire. Et en même temps, j’avais totalement conscience qu’en tant que stagiaire, il y aurait forcément des ratés.

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J’ai l’air plus jeune que mon âge et donc très vite j’ai été identifiée comme “enseignante débutante” : cela m’a causé des préjudices que je ne tiens pas à détailler, et ça m’a fait énormément douter de moi et de mes compétences.

Avec du recul, je sais bien que la remise en question est nécessaire pour améliorer sa pratique professionnelle et qu’elle ne doit pas se transformer en pression inutile. Et ça a donc été mon point faible. J’étais beaucoup trop anxieuse et stressée et je me suis rendu compte en parlant avec des collègues autour de moi que je n’étais pas la seule à m’être infligée autant de pression pour cette première prise de poste. Cela provient évidemment du fait que cette année en tant que stagiaire était une année d’évaluation qui serait décisive pour la titularisation. La charge de travail était donc très importante car j’avais les partiels et le mémoire à préparer en parallèle. Et comme je l’ai relaté précédemment dans l’article, j’ai donc acquis la majorité de mes compétences et connaissances professionnelles au cours de cette période : face à un obstacle, je devais donc accepter le fait que j’étais encore en train d’apprendre et qu’il était normal de faire des erreurs.

Évidemment, tout ce stress ne m’a pas atteint qu’au travail.  En effet, en tant qu’enseignante (et étudiante), je travaillais énormément en dehors des heures de classe, et donc j’avais le temps de ressasser les contrariétés de la journée et il m’était parfois impossible de faire la transition boulot / maison.

Alors présenté comme ça, j’imagine que le métier d’enseignant ne donne pas envie, et c’est normal, je n’ai parlé que du stress que cela a engendré. Donc, sans entrer dans les détails, je précise tout de même que j’ai beaucoup apprécié de travailler auprès d’une classe : j’aime préparer les activités, proposer des choses originales, échanger avec les élèves… Et j’ai heureusement, rencontré quelques collègues qui, lorsque les journées étaient parfois difficiles, m’ont permis de relativiser et de positiver.  L’enseignement me plaît, et je continue donc, armée de ma motivation et d’un petit peu plus d’expérience que l’année dernière !

Petit conseil donc à toutes les personnes qui commencent un nouveau boulot : un métier reste un métier et ne doit pas empiéter sur la vie personnelle (cela paraît évident et pourtant je pense qu’on ne le répète jamais assez). Évaluer sa pratique, c’est chercher les compétences fragiles, trouver comment les renforcer et s’améliorer. Et même s’il y a un enjeu à la clé, il est inutile et néfaste de se mettre la pression et de se faire du mal. Il s’agit donc de rester objectif et de prendre le plus de recul possible. Ne pas oublier qu’on a une vie en dehors du travail, c’est apprendre à dégager du temps pour soi : faire du sport, développer ses passions et savoir mettre son esprit en pause !