L’aventure déménagement #02

Si vous n’avez pas lu la première partie de notre “aventure déménagement”, je vous invite à cliquer ici !

Après notre première expérience de visite de maison peu concluante, ça a été le néant total, on ne trouvait absolument rien sur le marché dans nos moyens, pas trop loin de nos lieux de travail et qui correspondait à nos attentes. 

Nous nous sommes finalement directement renduedans une agence immobilière juste à côté de chez nous, en laquelle nous avions confiance, pour qu’ils nous aident à trouver notre bonheur. Ma plus grosse crainte était que l’agent nous dise qu’il avait fait tout ce qu’il avait pu mais qu’il n’avait absolument rien trouvé dans notre budget. Heureusement ça n’est pas ce qu’il s’est passé, nous avons donc visité dans la même journée deux maisons : une première qui correspondait totalement à notre budget dans une ville plutôt agréable à vivre et une seconde 15 000 euros trop cher par rapport à notre budget, dans une ville qui ne m’enchantait guère.

Nous avons d’abord visité la maison dans notre budget et pour moi ça a été un véritable coup de foudre : la maison était surélevée par rapport aux autres, nous avions quelques escaliers à monter, ça lui donnait un côté très atypique et un charme fou. Tout était en bon état et nous n’avions qu’à faire des petits travaux pour rendre la maison à notre goût. Il y avait une très belle cuisine aménagée, ouverte sur le salon et séparée par un bar immense qui faisait office de table. La pièce était très lumineuse et moi je tombais déjà amoureuse, je me retrouvais entièrement dans cette maison, j’avais déjà installé mes meubles, refait le jardin et choisi les couleurs pour les murs !

En sortant de la maison, je n’avais même plus envie d’aller visiter la suivante, mais l’agent nous a dit qu’il valait quand même mieux explorer toutes nos options. Celle-ci se situait à côté de la gare, donc c’était plutôt pratique en terme de transports, mais déjà le quartier n’était pas très accueillant et ne donnait vraiment pas envie de s’y installer. En arrivant à l’intérieur, une énorme odeur de fromage de chèvre s’est dégagée, il y en avait une dizaine étalée sur le bar de la cuisine… Le monsieur qui voulait vendre sa maison avait tout à fait le droit de manger du fromage, c’est vrai, mais je n’ai pas trouvé ça très judicieux de l’étaler dans la pièce principale alors qu’il savait que de potentiels acheteurs venaient visiter son logis… L’état de la maison était très moyen, il y avait des craquelures au niveau des murs, on voyait qu’elle n’avait pas été beaucoup entretenue. Il y avait une atmosphère vraiment bizarre dans les pièces, je ne me sentais pas très à l’aise. Nous sommes passés par le jardin pour accéder au garage et nous avons pu constater que nous étions collés à la voix ferrée, et lorsqu’un train passait et le bruit était assourdissant.

Dans ma tête, je savais déjà qu’il était hors de question qu’on habite ici. Mais par politesse nous avons continué la visite, et en arrivant dans le garage, je n’ai plus réussi à me concentrer sur ce que disaient le vendeur et l’agent immobilier car j’ai découvert une chose vraiment glauque et étrange : il y avait une corde avec un nœud coulissant qui pendait plus ou moins en hauteur dans la pièce… Oui, un nœud coulissant, comme si quelqu’un avait envisagé ou envisageait de se pendre dans cette même pièce !

Mon compagnon et l’agent n’avait absolument pas remarqué ce détail assez choquant… (Et je me rends compte en écrivant ces quelques lignes, qu’on aurait peut-être dû prendre en compte sérieusement ce nœud coulissant, car on avait peut-être à faire à un monsieur vraiment très dépressif et au bord du gouffre qui nous faisait un appel à l’aide…) En définitif, cette visite m’a clairement confirmé que je ne voulais pas vivre là-bas et que je me projetais complètement dans la première maison.

Dans la vie, j’ai tendance à beaucoup trop m’emballer donc, à cet instant je n’envisageais même pas de négocier le prix et j’avais déjà envie de leur faire une offre à peine une heure après avoir visité. J’avais une peur bleue que d’autres potentiels acheteurs découvrent la maison et s’en emparent avant nous. Mes inquiétudes étaient totalement absurdes car cela faisait déjà trois mois que la maison était sur le marché et qu’elle ne trouvait pas d’acquéreur. Heureusement, mon copain étant bien plus mesuré que moi, nous avons pris le temps de vraiment réfléchir et de la revisiter.

La suite dans le prochain article !