Le petit prince, chapitre XX

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Je me sens comme ces roses, toutes plus banales les unes que les autres. Ces bien jolies roses qui n’intéressent personne tant elles sont nombreuses. De temps en temps, quelqu’un s’arrête quelques secondes, pose un regard distrait sur moi, et puis s’en va. Je n’ai rien de plus que les autres, je me fonds dans la masse et personne ne m’a cueillie, personne ne me chérie, personne ne me protège du vent ou des moutons. Je ne suis rien d’autre qu’une petite fleur, dont les épines se cassent, à force d’être manipulée par des rois qui ordonnent, des vaniteux en besoin d’admiration ou des businessmans qui ne pensent qu’à posséder une rose de plus.

Il fait nuit et il est tard. Il pleut. Je vais me blottir dans ma couette en pensant à un petit prince qui m’emmènerait regarder les couchers de soleil…

Tarzan, mon nouveau futur mari…

L’Afrique, les animaux, les singes, les bruits, les arbres, les lianes, les muscles, la testostérone… Tout ça m’est peut-être un peu trop monté à la tête après avoir regardé le dernier Tarzan au cinéma. Il n’empêche que j’ai une envie irrépressible de devenir la future Jane et de plonger en pleine jungle, de m’éloigner du superflu de la ville, communier avec la nature et sauter de liane en liane. (Dixit la fille qui a en horreur les insectes et qui a le vertige en montant sur un tabouret…)

Pas besoin de préciser que j’ai aimé ce film, qui est bien tombé pour les vacances. Les images sont magnifiques, surtout celles avec Alexander Skarsgård (Je ne suis pas du tout tombée amoureuse, pas du tout !) En sortant de la salle de cinéma, j’avais cette fameuse sensation de dépaysement et je regardais autour de moi en me disant qu’il n’y avait rien beau et naturel, rien de vert mais que du gris : des bâtiments gris, un parking gris avec des voitures grises… Gris gris gris… Cela m’a donné envie de sortir de ma zone de confort et de voyager.

 

 

 

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Eric-Emmanuel Schmitt, l’impact qu’un auteur peut avoir avec de simples mots.

Bonjour,

Je suis officiellement infirmière depuis quelques jours et cela me rend très heureuse. J’ai obtenu un poste en suite de couche qui débutera mi-avril et j’ai hâte (mais aussi un peu peur de travailler toute seule comme une vraie infirmière !) Quoiqu’il en soit, en attendant, j’ai donc quelques jours, juste pour moi, et j’en profite pour faire tout ce que j’ai envie depuis longtemps, notamment lire ! En allant en librairie, j’ai trouvé un nouveau roman de Eric-Emmanuel Schmitt, Le poison d’amour (plus si nouveau car il est sorti en 2014…) Je me suis sentie un peu bizarre en tombant sur cet auteur, et aussi émue, car je me suis souvenue que si j’en était en partie arrivée là, c’était parce que ses lectures m’avaient beaucoup influencée :

J’ai découvert Eric-Emmanuel Schmitt au collège en lisant Oscar et la dame rose, qui relate l’histoire d’un petit garçon leucémique en phase terminale qui se lit d’amitié avec une bénévole, tenant compagnie aux enfants malades. Je ne saurai dire combien de fois je l’ai lu, mais j’étais systématiquement submergée d’émotions tant l’histoire était belle et triste. J’étais aussi très intriguée par la pédiatrie et l’hôpital et j’avais, comme la dame rose, envie d’être près des enfants malades… En troisième, lorsque les professeurs de mon collège m’ont demandé ce que je souhaitais faire plus tard dans la vie, je leur ai répondu que je voulais être dame rose. Cela les a fait sourire et ils m’ont expliqué qu’il s’agissait de bénévolat. J’étais déçue même si j’avais finalement clairement une idée de ce que j’attendais de la vie : je voulais être dans le “prendre soin”, mais je ne connaissais pas encore ces termes et je ne savais pas qu’il s’agissait du métier d’infirmière.

Par la suite, j’ai lu de nombreuses œuvres de cet auteur : Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, L’Enfant de Noé, Le Sumo qui ne pouvait pas grossir, Ma vie avec Mozart, etc. J’adorais et j’essayais de m’inspirer de son écriture que je trouvais très simple, belle et toujours efficace ! Je n’ai jamais compris ces auteurs qui cherchaient à tout prix à écrire des phrases longues avec dix milles mots compliqués, pour faire la soit disant beauté d’une phrase. Alors qu’il suffit parfois de quelques mots, tout bêtes, tout simples, mais bien choisis, pour donner au lecteur envie de sourire, de rire ou de pleurer.

KODAK Digital Still Camera

En fac de médecine, un pédiatre réanimateur a utilisé des passages de Oscar et la dame rose pour illustrer son cours sur L’enfant et la fin de vie. C’est très certainement là que j’ai réalisé que je voulais travailler à l’hôpital. Je savais que je ne serai jamais médecin et j’ai découvert le métier d’infirmière. A l’oral de mon concours d’IFSI, lorsqu’un des membre du jury m’a demandé pourquoi je voulais être infirmière, je n’avais aucune réponse préparée dans ma tête et j’ai commencé à partir très loin dans les explications… Je ne savais pas vraiment que je voulais être infirmière finalement, j’ai expliqué que j’avais lu l’ouvrage d’Oscar et la dame rose, et à quel point j’avais été touchée par cette histoire, que cela m’avait donné envie de travailler dans la santé et que j’avais toujours eu envie de prendre soins des gens… Cela m’a valu une très bonne note à mon oral !

Et donc nous y voilà, trois ans plus tard, je suis infirmière et j’ai un ouvrage d’Eric Emmanuelle Schmitt entre les mains. Au lieu de le lire, j’écris un article à propos de l’auteur. C’est un peu bête, il faudrait peut-être que je me décide à l’ouvrir ?

 

Et vous ? Connaissez-vous des auteurs qui vous ont touchés au point de vous influencer dans vos choix de vie ?

La série Supergirl : mise en évidence du sexisme au travail.

J’ai actuellement commencé à regarder la série Supergirl, malgré les avis négatifs que j’ai pu lire et j’ai été surprise de constater qu’elle était en réalité plutôt pas mal, avec une ambiance comparable à celle qu’on peut trouver dans la série The Flash.

J’avais entendu des critiques sur le costume de Supergirl considéré comme un peu cucul et je ne suis absolument pas d’accord : elle porte les mêmes couleurs que super man et sa robe reste toujours plus classe que slip moule bite de superman, mais passons.

Ce qui m’a particulièrement intriguée dans cette série ne sont pas les actions de Kara en tant que Supergirl mais plutôt son vécu au travail en tant qu’assistante. La série dénonce énormément les différences homme-femme au travail et les exigences démesurées et illégitimes imposées aux femmes.

Comme l’explique la boss de Kara : une femme n’a pas le droit d’être en colère, n’a pas le droit de s’énerver sinon elle passera pour une hystérique et risquera de compromettre sa carrière. Tandis qu’un homme, avec le même comportement, passera inaperçu. La tenue est de rigueur pour une femme qui veut garder son job : rester calme et souriante en toutes circonstances.

A travers Superman, on constate aussi l’intransigeance qu’a la population envers Supergirl, celle-ci étant constamment comparée à son cousin. Cela fait référence au fait qu’on estimera toujours plus les compétences d’un homme à celles d’une femme, même si les deux fournissent exactement le même travail avec un résultat de qualité égale.

On aborde également l’animosité évidente que certains hommes ont vis à vis des femmes ayant du pouvoir. Cela remettrait en question leurs propres capacités ?

Enfin, j’aime beaucoup le fait qu’on puisse complètement s’identifier au personnage de supergirl (bien qu’elle soit kryptonienne !) : elle incarne la jeune fille douce, rigolote, combattante mais aussi pleine d’indécisions et de doutes et vous savez combien j’aime les personnages complètement paumés !

Et vous que pensez-vous de Supergirl ?

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La série Girls reprend bientôt : saison 5 !

La saison 5 de Girls reprend le 21 février et j’en profite pour écrire un article expliquant combien j’affectionne cette série !

J’ai découvert cette série il y a deux ans alors qu’elle avait déjà quelques saisons d’avance et je suis devenue rapidement accro à ces 4 filles à la fois toutes plus délirantes les unes que les autres et en même temps si proches de la réalité que vivent les filles d’une vingtaine d’année dans notre société.

Je crois que j’ai réussi à m’identifier à chacun des personnages qui sont très touchants à leur façon.

J’apprécie particulièrement le fait dans cette série qu’elle soit décomplexante :
Ces femmes-filles nous ressemblent : elles ne sont pas parfaites et magnifiques, et n’en restent pas moins charmantes, ont pour certaines des look fantaisistes et s’assument complètement. Elles cachent tant bien que mal leur fragilité, ce qui les rend d’autant plus attachantes. Elles agissent parfois de façon irrationnelle, de la même manière qu’il nous arrive de faire des choses incompréhensives et complètement débiles… Elles galèrent comme toutes personnes “adulescences” qui entrent dans la vie active et qui pataugent un peu, voire beaucoup. Il est alors question de recherche d’emploi, de questionnement sur les choix professionnels et des réflexions sur ce qu’on attend vraiment de la vie.
La série aborde également la sexualité de ces jeunes personnes de manière réaliste, humaine et assez drôle, se détache des idéaux imposés par les séries et permet de dédramatiser un peu le sujet.

Les personnages évoluent pour la majorité dans des milieux artistiques et cela m’a permis de me remettre en question sur ce que j’avais moi-même envie d’exploiter dans la vie et les domaines dans lesquels je souhaitais m’épanouir. Musique, art, littérature, cette série est une vraie source d’inspiration !

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L’exposition Le petit prince : de la douceur et de la poésie.

Hier soir, j’ai eu l’occasion d’assister à l’inauguration de l’exposition Le petit prince à Versailles.
Je ne suis pas la mieux placée pour vous parler de cette exposition, d’autant qu’il y a encore quelques jours je n’avais même pas lu l’œuvre. Du coup, je me suis hâtée de voir le dessin animé avant le jour de l’inauguration et j’ai eu un véritable coup de cœur :

Beaucoup de poésie, de douceur, de rires d’enfant, d’étoiles et forcément énormément d’émotion.
L’exposition respecte fidèlement cette univers et nous permet d’aller plus loin en explicitant certains passages du texte et en étudiant chaque personnage de l’œuvre. Quelques anecdotes  sur l’auteur  et sur le personnage principal, ainsi que des objets, des dessins et des lettres sont exposés et ont éveillé ma curiosité.

J’ai particulièrement apprécié l’effort fait pour permettre aux enfants de participer en disposant des œuvres à leur hauteur et en proposant des activités ludiques à travers des tablettes numériques etc.

Avec les événements tragiques qui ont eu lieu récemment sur Paris, on a tous besoin de se vider la tête et de la remplir d’étoiles et de jolis couchers de soleil…

L’exposition sera ouverte jusqu’au 28 février à l’espace Richaud, l’entrée s’élève à 5 euros et est gratuite pour les moins de 26 ans. 

“S’il vous plaît, dessine-moi un mouton”
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