Eric-Emmanuel Schmitt, l’impact qu’un auteur peut avoir avec de simples mots.

Bonjour,

Je suis officiellement infirmière depuis quelques jours et cela me rend très heureuse. J’ai obtenu un poste en suite de couche qui débutera mi-avril et j’ai hâte (mais aussi un peu peur de travailler toute seule comme une vraie infirmière !) Quoiqu’il en soit, en attendant, j’ai donc quelques jours, juste pour moi, et j’en profite pour faire tout ce que j’ai envie depuis longtemps, notamment lire ! En allant en librairie, j’ai trouvé un nouveau roman de Eric-Emmanuel Schmitt, Le poison d’amour (plus si nouveau car il est sorti en 2014…) Je me suis sentie un peu bizarre en tombant sur cet auteur, et aussi émue, car je me suis souvenue que si j’en était en partie arrivée là, c’était parce que ses lectures m’avaient beaucoup influencée :

J’ai découvert Eric-Emmanuel Schmitt au collège en lisant Oscar et la dame rose, qui relate l’histoire d’un petit garçon leucémique en phase terminale qui se lit d’amitié avec une bénévole, tenant compagnie aux enfants malades. Je ne saurai dire combien de fois je l’ai lu, mais j’étais systématiquement submergée d’émotions tant l’histoire était belle et triste. J’étais aussi très intriguée par la pédiatrie et l’hôpital et j’avais, comme la dame rose, envie d’être près des enfants malades… En troisième, lorsque les professeurs de mon collège m’ont demandé ce que je souhaitais faire plus tard dans la vie, je leur ai répondu que je voulais être dame rose. Cela les a fait sourire et ils m’ont expliqué qu’il s’agissait de bénévolat. J’étais déçue même si j’avais finalement clairement une idée de ce que j’attendais de la vie : je voulais être dans le “prendre soin”, mais je ne connaissais pas encore ces termes et je ne savais pas qu’il s’agissait du métier d’infirmière.

Par la suite, j’ai lu de nombreuses œuvres de cet auteur : Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, L’Enfant de Noé, Le Sumo qui ne pouvait pas grossir, Ma vie avec Mozart, etc. J’adorais et j’essayais de m’inspirer de son écriture que je trouvais très simple, belle et toujours efficace ! Je n’ai jamais compris ces auteurs qui cherchaient à tout prix à écrire des phrases longues avec dix milles mots compliqués, pour faire la soit disant beauté d’une phrase. Alors qu’il suffit parfois de quelques mots, tout bêtes, tout simples, mais bien choisis, pour donner au lecteur envie de sourire, de rire ou de pleurer.

KODAK Digital Still Camera

En fac de médecine, un pédiatre réanimateur a utilisé des passages de Oscar et la dame rose pour illustrer son cours sur L’enfant et la fin de vie. C’est très certainement là que j’ai réalisé que je voulais travailler à l’hôpital. Je savais que je ne serai jamais médecin et j’ai découvert le métier d’infirmière. A l’oral de mon concours d’IFSI, lorsqu’un des membre du jury m’a demandé pourquoi je voulais être infirmière, je n’avais aucune réponse préparée dans ma tête et j’ai commencé à partir très loin dans les explications… Je ne savais pas vraiment que je voulais être infirmière finalement, j’ai expliqué que j’avais lu l’ouvrage d’Oscar et la dame rose, et à quel point j’avais été touchée par cette histoire, que cela m’avait donné envie de travailler dans la santé et que j’avais toujours eu envie de prendre soins des gens… Cela m’a valu une très bonne note à mon oral !

Et donc nous y voilà, trois ans plus tard, je suis infirmière et j’ai un ouvrage d’Eric Emmanuelle Schmitt entre les mains. Au lieu de le lire, j’écris un article à propos de l’auteur. C’est un peu bête, il faudrait peut-être que je me décide à l’ouvrir ?

 

Et vous ? Connaissez-vous des auteurs qui vous ont touchés au point de vous influencer dans vos choix de vie ?

Enfin diplômée !

Bonsoir,

J’avais envie de vous écrire un petit article pour vous raconter la grande nouvelle : j’ai eu mon diplôme d’infirmière d’Etat ! Donc ça y est, je suis officiellement infirmière et je suis super contente.

Même si je me doutais que j’allais avoir le diplôme, voir mon nom sur la liste des admis m’a fait vraiment bizarre. Au début, j’ai même eu du mal à atterrir, je n’arrivais pas du tout à exprimer ma joie, je me sentais même crispée. Ce n’est qu’au moment de récupérer mon attestation au secrétariat et en ouvrant la lettre que j’ai vraiment réalisé. J’ai pensé à ce début d’année qui a marqué la fin de mes études, tout ce que j’avais accompli en l’espace de trois mois et finalement, je me suis sentie fière de moi-même !

Je ne vais pas m’éterniser à ce sujet, je ne vois pas quoi dire d’autres si ce n’est que j’ai plein de projets en tête, que dernièrement j’ai encore un peu délaissé les blogs mais que ça m’a beaucoup manqué ! Et en plus, je vais pouvoir changé le fameux “ESI” ou (Etudiante en soins infirmier) en IDE (Infirmière diplômée d’Etat) sur toute mes descriptions de réseaux sociaux : plus superficielle tu meurs, mais ça m’apporte une satisfaction extrême ahah !

Bref je vous laisse avec cette petite photo d’une qualité pitoyable et au montage digne d’un gosse, mais dont le contenu me rend si fière 😉

Journée de la femme : luttons contre le harcèlement de rue !

Bonjour,

Demain, comme vous savez sûrement déjà tous et toutes, sera la journée de la femme. Il y a encore quelques années, je ne comprenais pas l’intérêt d’une journée spéciale pour la femme, je ne percevais pas ses enjeux et j’avais même tendance à me moquer un peu. Ce n’est que plus tard que je me suis intéressée véritablement à la place des femmes dans notre société, dans le monde, le sexisme qu’elles subissent quotidiennement dans tous les secteurs : travail, famille, amis, espace public… Et après, quelques petites expériences très désagréables qui m’ont ouvert les yeux, je me suis finalement sentie concernée !

Alors, je ne vais pas m’amuser à lister toutes les injustices que subissent les femmes dans le monde, bien qu’elles soient toutes légitimes, mais je préfère m’intéresser à une cause en particulier : le harcèlement de rue.

Ce phénomène qui n’avait encore pas de nom il y a quelques années est presque devenu une banalité de notre quotidien.
Et pourtant ces phrases qu’on entend dans les transports, dans la rue, dans les bars, n’ont rien de banales et choquent par leur violence verbale : “Sale pute”, “Je vais te trouer le cul, salope”, “Vas-y fais ta belle”, “Pourquoi tu réponds pas? “, “J’ai envie de te violer tellement t’es bonne”etc. Des insultes qui nous est impossible d’ignorer tant elles attaquent directement notre personne et ce que nous sommes.

Voici un petit listing des sentiments par lesquels on peut éventuellement passer lorsqu’on est victime pour la première fois de harcèlement sexiste (verbal et/ou physique) :

De la colère: “Quelle connard, pourquoi il vient m’emmerder ce gars ? “
De la peur “Est-ce qu’il pourrait aller plus loin dans ses paroles ? Est-ce que je suis en danger ?”
Des doutes : “Et si c’était moi ? Est-ce que je ne me mettrais pas moi-même en danger en sortant dans la rue aussi tard ?”
De la culpabilité : ” Il a raison, je n’aurai jamais du mettre cette jupe, elle est bien trop courte…”
De la honte : “Je suis ridicule, j’aimerai me cacher, cacher mes jambes, cacher mes fesses”

Et à plus long terme, on devient blasée et résignée : “Je ne mettrai pas de jupe, parce qu’on va ENCORE m’emmerder, je ne prendrai pas les transport parce qu’on va ENCORE me faire chier” et paranoïaque “Pourquoi cet homme, s’assoit-il à côté de moi ? Qu’est-ce qu’il me veut ? Qu’est-ce qu’il cherche ?”

Voilà, ces phases que je vous ai décrites ressemblent quelque peu aux phases de deuil et d’acceptation de Virginia Henderson, drôle de coïncidence n’est-ce pas ?

Mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que depuis quelques mois, j’ai décidé que je n’allais plus laisser faire et que je refusais de conditionner ma vie par peur et par crainte de me faire agresser. J’ai découvert une association qui se nomme Stop Harcèlement de Rue et je suis devenue adhérente !
Encore novice, je participe pour la première fois à un événement “Zone sans relou” organisé par l’asso demain soir à la rue de Lappe !

Si vous passez dans le coin, ou que vous avez tout simplement en vie de nous voir, voici toutes les infos sur l’événement : ici!

La série Supergirl : mise en évidence du sexisme au travail.

J’ai actuellement commencé à regarder la série Supergirl, malgré les avis négatifs que j’ai pu lire et j’ai été surprise de constater qu’elle était en réalité plutôt pas mal, avec une ambiance comparable à celle qu’on peut trouver dans la série The Flash.

J’avais entendu des critiques sur le costume de Supergirl considéré comme un peu cucul et je ne suis absolument pas d’accord : elle porte les mêmes couleurs que super man et sa robe reste toujours plus classe que slip moule bite de superman, mais passons.

Ce qui m’a particulièrement intriguée dans cette série ne sont pas les actions de Kara en tant que Supergirl mais plutôt son vécu au travail en tant qu’assistante. La série dénonce énormément les différences homme-femme au travail et les exigences démesurées et illégitimes imposées aux femmes.

Comme l’explique la boss de Kara : une femme n’a pas le droit d’être en colère, n’a pas le droit de s’énerver sinon elle passera pour une hystérique et risquera de compromettre sa carrière. Tandis qu’un homme, avec le même comportement, passera inaperçu. La tenue est de rigueur pour une femme qui veut garder son job : rester calme et souriante en toutes circonstances.

A travers Superman, on constate aussi l’intransigeance qu’a la population envers Supergirl, celle-ci étant constamment comparée à son cousin. Cela fait référence au fait qu’on estimera toujours plus les compétences d’un homme à celles d’une femme, même si les deux fournissent exactement le même travail avec un résultat de qualité égale.

On aborde également l’animosité évidente que certains hommes ont vis à vis des femmes ayant du pouvoir. Cela remettrait en question leurs propres capacités ?

Enfin, j’aime beaucoup le fait qu’on puisse complètement s’identifier au personnage de supergirl (bien qu’elle soit kryptonienne !) : elle incarne la jeune fille douce, rigolote, combattante mais aussi pleine d’indécisions et de doutes et vous savez combien j’aime les personnages complètement paumés !

Et vous que pensez-vous de Supergirl ?

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La série Girls reprend bientôt : saison 5 !

La saison 5 de Girls reprend le 21 février et j’en profite pour écrire un article expliquant combien j’affectionne cette série !

J’ai découvert cette série il y a deux ans alors qu’elle avait déjà quelques saisons d’avance et je suis devenue rapidement accro à ces 4 filles à la fois toutes plus délirantes les unes que les autres et en même temps si proches de la réalité que vivent les filles d’une vingtaine d’année dans notre société.

Je crois que j’ai réussi à m’identifier à chacun des personnages qui sont très touchants à leur façon.

J’apprécie particulièrement le fait dans cette série qu’elle soit décomplexante :
Ces femmes-filles nous ressemblent : elles ne sont pas parfaites et magnifiques, et n’en restent pas moins charmantes, ont pour certaines des look fantaisistes et s’assument complètement. Elles cachent tant bien que mal leur fragilité, ce qui les rend d’autant plus attachantes. Elles agissent parfois de façon irrationnelle, de la même manière qu’il nous arrive de faire des choses incompréhensives et complètement débiles… Elles galèrent comme toutes personnes “adulescences” qui entrent dans la vie active et qui pataugent un peu, voire beaucoup. Il est alors question de recherche d’emploi, de questionnement sur les choix professionnels et des réflexions sur ce qu’on attend vraiment de la vie.
La série aborde également la sexualité de ces jeunes personnes de manière réaliste, humaine et assez drôle, se détache des idéaux imposés par les séries et permet de dédramatiser un peu le sujet.

Les personnages évoluent pour la majorité dans des milieux artistiques et cela m’a permis de me remettre en question sur ce que j’avais moi-même envie d’exploiter dans la vie et les domaines dans lesquels je souhaitais m’épanouir. Musique, art, littérature, cette série est une vraie source d’inspiration !

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Vivre son premier échec


Edit : Cet article a été publié dans un premier dans mon ancien blog qui est actuellement en cours de destruction. Il me tenait à cœur donc, je l’ai légèrement remanié pour qu’il soit d’actualité et je le reposte ici ! )

Je suis actuellement étudiante en soins infirmiers. “Si tout va bien” je serai infirmière d’ici peu et je me trouve actuellement dans une période de ma vie où les choses se déroulent plutôt bien. Mais cela n’a pas toujours été le cas, j’ai notamment essuyé un premier échec en fac de Médecine avant d’entrer en Institut de Formation en Soins Infirmiers.

A l’école, j’ai toujours été une enfant studieuse, je faisais partie des meilleurs élèves sans pour autant effectuer un travail acharné. Les choses se sont compliquées au lycée, j’ai compris que si je voulais garder de bons résultats, je ne pourrais pas me permettre de me “reposer sur mes lauriers”. Mais j’avais tout de même de bons résultats, je suis passée en S (scientifique) et j’ai eu mon bac avec mention. On pouvait donc dire que j’avais eu une scolarité plutôt réussie et sans encombre! 

Puis je suis arrivée en médecine, c’est là que j’ai vécu mon premier échec. Et comme pour tout premier échec, je l’ai mal vécu. J’ai du accepter que cette voie n’était pas la mienne. J’ai fait face à la déception de mes parents. J’ai également fait face à mes amis qui eux réussissaient… Et j’ai du prendre une décision quant à mon avenir.

Heureusement, j’avais déjà d’autres projets pour mon avenir professionnel : je prévoyais de passer le concours infirmier.
Je vous remets dans le contexte/temps: On est en juin, je suis officiellement “virée” de la fac de médecine. Je me suis inscrite pour passer les concours infirmiers de la session de septembre et si tout se passe bien, j’entre en école début février. Six mois. Six mois avant de reprendre les études (en supposant que j’ai le concours du premier coup). 
 
Je n’ai pas été pas la seule dans cette situation. En effet chaque année a son lot de “P1” qui comme moi, après l’échec de la médecine se tournent vers le concours d’infirmier et se retrouvent avec un vide de 6 mois. Certains ne font rien (un bon break d’une demie année, ça ne peut pas faire de mal), certains vont à la fac en attendant d’entrer en école, et d’autres se trouvent un job.
Il n’étais pas question pour moi de rester sans rien faire. J’avais postulé en fac de Droit au cas où, et bien que j’ai été admise pour la rentrée de septembre, je savais que le Droit n’était pas fait pour moi et que j’allais perdre mon temps inutilement. Donc j’ai trouvé un boulot: hôtesse de caisse en supermarché.
Caissière ? C’est un boulot comme un autre ! “Faut bien gagner sa vie” “Il n’y a pas de sous métiers.” Je ne saurai compter le nombre de fois qu’on m’a dit ces phrases et je savais qu’elles étaient vraies. Mais les faits sont là: être caissière à Auchan à seulement 20 ans, c’est malheureusement considéré comme un échec par la société, par l’entourage et même pour soi. Je savais bien que ça faisait rire beaucoup de personnes de me voir passer d’étudiante éventuelle en médecine à caissière à Auchan. J’ai eu le droit à pas mal de réflexions du genre “Mais tu comptes rester caissière toute ta vie? Nan parce que c’est pas très ambitieux comme métier…”. Je ne parle même pas  des anciens camarades de lycée qui choisissaient exprès ma caisse, me racontaient leur réussite scolaire et me demandaient ce que moi je devenais “Oh ? Tu as raté médecine? Ah oui c’est dommage…” “Ah? Donc tu es en CDI? C’est PAS SEULEMENT un job d’été?” Vous me direz que ces personnes ne le faisaient sûrement pas exprès, c’est possible, mais le résultat était le même pour moi : je me sentais humiliée.

Pendant cette période de transition, je n’ai donc pas chômé, j’ai gagné six mois de salaire, j’ai donc pu mettre de l’argent de côté, j’ai entrepris de passer mon permis, et surtout je me suis préparée à passer les examens au concours d’infirmier. J’étais donc très motivée, mais également angoissée. L’échec de la médecine m’avait fait perdre toute confiance en moi. Je ne cessais de me dire, que j’allais peut-être vivre un second échec avec infirmier, que peut-être les mauvaises langues qui se moquaient “gentiment” de moi avaient raison et que j’allais rester caissière toute ma vie.
 

[Je précise qu’être hôtesse de caisse a été une superbe expérience: j’ai appris énormément en matière de relations humaines et j’ai eu des collègues géniaux qui m’ont fait prendre conscience du concept d’humilité. Ne pensez pas que les caissiers sont des débiles sans diplôme. Une majorité d’entre eux sont des étudiants courageux qui bossent parallèlement à leurs études pour s’en sortir dans la vie. Beaucoup d’autres ont des licences, voire même des masters, mais n’ont pas trouvé de job dans leur branche. Et puis zut! Faut bien gagner sa vie !]
Passons directement en décembre 2012, plus précisément le 7 décembre 2012 : jour de mes résultats d’admission en IFSI, jour où j’ai pu enfin souffler : je n’étais pas “une ratée” qui ne réussirait jamais à rien dans la vie. J’allais pouvoir enfin avancer. Tout d’un coup, tout mon ressenti, toutes les réflexions que j’avais pris dans la face pendant ces six mois m’ont parues futiles. Qui j’étais maintenant? Une jeune femme qui avait vécu un échec, comme quasiment tout le monde, mais qui ne s’était pas laissée abattre, qui avait eu le courage de prendre un boulot, de préparer un concours en même temps et qui s’en sortait!
Pour celles (et ceux) qui me lisent: peut-être avez-vous déjà vécu des échecs, peut-être que non, peut-être que vous en vivez un actuellement. Ce que je vais vous dire, on vous le répétera sûrement des dizaines de fois ou plus : courage ! Ne baissez pas les bras, acceptez votre échec et avancez. La vie n’est jamais comme on l’avait espérée. L’important est de se donner les moyens de s’en sortir. N’ayez pas honte de ce que vous faites. Et surtout ne laissez pas les autres juger de ce qui est bon pour vous et de ce que vous êtes.

J’espère n’avoir dit aucun propos choquant, je sais que certaines phrases pourraient être mal interprétées. Je n’ai fait que relater mon ressenti lors de cette période de ma vie. Si jamais vous avez des questionnements ou des remarques, n’hésitez pas à me les faire savoir !

Snapchat ou l’étalage de vie dérangeant

Si vous ne connaissez pas cette application, Snapchat a été créée en 2011 (merci Wiki pour l’info) et permet de partager des photos ou vidéos pendant une courte durée auprès de ses contacts/amis. Les photos s’effaçant automatiquement après le visionnage du destinataire, c’était donc un concept assez original et pratique qui se voulait plus “sécurisant”. J’insiste sur les guillemets car l’application permettait en théorie de pouvoir partager des photos/vidéos sans que celles-ci ne puissent être copiées et partagées à de plus grands nombres de personnes. La réalité est tout autre car une majorité de smartphones sont équipés de capture d’écran et peuvent donc enregistrer n’importe quelle photo apparaissant à l’écran. Mais le concept n’en était pas moins sympathique.
Depuis l’application a évolué et propose de nouvelles fonctionnalités, notamment la possibilité de partager ses “story” : photos/vidéos pouvant être visionnées durant 24 heures, autant de fois qu’on le souhaite par tous les contacts de l’utilisateur (et je ne parlerai même pas des personnes qui laissent leur compte en public…)
Depuis, les fameux petits messages qu’on se plaisait souvent à envoyer de façon individuelle et personnalisée ont quasiment disparus de nos habitudes “Snapchat”, laissant place à un étalage de vie très démonstratif et éventuellement pathétique (mais ça n’est là que mon avis !)

Certains utilisateurs passent tant de temps à filmer tout ce qu’ils font qu’on en est arrivé à se demander s’ils n’en oubliaient pas de vivre. On assiste donc à une exhibition qui en devient malaisante : A-t-elle vraiment besoin de filmer sa copine qui a trop bu en train de gerber dans un coin de la rue ? En se filmant dans une attraction à sensation, profite-t-il bien du moment à travers l’écran de son téléphone ? (et n’a t-il pas peur de faire tomber son téléphone ? Oui bah oui je pense systématiquement à ça, possible que je sois pas normale hein, je dis pas…) Faut-il vraiment qu’elle se prennent en photo au réveil, au coucher, à chaque repas (ce qu’elle mange est tellement passionnant…) Ne ferait-il pas mieux de lâcher son portable et profiter de la soirée plutôt que d’envoyer un snap/story toutes les dix minutes ?

L’étalage de vie étant une chose, l’étalage de bonnes réussites en est une autre. Être fier d’avoir réussi quelque chose c’est bien, mais j’ai du mal à comprendre la nécessité de le divulguer sur les réseaux sociaux. Est-ce vraiment de la fierté ou un besoin irrépressible de montrer aux autres qu’on a une vie merveilleuse et comblante ? Je trouve ça un peu triste d’être dans une perpétuelle bataille de “quiréussitmieuxquequi”

Finalement les snaps ne seraient-ils pas le reflet d’une vie fictive, parfaite et enviée qu’on se plaît à exhiber faute de mieux ? (J’aime bien le semblant philosophique prenant sa place dans mon article !)

Beaucoup de questions, pas vraiment de réponses, mais cela m’a amenée à me questionner sur ma propre utilisation de cette merveilleuse application…
La réalité c’est que je ne suis pas du tout une professionnelle du Snapchat. Évidemment comme beaucoup de moutons j’ai tenté d’utiliser l’application en suivant les commandements d’une story réussie :
– Des selfies tous les jours, tu feras
– Ta bouffe tu photographieras
– Tes soirées tu filmeras
– Ton chat tu harcèleras
– Tes supers vacances à travers ta caméra de smartphone tu vivras…

Règles que j’ai eu beaucoup de mal à tenir curieusement quand je passe un bon moment, je ne pense pas à sortir mon téléphone pour le partager à tout le monde… De plus, les nombreux malaises que j’ai eu à tenter cette expérience m’ont conduite à utiliser Snpachat de façon légèrement plus décalée (et souvent incomprise).
J’ai tout de même décidé de m’interdire l’utilisation systématique et inutile de cette application surtout en soirée, avec des amies, en sortie afin de profiter pleinement de ce que je vis. Je vous invite à faire de même et à réfléchir sur les véritables raisons qui vous poussent à publier sur Snapchat (en supposant que vous publiez…)

Moi, ma vie, mes poils : première séance d’épilation laser !

En ce joli samedi nuageux, j’ai décidé de revenir sur le blog après un mois d’absence pour vous parler de ma pilosité, sujet qui j’en suis sûre vous intéresse au plus haut point.

J’ai pris la décision il y a peu de passer au laser et j’ai eu envie de partager mon expérience dans la joie et dans la douleur (ok j’annonce déjà les couleurs).
Donc, on m’avait pourtant parlé de la douleur, mais curieusement je me suis plutôt souciée de la manière dont j’allais payer plutôt que de me préparer psychologiquement à souffrir. Je n’avais pas non plus réfléchi au fait qu’on allait me faire le maillot et que cela impliquait que je montre ma petite fleur à tout le monde (oui je cherchais un expression à la fois poétique et ringarde qui caractériserait parfaitement ce qu’on ressent qu’en on baisse sa culotte devant un médecin).
Bref, en arrivant dans la salle, ça n’est qu’au moment d’enlever mon pantalon, en manquant de me casser la gueule (ne jamais enlever un slim en étant debout ! jamais !) et en m’allongeant sur la table, à la micro-seconde précédant l’acte de torture et en voyant s’approcher dangereusement le laser que j’ai réalisé : “Eh mais attends ? Ça va faire mal ? Merde ! J’ai pas envie de souf…”

Je n’ai même pas eu le temps d’y penser que ça avait déjà commencé, j’étais très surprise par la douleur que j’ai clairement rangée dans la catégorie des douleurs que je ne pouvais pas supporter. Pour faire simple la première chose que je me suis dit était : “Putain mais ça arrache sa mère ! ” J’ai eu très vite le sentiment qu’on me grillait comme un petit cochon… D’ailleurs, c’est peut-être moi qui divaguais sous l’influence de la douleur (j’en fais à peine des tonnes) mais j’ai même eu l’impression à un moment que ça sentait le jambon fumé.

Voilà, après le scénario un peu catastrophe que je vous ai fait de l’épilation laser, j’insisterai, pour les personnes qui ont quand même envie de tenter mais qui sont effrayées à l’idée de souffrir désormais, sur le fait que les séances d’épilation laser font toujours moins mal que si on vous coupait le bras à la scie… C’est plutôt rassurant non ? Non ?

Plus sérieusement, le laser, ça fait mal mais c’est rapide. Je ne suis pas restée plus d’un quart d’heure et je n’ai eu aucune sensation de brûlure après coup. Quelques jours après la séance je commence déjà à voir quelques changements et je suis ravie. Pas de conclusion à ce sujet vu que je n’en suis qu’au début, mais je vous écrirai un futur article pour vous tenir au courant des mes aventures épilatoires !

 ( La fleur qui signifie tout !)

Bilan 2015 et résolutions ?

Bonsoir, il est quasiment 2H00 du matin, je suis encore derrière mon écran, je viens de finir de rédiger une de mes analyses de pratique de stage (formation, études, nana super organisée et très studieuse qui adore ironiser… tout ça tout ça)

Je fais le bilan de mon année 2015, comme une grande majorité de personnes dans le monde, et je réalise qu’avant cette année je ne m’étais jamais demandée si une année avait été plutôt négative ou positive. Et donc à cette question : “as-tu aimé ton année ?” Je répondrai : “Non ça puait la merde, j’ai détesté”  Je ne rentrerai pas dans les détails car j’ai assez ressassé, le fait est simplement que 2015 était loin d’être “MON” année.

Après réflexion, je me suis également dit que j’avais détesté 2014 ou plutôt les derniers mois qui avaient été très difficiles à gérer, à vivre et à accepter. On (je ?) a entamé 2015 avec une certaine amertume et sans trop d’espoir. A cela se sont ajoutés les petites merdes de la vie et les plus grosses. Entre autres, les attentats du Charlie Hebdo nous ont fait nous remettre pas mal en question dès le début de l’année et annonçaient dès le départ l’ambiance de 2015 et ceux de novembre ont presque fini de nous achever.

Alors non, je ne dirais pas non plus que 2015 ne m’a rien apporté d’autre que du malheur car ça n’est pas vrai. Je suis assez fière des choses que j’ai accomplies (moins fière des conneries que j’ai effectuées avec autant de bonne volonté !) et j’ai vécu des moments vraiment géniaux. Mais je me suis laissée envahir par les événements pourris (je n’ai plus d’adjectifs pour les décrire).

Au final, si je dois faire une généralité, j’ai l’impression qu’on finit pour beaucoup cette année en se disant “OUF on va pouvoir passer à autre chose, recommencer sur de nouvelles bases (un peu idiot, car les compteurs ne se remettent pas à zéro, mais il y a comme une impression de…) et éventuellement souffler un peu.”
Inévitablement et heureusement, on se remet à espérer et on devient un peu moins gris.

Gris, aigrie. Je l’ai été, je le suis encore et je n’ai plus envie de l’être. Je ne finirai pas l’année 2015 en ressassant et en pleurant les instants merdiques. Pour ces dernières heures, je veux rire, je veux chanter, je veux m’amuser et faire la fête. Soudainement, fêter le nouvel an m’apparaît comme ayant un sens (non pas que je me sois spécialement demandé auparavant l’intérêt de fêter le nouvel an).

Si si, j’ai rédigé mes résolutions : elles sont à base de diète pomme-carotte et d’insuline en vue de mon diabète post fêtes susceptible de se déclarer.
Il se pourrait bien que je commence également mes résolutions en assumant ce que je suis, ce que je fais et ce que j’aime, qui sait 🙂

Bonnes fêtes et bon réveillon à tous : et n’oubliez pas de rester prudents ! 

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Petit message d’encouragement à ceux qui n’ont pas terminé les derniers achats de Noël

Bonjour, je profite de cette journée pour faire une petite apparition qui j’espère cette fois ne sera pas ponctuelle, sur le blog ! J’insiste sur le fait que j’ai eu des excuses (toujours des excuses, toujours !) : j’étais en stage et je devais rédiger mon mémoire de fin d’études. Histoire de vous en dire un peu plus, le sujet de mon mémoire concernait la prise en charge des patients traumatisés crâniens (je rappelle que je suis étudiante en soins infirmiers) et j’en profite également pour faire de la prévention et vous dire : faites attention sur la route, faites pas les cons, mettez un casque lors d’activités sportives à risque telles que le roller, le vélo, le skate, le ski, le snow… Voilà.

Donc, en ce moment, je suis en vacances et j’en profite pour récupérer un peu, sortir, envisager de nouveaux projets et… préparer les fêtes !

Je ne suis clairement pas à plaindre, je n’ai pas énormément de responsabilités à ce niveau là et j’en suis bien contente. Hier, j’ai tout de même fait deux trois courses de dernières minutes, et j’ai constaté que j’avais complètement oublié à quel point, le monde dans les supermarchés la veille de ce genre d’événement était pénible.

Donc voilà, je souhaite bon courage à toutes personnes qui se trouvent à faire les fameuses courses du désespoir et j’espère que vous passerez d’agréables moments en famille ou avec des amis.

Encore un joyeux noël 🙂

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